Elèv/ation

Rivière-Lecoeur à l'amphi

Par Laucun - publié le 2009-mars-12 à 21:25 dans L'année dernière

 

Un photographe passionné par le monde animal

 

 

 Avec les documentalistes du lycée nous recevrons, jeudi 18 mars (ou plutôt le 19), le photographe Rivière Lecoeur qui met en scène les animaux et/avec les hommes.

 

 Des modifications de certaines heures de cours seront à prévoir pour permettre à tous d'assister à cette rencontre même un jour de grève légitime.

 

 

Ainsi la seconde 4 aura cours de français de 15 h30 à 16 h30 ; la seconde 11 à la même heure (tous ensemble et non en groupe ; heure d'ECJS déplacée) et la seconde 14 en heure d'aide de 16 heures 30 à 17 heures 30.

 

 Nous pourrons ainsi enrichir la réflexion déjà menée "L'intéret que l'on porte pour les animaux vous semble-t-il excessif?".

 

 N'hésitez pas à venir au CDI, consultez l'ouvrage avant cette visite.

 

 

 

 

 



 Voici un autre exemple de l'une de ses compositions :

 

(non visible)

 

 

 

 Ce cliché me fait songer à une tête de Gorgone non agressive. Est-ce vraiment cela avoir les cheveux emmêlés le matin?

 J'apprécie cette photo couleur car elle mêle des éléments quotidiens (la toilette) à une situation extra-ordinaire : le serpent en guise de chevelure... Elle se regarde, nous regarde ... Qu'en penser?

 

 



 

 

 Nous réfléchirons ensemble, avec l'aide de M. Roche, à la construction de ces photographies si particulières. Pour cela, comme pour un texte, il faudra décrire, choisir, nommer et interpréter quelques uns des clichés.

 

 Quelques élèves seront chargés de présenter une photo décryptée par la classe au photographe lui-même. Il s'agira notamment de Julie, Héloïse, Ababacar et Samantha.

 

 Nous pourrons également inventer quelques titres à ces photos qui n'en portent pas.

 

 

 



 

Pour en savoir toujours plus :

 

Une biographie de l'auteur (note de l'éditeur)


 Photographe des saveurs et des matières. En 1985, Alain Rivière-Lecoeur quitte Paris pour New York, ouvre son studio de prises de vue publicitaires. Il rencontre Hans Namuth, grand portraitiste des années 1980 et travaille avec le styliste Don Sagramoso. Il revient en France six ans plus tard et poursuit sa quête des textures de la vie dans différents domaines tels que l'art culinaire, l'art de vivre (Paris gourmand, Bruxelles gourmand chez Casterman). Il collabore aussi à de nombreux magazines de décoration et continue à honorer des commandes publicitaires. Parallèlement, il rencontre durant cinq années des éleveurs d'animaux, et s'emploie à montrer le lien intime qui les unit par une série de portraits où l'homme et la bête sont photographiés sur un plan d'égalité.







 Cette rencontre est rendue possible grâce au salon du livre de Montargis dont vous verrez les affiches promotionnelles en ville.


 


Merci aux participants et nombreux organisateurs !

 


Vive et demeure la culture dans le montargois !

 

 




  Autre projet de travail :


 L'écriture d'invention autour de ses photos semble le plus approprié en imaginant être l'animal, le photographe, le cliché lui-même et les réflexions qu'il entend tout autour de lui. Il conviendra aussi de s'interroger sur la photographie (son histoire, sa technique, son esthétique...). Savez-vous par exemple ce qu'on appelle le "grain" d'une photo? Si vous aimez prendre des photos dites-nous pourquoi et ce que vous savez déjà sur ce passe-temps, hobby, art parfois... que vous pratiquez ou non.


 On pourra également faire une liste des ouvrages littéraires où des animaux sont mis en scène : connaissez-vous le chien d'Ulysse? L'aigle qui déchire le foi de Prométhée? Les moutons de Panurge? Les Fables de La Fontaine ? La Ferme des animaux?


Ajoutez autant de références (littérature, bd, cinéma, sculpture...) que vous le voudrez en commentaire...



 

Connaissez-vous la légende du chien de Montargis?








Quelques notes de cours (esquisse):


 Image et réalité : attention à la mise en scène rares sont les photos prises sur le vif; le cadrage (le champ et le hors champ), le montage, les couleurs rendent polysémique l'image. De même celui qui regarde avec sa sensibilité, ses codes culturels, accentue cette diversité d'interprétation. Pour la photo ci dessous : connaître le mythe de Méduse conduit à une lecture différente que si l'on reconnaît seulement une animatrice (la bohémienne) de l'émission Fort Boyard !


Lignes et formes : Au sens dénoté s'ajoutent les connotations. Des caractéristiques de composition et de graphisme : grandes lignes et grandes masse, courbes et droites, effets de perspective, de symétrie, intersection de lignes de force, point de fuite de la perspective. Je vous invite pour mieux les comprendre à vous rendre sur le site du lycée et retrouver le lien du blog de mon collègue d'arts plastiques M. Sadania.


Les couleurs : Classées en couleurs chaudes ( rouge, orange, brun) et froides (bleu, vert). Le "petit livre des couleurs" indique l'importance de la palette.


Force de l'image : elle est liée à son immédiateté et à sa crédibilité. Elle a les apparences du vrai, de l'irréfutable. Est-on trop souvent dupe d'elle? Doit-on  l'opposer à l'écrit qui nous rendrait plus lucide ?









 Enfin je ne peux m'empêcher de joindre ici un tract argumenté de la PMAF une association qui milite (justement?) sur le droit animal. Qu'en pensez-vous ? Est-il efficace ? Ces adultes se donnent-ils de l'any mal pour rien? Qu'avez-vous pensé de l'intervention de la secrétaire du lycée dans vos classes?






Qui est homme, qui est bête ?

 

 Pour les élèves scientifiques : renseignez-vous sur Darwin, à l'honneur cette année!




Tract :


  Les 6 milliards de poulets élevés annuellement pour leur chair dans L'Union européenne vivent presque tous dans des conditions pitoyables. Ils sont entassés dans des bâtiments surpeuplés. Du fait de leur croissance très rapide, beaucoup souffrent de douloureux problèmes aux pattes ou meurent d' insuffisance cardiaque. Nous les faisons naître, nous les faisons grandir dans des élevages concentrationnaires, nous les transportons et nous les tuons pour les manger. Ils ne voient la lumière du jour que pour être chargés dans un camion qui les mènera à l'abattoir. Manipulés avec brutalité, entassés dans des caisses, ils n'en seront sortis que pour être suspendus par des crochets qui les feront plonger dans un bac d'eau électrifié… Là, étourdis, ils seront égorgés.

Des conditions de vie misérable :

Grandir vite et mourir jeune

En élevage intensif, les poulets sont sélectionnés pour produire beaucoup de chair en un minimum de temps. Une alimentation enrichie entraîne également une croissance très rapide. Les poulets atteignent leur poids d'abattage deux fois plus rapidement qu'il y a 30 ans. En conséquence, beaucoup souffrent de douloureux problèmes aux pattes (déformations, paralysies) ou meurent d'insuffisance cardiaque (ascites et “symptôme de la mort subite”). Les pattes fléchissent sous le poids surdimensionné du corps. Le cœur ne peut suivre le développement trop rapide de l'organisme.

En France, des dizaines de millions de poulets meurent chaque année dans les élevages.

Surpopulation

Les hangars fermés contiennent généralement plusieurs dizaines de milliers d'animaux. En grandissant, le bâtiment devenant surpeuplé, leurs conditions de vie se dégradent. Les densités moyennes sont de 22 poulets par m2. Les déplacements deviennent difficiles et pénibles et les oiseaux sont constamment dérangés par leurs congénères.

Les maladies de peau

A cause des problèmes de boiteries et de surpeuplement, les poulets passent la plupart du temps couchés sur la litière humide et sale. Ceci amène les oiseaux à souffrir d'ampoules sur la poitrine, de brûlures aux jarrets et d'ulcères aux pattes. Des infections généralisés peuvent suivre. Le dégagement d'ammoniac de la litière détériore un peu plus les conditions de vie.

Des famines chroniques chez les reproducteurs

Si les poulets reproducteurs grandissaient aussi vite que ceux abattus à l'âge de 6 semaines, beaucoup mourraient avant l'âge adulte (18 semaines) et les survivants seraient très peu fertiles. Pour éviter ces problèmes, les poulets reproducteurs sont nourris avec des rations très limitées ; parfois, les animaux ne reçoivent que 25 à 50% de ce qu'ils mangeraient s'ils avaient un libre accès à la nourriture. Les poulets qui reçoivent une quantité restreinte de nourriture souffrent chroniquement de la faim, sont frustrés et stressés.

Un concentré de souffrance :

Cette vie misérable, inhérente à la production intensive des poulets de chair, justifie à elle seule son interdiction. Mais pour ces animaux, le calvaire ne s'arrête pas là. Entassés dans des bâtiments surpeuplés, ils n'en sortiront qu'encore plus entassés dans des caisses, chargées sur un camion qui les mènera à l'abattoir.

Le ramassage

Quand l'heure est venue pour les poulets de chair d'aller à l'abattoir, des équipes vident très rapidement les élevages en attrapant dans chaque main 4 à 5 oiseaux suspendus la tête en bas. Les poulets sont tenus par une seule patte et sont souvent malmenés. Attraper ces oiseaux ainsi, provoque chez certains des luxations de la hanche. Ceci s'accompagne souvent de graves hémorragies et, dans le pire des cas, le fémur s'enfonce dans l'abdomen de l'oiseau.

Le transport

Il arrive que les poulets aient à supporter des températures extrêmes, froid glacial en hiver, chaleur accablante en été. Pendant le trajet, les oiseaux ressentent des secousses brutales, des vibrations, entendent des bruits assourdissants, sont privés d'eau et de nourriture et souffrent d'entassement excessif. Tout ceci provoque détresse et extrême angoisse.

L'abattoir

Les abattoirs modernes tuent de 8 à 10 000 poulets à l'heure – ce qui représente la mort d'environ 170 oiseaux à la minute. A une telle vitesse il est difficile, voire impossible, d'assurer correctement le bien-être des animaux.

Généralement, les oiseaux sont suspendus la tête en bas à la chaîne d'abattage, source de souffrance supplémentaire.

Beaucoup ne sont pas étourdis correctement et reprennent conscience juste avant ou après qu'on leur ait tranché la gorge. Certains échappent d'emblée au bac destiné à l'étourdissement et sont totalement conscients lorsqu'ils se dirigent vers les lames automatiques.

Une petite économie pour les uns, payée par la souffrance des autres

Les poulets domestiques sont des oiseaux qui, quand cela leur est permis, forment une structure sociale cohérente et communiquent par des appels, des contacts et des manifestations visuelles. Si on leur en donne la possibilité, ils présenteront une large gamme de comportements de confort et de toilettage comme le lissage, l'ébouriffage des plumes, l'étirement des ailes, le bain de poussière…

L'économie que nous pouvons faire à acheter du poulet bon marché et la recherche de profit maximum de l'industrie agroalimentaire, peuvent-ils justifier de faire subir une vie si misérable à un être sensible qui, comme nous, ressent la douleur et la détresse ? Qu'il soit d'une autre espèce que nous justifie-il de rester sourd à sa souffrance, et muet face à l'immoralité de cette réduction d'un animal au statut de matière première ?

Il existe des lois qui protègent les animaux contre de tels sévices et mauvais traitements. Ces textes sont délibérément ignorés pour la plupart des plus de 830 millions d'entre eux qui, en France, sont utilisés chaque année pour la production de viande de poulet.

Alors que le prix au kilo est toujours plus bas pour le consommateur, la viande de poulet est un produit très cher payé par les animaux dont le corps est utilisé comme une simple machine à produire des protéines.





 

 

 

Les cochons tatoués de l'artiste Delvoy?

 

 

 

 

 Merci pour la remarque judicieuse ci-dessous,  mais "moua" les chiffres et les nombres... C'est donc bien le jeudi 19 mars en après-midi qu'aura lieu cette rencontre. Préparons des questions.

 

 

 Pardon, Solange pour la confusion (mais sur cette page il ne s'agissait que de projets réalisés ou non) : vous pouvez faire un commentaire de la photo avec la femme et le hibou de face ! Voir le dernier article paru"calimero".

Commentaire sans titre

Publié le 2009-mars- 8 à 18:06 par Visiteur non enregistré
la 18 mars est un mercredi , et non un jeudi ^^

" Travail pour lundi " ( L'était-ce vraiment ? )

Publié le 2009-mars-22 à 15:29 par Visiteur non enregistré
" L'écriture d'invention autour de ses photos semble le plus approprié en imaginant être l'animal, le photographe, le cliché lui-même et les réflexions qu'il entend tout autour de lui. Il conviendra aussi de s'interroger sur la photographie (son histoire, sa technique, son esthétique...). "

Voilà ce qu'il y a dans le blog sauf que moi, je croyais qu'il fallait commenter la photographie. Alors, que faisons-nous ?????


A bientôt
Solange

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