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[158] - Séquences et progression grammaticale

Il s’agissait de collecter des témoignages et exemples des collègues qui pratiquent déjà une progression grammaticale parallèle aux séquences et qui en sont satisfaits.
Les collègues souhaitant collaborer aux tableaux de progression grammaticale mentionnés en fin de synthèse peuvent me contacter. Un appel à contribution est donc lancé à tous les collègues intéressés par l’enseignement de la grammaire !
Merci à Amandine Chaumet, Corinne Durand Degranges, Catherine Mazurie, Claire Esteveny et Muriel Tavarner pour leur collaboration.
Synthèse mise en ligne par Catherine Briat.

 

TEXTES OFFICIELS
Voici pour mémoire les liens vers les derniers textes de référence concernant l’enseignement de la grammaire :
- Nouveaux programmes :
(où il est rappelé que "la leçon de grammaire est fondamentale" et "Les séances consacrées à l’étude de la langue sont conduites selon une progression méthodique et peuvent n’être pas étroitement articulées avec les autres composantes de l’enseignement du français. L’attention portée aux faits de langue a également sa place et son utilité dans le cadre des travaux de lecture et d’écriture, qui fournissent l’occasion, selon leurs perspectives propres, de renforcer la compréhension et la mise en pratique des connaissances acquises. Le programme de grammaire répartit les objets d’étude par année, pour harmoniser les apprentissages entre les classes et éviter les répétitions pour les élèves. La progression est ainsi soigneusement ménagée. Cependant, certaines notions peuvent être abordées à différents niveaux selon leur degré de complexité. Cela n’exclut pas les révisions jugées nécessaires par le professeur selon les besoins identifiés chez ses élèves").
- Mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences : l’enseignement de la grammaire.

DES EXEMPLES / PRATIQUES DE CLASSE
- Témoignage d’une collègue : Je viens d’avoir une journée de formation sur les nouveaux programmes et nos IPR ont bien insisté là-dessus : la notion de séquence et de décloisonnement n’est pas remise en cause, même si le mot "séquence" n’apparaît plus. D’après ce que j’ai compris, la place de la grammaire en première position ne signifie pas qu’elle est plus importante que le reste, puisqu’à plusieurs endroits est réaffirmée l’importance de la lecture/écriture et même de l’oral. Les textes du BO font encore de la grammaire un outil au service de la compréhension des textes et de l’écrit.Cette longue liste est, semble-t-il, une façon de clarifier le propos, notamment en direction des parents. C’est aussi un moyen de lutter contre une dérive "techniciste" et d’abandonner des termes et des notions trop difficiles et inutiles pour des collégiens. Cela dit, nous avons demandé une liste précise des mots à employer... Elle est encore à faire.
Autre point intéressant, selon nos IPR : cette liste nous invite à nous partager le travail entre collègues enseignant dans des niveaux différents, pour mettre au point une progression cohérente. D’où l’idée d’un cahier de grammaire ou d’un memento grammatical qui suivrait les élèves jusqu’en 3ème.
Enfin, les différents points de grammaire qui sont énumérés ne sont pas à traiter de la même manière, point par point. Certains demandent plus de temps parce qu’ils constituent une compétence complexe, d’autres sont seulement de la technique à acquérir par de l’entraînement à l’écrit (en rédaction ). A ce propos, elles nous ont rappelé qu’ils existait plusieurs manières de traiter un point de grammaire :
1- le cours : leçon / exercices d’application (déduction) ou les exemples dans un texte /la leçon construite avec les élèves/ les exercices d’application (induction).
2- l’entraînement dans les travaux écrits.
3- la collecte d’un corpus d’exemples par les élèves/ raisonnement sur ces exemples/construction de la notion.
4- l’entraînement rapide, mécanique et régulier (du style phrase dictée à chaque début d’heure, récitation rapide de passé simples etc.)
Il n’y a pas de hiérarchie entre ces techniques. A nous de les employer à bon escient et de varier nos approches.
J’en viens à la progression grammaticale dans des heures spécifiques, détachée des séquences. Nous avons posé la question : est-il envisageable de prévoir une progression grammaticale étrangère aux séquences ? Non. Elles nous ont donné des exemples de séquences avec grammaire "intégrée" et ont insisté sur la nécessaire cohérence à garder. En revanche, tous les moyens sont bons pour donner une idée du système dans son ensemble. Par exemple, on peut envisager une partie "grammaire" dans le classeur qui regroupe les différentes remarques, les cours faits au fil des séquences.

Exemple de pratique de classe (cours de grammaire décroché)
- Voici comment je procède (mais bien sûr, c’est toujours à améliorer) : quand je fais ma programmation annuelle, je place dans mes séquences les notions de grammaire qui me paraissent judicieuses et en lien avec le thème de ma séquence.
Par exemple, pour les 4èmes, dans ma séquence sur le roman policier, je prévois d’étudier les circonstances (rappel sur CC de lieu, tps, moyen, manière : il a tué son patron dans son bureau, à 6h30, avec un tournevis, etc) dont l’expression de la cause, du but et de la conséquence. (ex : Il a tué son voisin parce que, afin que, etc) Ce travail est d’ailleurs une première approche du texte explicatif.
Ensuite, quand tout est approximativement planifié, j’observe quels doivent être les pré-requis qui, eux, feront l’objet d’un cours de grammaire décroché de la séquence.
Dans l’exemple choisi, il faut que les élèves sachent reconnaître les propositions principales et les subordonnées. Donc un cours est prévu une à deux semaines avant.
Voilà. Cela dit, il va falloir que je revoie les points de grammaire que j’aborde à la lumière des nouveaux programmes. En outre, il me semble difficile d’échapper à un cours de début d’année sur les natures (ou classes) grammaticales et les fonctions essentielles. C’est un pré-requis incontournable qu’il ne faut pas différer trop longtemps.
Peut-être serait-il intéressant de collaborer à la rédaction d’un tableau avec d’un côté les éléments du programme à aborder et de l’autre tous les éléments "outils de la langue" - dont la grammaire - qui se glissent avec pertinence dans les séquences (du type, le texte descriptif -> les expansions du nom).

Comment confectionner une progression sur 4 ans ?
- Proposition d’une collègue (Sous forme de tableau, on trouve les notions grammaticales à acquérir en fonction du niveau de classe (6e, 5e, 4e, 3e). Les tableaux peuvent être complétés par le professeur tout au long de l’année de manière à "visualiser" les points grammaticaux abordés dans chacune de ses classes.
Le tableau propose des références de chapitres à partir de La Nouvelle Grammaire du collège publiée chez Magnard en 2007.)
- Des liens vers des tableaux synthétiques. Un autre ici.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur Français-collège
(liste de discussion des professeurs de français au collège) ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la législation en vigueur en matière de droits d’auteur. Toute rediffusion à des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.

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Annabelle Presa

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