Elèv/ation

Test et définitions. Les figures de style à (re)connaître

Par Laucun - publié le 2020-janv.-18 à 03:54 dans Compléments

Les figures de style


J'ai ressenti les bouillons de la furie du patriotisme

métaphore

sainte confraternité des amis de la liberté sur toute la terre

hyperbole

mais daignez regarder dehors, daignez voir l'état de la France, daignez voir cette nouvelle génération

anaphore

l'émeute éclate, le sang coule

hypotypose

Des hommes qui étaient des nègres, des Arabes, des malgaches sont venus en nombre aider le peuple de France à se libérer de la servitude.

énumération

Est-ce que vous ne sentez pas … que dirai-je? Un vent de révolution qui est dans l'air ?

 q rhétorique, aposiopèse, métaphore

Cette terre d'Alsace et de Lorraine crie : Je suis France! Je veux rester France!

Prosopopée

Où cultiverez-vous ces facultés de la vie émotive qui s'abritent, s'affinent et s'apaisent, depuis des siècles, dans les églises?

gradation

Que notre nouvelle victoire marque note nouvel essor!

parallélisme


 


Test

Voici quelques phrases contenant une ou plusieurs figures de style. Identifiez-les à l'aide du lexique ci-dessous (si besoin est) :
 

 Ellipse, antiphrase, périphrase, métonymie, métaphore, hyperbole, litote, oxymore, allégorie, euphémisme, antithèse, anacoluthe, chiasme, comparaison, anaphore...

 

 

La réponse est grisée puis "blanchie"

 


1. « Petit déjeuner, toilette, vélocipède : la voici dans ses bras.» (énumération et ellipse du verbe, paronomase)


2. « Honte à ceux qui font de la politique une distraction et de la distraction une politique!» (chiasme ABBA)

 

3. "Il est cinq heures, Paris s'éveille". (métonymie, personnification)


4. « Avec soixante-dix fautes, elle est sublime, votre copie! » (antiphrase)


5. «Pas génial, ce cours de mathématiques! » (litote)


6. «Penser que mes élèves n'apprennent pas les figures de style, franchement, ça m'empêche ça me déprime. » (hyperbole)


7. «Il étrangla son chien en peluche avec une atroce jouissance. » (oxymore)


8. «Avec la crise de la haute finance, les oubliés du plein emploi sont sans doute parmi les moins favorisés.» (euphémisme)


9. «Je vénère tes yeux étoilés » (hyperbole et métaphore)


10. « La télévision multiplie les images de charité pour masquer la réalité des injustices. » (chiasme)

 

11. «Avec son visage vérolé, ce n'était pas un spécimen de beauté. » (litote)

 

12. "Pas de mur entre les peuples, pas de peuples entre les murs". (chiasme)

 

13. "Il passa son temps à manger, dormir et boire, dormir, boire et manger".

 

14. "Il épousa Gargamelle, fille du roi des Parpaillos belle fille et de bonne trogne. Ils firent souvent ensemble la bête à deux dos, se frottant joyeusement leur lard, si bien qu'elle devint grosse d'un beau fils qu'elle porta jusqu'au onzième mois".

 

15. "Le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane » (Desproges)


 

16. "Mon ordinateur est savant"

 

17. "Cet article n'est pas donné !"

 

18. "Les petits, les moyens et les grands sont déjà dans leurs classes"

 

19. "Bon chic, bon genre"

 

20. "Mets ta petite laine"

 

21. "La Justice a parlé"

 

22. "La vie est un long fleuve tranquille"

 

23. "Les financiers : un gang de requins"

 

24. "La Liberté est en colère"
 
25. "La télévision favorise le surgelé de la pensée"


 

 

 

Un autre test ?

http://www.bacdefrancais.net/figures.htm
 

 


 


 

 

 

 

Evaluation seconde correction

 

Dans les extraits suivants, recopiez les différentes figures de style et nommez-les :

 

J''étais froid comme le marbre (comparaison)

Votre âme est un paysage choisi… (métaphore)

L''automne souriait… (personnification)

France, mère des arts, des armes et des lois / Tu m''as nourri longtemps de ta mamelle… (allégorie)

Je voudrais un camenbert et un chèvre (métonymie)

Je vois un port rempli de voiles et de mâts… (synecdoque)

Le Roi Soleil (périphrase)

L''air n''avait que des caresses glaciales. (oxymore)

Il l''admire à tous coups, le cite à tout propos / Ses moindres actions lui semblent des miracles… (hyperbole)

L''ombre croît, le jour meurt, tout s''efface et tout fuit. (gradation)

Les vieux ne meurent pas, ils s''endorment un jour et ne se réveillent pas. (euphémisme)

Nous troublons la vie par le soin de la mort, et la mort par le soin de la vie. (chiasme)

Et l''on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens / Mais dans l'oe'œil du vieillard on voit la lumière. (chiasme)

Pour un cœoeur qui s'ennuie / ô le chant de la pluie. (synecdoque)

Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade. (anaphore)

Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ / Elle allait à grands pas, moissonnant et fauchant/Noir squelette, laissant passer le crépuscule. (allégorie)

Je ne suis pas mécontent de mon travail. (litote)

Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre… (gradation descendante)

Une mère s"'adressant à son enfant rentrant du jardin : “ Te voilà ! mon petit monstre ”.(antiphrase)

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits (oxymore).







 




 

 


Les figures de rhétorique à revoir



 

Allégorie : évocation d'une idée abstraite ou d'une valeur sous la forme imagée et concrète d'un personnage.
Ex : La Mort, lorsqu'elle est représentée comme un squelette armé d'une faux.

 

Allitération : répétition de consonnes identiques dans un texte.
Ex : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »
J. Racine, Andromaque, V, 5.

Anaphore : répétition d'un mot ou d'un groupe de mots, principalement en début de vers ou de phrase.
Ex : « Rome l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin, que je hais parce qu'elle t'honore ! »
Corneille, Horace, IV, 5.


Antiphrase : emploi d'un mot ou d'une expression dans un sens contraire au sens premier ou généralement admis.
Ex : « c'est du joli », « c'est du propre »

Antithèse : figure de style construite sur l'opposition de sens existant entre deux mots, deux expressions ou deux propositions.
Ex : « Mon cœur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli ! » dans le poème Puisque j'ai mis ma lèvre... (l'oubli est l'antithèse de l'amour).

Assonance : répétition de sons voyelles.
Ex : « Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ? »
P. Verlaine, Romances sans paroles, 1874.

Chiasme : figure stylistique de disposition de quatre éléments, dans une séquence textuelle, selon le schéma ABBA.
Ex : « Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens
           Mais dans l'œil du vieillard on voit de la lumière. » Hugo
Il était très riche en défauts, en qualités très pauvre.

Comparaison : figure d'analogie rapprochant deux réalités autour d'un signe grammatical (comme, pareil à…).
Ex : La lune [comparé] est comme [comparatif] une faucille d'or [comparant].

Gradation : succession de mots classés par ordre croissant ou décroissant de longueur ou d'intensité.
Ex : Va, cours, vole, et nous venge. (P. Corneille)

Hyperbole : figure d'amplification ou d'exagération.
Ex : Le marché du siècle.
Verser un torrent de larmes.

Litote : expression retenue qui suggère beaucoup plus qu'elle ne dit.
Ex : « Va je ne te hais point ! ».

Métaphore : comparaison sans terme comparant.
Ex. : « Ma soif est un esclave nu... » Paul Valéry : terme comparé = " ma soif", terme comparant = " un esclave nu ".

Métaphore filée : répétition ou développement d'éléments liés à une même métaphore initiale.

Métonymie : figure de désignation d'une réalité au moyen d'une autre qui lui est proche.
Ex : dans « Paris s'éveille » le nom de la ville désigne ses habitants.

Oxymore : alliance métaphorique de termes contradictoires.
Ex : « cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille)
« le Soleil noir de la Mélancolie » (Nerval).

Périphrase : elle remplace un mot par une expression équivalente mais qui évite de nommer directement une chose, un être ou une notion.
Ex : le XVIIIe = le siècle des Lumières

Personnification : figure de style consistant à faire d'une idée abstraite ou d'un être inanimé un être réel.
Ex : « Les arbres sur ma route fuyaient » Nerval.

Prétérition : figure de style consistant à feindre de ne pas vouloir parler de quelque chose tout en en parlant.
Ex : « Je pourrais faire remarquer que (Mme la duchesse) connaissait si bien la beauté des ouvrages de l'esprit... mais pourquoi m'étendre? » (Bossuet)


Prosopopée : procédé par lequel un orateur ou un écrivain prête des sentiments ou la parole à des êtres inanimés, morts ou absents.
Ex : Je suis la pipe d'un auteur ;/ On voit, à contempler ma mine,/ D'Abyssinienne ou de Cafrine,/ Que mon maître est un grand fumeur. (Baudelaire)

Synecdoque : forme de métonymie jouant sur la relation entre la partie et le tout.
Ex : « une fine lame » pour désigner un bon escrimeur.





Un exercice à reprendre, compléter  !


La consigne: Inventer des phrases illustrant les figures de style, dont le thème sera le lycée.

 

Comparaison:

"Ce lycée est grand, tout comme ses professeurs." (Antoine)

"Le lycée est strict, tel une prison" (Line et Flavie)

"Tel une ville en miniature, notre lycée est toujours animé" (Mélanie et Laetitia)

 

Personnification:

"Le lycée m'a bercée, je me suis endormie dans ses bras" (Marie et Tanguy)

"Le baccalauréat s'approchait pas à pas de moi." (Marie et Tanguy)

"Les murs du lycée ont des oreilles toujours à l'affût des bons ragots" (Mélanie et Laetitia)

"Le lycée crie, il crie dans mes oreilles en attente d'une réponse" (Taysir)

 

Métaphore:

"Mon lycée de pétales de roses" (Kevin) (+ métaphore filée: "Mon lycée de tiges et d'épines avec son lot de douceurs"

"Le lycée est notre maison pour la journée" (Mélanie et Laetitia)

 

Périphrase:

"Nous aperçûmes ce magnifique assemblage de parallélépipèdes rectangles" ( Kevin)

"Des porteurs du savoir nous enseignent ce qu'ils savent" (Line et Flavie)

"Ce lieu où l'on apprend l'histoire comme la vie" (Laetitia et Mélanie)

 

Antiphrase:

"Cet endroit est si propre!" (Taysir)

"On adore avoir des mauvaises notes!" (Laetitia et Mélanie)

 

Antithèse:

"Quand j'y rentre, je suis content, quand j'en sors, je suis triste" (Kevin)

  

Oxymore:

"La triste joie de s'y rendre nous envahit" (Kevin)

"Le silence bruyant des classes nous saisit" (Taysir)

 

Hyperbole:

"Le lycée est si immense que l'on pourrait le confondre avec un pays" (Taysir)

 

Chiasme:

"Éclairé par les élèves, par les professeurs assombri" (Kevin)




Source : https://www.weblettres.net/blogs/index.php?w=oasis

 



Les figures de style dans le discours politique :





 

 



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