Les assonances et les allitérations
La reconnaissance entre allitération et assonance pose des problèmes aux élèves concernant leur identification. Des moyens mnémotechniques ont été proposé: assonance se termine par un e une voyelle donc alors qu' allitération se termine par un n, une consonne.
Ce procédé permet de mémoriser la définition de la figure.
Nommez et interprétez l'emploi des allitérations
L'effet est toujours très lié à la nature de la consonne mise en valeur, certaines connotent des éléments durs (r,t,s), d'autres des éléments plus doux (f,v,l).
Sifflantes (s, z)
chuintantes (ch)
dentales (t,d, n)
vélaires (k, g, w).
Impressions auditives ou manière de prononcer (nasales : avec le nez, m/n), labiales (p, b, m, v, f ), liquide (l et r, parce qu''elles se fondent facilement avec d'autres, glissement continu de faible intensité.)
"Ai-je été entêté cet été de tenter de tâter et téter tes tétons tentants mais têtus sous cet arbre étêté"
L'allitération a une forte fonction d'harmonie imitative.
L'allitération est couramment utilisée en poésie, mais est également connue en prose, particulièrement pour des phrases courtes ou dans les romans poétiques. Elle est proche du virelangue et du tautogramme.
Autres exemples
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » Andromaque de Racine (acte V, scène 5), vise une harmonie imitative : reproduction du bruit du serpent par redoublement des consonnes sifflantes s.
En musique, sur les paroles de Serge Gainsbourg, dans lequel la répétition de "t" et "c" suggère efficacement le bruit d'une arme automatique:
« Dans les 3 jours, voilà le tac-tac-tac
Des mitraillettes qui reviennent à l'attaque »
Serge Gainsbourg, Bonnie and Clyde
Allitération suggestive, traduisant le bruit agressif de la rue :
« La rue assourdissante autour de moi hurlait » (Baudelaire, Les Fleurs du Mal, À une passante).
Le +
Pour une autre explication en vidéo :
Le ++
Si vous le saviez, apprenez-le en anglais et notez la distinction subtile avec les "consonances" !
vite :
Nommez et interprétez l'emploi des assonances :
Autre exemple, avec le phonème /i/ :
« Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire » (Racine, Phèdre).
Avec le phonème /a/ :
« Le pacha se pencha, attrapa le chat, l'emmena dans sa villa et le plaça près du lilas. »
Autre exemple, avec le phonème /on/ :
" Si mon tonton tond ton tonton ton tonton sera tondu " (François Laboué)
« L'aurore grelottante en robe rose et verte » (Baudelaire).