Haïku
俳句
Le corbeau d'habitude, je le hais,
Mais tout de même, ce matin
Sur la neige
Matsuo Bashô
Pourquoi aimons-nous le haïku? Sans doute pour cet instant de vérité qu'il suscite en nous. Le temps d'un souffle (un haïku, selon la règle ne doit pas être plus long qu'une respiration) ce poème d'émerveillement, provoque la plus subtile des inspiration. Une fleur de sens légère et familière.
Selon Bashô , un poème achevé doit révéler dans le même temps l'immuable éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif qui nous traverse (ryûko). Cet instant se doit de naître de la confrontation et de l'union, du présent et de l'éternité, de l'infiniment petit et infiniment grand.
Sur la pointe d'une herbe
devant l'infini du ciel
une fourmi
Hôsai
Rencontre autour de la poésie avec l'écrivain-lecteur-éditeur Malineau

Créer un haïku, poème japonais de 3 vers qui saisit un instant précis, une sensation, une émotion.
Vers 1 : évocation d'un moment précis : saison, moment dans la journée.
Vers 2 : évocation d'une sensation précise.
Vers 3 : évocation d'un sentiment, d'une émotion, d'une passion.
Ou, autre construction possible :
Vers 1 : évocation d'un moment précis : saison, moment dans la journée.
Vers 2 : évocation d'un événement ou d'une chose microscopique, infime.
Vers 3 : évocation d'un événement énorme de l'ordre du macrocosme.