J'améliore mon orthographe
Quelques erreurs "hénaurmes" pointées dans vos copies de bac blanc :
- Quand à pour quant à
- malgrés pour malgré
- Comme même pour quand même
[malgré que : sans être incorrecte, cette expression est néanmoins lourde et fort peu littéraire]
- Voir (dans le sens de “et même”) au lieu de voire
- quatres pour quatre
- de faite pour de fait (en raison de la prononciation du “t” à l'oral qui n'est pas recommandable)
- Le poète renvoit, emploit pour renvoie et emploie.
- Sucite pour suscite
- Cette extrait pour cet extrait
Des barbarismes :
- 75/100 de la population était analphabétisée (Zeynou);
- L'auteur veut mouvementer son poème (Cynthia);
- Ils inventent des formes nouvelles pour la décomposition de leurs poèmes (Gulsun);
- Inconsidération ;
etc.
Des pléonasmes :
- Ainsi donc / Car en effet / Répéter de nouveau.
Les fautes d'orthographe et le non respect des règles de la grammaire française nuisent à la qualité de vos copies au baccalauréat et votre note peut vite décroître en proportion du nombre de fautes que présente votre copie.
Orthographe des termes littéraires fréquemment employés
On écrit :
une allégorie ;
une allitération ;
une anagramme ;
une antithèse ;
un apologue ;
une assonance ;
un chiasme ;
une didascalie ;
un dilemme ;
une élégie ;
un enjambement ;
un euphémisme ;
un hémistiche ;
un hexasyllabe ;
une hypallage ;
une hyperbole ;
un incipit ;
une litote ;
une métonymie ;
une mise en abyme ;
une occurrence ;
un oxymore ;
une personnification ;
un polyptote ;
une récurrence ;
une synecdoque.
Orthographe, grammaire et expression écrite
Le trait d'union
On écrit :
au-delà, au-dessus ;
en dessous, en deçà ;
c'est-à-dire.
Locutions latines
On écrit :
a priori ou à priori ;
a posteriori ou à posteriori ;
vice versa ou vice-versa.
Pronoms indéfinis
On écrit :
quelqu'un, quelqu'une, quelques-uns, quelques-unes.
Conjonction de subordination / pronom indéfini
- Ne pas confondre quoique et quoi que :
quoique (+ subjonctif ou participe) = bien que
quoi que (+ subjonctif) = quelle que soit la chose que
Conjonction de subordination, adverbe interrogatif et locution prépositive
- Ne pas confondre quand et quant :
Nous partirons en vacances quand le bac sera terminé. Quand est ici synonyme de lorsque.
Quand les épreuves se terminent-elles ? Quand est ici synonyme de à quel moment.
Quant à moi, je pars en vacances dès maintenant. Quant à moi signifie en ce qui me concerne.
- Quelque(s) (déterminant indéfini), quelque que (adverbe invariable), quel(s) que
J'ai reçu quelques livres. Il reste quelque espoir.
Quelque difficiles que soient vos problèmes, ... Lorsque quelque peut être remplacé par si, tellement, environ, il est invariable.
Quelle que soit votre note, je vous féliciterai.
- Les accents
Sauf quelques exceptions (enchâsser, croître au subjonctif imparfait, etc.), il n'y a pas d'accent sur une voyelle qui précède une double consonne : on écrit donc intéresser, efficace, coefficient, etc.
- Ou et où
On peut réussir ou échouer au bac. Ou est une conjonction de coordination (= ou bien).
Où avez-vous appris cela ? Où est un adverbe interrogatif.
Je ne sais pas où vous allez chercher tout ça. Où est pronom relatif.
- Accord de l'adjectif
Tout le monde connaît la règle : l'adjectif qualificatif s'accorde en genre (masculin / féminin) et en nombre (singulier / pluriel) avec le nom (ou le pronom) auquel il se rapporte.
Attention !
Si l'adjectif est accompagné de plusieurs substantifs du même genre et au singulier et liés par la conjonction de coordination et, il est accordé au pluriel : J'ai produit un commentaire et un exposé exceptionnels.
Si les noms sont de genres différents, l'adjectif est accordé au masculin pluriel : J'ai rédigé une dissertation et un commentaire excellents.
- Accord du participe passé
Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant le verbe. Il est invariable lorsque le C.O.D. est placé après le verbe d'une part, et quand il n'y a pas de complément d'objet direct d'autre part. Le participe passé conjugué avec avoir ne s'accorde jamais avec le sujet du verbe.
On écrit :
Il a corrigé les copies du bac blanc.
Les copies qu'il a lues sont excellentes.
Quel mode utiliser dans les propositions subordonnées ?
- Dans les complétives
Le mode dépend du sens de verbe de la proposition principale. D'une manière générale, c'est l'indicatif qui est utilisé dans une subordonnée complétive lorsque le verbe de la principale exprime une idée de certitude (affirmation, constatation, conviction, croyance, etc.) et le subjonctif quand il exprime l'incertain (volonté, doute, crainte, possibilité, souhait, regret, etc.).
- Dans les subordonnées relatives
Pour exprimer un fait réel, une certitude, on emploie l'indicatif : Le bac blanc qui arrive m'angoisse.
Pour exprimer une possibilité, un souhait, un but, on emploie le subjonctif : J'aimerais avoir une note qui me permette d'obtenir une mention.
Pour exprimer une éventualité, on emploie le conditionnel.
Tableau de quelques locutions conjonctives et du mode qui les suit généralement :
Sens Locution Mode
but afin que subjonctif
opposition bien que subjonctif
comparaison comme si indicatif
cause étant donné que indicatif
conséquence pour que subjonctif
concession quand bien même conditionnel
1 L'emploi de "malgré que" est critiqué (sauf dans la tournure malgré que j'en aie, « malgré mes réticences »).
Pléonasmes
Quelques tournures réputées pléonastiques :
ainsi c'est pourquoi
ajouter en plus
but final
car en effet
choisir entre deux alternatives
comme par exemple
commencer d'abord
comparer ensemble
continuer encore
donc par conséquent
enfin pour conclure
joindre ensemble
mais cependant
nous pourrions peut-être
pour terminer enfin
première initiative
préparer d'avance
puis ensuite, puis après
répéter de nouveau
réunir ensemble
s'avérer vrai
voire même
donc en conclusion
Quelques fautes de français fréquentes
L'orthographe est un critère important dans l'évaluation d'un devoir scolaire. Voici une liste d'éléments qui demandent une attention particulière.
• Noms : absence, acrostiche, addition, ambiguïté, apogée, ascension, cauchemar, classicisme, digression, dilemme, échappatoire, effervescence, espèce (une espèce de...), événement, exutoire, for intérieur, hasard, impressionnisme, maintien, métonymie, paroxysme, prémisses versus prémices, recueil, ressort, soutien, synonyme, tranquillité, vraisemblance.
• Adjectifs : abscons, ambiguë (fém.), cohérent, concomitant, critiquable, disgracieux, elliptique, enclin, erroné, exigeant, indicible, indissociable, inhérent, insensé, intéressant, intrinsèque, irréel, nécessaire, rationnel, soi-disant, subtil, susceptible, vraisemblable.
• Verbes : accommoder, acquérir, acquiescer, aggraver, annihiler, assujettir, bouleverser, il convainc, discerner, bien qu'il faille, obnubiler, occuper, pallier (*pallier à), requérir, il résout, ressusciter.
• Adverbes, prépositions, pronoms et locutions : avoir affaire à, a fortiori, apparemment, a priori, au-delà, constamment, davantage, aux dépens de, différemment, à bon escient, eux-mêmes, excepté, maintes fois, malgré, néanmoins, notamment, en l'occurrence, aller de pair, parmi, faire partie de, quant à, sine qua non, tout entière, avoir trait à, vice versa.
• Noms propres : Amphitryon, Anouilh, Apollinaire, Aymé, Roland Barthes, Lewis Carroll, Dionysos, Michel Foucault, Théophile Gautier, José-Maria de Heredia, Huysmans, L'Iliade, Iphigénie, Lévi-Strauss, Mérimée, Montherlant, Nietzsche, L'Odyssée, Orwell, Poe, l'abbé Prévost, la Renaissance, Salammbô, Sisyphe, Madame de Staël, Stendhal, Tartuffe.
• Accents circonflexes : accroître, il clôt, il connaît, il disparaît, il entraîne, extrême, grâce, ôter, il paraît versus il parait (verbe parer à l'imparfait), prôner, théâtre.
• Pléonasmes
achever complètement
ajouter en plus
car en effet
comparer ensemble
puis ensuite, puis après
répéter de nouveau
pour terminer enfin
préparer d'avance
voire même
• Confusions
censé (= « supposé ») / sensé
compréhensible / compréhensif
davantage (adverbe) / ...d'avantage(s) (substantif, « gain », « profit »)
démystifier (« détromper ») / démythifier (« faire perdre son caractère de mythe à »)
dessein (« intention ») / dessin
différend (nom) / différent (adjectif)
empreint / emprunt
exaucer (« accueillir favorablement une demande, un vœu ») / exhausser (« surélever »)
inclinaison / inclination
participer à (« prendre part à ») / participer de (« tenir de, être de même nature / de même origine que »)
personnaliser / personnifier
près de / prêt à
prodige / prodigue
satire / satyre
• Ponctuation
Où mettre la majuscule ?
Au début d'une phrase, d'un vers ou d'une citation ;
Aux noms propres (personnes, lieux, œuvres, peuples, etc.) ;
À certains termes de politesse (Monsieur, Madame, Mademoiselle) ;
Titres ou qualités de certaines personnes (Monsieur le Maire) ;
À certains termes historiques ou géographiques (la Cinquième République) ; etc.
Où mettre la virgule ?
Entre des mots de même nature ou de même fonction ;
Après un complément circonstanciel en tête de phrase ;
Avant et après une proposition incise ; etc.
Points de suspension : il n'y en a que trois : …
•Règles de l'élision (* = fautif)
*l'héros —› le héros ;
*parce que il —› parce qu'il ;
*si il —› s'il.
http://www.vodemotion.com/video/4084-methodes-pour-bien-orthographier-les-mots-d-usage