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L'espace visiteurs

[333] - Petites astuces

Il s’agissait de partager ses petites astuces, tous ces moyens que nous utilisons au quotidien pour rester organisés.
Synthèse mise en ligne par Corinne Durand Degranges.

 

Absents 1 (gérer les documents pour les élèves -)
- Afin de ne pas égarer les documents destinés aux élèves absents (copies, photocopies, etc.), je dispose d’un classeur par niveau de classe, rangé dans l’armoire de ma salle. Tous les documents que je distribue y figurent. Les élèves peuvent venir le consulter et emprunter les documents pour les photocopier.
(Sarah B.)

Absents 2 (gérer les documents pour les élèves -)
- J’ai aussi un classeur par classe et j’y mets aussi les copies des élèves absents.
(Catherine M.)
Je vais mettre en place cette année des trieurs au fond de la classe : j’y mettrai les photocopies des élèves absents. À leur retour, ils consulteront le trieur et prendront les documents qui les concernent.
(Laurianne J.)

Absents 3 (gérer les documents pour les élèves -)
- En début d’année, je demande à chaque élève de choisir un camarade, un « correspondant » qui s’occupera de récupérer, en cas d’absence, les documents distribués.
(Julia D.)

Absents 4 (gérer les documents pour les élèves -)
- J’ai un échéancier numéroté (chaque numéro correspond à un élève) qui reste en classe, dans lequel les professeurs mettent les documents destinés aux absents. Ainsi, chaque élève est tenu de récupérer le tout dès son retour en classe. Plus de perte possible.
(Véronique Wodon)

Agenda de bord 1
- J’achète, en début d’année, un grand cahier appelé "agenda de bord ". Il a pour avantages de proposer des grandes cases vides. J’utilise deux pages pour ma semaine. Je prépare toute l’année, dès que je reçois mon emploi du temps (les dates des semaines en haut, les classes que j’ai à telle heure, le numéro des semaines au coin à droite...). Comme je travaille sur quatre jours, ce cahier me convient bien. Il me permet de noter, au jour le jour, ce que je fais avec les classes, où j’en suis restée (n° de l’exercice...), les choses que je ne dois pas oublier (vérifier un exo, une punition, amener un DVD...), les conseils de classe, les réunions.
Comme j’oublie beaucoup de choses, ce système me convient parfaitement. Certains collègues notent aussi les absences des élèves. À la fin de cet agenda, il y a plusieurs feuilles pour le relevé de notes, très pratique.
(Iris P.)

Agenda de bord 2
- Je fonctionne aussi avec un agenda de bord : j’achète un grand cahier 24 x 32. J’y mets absolument tout ce qui concerne les classes : la progression quotidienne, les devoirs à faire, leurs résultats, leur emploi du temps, les dates de réunion, les notes prises en réunion...
J’y colle aussi les bilans trimestriels pour mes classes, à partir du logiciel Pronote.
(Laurianne J.)

Applaudissements
- Il m’arrive d’inviter les élèves à applaudir l’un de leurs camarades quand est parvenu à faire une chose dont il était jusqu’alors incapable.
(Corinne D-D.)

Ardoise
- Une petite astuce que j’ai piquée à ma collègue de maths qui demande aux élèves une ardoise : réviser le cours en se servant d’une ardoise comme en primaire (à faire en sixième). Ça implique tous les élèves et il y a un côté ludique qui leur plaît. Ceux qui n’ont pas d’ardoise peuvent prendre un cahier de brouillon et écrire en grand.
(Liza G.)

Barème
- Pour la correction de certains sujets d’écriture, je prépare, au préalable, un petit tableau intitulé « barème ». Je le colle sur la feuille et corrige avec, cela va beaucoup plus vite. Pas plus de cinq critères, sinon les élèves sont perdus.
(Iris P.)

Brouillon (amélioration du -)
- Il m’a semblé qu’un nombre important de consignes, précises, rappelant directement les éléments vus en cours, à mettre en action dans un écrit court, les amenait à réellement faire un brouillon digne de ce nom... et donc à progresser (et du coup, ils comprennent aussi très vite qu’il y a des révisions à faire avant un devoir de français !). Je n’hésite d’ailleurs pas, durant ces deux heures, à m’assoir de table en table, à pointer ce qui doit être amélioré, à souligner ce qui n’est pas clair, à barrer un passage que je trouve incompréhensible ou hors sujet et à les faire recommencer. Au début ils soupirent, mais la lecture de leur travail final, tellement plus limpide, les encourage, je crois...
(Laurence L.)

Cahier de textes 1
- Pour le cahier de textes, je me sers d’un blog (au lieu de l’outil imposé par mon collège, qui ne permet pas aux élèves d’écrire dessus). Les élèves ont chacun un compte sur le blog. Chaque soir un élève est responsable du cahier de texte (c’est par ordre alphabétique, donc ils s’y attendent) et doit aller consigner en quelques mots ce que nous avons fait en classe ce jour-là, et les devoirs à faire (on apprend comme ça à employer des tournures impersonnelles). Je n’ai plus qu’à passer pour valider et publier l’article, le soir ou le lendemain matin. Ils trouvent dans les « documents » du blog les supports de cours ou exercices que j’ai déposés et qu’ils peuvent intégrer dans l’article.
Exemple d’une page du blog
Cela suppose un peu d’entrainement en classe entière au premier trimestre (on remplit ensemble au TNI le cahier de texte, les premières fois).
C’est intéressant aussi parce que les élèves absents peuvent consulter à distance et laisser des commentaires et les parents aussi peuvent consulter le blog et mieux comprendre ce qu’on fait en classe.
Et puis on peut les motiver un peu pour écrire, grâce aux commentaires, par exemple ici
(Caroline d’A.)

Cahier de textes 2
- Je remplis le cahier de texte numérique avec l’aide des élèves en fin d’heure ou en début de la séance suivante. Cela permet de faire le point en une ou deux phrases sur ce qu’ils ont fait en classe.
(Sandrine C.)

Cahier de textes 3
Même si l’injonction est au cahier de textes numérique, je garde un cahier papier mais ce sont les élèves qui le tiennent. Il y en a un par classe ; chaque mois trois ou quatre élèves sont tirés au sort pour le remplir à chaque heure en double de leur classeur, y coller les mêmes documents que pour eux, etc. Avantage : un élève absent peut s’y reporter et même l’emporter pour recopier ; idem pour un élève qui perd son classeur en cours d’année. Inconvénient : il faut quand même vérifier la tenue de ce cahier. Les cahiers des diverses classes restent dans l’armoire de « ma » salle (idem en latin).
(Florence C.)

Calendrier
- J’affiche dans la classe un grand calendrier (format A3) sur lequel j’inscris toutes les dates d’évaluation. Ainsi, les élèves ne peuvent plus me dire qu’ils n’étaient pas prévenus !
(Sarah B.)

Carambar
- J’ai toujours un carambar sur moi ! Je m’en sers de manière improvisée (si cela semble préparé, ça tombe à l’eau !). Quand, en grammaire, je dois convoquer l’attention de tout le monde sur un point essentiel ou délicat : « Qui peut analyser la nature de la proposition suivante ? Attention on a dit que... et que... Donc si vous êtes logique et que vous restez imperturbable devant la longueur de la phrase, vous devez trouver... Tenez, je mets même en jeu un carambar pour récompenser le plus judicieux d’entre vous !... » Évidemment, ça marche et le lendemain, je vérifie l’acquisition de ce point. Tous sont contents d’avoir été attentifs...
Ne pas en abuser sous peine d’être qualifié(e) d’être démagogue ou enfantin(e) !
Personnellement, j’utilise cette astuce quatre ou cinq fois par an...
(Magali D.)

Chewing-gum
- Pour régler l’éternel problème du chewing-gum, je présente la poubelle aux élèves lorsqu’ils sont rangés devant ma salle. Chacun y jette son chewing-gum. Celui qui « rumine » encore une fois entré n’a donc aucune excuse et est puni sévèrement. Un élève se fait prendre à chaque début d’année, et personne ne recommence par la suite.
(Sarah B.)

Chronomètre
- Je commence le cours par les « trente secondes » (voir Coach collège) : en réalité, pendant cinq minutes, chrono en route, les élèves écrivent sur une feuille ce qu’il fallait retenir du cours d’avant. Si je ramasse, je note sur 5. Cela me laisse le temps de compléter le cahier de texte, de faire l’appel... Les élèves sont concentrés et prêts à travailler.
(Sandra G.)

Classeur de culture générale
- Cette année, j’ai eu l’idée de constituer avec les 6e un classeur « culture générale ». Je l’ai divisé en deux parties : l’une pour les travaux de culture générale (biographies, résumés de livres, histoire des arts...) et une partie méthodologie (de la biographie, de l’exposé oral, du résumé...). Ce regroupement des différents travaux de l’année a beaucoup plu aux élèves, surtout l’idée de pouvoir le compléter d’année en année et même de façon personnelle...
(Émilie E.)

Copies 1 (correction des -)
- Lorsque c’est possible je garde toujours un temps pour la correction des copies par les élèves. Je fais noter le nom du correcteur sur la copie.
(Pascale M.)

Copies 2 (correction des -)
- Je corrige les rédactions avec un tableau grille qui me permet de gagner du temps puisque je n’écris rien (je souligne dans la copie avec un code auquel les élèves s’habituent). Je gagne du temps. J’avais commencé à pratiquer le tableau après avoir observé qu’ils ne lisaient pas mes commentaires que je mettais des heures à rédiger.
(Delphine B.)

Copies 3 (correction des -)
- Personnellement, j’ai fait éditer (par le net) un tampon encreur sur lequel il est marqué : L’orthographe n’est pas prise en compte dans ce devoir, les erreurs ne sont pas soulignées et feront l’objet éventuellement d’un travail de correction ultérieur. Voilà, c’est très long à écrire manuellement sur une copie dont on ne veut pas justement évaluer l’orthographe mais c’est très facile à tamponner et tellement amusant.
J’ai également fait une autre liste de petites choses pour lesquelles je ne veux plus perdre de temps (à écrire) et pour lesquelles je compte bien commander d’autres tampons.
(Nathalie R.)

Copies 4 (correction des -)
- En ce qui me concerne, j’essaie de faire en sorte que les devoirs de langue ne durent pas l’heure mais 3/4 d’heure maximum, de façon à les corriger ensemble ensuite (avec ou sans échange de copie et le droit d’utiliser le crayon rose s’ils le souhaitent et les filles adorent !). Je n’ai plus ensuite qu’à vérifier la correction et le barème. Je trouve que c’est plus rapide et les élèves le font sérieusement. Il est facile de projeter la correction si la salle est équipée d’un vidéoprojecteur.
(Sandrine C.)

Copies 5 (correction des -)
Au rang des « trucs et astuces pour survivre aux corrections » ;-) , que je ne laisse plus jamais la longueur d’un devoir libre et que je suis même draconienne sur le sujet, pouvant exiger, y compris en 3e une longueur maximale de 30 lignes si j’estime que ce que je veux voir acquis mérite une attention scrupuleuse à chaque phrase et non d’interminables péripéties, redondantes, sans intérêt, truffées d’erreurs, de pronoms de rappels sans antécédents, de subordonnées sans principales, etc. que je mettrai des heures à déchiffrer, que je barbouillerai d’encre rouge (effet pédagogique désastreux !)
(Laurence L.)

Copies 1 (ramasser les -)
- Un truc tout bête : à chaque fois que je reçois paquet de copies, je l’attache avec une pince (on trouve cela au rayon papèterie des supermarchés), ce qui m’évite d’en mélanger ou d’en perdre (ma hantise) ; j’ai tout un tas de pinces accrochées dans mon cartable et dès que j’ai une liasse : j’attache ! Cela fait des années que je procède ainsi et on m’a déjà repris l’astuce dans mon collège.
(Valérie M.)

Copies 2 (ramasser les -)
- Je fais ramasser les copies par ordre alphabétique. Un élève centralise les copies et un autre l’assiste dans le ramassage. Ça évite d’« oublier » certaines copies et ensuite, les notes sont rapidement saisies dans le logiciel.
(Pascale M.)

Copies 3 (ramasser les -)
- Pour les paquets de copies, j’utilise des enveloppes format A4, en notant dessus la classe concernée, ainsi dans l’enveloppe, je laisse un exemplaire du sujet avec le corrigé et j’ajoute les copies des élèves, comme cela tout reste ensemble.
(Émilie E.)

Couleurs
- Je choisis une couleur différente par classe où j’enseigne (en français, ça en fait quatre par an, en général), puis j’utilise cette couleur pour ne pas confondre les documents destinés à chaque classe, les copies... (pochettes « coins » de couleur, de préférence en papier parce qu’on peut écrire dessus, utilisation de papier de couleur adéquate pour tous les documents qui concernent la classe, listes de classes, notes, etc.).
(Ghislaine B.)

Entraide
- J’instaure assez souvent des moments d’entraide : quand les élèves les plus performants ont fini le travail, j’essaie de le vérifier assez rapidement et de leur proposer d’être « aides ». Je mets leur nom au tableau ou bien ils viennent l’inscrire. Ceux qui ont besoin d’une aide se font connaitre en levant le doigt. Les aides circulent dans la classe.
(Florence C.)

Hyperlien
- J’utilise beaucoup le lien hypertexte ou hyperlien à l’intérieur d’un même document ou d’un fichier à un autre. C’est très simple à faire et surtout très pratique.
(Gilbert)

Marge
- En français, dans toutes mes classes, je demande la marge à droite : c’est là que je corrige car étant droitière je n’ai pas à soulever le poignet pour vérifier ce que l’élève a écrit avant de mettre appréciation ou remarque ou codage dans la marge de droite. C’est une micro seconde sans doute gagnée par copie à chaque remarque mais sur le total d’année, ça compte...
(Laurence L.)

Marque-pages
- Quand je prépare les séances, je mets des signets autocollants dans le manuel ou dans l’œuvre intégrale sur laquelle nous allons travailler, à la page adéquate, pour la retrouver plus vite.
(Ghislaine B.)

Minuteur
- J’utilise un minuteur ou un sablier, pour ne pas passer trop de temps sur les petits exercices rapides de début de cours pour réciter la leçon. Je l’utilise aussi pour les exposés de trois minutes.
(Catherine M.)

Modèle informatique
- Astuce informatique : j’ai créé un modèle de « projet de séquence », avec les différentes rubriques que je souhaite y trouver : problématique, objectifs, savoir-faire, supports, mais aussi tableau pour le calendrier de la séquence, qu’il ne me reste plus qu’à remplir ensuite, et que je réutilise ensuite à peu près tel quel pour le cahier de textes.
(Ghislaine B.)

Originaux
- J’imprime toujours les originaux des documents destinés aux élèves sur une feuille de couleur ; ça m’évite de donner par erreur le document qui m’est destiné, mais aussi de me retrouver avec plusieurs documents identiques lorsque j’ai tiré trop de photocopies.
(Ghislaine B.)

Passage à encadrer
- Je demande aux élèves de sélectionner dans leur copie dix lignes (ou quinze) lignes, celles de leur choix, dans lesquelles ils vont porter une attention scrupuleuse à l’orthographe. Ce passage, encadré, sera alors noté comme une dictée (je trouve cet exercice très formateur pour l’acquisition d’une orthographe « intelligente » c’est-à-dire celle qui les amène à reformuler si nécessaire une phrase afin de contourner une difficulté sur un mot, une conjugaison.
(Laurence L.)

Pendule 1
- Depuis longtemps je veille à avoir une pendule dans ma salle ; je l’achète moi-même, si besoin. L’agent du collège me l’accroche, de façon à ce que tous les élèves la voient. Utile pour donner un temps pour un travail, pour demander aux élèves de m’arrêter cinq minutes avant la fin parce que j’ai une petite communication à leur faire, etc.
(Florence C.)

Pendule (2)
- J’utilise le site www.time.is et je projette l’image au vidéoprojecteur. (Cliquez sur « Juste l’heure » puis affichage > Plein écran).
(Jean-Eudes G.)

Pochette
Ayant des problèmes de dos et devant changer très souvent de salle, j’ai pris l’habitude d’alléger mon cartable.
- Je note les réunions ou autres dans un agenda que je laisse à la maison.
- J’ai une pochette (simple pochette en plastique pour classeur) dans laquelle je glisse une feuille et je note les faits importants de la semaine : tel élève est retenu au collège tel jour à telle heure, vérifier le carnet de correspondance de tel élève, réunion tel jour à telle heure, conseil de classe, etc. Je la mets à jour le weekend.
- Comme nous saisissons le cahier de textes, les absences et les notes, je n’ai qu’à allumer l’ordinateur dans la salle pour tous les renseignements dont j’ai besoin.
(Julia D.)

Révisions en chansons
- Nous chantons des tableaux de conjugaisons ou des leçons de grammaire à savoir par cœur. Comme ce sont toujours les mêmes et que c’est amusant, même les plus faibles jouent le jeu. Impossible de bavarder : il faudrait parler trop fort pour couvrir le bruit de la chanson. Quand nous avons fini, il m’est facile de capter l’attention car la transition a déjà été effectuée.
(Élisabeth A.)

Petite sanction
- Pour les petites fautes (du type bavardages répétés sur une séance) je donne comme punition une conjugaison en rapport avec ce que je reproche. Cela pourra donner « Ne pas mâcher de chewing-gum en classe » mais aussi : « en finir une bonne fois pour toutes avec les gloussements de poule » ou « ne pas chatouiller son voisin sous les bras quand il lève le doigt » (donné en 3e cette année !!).
(Corinne D-D.)

Silence (obtenir le - ) 1
Dans mon collège, il y a un rituel respecté de la 6e à la 3e et pour tous les cours :
- Mise en rang le long du mur de la salle ;
- Le professeur « Bonjour » à chaque élève ;
- Les élèves restent debout tant que le professeur ne leur a pas dit de s’assoir, c’est-à-dire tant que le calme n’est pas satisfaisant. Le cours commence donc dans le calme.
(Valérie M.)

Silence (obtenir le - ) 2

- Dans mon collège, les élèves montent en classe, en rang, sous la surveillance du professeur. Lorsque j’ai ouvert la porte, je me place à l’entrée et les élèves et moi nous saluons. Toutefois, j’attends que ce soient les élèves qui me saluent en premier. Lorsqu’un élève oublie de le faire, je le rappelle gentiment et je lui dis bonjour d’une voix insistante. L’élève comprend le message et n’oublie plus de saluer.
Dans la classe, personne ne s’assied tant que le niveau sonore n’est pas acceptable. Parfois, en début d’année, c’est long à obtenir et les élèves ont tendance à « se vautrer » sur leur bureau. Plutôt que de leur faire la morale ou de leur demander s’ils m’ont vue me tenir de cette façon, cette année, en 6e, j’ai opté pour « le salut du tatami » (mains jointes, on se penche pour saluer). Cela les amuse beaucoup et finalement fait de ce rituel une sorte de jeu.
(Corinne DD)

Sondages
- Quand je pose une question pour laquelle les élèves hésitent entre une réponse et une autre, je propose de voter. Les élèves doivent lever la main en fonction de la réponse qui leur semble juste. Il est intéressant de voir comment certains attendent l’opinion des autres pour s’exprimer ou au contraire se lancent sans hésiter (et sans forcément avoir raison ou tort). En général, la classe trouve la réponse à la majorité.
(Corinne D-D.)

Sort 1 (tirer au -)
- On peut utiliser un dé à 24 faces. Cela existe et se nomme un tétrakihexaèdre. C’est très pratique pour lancer les interrogations orales. Le hasard les rassure et évite toute victimisation...
(Axelle P.)

Sort 2 (tirer au -)
- Pour les cartes avec les noms des élèves, il existe un logiciel qui permet de tirer un nom au hasard dans une liste qu’on donne préalablement. Je sais qu’il y a un module comme ça dans l’un des logiciels d’Yves Ouvrard.
Il y en a aussi un sur le site de Philippe Misandeau
(Chaque fois que vous actualisez la page c’est un nouvel élève dont le nom s’affiche).
(Caroline d’A.)

Sort 3 (tirer au -)
- J’utilise mon « jeu de cartes ». Chaque élève a, en début d’année, rempli et illustré sa carte (fiche bristol coupée au format souhaité). J’ai ainsi plusieurs jeux de cartes, une par classe. Je tire au sort (ou plus souvent un élève s’en charge, le « maitre des cartes ») : personne ne rechigne, pas de favoritisme, juste le hasard...
J’insiste vraiment sur mon jeu de cartes, qui me permet également, parfois, de constituer les groupes rapidement et sans conflit, de faire une interro orale très rapidement, toujours sans râler, sans que les élèves ne se sentent agressés par un prof qui leur tomberait sans cesse dessus. Souvent, je remets la carte dans le jeu.
(Corinne P-P.)
Pour certains moments de prise de parole en classe complète, pour éviter que ce soient toujours les mêmes qui parlent, j’ai mes « cartes » : par classe, un jeu de cartes bristol avec les noms des élèves ; je brasse le paquet, le retourne, prends les cartes et appelle les élèves selon ce hasard.
(Florence C.)

Sort 4 (tirer au -)
- Pour tirer au sort, j’utilise un truc un peu similaire : je pointe mon crayon à l’aveugle sur la liste. On l’appelle aussi « le stylo vengeur ».
(Nadine V.)

Sort 5 (tirer au -)
- Je tire au sort en promenant mon stylo sur la liste et un élève, celui de service pour la semaine, dit « stop ». Il m’arrive (souvent) de tricher ! Étrangement, les élèves me font confiance. Ils ne se doutent pas de ma félonie...
(Pascale M.)

Sort 6 (tirer au -)
- J’utilise mon système de tirage de cartes : pour « obliger » une classe à réfléchir à partir des réponses de quelques-uns, j’envoie trois ou quatre élèves au tableau (imaginons par exemple un exercice où il s’agit d’améliorer des phrases en utilisant une relative : ils écrivent les réponses qu’ils ont trouvées au brouillon, et je demande aux élèves de la classe de réagir à ces différentes propositions).
(Florence C.)

Sort 7 (tirer au -)
- Enfin pour contourner mes propres hésitations et éviter toute remarque quant aux choix que je fais quand il s’agit d’interroger un groupe ou un élève, j’ai dans mon sac une mini trousse dans laquelle j’ai mes « étiquettes » de tirage au sort, que les élèves connaissent bien : j’ai découpé dans une chemise cartonnée autant de petites étiquettes, que j’ai numérotées de l’effectif maximum de mes classes (donc 1 à 36 sur les étiquettes) d’une autre couleur j’ai mes étiquettes groupes (9 maxi pour des groupes de quatre). Et chaque fois que je dois interroger un élève, que je dois solliciter un groupe pour un rendu oral de travail, chaque fois que je ramasse une partie des copies (je pratique cela pour les travaux de maison, Pas plus de dix copies corrigées, ce qui met tout le monde au travail mais limite mon temps de correction) je sors mes étiquettes. Au mur, dans toutes mes classes, j’ai mis une liste élèves numérotée. Du coup chacun accepte sans broncher d’être interrogé, de devoir rendre sa copie. Et si j’oublie ce principe, ils me le rappellent ! Petit conseil pratique : les étiquettes doivent être en carton rigide (type « chemise cartonnée »), suffisamment grandes (4x2) et l’idéal est même qu’elles soient pliées en deux parce qu’ainsi on les saisit beaucoup mieux dans leur pochette ! J’ai voulu bien faire cette année et avais refait de jolies étiquettes, soignées...mais trop petites, trop fines et donc difficiles à saisir, à séparer, à mélanger (important pour le « jeu », le moment où l’on mélange les étiquettes, ou celui où l’on agite la pochette pour bien insister sur l’effet « hasard complet »...les élèves en redemandent !)
(Laurence L.)

Sort 8 (tirer au -)
- Je me sers du cahier d’appel et de la date du jour quand j’ai besoin d’interroger un élève. Si l’on est le 12, j’interroge le 12e élève de la liste. Si l’on est le 31 et que je n’ai que 25 élèves, je prends le haut de la liste et le compte comme n°26, jusqu’à arriver au n°31.
Si j’ai besoin d’interroger d’autres élèves, je demande au premier interrogé de me donner un chiffre entre un et cinq. S’il choisit le 3 (par exemple), je prends sur la liste, le 3e placé après lui. Si j’ai un absent, je prends l’élève du dessous.
(Corinne D-D.)

Tableau
- Au début de la séquence, je distribue un sommaire de celle-ci. Il s’agit d’un tableau en quatre colonnes : dominante de la séance ; contenu ; document distribué ; travail à faire.
À la fin de la séquence, les élèves ont quelques jours pour tout remettre en ordre dans leurs classeurs. Puis je ramasse et note la tenue des classeurs, vérifiant que les élèves se sont mis à jour, n’ont pas perdu de document.
Une astuce utile pour eux et pour moi.
(Chantal L.)

Thermomètre
- Un truc assez idiot que j’ai inventé et dont je suis encore étonnée qu’il marche si bien. Je l’utilise surtout en 6e et uniquement quand je sens que l’ensemble de la classe est énervé et aura du mal à être attentif. Je dessine sur le côté du tableau un grand thermomètre avec au milieu un trait horizontal qui figure le ras-le-bol. Je les avertis de l’état fragile de mes nerfs ce jour-là. Dès que le bruit monte dans la classe, je fais monter, sans rien dire, le trait rouge dans le thermomètre. Bien sûr je le fais redescendre quand ça se calme. On a auparavant décidé de ce qui arriverait si la ligne dépassait le seuil du ras-le-bol. En réalité ce n’est jamais arrivé. Ils se chargent eux-mêmes de faire taire ceux qui sont trop bruyants et ça me libère des soucis de discipline.
(Sylvie T.)


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur Français-collège (liste de discussion des professeurs de français au collège) ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la législation en vigueur en matière de droits d’auteur. Toute rediffusion à des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.

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Jean-Eudes Gadenne

Professeur de lettres modernes en collège et lycée à Thionville (57), Jean-Eudes Gadenne est également administrateur de WebLettres et de Lettres.org.



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