Marmorat invité au lycée samedi 17 décembre
Suite à un problème de train CMarmorat reviendra rencontrer la première S2 samedi 7 janvier.
Les livres de Christophe Marmorat sont disponibles sur le site Chapitre.com :
Mais vous pouvez aussi les commander directement pour une dédicace.
Vous en trouverez de larges extraits sur ce site :
http://www.inlibroveritas.net/auteur2498.html
Vous pouvez également prendre le temps d'écouter cet entretien radio où M. Marmorat présente son travail :
http://www.wat.tv/audio/rencontre-avec-auteur-christophe-2tcq5_2jt6z_.html
Enfin, voici la critique du dernier tome paru "La Direction des risques, vivre au féminin masculin" par le célèbre chroniqueur belge Jacques Mercier :
Le sixième tome de la série "Ancrage" de Christophe Marmorat est exaltant, enthousiasmant, enrichissant... "La direction des risques" (vivre au féminin masculin) est une de ces lectures qui vous change, vous rend heureux ! Le livre mêle au fond beaucoup de genres : le journal, le dialogue, la nouvelle, les poèmes, le "blog" pour utiliser un terme à la mode... Avec toujours cette musique qui accompagne, qui souligne, qui explique la création de l'auteur. Son procédé consiste, comme vous le savez sans doute, à écouter en boucle un fond sonore qui produit une écriture minimaliste et fluide. Comme il l'écrit dans "A propos de l'écriture musicale" (en écoutant "A song of you" des Carpenters, dont il est question au début du livre) : "Je n'invente rien, je n'imagine rien, non. Je me contente de décrire, de reproduire ce que je vois et ressens (...) Le tempo est une des clés de cette écoute éveillée." On se laisse porter par le rythme de Marmorat, par le fil de ses pensées et nous traversons des paysages magnifiques et des descriptions superbes ("Maintenant il pleut très fort. J'adore ce temps qui nous rend les jours de soleil plus délicieux qu'ils devraient nous paraître, normalement.") : l'égo ("A ceux qui me disent que c'est égocentrique, nombriliste, je réponds qu'avez-vous à apporter de riche aux autres si vous êtes pauvres de vous-mêmes ?", la mort, l'instant esthétique, le discernement (grâce aux Jésuites), l'écriture elle-même ("J'ai observé un phénomène étrange depuis que j'écris et publie mes livres : Je n'ai plus d'âge dans la vie. Je n'ai plus que deux bornes : L'instant et l'infini.")... Et puis nous revient son admiration pour Elodie Frégé ( Mais oui !) et de la poésie aussi, comme ceci : "Mais, / Tu as une longue chevelure brune, / Et des yeux de la même couleur que ces larmes / Qui tapissent le Jardin du Luxembourg à l'automne." Enfin, ce qui semble l'évidence du livre "Vivre au féminin masculin", la part féminine qu'il se découvre : "Le masculin et le féminin existent en grammaire et en médecine." Et n'exisent que là, insiste l'auteur en quête de son identité. Mais le texte est encore riche d'autres réflexions sur des peintres, de textes sur des femmes, du chamanisme, de l'âme et de l'esprit... J'utilise l'adjectif "riche", car en effet on s'en sort enrichi de cette très belle lecture ! Exaltant, oui ! Vraiment ! Et enfin cet "autoportrait" superbe : "Un sourire, De l'enfance. / Un enthousiasme Adolescent. / Des mots Adultes." Qui fait mieux ?
Jacques MERCIER

Holden auteurs de Madrid
Madrid
(Madrid et Sur le pavé, Holden)
Madrid
Tu deviens mon péché
Gourmand
Lorsque tes jupes volent
Au vent.
Mes yeux tournent et roulent
Mes yeux ivres, gorgés de désir
Glissent sur ces cuisses,
Enserrées de bas lisses,
Sur les cuisses
Hautes perchées
De ces femmes fières d'aujourd'hui ou de naguère.
À la vue de ces courbes
Dangereuses,
Belles, mais non vicieuses,
De ces courbes de chair,
Mon ventre se serre,
J'ai la gorge asséchée.
Alors je plonge
Dans la foule liquide
Je danse je plonge
Dans cette foule éponge
Qui m'inonde de ses yeux vifs
Rapides et splendides.
Alors
J'accélère le pas,
Mes pas dansent sur Holden,
Sur cette voix
Je pense,
Suis-je un corps,
Ou bien une basse,
Tant je résonne
Ô Madrid
Pince encore mes cordes !
Oui
Madrid
Je goûte tes rues
Je bats fort
Lorsque la fin du jour
Te recouvre d'un voile de miel clair,
D'un voile d'or
Qui ne fait qu'embellir tes chairs,
Dont je rêve,
Encore.
Madrid le lundi 28 février 2011