Théâtre Zucco
Un site pour l'étude de la pièce
http://premierege.canalblog.com/archives/sequence_1__le_theatre__roberto_zucco_de_koltes/index.html
L'équipe de la pièce vue vendredi dernier.

Mon avis :
Une mise en scène spectaculaire laissant la place au jeu de tous les acteurs. Si Marmaï se déplace comme une bête fauve, quelquefois crachant, d'autres fois le regard perdu... la gamine surprend par son jeu tout aussi intense, alors que les tirades de sa grande s½ur tentent en vain de la faire revenir à elle. Tous sont d'une grande crédibilité et correspondraient presque chacun à un insecte ou un animal : de l'araignée, au pou à la girafe !
La scénographie d'Anouk Dell'Aiera place tout en hauteur y compris le métro où se déplace le vieil homme perdu. Zucco l'affronte la tête baissée puis le guide sur de multiples structures mobiles : escaliers escamotables, palissades de papier et pans de mur mobiles.
A l'image de ces espaces enchâssés et convertibles, tous occupent et incarnent des rôles différents sauf Zucco qui reste lui-même en traversant toutes les couches de la société.
Le sac en plastique reste un des fils conducteurs et sert symboliquement au lynchage final.
Nous en reparlerons... J'attends de connaître vos réactions, impressions et réflexions.

Traduction des vers cités par Koltès :
Mort brutale, ennemie de la pitié,
mère antique de la douleur,
Jugement dur et irrécusable,
Puisque tu as donné l'occasion à mon c½ur affligé
De se livrer à ses pensées,
Ma langue se fatiguera à t'accuser ;
Ces vers de « La vita nuova » » chapitre VIII, et non pas de « La Divina Commedia », qui évoquent la mort de Béatrice.
Comme tu le vois, dans la citation de Koltès deux vers ont été supprimés.