Salon BD Montargis

Nous recevrons le dessinateur David François en E203, le samedi 28 mai de 8 h30 à 10h30 !
Pour en savoir plus et préparer la rencontre quelques liens :
Au début 1914, le familistère de Guise est endeuillé par une intrigante série de meurtres. Un journaliste de l'Huma enquête. Un polar régional à la fois didactique, élégant et remarquablement ficelé !
L'histoire : En 1936, au lendemain de la mort de son père, Ada Volsheim écrit une longue lettre à une amie, dans laquelle elle revient sur les lieux de son enfance, le familistère de Guise. Notamment, elle évoque les crimes qui ont bouleversé le « palais social » quelques semaines avant le début de la grande guerre. En janvier 1914, le cadavre d'un ouvrier est en effet retrouvé, la gorge tranchée, dans le jardin public attenant au familistère dont il dépendait. Dans cette ville du nord de l'Aisne (Picardie), le familistère était alors une utopie sociale concrétisée par Godin, le célèbre industriel de poêles à bois. Cet ensemble de bâtiments, qui était la propriété des ouvriers (une sorte de coopérative), comprenait logements, écoles, pouponnière, commerces, théâtre, piscine… et l'usine ! Envoyé sur place pour couvrir le crime, Victor Leblanc, un journaliste de l'Humanité, décide de prolonger son séjour. Il veut certes creuser l'affaire, mais se sent surtout inspiré par les lieux : le système collectiviste de l'entreprise fait écho à l'idéologie du journal fondé par Jaurès. Victor fait alors la connaissance d'Ada, la fille d'un ouvrier qui habite là et qui lui est un guide précieux. Un mois plus tard, c'est une veuve qui est retrouvée noyée dans la piscine…
Ce qu'on en pense sur la planète BD : Si l'intrigue policière constitue le cœur de l'intrigue de ce one-shot, le sujet central est bel et bien le décorticage du « Familistère » de Guise. Imaginez, qu'entre 1858 et 1884, l'entrepreneur visionnaire Jean-Baptiste-André Godin (des poêles éponymes) investissait le tiers de sa fortune pour construire un « palais social », inspiré des phalanstères de Charles Fourrier (voir résumé). Un entrepreneur qui fournissait logement décent, santé, éducation et culture à ses employés, au milieu du XIXe, c'était assurément une utopie. Cette entreprise épatante se concrétisait en pleine révolution industrielle, en totale contradiction en tous cas avec l'image d'Epinal véhiculée par les mines de Zola. Aujourd'hui réhabilités, les lieux sont devenus touristiques et ce petit polar d'époque en BD contribuera certainement à les populariser (...)
la suite sur :
http://www.planetebd.com/bande-dessinee/casterman/de-briques-et-de-sang/-/10442.html
Liens vidéos :
http://culturebox.france3.fr/all/29302/de-briques-et-de-sang-une-bd-de-regis-hautiere-et-
david-francois#/all/29302/de-briques-et-de-sang-une-bd-de-regis-hautiere-et-david-francois
http://vimeo.com/channels/131003#11613624
Organisateur : Arnaud Floc'h
