Histoires de vos cheveux
Suite aux travaux d'écriture effectués en classe
A la médiathèque et en présence du réalisateur
Le samedi 5 novembre à 17 heures,
vous êtes invités pour une projection gratuite
du film documentaire de Boris Lehman,
Histoire de mes cheveux.
Venez nombreux en famille ou seul (avec vos nombreux poils)... mais soyez-là si vous aimez tous les cinémas.
Pour en savoir plus :
http://www.borislehman.be/soupage/histoiredemescheveux.html

Pour les retardataires : pensez à me remettre au plus vite possible, votre travail au propre, à l'adresse [email protected]), n'oubliez pas d'y ajouter une photographie en profil perdu par exemple.
Ci-dessous des exemples de portraits en cheveux déjà remis... Je lis en ce moment des ouvrages d'art sur nos tignasses pour prolonger vos réflexions. Lisez d'ors et déjà La Chevelure poème de Baudelaire.
Extraits de vos sujets d'invention (attention : des coquilles peuvent rester présentes !) Mes cheveux, ils sont sur ma tête depuis ma naissance, ils ont même vu le jour avant moi ! Bien sûr pas tous, seulement les plus vaillants, ceux qui ont prouvé à mon cuir chevelu qu'ils étaient fin prêts, et qu'il pouvait les laisser sortir pour assister à ma naissance. Un petit duvet, tout doux, tout beau, qui est vite devenu très épais et long
Ah oui, j'allais oublier, mes cheveux sont particulièrement craintifs du grand «VRRRR» : la tondeuse. En effet, l'été dernier, ils ont subi un gros traumatisme : le coiffeur, ayant mal compris ce que je voulais pour eux, a pris un des plus petits sabots... un véritable carnage!.... mes cheveux ne faisaient plus que sept petits millimètres: l'armée de l'air avant l'heure. Pour se venger, ils ont décidé de pousser encore et encore, toujours plus vite jusqu'à faire aujourd'hui un bon neuf centimètres.
Pour finir, je dirai que chacun de nous se doit de respecter ses cheveux car malgré leur futilité apparente, sans eux, nous ne serions plus nous-mêmes.
Y.C
Avant que Raphaël ne naisse, nous n'existions pas ; ou quasiment pas. Nous ne sommes véritablement apparus que lorsque le jeune enfant a commencé à respirer. Pendant les quelques années qui ont suivi son apparition au monde des vivants, Raphaël n'avait absolument aucune influence sur notre mode de vie. Seuls ses parents décidaient de notre volume et de notre forme. Il a donc fallu lutter contre tous les ennuis inhérents à notre statut.
Les poux, et leurs lentes, ces énormes bêtes, qui, dès notre jeune âge, s'agrippaient à nous comme des perles sur un collier et contre lesquels il convenait de se battre. Alors, commençait la séance étouffante, suffocante des shampoings anti-parasitaires qui nous laissaient ternes et raides, épuisés à l'issue du lavage…
Mais il y a pire.
Régulièrement, deux lames d'acier poli, brillant, nous mettaient en morceaux dès que nous étions trop grands, trop nombreux. Nous tombions alors amalgamés en boucles humides, en petits tas sombres, ou éparpillés, inertes sur les froids carreaux du sol. L'ennemi est bien trop fort cette fois-ci. Nous finissons tous gravement raccourcis par cette lutte inégale et sans merci.
Néanmoins, nous avons l'apanage de retrouver, en quelques semaines, ce que nous avions perdu en grandeur le jour du carnage… mais l'adversaire revenait assez régulièrement à l'assaut et inlassablement, nous continuions de repousser. Cela allait-il donc durer plusieurs décennies ?
Cependant, contre toute attente, et à notre plus grand bonheur, Raphaël, devenu adolescent, réussit à convaincre ses créateurs de nous laisser nous développer. Même s'ils revenaient deux ou trois fois par an, nous avions la liberté totale de grandir comme bon nous semblait.
Aujourd'hui, nous formons autour de son visage un cadre informel, léger et nuageux assorti à la couleur de ses yeux châtains. Dans notre masse sculpturale, captant les rayons du soleil, suivant les caprices du vent ou retenant les flocons de neige, nous semblons vivre autour de son portrait.
A l'instar de Samson, pour qui les cheveux étaient la force, nous formons, avec la chevelure de Raphaël, son besoin de jeune homme libre.
Nous sommes les cheveux longs, Symboles éternels de la Liberté des Hommes.
R.P 2de 9
J'ai souvent changé de coupe de cheveux vous savez, sûrement autant de fois que j'ai changé de pays. Les milliards de mèches dressées sur mon crâne ont plus d'une histoire à vous raconter. Ces dernières ont connu l'air du Congo, l'improbable Tchécoslovaquie, le paysage allemand pour finir par se poser en douce France.
J'ai eu les cheveux tressés vous savez ; emmêlés, compliqués comme la vie d'une petite immigrée. Dur, dur d'essayer de passer dans un pays dans lequel on n'est pas accepté.
Puis mes cheveux ont été longs, lâchés, libres. Oui, libre, plus d'obligation de se cacher, pouvant enfin se montrer sans avoir peur d'être emprisonnés à jamais.
Ils ont ensuite appris qu'ils existaient des mèches à la fois ressemblantes et différentes d'elles : des rousses, des blondes, des courtes, des longues. Mais peu importaient les différences, il était temps de se mélanger aux autres, d'apprendre à les connaître, à savoir ce qu'elles étaient, ce qu'elles avaient au fond d'elles.
La période la plus noire de ma vie, dans laquelle mon seul souhait était d'écourter celle-ci, était, elle, représentée par une coupe courte et noire. La perte d'un être cher me fit l'effet d'un coup de poignard dans la poitrine ou, si vous préférez, de coups de ciseau dans les cheveux. Un peu comme si mon âme avait été brisée en milliards de petites parcelles. Parcelles, que j'ai dû regarder tomber sous forme de mèches endeuillées au sol. Il en aura fallu du temps pour que tout cela repousse, pour que je puisse me relever de tout ce j'ai dû traverser. Deux ans, c'est le temps qu'il m'a fallu pour retrouver une longueur normale.
Ensuite Cupidon fit son travail : l'amour, la gaité, la douceur de l'être aimé. Cette chevelure là était brillante, elle virevoltait dans le vent profitant à chaque instant de l'odeur de ce shampooing à la pomme dont on ne pourra plus se passer. Ou presque…
Toute bonne chose ayant fin, vint le retour des cheveux courts. Pour couper les ponts avec un passé douloureux. Mais une coiffure plus claire cette fois, car plus jamais la gaité ne me quitterait.
Aujourd'hui j'ai décidé de laisser mes cheveux pousser, grandir comme moi qui avance vers mon avenir.
S.L
S2
Je suis née chauve, mais vraiment chauve. Les gens disaient à mes parents : « Qu'il est beau votre petit garçon ! ». Non, non c'est une fille : stupéfaction ! Quelques mois plus tard, j'étais toujours chauve au grand désespoir de mes parents : sera-t-elle blonde, brune ou rousse ?
Et bien blonde ! Tardivement, à deux ans, ils ont commencé à pousser.
A trois ans, première rentrée scolaire : les petites filles ont des couettes et bien moi non : une coupe très courte style garçon. D'ailleurs on me prenait à nouveau pour un garçon ce qui m'arrangeait bien car je préférais jouer avec eux. Les filles avec leurs barrettes, leurs chouchous ne m'intéressaient pas du tout : sûrement par jalousie.
En grande section, soulagement. J'ai une coupe au carré plus féminine. Cette coupe va me poursuivre pendant des années. D'ailleurs certaines amies m'en parlent encore.
La révolte a eu lieu en CM1 : grande révolution ! Je laisse pousser mes cheveux comme les copines.
Depuis comme beaucoup de filles, je me pose des questions importantes : faut-il les boucler, les lisser, les mécher, les laquer… ? Des questions fondamentales qui, je pense, risquent de me poursuivre pendant des dizaines d'années. Avant d'aller chez le coiffeur, je calcule le nombre de centimètres à couper pour tout compte fait sortir avec une coupe dégradée !
Je rêve devant des photos de magazines : avec une nouvelle coupe, je pourrais ressembler à Camerone Diaz ou même à Taylor Swift ! Ça fait rêver ! Mais, j'écoute l'avis de la coiffeuse sans oser discuter. Quand elle me présente le miroir, j'espère découvrir une autre personne.
En fait, je me rends compte que mes cheveux occupent certainement une place trop importante dans ma vie !
Il va falloir que je recentre ma vie sur des questions plus fondamentales comme par exemple choisir une orientation professionnelle !
J.R
2de4
Le treize janvier mille neuf cent quatre-vingt-quinze fut un grand jour dans l'histoire de mes cheveux. A cette époque, ils ne savaient pas encore ce qu'ils allaient endurer.
Auparavant, je suis restée chez moi à me faire cajoler par mes parents ou gardée par ma nourrice. Pour ma toute première rentrée, mes parents avaient décidé de m'attribuer une frange. Elle me suivra pendant un petit bout de temps. On peut qualifier les années maternelles : celles des premiers amis, des premières récrés, des premières bêtises. L'obligation d'avoir la coupe au carré, à la suite d'un coup de ciseaux sur une mèche, mes cheveux ont connu ça...
Arrivée en primaire, ils ont été résigné à rester, tous serrés, au centre d'un élastique. C'est vrai qu'à cette époque, ils étaient lisses et longs... et très épais aussi, mais ça c'est une autre histoire. Enfin presque. Je me souviens d'un après-midi chez le coiffeur, lors de leur passage au bac, la coiffeuse a fait venir ses collègues pour regarder l'épaisseur que j'avais sur la tête. Moi, toute timide, j'aurais préféré être au fond d'un trou à ce moment là... A cette époque, je m'en fichais de mes cheveux, qu'ils soient lisses, blonds et épais, c'était la vie, il fallait faire avec.
C'est à ma douzième année que les choses allaient se compliquer. Tout n'était plus comme avant sur ma tête, mes cheveux n'étaient plus tellement lisses, ils ondulaient fortement. Une envie soudaine de se rebeller ? Je ne saurais jamais ce qu'ils leur aient passé par la tête à ce moment là mais les faits étaient là : ils changeaient brusquement. Au début, en sixième, ça allait encore, ils étaient obligés d'endurer l'élastique toute la journée, ils en avaient l'habitude et moi, je ne voyais pas leur « transformation ». En cinquième, cette « transformation » continua son cours, cela me déplut fortement... C'est à ce moment précis que mon « GA.MA. Professionnal » débarqua dans ma vie et dans la leur par la même occasion. En effet, mes cheveux vont connaître ces deux plaques chauffantes permettant de les lisser... presque à la perfection. Oui, presque, car maintenant que j'y pense : ce n'était pas vraiment joli-joli. Mais pourtant, je continuais... On peut dire, en effet, que je les maltraitais et eux, le ressentaient et le montraient... La « maladie » les a rongés : ternes, secs, cassants... Il avaient mal ! Cela a duré pendant environ deux ans. Leur seul temps de répit ? Pendant les deux semaines où je partais à la Grande-Motte, c'était des vacances pour eux comme pour moi, plus de plaques pendant quinze jours. Mais au bout d'un moment, cela devient long de toujours les lisser, et bien oui : à chaque pluie c'est fichu, à chaque temps humide aussi !
C'est en troisième que la décision a été prise : « C'est fini, je ne me les lisse plus ! ». Depuis ce jour là, j'ai compris que je pouvais avoir des cheveux comme beaucoup en voudrait et que pour rien au monde je ne les re-lisserai.
Aujourd'hui, mes cheveux ont seize ans et demi, et n'ont qu'un seul rêve : rester bouclés toute leur vie.
A.D, S2.
Dès ma naissance, je fus remarquée. En effet, à la surprise générale, la sage-femme annonça à ma mère : « Félicitations, vous avez une petite fille… rousse ! ». La nouvelle ayant fait le tour de la maternité, j'assistai à un défilé de sages-femmes venant m'admirer pour ma couleur de cheveux assez originale. Après, ce fut la famille qui arriva et qui se demanda à quel ancêtre, paternel ou maternel, je devais cette couleur de cheveux flamboyante : « Tu te souviens, l'oncle Charlie, il était bien un peu roux ! ». « Mais non, c'est du côté du papa… tante Colette avait des reflets cuivrés… ! ».
Plus tard à l'école, mes belles boucles rousses ne me posèrent pas de problème. Il faut dire qu'heureusement je n'ai pas hérité des nombreuses tâches de rousseur qui auraient pu parsemer mon visage au teint très clair. Il est vrai qu'à travers l'histoire, les roux n'ont pas toujours été bien considérés.
A l'heure actuelle, à chaque fois que je vais chez le coiffeur, j'ai droit à des compliments : « Comme tu as une belle couleur de cheveux ! » venant à la fois du coiffeur et des clients. Il paraît que certaines personnes payent très cher pour obtenir artificiellement cette couleur. Mes boucles ont disparu et ont laissé place à des cheveux plus frisés ; je suis obligée de les attacher et quelquefois de les lisser. Mes cheveux sont devenus mon signe distinctif.
A la naissance de ma sœur, la sage-femme a dit : « Courage madame, on voit déjà ses petits cheveux… noirs ! ».
A.A S2
Histoire de mes cheveux
A ma naissance, mes cheveux n'étaient qu'un fin duvet châtain collé sur un petit crâne ridé et rougi. Mais rapidement, à l'âge de six ans, ils sont devenus de forts et longs cheveux, tels la chevelure de Samson. Certes cette comparaison est quelque peu tirée par les cheveux…
Ma chevelure n'était pas spécialement laide, bien que fine et peu épaisse, et pourtant, à sept ans, j'étais bien décidée à les couper en quatre. Ils avaient jusqu'à présent échappés aux lames des ciseaux, maintenant, ils allaient les connaître. De longues mèches tombaient sur le carrelage luisant du salon de coiffure et moi j'observais sans ciller ce massacre. Néanmoins je ne m'arrêtais pas là. A peine un an plus tard, je décidai de raccourcir encore mes cheveux. Plus de carré mais une coupe à la garçonne.
Pendant deux ans, je parvins à résister aux railleries de ma sœur, mais une remarque me fit friser la crise cardiaque. En effet, en sortant de la boulangerie, la vendeuse me dit « au revoir jeune homme » ! Imaginez le choc ! Mes cheveux se dressèrent sur ma tête ! C'en était fini de ma coupe courte ! Mes cheveux trouvèrent un moment de répit pendant cette repousse. Ils ne se doutaient pas qu'ils allaient rencontrer un ennemi pire que les ciseaux…
C'était lors de ma première communion. Toute ma famille était présente et avec mes camarades nous attendions sagement, sans bouger d'un cheveu, une magnifique bougie entre les mains. Malencontreusement un incident arriva comme un cheveu sur la soupe. Une odeur de brûlé vint chatouiller mes narines sans que cela ne m'inquiète spécialement : n'y avait-il pas de nombreuses bougies autour de nous ? C'est seulement quand une dame me frappa sauvagement sur la tête que je réalisai le désastre imminent. Il s'en fallut d'un cheveu pour que l'incendie ne ravage ma chevelure dont la longueur me rendait si fière !
Après ce petit incident, mes cheveux menèrent une existence paisible, rarement envahis par des parasites ennemis (en provenance des têtes voisines naturellement). Aujourd'hui, je vais régulièrement chez le coiffeur et même si je suis souvent déçue du résultat, je ne m'en arrache pas pour autant les cheveux. Cependant, que réserve l'avenir à ma chevelure ? En effet, je me fais des cheveux blancs, ma coiffeuse (encore elle !) m'en a détecté quelques-uns. Des cheveux blancs, en aurais-je tôt comme mon grand-père ? En tout cas, je ne serai pas chauve comme mon père !
L.C S2
Mes cheveux sont de nature ondulée, mais je les lisse systématiquement. Je me rappelle que petite mes cheveux étaient tout bouclés, ce qui me donnait un air chipie. Malheureusement, au fil du temps, mes cheveux ont perdu leurs belles boucles mais, rassurez-vous, je n'ai pas perdu mon "air de chipie" comme je dis si bien.
Je n'ai pas les cheveux en bataille, je ne suis pas une fille excentrique. Je suis plutôt de nature timide et réservée, et mes coiffures restent toujours discrètes. Seule petite touche de volume, de folie : mon dégradé qui donne un brin de joie. N'allez pas croire que je suis toujours réservée et sérieuse, en bonne compagnie j'aime me lâcher et être folle !
J'ai une mèche qui me sert parfois à me cacher ou à passer incognito . Il faut toujours qu'elle soit bien coiffée, bien en place et lisse, peut-être le côté maniaque de ma personnalité qui ressort. J'aime que les choses soient propres et pas trop en bazar, tout comme mes cheveux.
Mes cheveux sont doux et agréables au toucher. Ma personnalité reflète bien ce côté doux, je suis attentionnée et bienveillante. J'ai tendance à prendre soin de mes cheveux, je prends donc soin de moi et des gens qui m'entourent. Je fais mon possible pour aider les personnes que j'aime avec les moyens que j'ai.
Parfois, et généralement quand je fais du sport, je m'attache les cheveux : un petit chignon vit fait bien fait ou alors une queue. Le sport est assez important pour moi, j'aime en faire et me dépenser. Je suis difficile et compliquée, et oui, comme toutes les filles, ce qui explique peut-être que je n'aime pas les cheveux trop court ni trop long, trouver une juste longueur est un challenge.
Mes cheveux ondulent lorsqu'il y a de l'humidité ou de la pluie, ce que je déteste, d'autant que cela fait ressortir ma mauvaise humeur, je râle alors pour un rien. Ce qui ne réjouit pas toujours ceux qui me côtoient.
J'aimerais que mes cheveux soient de temps en temps bouclés, avoir de belles boucles à nouveau ce qui ferait peut-être ressortir l'autre trait de mon caractère...
A.C
2de9
J'ai des cheveux sur la tête depuis ma naissance. D'ailleurs, durant mes jeunes années, j'étais quelque peu atteinte de ce que j'appelle le syndrome de la 'Princesse Raiponce', cette envie qu'une majorité de petites filles ont : avoir les cheveux LONGS ! En effet, mon plus grand rêve était de les laisser s'allonger et s'allonger encore jusqu'à ce qu'il deviennent semblables à ceux de 'Princesse Raiponce', cette sublime héroïne à l'incroyable chevelure, capable de se servir de cette dernière comme une sorte de super pouvoir. Enfin, c'était avant que je ne commence à me coiffer toute seule et que je ne me rende compte de 'l'indomptabilité' de mes cheveux et de l'inconvénient que représentait leur épaisseur. Effectivement, le moindre essai de coiffure croulait vite sous leur poids. J'ai alors eu ma première véritable coupe de cheveux : un petit carré arrivant jusqu'à la nuque. C'est alors que les larmes commencèrent à perler sur mon visage ! Parce que sans le poids de la longueur, les ennuis devinrent autres, un nouveau, presque pire que le précédent, que j'ai surnommé : 'l'effet crinière de lion blonde en pagaille'. A vrai dire, c'était en quelque sorte une 'période de transition' entre le beau cheveux lisse de mon enfance, et ma chevelure bouclée d'aujourd'hui. Cette période me parût plus qu'interminable ! A cette époque, je rêvai plutôt d'une coupe de mannequin, je me serais même contentée d'une 'coupe normale' ! Mais au lieu de ça, je me retrouvai avec une espèce d'horrible masse blonde toute gonflée sur la tête. A alors débuté ma quête du produit miracle, capable de réduire le volume de ma touffe. J'ai donc testé le 'shampooing lissant', le 'masque canalisateur de cheveux indomptable', la 'laque sublimatrice fixation extra forte 72 heures', la 'méthode japonais de yoga régulatrice d'énergie capillaire'... J'avais l'impression d'avoir tout essayé mais rien n'y faisait... J'étais totalement désemparée, je ne savais plus quoi faire... Quand tout à coup... est arrivé le jour divin de l'acquisition d'un LISSEUR ! Un magnifique petit appareil qui créa chez moi une indescriptible révolution capillaire ! Depuis ce jour, mon existence entière changea ! Tout me paraissait désormais possible ! Une frange ?! Avant ??! Impensable ! Mais grâce à cette superbe invention, soit-dit-en-passant la plus utile au monde (après l'électricité, la voiture et l'ordinateur, peut-être), je pouvais enfin suivre mon moindre caprice capillaire !
Mais mon plus grand atout, selon moi, c'est sans aucun doute ma couleur de cheveux ! Malgré toutes les blagues insupportables que je subis, sans arrêt, je reste tout de même persuadée qu'un jour les blondes... domineront le monde ! Oui, je suis BLONDE, je dirai même plus, 'blonde Soleil de Toscane' ! Je pense qu'être blonde, c'est plus qu'une simple couleur de cheveux, c'est un pouvoir qu'il faut savoir assumer, qui sert à se forger une personnalité. Je l'ai maintenant compris et je suis passée de la petite fille qui ne s'aimait pas à la jeune femme qui assume désormais ses cheveux bouclés !
S. D, 1S2
« HISTOIRE DE MES CHEVEUX »
Je suis née le matin du dimanche 27 août de l'an 1995. Mon père attendait de savoir si, après avoir eu un petit garçon vingt et un mois plus tôt, le destin lui annonçait une fille ou un garçon. Pour ma mère, le mystère avait déjà été levé depuis quelques mois mais le secret avait été bien gardé et nous étions toutes les deux seules dans la confidence. Mais avant de savoir, la première chose que mon papa vit, ce fut mes cheveux. Ils se dressaient déjà sur ma tête. Comme pour tous les nouveaux nés, leur principale caractéristique était leur douceur. Les cheveux de bébé sont soyeux, doux, ils sentent le savon et cette odeur indéfinissable du bébé.
Les photos de mes premières années me montrent blonde et bouclée. Personne ne pouvait m'approcher avec une paire de ciseaux. Seulement, un jour il a bien fallu les couper. Ce jour là, alors que ma maman m'avait confié les ciseaux, j'ai même découpé sa robe sans le vouloir !
Toute la durée de ma scolarité à l'école primaire, je fus contrainte et forcée d'attacher chaque matin mes cheveux ; c'était la condition pour conserver leur longueur. Ma maman, enseignante, voulait éviter à tout prix une invasion intempestive de ces maudits insectes, les poux ! Je m'étais pliée à ce rituel sans m'en plaindre, mes petites sœurs étant soumises au même régime. Mais l'adolescence pointait son nez et mes envies rebelles avec. Finies les couettes et les nattes de petite fille, il était temps de passer à une coiffure plus adaptée à ma génération.
Mon premier rendez-vous chez le coiffeur fut cependant tardif, ma mère se chargeant jusqu'à mes treize ans des coupes régulières. Ce fut l'occasion d'un cadeau de Noël.
Aujourd'hui, je consacre à ma chevelure un temps précieux ; lavage, coiffage, soins…. Néanmoins, le séchage artificiel n'entre pas dans la panoplie des opérations quotidiennes afin d'éviter d'abîmer ce précieux cadeau de la nature. Il faut dire que, dans ma famille, ce cadeau n'a pas été équitablement réparti, mon père a été oublié et il supporte sa calvitie avec philosophie.
Il m'arrive déjà d'imaginer ma coiffure de future mariée en feuilletant les magazines.
M.L S2
Que serais-je sans cheveux ? Probablement différente. Bien qu'ils soient un redoutable accessoire de mode, leur importance n'est pas que physique.
Pour commencer, les décrire me semble indispensable : ils sont roux, ou blond vénitien, tout dépend de ce que l'on conçoit être roux. Ils sont ni trop longs, ni trop courts et ondulés.
Mes cheveux reflètent ma personnalité, ils sont par leur couleur joyeux et quelque peu différents de ceux des autres tout en restant dans ce que l'on appelle la « norme », c'est un peu ce que je ressens de mon caractère.
Chaque coup de vent les envoie sur mon visage un peu rond aux yeux bleus et multiples tâches de rousseur. Ils me tombent dans le cou, qui est plutôt long, ainsi que sur mes épaules carrées. Ils aiment eux aussi danser, virevolter et surtout, ne pas rester en place ! Ils sont d'ailleurs très souvent en pagaille.
Ils ont évolué au fil du temps, chaque coupe faisait ressortir un peu plus mon style du moment. Ils sont nés courts et bouclés, puis ont poussé et se sont un peu lissés avec le temps. Ils se sont vus rajoutés d'une frange lors d'une de mes périodes plutôt hippie, dont je garde un très bon souvenir. Période rythmée au son de la musique de Bob Marley. Puis ont subi un changement radical en adoptant un carré strict d'une période de transition… ou je cherchais une personnalité bien à moi, un certain nombre de jours dont je ne garde pas vraiment de souvenirs.
Puis après de nombreuses coupes de cheveux ratées, ou pas, j'ai désormais trouvé une coupe de cheveux, copie de celle de Jennifer Aniston dans une série que j'aime : Friends , qui me reflète telle que je suis, où chaque cheveux a sa place comme les notes d'une partition que je jouerais sur mon piano et qui fait ressortir mes bouclettes comme celles que possède mon chanteur favori : Mika !
M. T 2de4
Histoire de mes cheveux
J'ai des cheveux, et heureusement pour moi ! Il y en a un certain nombre sur me petite tête. Des centaines, des milliers et peut-être même des centaines de milliers. Tout le monde a des cheveux, ou presque. Certains les idolâtrent, d'autres les délaissent ou les oublient. Chacun a une vision différente de ses cheveux. Les miens sont bruns, plus ou moins clairs selon les saisons, avec quelques reflets couleurs cuivres et boucle d'or. Les siens sont blond, un adorable blond platine virant vers la couleur miel. D'autres sont roux, noirs ébènes ou encore blancs et grisonnants avec le temps. Tous les cheveux ont leur propre histoire. Ils sont comme nous finalement. Mes cheveux sont nés bruns, presque couleur corbeau. Déjà longs à la naissance, ils ont continué leur croissance, se faisant raccourcir de temps à autres, mais toujours pour leur bien-être. A peine ont -ils commencé à grandir que mes cheveux bouclaient. Ils ont poussé, puis un jours ils ont fait un retour en arrière, comme dans un état de nostalgie. Sous le poids de l'âge, ils ont commencé à déboucler, jusqu'à devenir raides. Puis ils sont devenus souples et ondulés. Tels des adolescents, ils jouent leur rebelles. J'en ai perdu quelques uns en cours de route, mais d'autres les ont vite remplacés. A force de voir la lumière du jour, ils se sont éclaircis.
Nos cheveux nous ressemblent. Ils reflètent notre personnalité. Certains les décorent, d'autres les colorent, ils leur donnent des formes ou encore les déforment, les collent et les décollent. Ils sont comme nous : ils grandissent, obéissent puis se rebelles, souffrent pour ensuite se sentir soulagés, ont de bons comme de mauvais jours, certains fuguent alors que d'autres décident de rester fidèles, d'autres sont fragiles et brisés, ils vieillissent, ils meurent... Ils ont leur propre vie, ils se créent.
J'ai des cheveux, des centaines, des milliers. Tout le monde a des cheveux, mais chacun est différent. Les miens sont uniques, forts mais fragilisés par le passé et parfois brisés, ils me ressemblent, et ce sont sont mes cheveux.
M. P 1ère S2
Que serais-je sans cheveux ? Probablement très différente. Bien qu'ils soient un redoutable accessoire de mode, leur importance n'est pas que physique.
Pour commencer, les décrire me semble indispensable : ils sont roux, ou blond vénitien, tout dépend de ce que l'on conçoit être roux. Ils sont ni trop longs, ni trop courts et ondulés.
Mes cheveux reflètent ma personnalité, ils sont par leur couleur joyeux et quelque peu différents de ceux des autres tout en restant dans ce que l'on appelle la « norme », c'est un peu ce que je ressens de mon caractère.
Chaque coup de vent les envoie sur mon visage un peu rond aux yeux bleus et multiples tâches de rousseur. Ils me tombent dans le cou, qui est plutôt long, ainsi que sur mes épaules carrées.
Ils aiment eux aussi danser, virevolter et surtout, ne pas rester en place ! Ils sont d'ailleurs très souvent en pagaille.
Ils ont évolué au fil du temps, chaque coupe faisait ressortir un peu plus mon style du moment. Ils sont nés courts et bouclés, puis ont poussé et se sont un peu lissés avec le temps. Ils se sont vus rajoutés d'une frange lors d'une de mes périodes plutôt hippie, dont je garde un très bon souvenir. Période rythmée au son de la musique de Bob Marley. Puis ont subit un changement radical en adoptant un carré strict d'une période de transition… ou je cherchais une personnalité bien à moi, un certain nombre de jours dont je ne garde pas vraiment de souvenirs.
Puis après de nombreuses coupes de cheveux ratées, ou pas, j'ai désormais trouvé une coupe de cheveux, copie de celle de Jennifer Aniston dans une série que j'aime : Friends , qui me reflète telle que je suis, où chaque cheveux a sa place comme les notes d'une partition que je jouerais sur mon piano et qui fait ressortir mes bouclettes comme celles que possède mon chanteur favori : Mika !
M.T 2de4
· Depuis ma naissance, mes cheveux se sont beaucoup transformés, ma chevelure est d'abord un projet personnel, ceux-ci définissent une personne en particulier, les miens ont beaucoup varié, du blond au châtain, de bouclé à ondulé, plus j'ai grandi, plus j'ai voulu avoir des coupes comme « les grandes », pour moi les cheveux sont très importants, ils nous représentent tout au long de notre vie.
· Pendant mon enfance, je détestais ma tignasse crépue, je me souviens d'hurler quand on me les démêlait avec cette fichue brosse. Je ne voulais plus les regarder, ils m'envahissaient. Un peu plus grande, j'ai souhaité faire une frange sûrement pour me protéger des regards des autres, cela me cachait de ma timidité : laisser ma crinière détachée permettait ne pas voir mon visage rougir. J'aimais plutôt les coupes discrètes pour mon caractère, je n'aimais pas les cheveux trop courts mais longs, j'ai toujours rêvé d'avoir ma chevelure lisse, de ce fait je passe mon temps à les lisser. Les jours de pluie, ils ondulent à nouveau, c'est à ce moment là que je les déteste particulièrement .J'aime facilement changer mes coupes, ils sont fascinants mais aussi pénibles. Avec cette épaisseur frisée et charnue, je les peigne sans cesse du matin au soir.
· Mes cheveux me qualifient aussi pour ma folie. J'aime avoir mes cheveux dans tous les sens, les toucher, les remettre en ordre et puis encore.
· Ce que je regarde en premier chez une personne ce sont ses cheveux, chacun à sa nature et son style. On aime toujours ce qu'on ne possède pas, à savoir pour moi, ce sont les cheveux raides. Je trouverai toujours un défaut sur moi-même en sortant du coiffeur, ils ne seront jamais parfaits , mes proches peuvent vous le confirmer.
J.B 2DE9
C'était il y a seize ans que deux coupes de cheveux, amoureuses
mirent naissance à leur deuxième touffe un trente et un juillet mille
neuf cent quatre vingt quinze. Elle n'était tout d'abord pas bien
longue, brune et pas encore frisée. Durant son enfance elle était
« garçon manqué » et pour ses années maternelle elle était « au
carré ». Mais au fil du temps, une chose surprenante se passa; une
deux, trois puis quatre bouclettes firent apparition sur cette petite
tête innocente ainsi à l'age de treize ans ce fut une invasion. Cette
touffe devenu longue et frisée, ressemblant à une crinière de lion,
tenait essentiellement de sa procréatrice. Tout cela fut absolument
naturel, ni permanente ou encore bigoudis en était à l'origine ! Le
matin au réveil, elle se lève généralement du mauvais pied alors il
faut la bichonner. Sa pire ennemie ? LA PLUIE! Elle change de
forme et devient toute ramollie … Mais que nous réserve cette
petite touffe pour les années à venir ?
P.R 1S2
HISTOIRE DE MES CHEVEUX
Il n'était jamais satisfait.
Il nous trouvait toujours trop courts, trop longs, bouclés, frisés… Mais reprenons depuis le début. Moi et mes éminents confrères allons tout vous expliquer :
Au début, tout allait bien. On poussait gentiment. Puis on nous a raccourci un peu, ce qui surprend au début. Mais à part ça, tout allait bien, on poussait, on raccourcissait, on poussait, on raccourcissait, et ainsi de suite pendant des années. Seulement, notre propriétaire grandissait, lui aussi ! et au bout d'un moment, il en a eu assez de ce cycle permanent ! Au début, le bonheur ! On poussait, on grandissait et on poussait encore. Et puis d'un coup, pan ! on nous a ratiboisés, tronçonnés, découpés… On avait l'air malin, là, comme du gazon taillé à la serpe par un maniaque ! Et puis, tout doucement, on a repoussé , petit à petit, jusqu'à redevenir grands et flamboyants, avant de se faire passer à la tondeuse à nouveau. Bon, ça aussi, on s'habitue. Quelques années plus tard encore, on l'a entendu se plaindre qu'on n'était, d'après lui, « jamais droits ». Ce n'est pas de ma faute, je ne suis pas un travailleur, moi ! (et mes collègues non plus). Je me roule en boule, où plutôt en boucle, dès que je grandis un peu. Bon, mais comme il n'avait pas l'air content du tout, on a décidé de changer de stratégie et on s'est tous mis à friser. Mais quand on a vu la tête qu'il a fait , on a changé de stratégie et on est devenu torsadés, puis tordu, jusqu'à ce qu'il devienne tellement rouge (on avait pourtant tous essayer de se rebiquer, on pensait que se serait génial !) qu'il nous a conduit directement dans un sordide où un horrible bourreau nous à réduits à l'état de vermisseaux, puis nous a englués dans une espèce de pâte collante, dans une position extrêmement inconfortable (tout raides, vous imaginez un peu ?). Puis nous avons passé un séjour dans une prison, appelée Chapeau, pour nous punir, sans doute.
Nous sommes maintenant des honnêtes travailleurs condamnés à l'esclavage, vivants dans la peur d'être torturés au moindre faux pas. Bon, je vous laisse, c'est l'heure de la sieste et je ne voudrais pas rater la pause.
M. V. 2de 9
Mes cheveux viennent de loin .
Pour les définir, c'est un amas de mèches crépues , volumineux , frisé et sec , les cheveux afros. Un vrai sac de nœuds dont je dois m'occuper à longueur de journées , eh oui ! Telle est ma destinée capillaire !
Petite , mes cheveux n'étaient jamais coiffés . Toujours désordonnés et emmêlés . Quand ma mère décidait de remédier à ce problème omniprésent , pour moi , la guerre était déclarée . En aucun cas , je ne voulais qu'elle y touche , ni même qu'elle n'y songe . Mais quand mon heure avait sonné , je m'y contraignais et je la laissais essayer de dompter ma tignasse . D'ailleurs, le résultat me laissait perplexe.
Moi , ce que je voulais c'était de beaux cheveux longs , lisses et sans nœuds Et c'est à l'âge de onze ans que j'ai fait la découverte du fer à lisser . Mes envies pouvait enfin devenir une réalité. Cependant le final n'était pas toujours à la hauteur de mes espérances. Car certes , ils étaient lisses et longs mais le volume était toujours à son comble.
J'ai donc fini par accepter . Accepter le fait que le style caucasien n'était pas fait pour mes cheveux frisés. Pour remédier à ce problème , on m'a donné la fameuse idée de me faire des tresses . Car avec ça je pouvais offrir la forme que je désirais à mes cheveux . Et ça , sans rencontrer le problème de nœuds ou de frisotis .
Aujourd'hui j'ai pris conscience qu'accepter mes cheveux , c'est d'accepter mes origines . Et l'histoire de mes ancêtres . Avoir les cheveux frisés et afro est devenu une fierté pour moi .
S.K 2DE 4
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Pourquoi vous racontez l'histoire de mes cheveux me demanderez-vous ? He bien, mes cheveux retracent toute ma vie à leur manière. En effet ils me suivent depuis un peu plus de quinze ans maintenant même s'ils ont été coupés de nombreuses fois, ils ont réussi à survivre à plusieurs atrocités. Tout commence à ma naissance, d'après ma mère j'avais énormement de cheveux, un peu plus que la moyenne, elle m'a toujours dit que mon épaisse tignasse, je la tenais de mon grand-père. Un an plus tard, beaucoup de mes cheveux avaient disparu, j'étais devenue chauve au plus grand malheur de mes parents. Heureusement à cette époque ma mère m'habillait avec du rose, des robes et essayait tant bien que mal de faire tenir une barette sur ma tête sinon, on aurait pu croire que j'étais un petit garçon! Et...un an plus tard mes cheveux ont commencé à réapparaître, je dois vous dire que ma tignasse avait doublé d'épaisseur. A l'âge de deux ans, mes cheveux (enfin) retrouvés, mes parents s'amusaient à me faire des couettes avec l'épaisseur de cheveux blonds que j'avais et qui d'ailleurs cette année-là s'étaient offert une petite mèche que je rabattais sur le côté. Je pense que la période des couettes m'a marqué à vie parce que ma grand-mère n'arrêtait pas de me comparer à Fifi Brindacier! Quelques années plus tard, à l'âge de six ans, mes cheveux devenus longs et qui par ailleurs avaient quelque peu foncé avaient eu droit à ce que l'on appelait le "palmier" une sorte de queue-de- cheval qui trônait au-dessus de ma tête enfin ça ressemblait plus à un hideux geyser. Agée de neuf ans, ce fut la mode des cheveux très court, un peu à la garçonne. Je détestais cette coupe que ma mère avait pris soin de choisir avec la coiffeuse (un peu bizarre d'ailleurs!) dès que je le pouvais, je cachais cette monstruosité avec la capuche de mon manteau. Durant cette période on m'avait souvent confondu avec un garçon et mes habits le confirmaient, à cette époque un vrai garçon était en moi. C'est pour cela que deux années après (mon style vestimentaire amélioré) j'avais décidé de choisir moi-même ma coupe de cheveux. Bon d'accord, ce n'est pas forcemment la meilleure idée que j'ai eue mais bon... A onze ans, j'arborais alors une coupe de cheveux au carré puis deux ans plus tard, j'avais laissé pousser mes cheveux de sorte qu'ils m'arrivaient aux épaules et j'avais décidé d'opter pour la mèche tant à la mode cette année là. Je me rappelle très bien de l'année de mes treize ans : c'était la fameuse année ou je bataillais avec ma coiffeuse pour avoir la coupe de différentes idoles mais elle me répétait sans cesse "Tu as les cheveux trop épais, tu ne peux pas avoir cette coupe". J'en voulais à mon arrière grand-père de m'avoir donné son épaisse tignasse. Bon cette année là mes cheveux se sont aussi rebellés, ils étaient incoiffables, je devais me battre avec eux le matin pour réussir à les coiffer. Tiens parlons-en du matin, à mon réveil on pouvait croire que j'avais participé à une guerre pendant la nuit. Depuis, ma coupe de cheveux avait très rarement changé et ma mère ne fait que me conseiller sur ma future coupe de cheveux. Il y a une question que je me pose encore: Comment mes cheveux ont-ils réussi à survivre pendant tant d'années? C.G 2de 4
Tout a commencé lorsque je n'étais qu'un nourrisson ; habituellement comme tout bébé normalement constitué, je ne possédais aucune chevelure, ma mère cependant s'inquiétait beaucoup de cela et me prévoyait un avenir « heureux » : celui d'être chauve toute ma vie ! Fort heureusement environ trois mois après, les premiers cheveux firent leur apparition venant anisi contrarier les doutes de ma mère. Quelques années plus tard, il me vint une chevelure blonde digne de la Toison d'Or et raide comme des baguettes ce qui me laissait un choix restreint de coiffure. En ce temps là, je n'y prêtais pas grande attention, sûrement dû à mon bas âge. Puis à mesure que je grandissais, mes goûts changeants, mes cheveux ont commencé à prendre de l'importance. Ne voulant plus ou très rarement que ma mère me les coupe, je suis devenu petit à petit un « hippie » bouclé. Cependant, le matin, pour m'apprêter, je mettais du gel sur cette crinière de lion mais n'arrivant pourtant pas à la dompter. Mes copains ne voyant presque plus mes yeux se moquaient de ma « tignasse » légèrement rousse et encombrante. Il m'est alors apparu plus raisonnable et après les nombreuses tentatives inabouties de ma mère pour couper toute cette végétation capillaire, de capituler en allant chez le coiffeur. Ce dernier fut ravi de s'attaquer à cette masse de cheveux bouclée qui ne devint plus qu'une « pelouse » bien tondue, après un fauchage radical mais efficace.
Aujourd'hui, ayant repris mes allures de rebelles, j'ai laissé cette perruque naturelle repousser et boucler sous le regard désespéré de ma mère.
N. T 1ère S2 |
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