Elèves créateurs

Qui sont tes héros et héroïnes du quotidien?

Par Mme Otsmane - publié le mercredi 20 mai 2020 à 04:49 dans 07w5ème

 Dans le chapitre "Héros, héroïnes, héroïsmes", les élèves ont mis à profit leurs compétences argumentatives pour mettre en valeur leur héros ou héroïne du quotidien à partir de la réflexion suscitée par des illustrations qui ont circulé durant le confinement.




Témoignage de Juliette I--T en 5ème Balzac

              Selon moi, les héros et héroïnes du quotidien sont ceux qui se dévouent corps et âme aux autres. Ils ne sont pas nécessairement médiatisés dans les journaux ou à la télévision mais ils consacrent leur vie à sauver nos vies, les protéger, aider les autres et à adoucir leur vie. Ce sont nos anges gardiens, ils veillent sur notre santé et notre sécurité, ils rendent notre vie plus facile, ils sont à notre écoute et nous viennent en aide au quotidien...

              Parmi eux, je souhaiterais parler de mon père qui est facteur, surtout en ces durs moments de pandémie. Je l'entends se lever très tôt, pour commencer parfois à 5h du matin avant de partir en tournée, à vélo par tous les temps, dans le froid glacial de l'hiver comme en pleine canicule, sous un soleil de plomb sous un déluge de pluie ou de grêle. Quelle que soit sa fatigue, il est là, fidèle au poste. Depuis le temps, il connaît toutes les rues par c½ur et les gens. Il s'attache, prend régulièrement des nouvelles d'une petite grand-mère presque centenaire qui va lui offrir un petit café, ou d'un vieux monsieur handicapé pour lequel il rendra de petits services. Il ne compte pas ses heures. Il dépanne les gens perdus dans la rue, poste leur courrier pour eux, leur rapporte une boîte pour expédier un colis ou des timbres et des enveloppes...

              Puis le covid a fait son apparition. J'ai commencé à voir de l'inquiétude dans son regard même s'il ne disait rien, même s'il ne se plaignait pas : peur du contact, peur d'attraper la maladie et nous la transmettre, peur d'attraper la maladie et la transmettre à ses clients ou ses « fidèles anciens » comme il les appelle. Au début, j'étais rassurée, il est resté à la maison avec maman et moi quand nous ne pouvions plus aller au collège. Mais cela n'a pas duré longtemps.

              Deux jours après, il était de nouveau dehors, sur son vélo...sans masque, sans protection, la boule au ventre pour lui et pour nous. Les jours ont passé, il a continué à prendre des nouvelles des anciens, mais de loin. Les masques ne viennent toujours pas. Il se protège comme il peut en restant à l'écart. L'un de ses collègues tombe malade. On ne sait pas ce qu'il a mais il est à l'hôpital. Papa et ses collègues obtiennent enfin du gel hydroalcoolique, c'est un début. Mais toujours pas de masque. Maman réussit à trouver du tissu et lui en fabrique un. Il continue ses tournées coûte que coûte malgré les bureaux fermés. Il apporte le courrier et les colis dans les foyers, récupère le courrier et les colis à expédier, continue à s'inquiéter des uns et des autres.

              Avec l'aide de ses contacts, il devient actif sur les réseaux sociaux pour continuer à dépanner les gens, les renseigner, les guider dans leurs démarches. On apprend finalement que son collègue est atteint du covid, cette maladie si lointaine devient si proche. La peur est vraiment là mais il continue comme si de rien était car les gens ont besoin de leur facteur. Et ils reçoivent enfin deux masques le matin pour faire leur travail de tri et de distribution. Quand la mairie a organisé la répartition des masques, il a participé à leur distribution avec ses collègues, s'inquiétant le soir de savoir qui n'en avait pas encore reçu et s'organisant le lendemain avec sa hiérarchie pour faire des détours et apporter les masques aux « oubliés ».

              Il n'attend pas de remerciements, même si je vois un sourire dans ses yeux quand il reçoit des témoignages de gratitude. Il dit qu'il fait son métier, que c'est son rôle, mais moi je le trouve très courageux. Bien sûr il ne se met pas autant en danger que les personnels soignants ou les forces de l'ordre, bien sûr j'aurais pu parler de ma maman qui a disparu derrière son ordinateur depuis deux mois et qui ne compte pas ses heures pour garder le contact avec ses élèves, mais j'ai voulu mettre en avant mon papa qui est mon héros du quotidien.


Témoignage de Kelvin C en 5ème Gary



J'ai décidé de parler du personnel soignant.

Grâce à leur courage et  à leur dévouement,  ils sont devenus les héros du Covid 19, qui a tué et contaminé beaucoup de personnes.

Ils se sont battus tous les jours , ont travaillé d'arrache pied, sans compter leurs heures et leur grande fatigue.

Ils se sont mobilisés pour nous, ils ont soigné les patients, et ont aussi apporté du soutien et du réconfort aux familles.

Comme les visites étaient interdites , ils ont appelé chaque famille, tous les jours, pour leur donner des nouvelles.

Ils ont également travaillé dans de mauvaises conditions, qui parfois, les mettaient en grand danger, (pas assez de masques, de gants, de sur blouses , de lunettes de protection).

Ce sont des héros, héros qui ont aussi  eu peur , peur de contaminer leurs collègues, leurs proches , leurs familles.

Certains ont préféré laisser leurs conjoints et enfants pour ne pas les contaminer.

S'éloigner de leurs familles pendant des mois a été très difficile à vivre.

Des milliers de soignants ont été infectés.

Certains y ont laissé leurs vies, et d'autres ont perdu de nombreux collègues et amis décédés du Covid 19.

« Ils ont sauvé nos vies en risquant la leur »

Merci de leur rendre hommage , tous les soirs , à 20 heures, sur les balcons ou dans les rues en les applaudissent.

Merci de les soutenir dans leurs besoins.



Témoignage de Léonie DG en 5ème Gary


Nous n'avons pas beaucoup parlé des conseillers funéraires et des autres professions qui travaillent auprès d'eux. C'est pour cela que je décide de parler de leur courage et de leur dévouement.

Mon père est conseiller funéraire. Tous les matins, il se lève tôt pour accomplir ses missions. Il reçoit les familles des personnes décédées du Covid-19, qui ont peut-être eux aussi la maladie. Durant cette période, il a été surchargé sans avoir le temps de prendre une pause-déjeuner. Ma s½ur et moi étions terriblement tristes de le voir autant travailler.

Le soir, il nous racontait sa journée en parlant des thanatopracteurs. Ils maquillent les défunts atteint du coronavirus, afin qu'ils soient magnifiques. Même morts, ils peuvent être contagieux. Les brancardiers avaient très peu de protections. Mon père nous parle aussi des familles qui ne peuvent pas dire au revoir à leurs prochse. Il n'y avait plus aucune place dans les chambres froides, mon père et ses collègues ont dû s'organiser pour que tout se passe le mieux possible.

Que de souffrances et de familles endeuillées.






Rédiger un dialogue argumentatif

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 6 avril 2018 à 11:05 dans 07w5ème
Au cours de leur chapitre consacré au développement durable, les élèves ont lu plusieurs nouvelles contemporaines qui alertent sur la pratique de l'élevage et de l'agriculture industriels.
Ils ont également enquêté sur les dérives de la surconsommation qui dévastent les milieux naturels et engendrent d'innombrables pollutions (pollution atmosphérique, nucléaire, électromagnétique, contamination des sols et des na
ppes phréatiques).
Dans les dialogues qui suivent, ils mettent en scène une personnalité "éco-guerrière" qui ferraille avec une personnalité plutôt pollueuse.






A Maxi Dépense, une grande surface de Consommeville, Madame Cacahuète reste sidérée devant les quantités de viande que Madame Tacloche, sa voisine, achète :


«Quatre steaks, huit escalopes de veau, trois poulets, cinq côtes de veau, un lapin, et vous continuez à en prendre, commença madame Cacahuète, ça ne vous suffit pas ?


-Et alors, c'est juste des bêtes! protesta Madame Tacloche.


-Oui, des bêtes mais ces bêtes, ce sont des êtres vivants ! Par exemple votre petit veau à sa naissance, il a été séparé de sa mère. Et votre petit cochon, il n'a pas eu le droit à son lit douillet comme vous, et en plus 20 % d'entre eux meurent avant le jour de l'abattage.


-Mais je ne vais pas manger de l'herbe! s'écria Madame Tacloche, et puis qu'est ce que ça peut vous faire, ce n'est pas une végétarienne qui va m'empêcher de manger de la viande.


-D'ailleurs, j'avais oublié de vous dire que 99 % des lapins vivent dans des cages, cette végétarienne comme vous dites, elle ne mange pas que de l'herbe, elle au moins elle est consciente que quand l'argent parle la vérité se tait.


-Je ne vois pas le rapport.


-Le rapport c'est que les personnes qui « élèvent » ces animaux sont bien conscientes de la souffrance des animaux mais ne font ça que pour l'argent! asséna Madame Cacahuète.


-Mais de toute façon ce n'est pas parce que j'arrête que tout le monde va arrêter ! hurla Madame Tacloche excédée.


-Et bien justement si! insista Madame Cacahuète, si tout le monde faisait un petit effort, on remarquerait un changement.


-Pour la peine je vais doubler mes portions! conclut très énervée Madame Tacloche.


Alizé et Mathilde, 5ème Balzac



Consommation annuelle d'animaux

Julia et Lorie regardent la mer pendant qu'un bateau déverse des déchets nucléaires au large:

«Tu savais que la France est le deuxième pays du monde à posséder le plus de réacteurs nucléaires?

-Super! Et les déchets que ces réacteurs produisent, tu sais comment ils s'en débarrassent? répliqua Julia avec colère.

- Ils les font disparaître! plaisanta Lorie en haussant les épaules.

-Ben voyons! rugit Julia, tu vois le bateau la-bas, ce sont de gros paquets de déchets radioactifs qu'il déverse dans la mer. Ils peuvent mettre jusqu'à 4,5 milliards d'années à se dégrader.

-Tu peux toujours causer «Mme L'intello» en attendant, ton portable ne se charge pas avec des fleurs, rétorqua Lorie.

-Si tu t'intéressais plus à cette énergie, cancérigène de surcroît, tu saurais que pour tous les appareils en veille en France , il faut DEUX centrales nucléaires! tempêta Julia exaspérée .

-OK d'accord, calme toi! Mais la vie sans électricité, ça veut dire, plus d'ordi , plus de téléph…

-Et les énergies renouvelables: biomasse et éoliennes: en France on possède seulement 7000 éoliennes alors qu'il en faudrait 50000. Tandis que la biomasse n'assure que 1,8% de la production mondiale d'énergie en 2015, lui dit Julia.

-Et alors ça change pas la vie , insista Lorie.

-Figure toi que si! Par exemple les Danois: 20% marchent à pied 26% en vélo et 21% en transports en commun.

-C'est normal! s'exclama Lorie, ils sont plus riches!

-Parce qu'ils investissent dans leurs éoliennes et cela leur rapporte plus d'argent qu'une banque , gronda Julia, et puis laisse tomber l'écologie c'est pas ton truc.»

Puis elle partit laissant son amie seule sur la plage.


Mathilde D. et Lola S., 5ème Flaubert



Baptiste et Carlo, deux amis, s'apprêtent à aller voir le débat de leurs camarades de classe , portant sur le nucléaire :


« Oh! Salut Carlo, s'exclama Baptiste, es-tu prêt pour aller voir le débat de Marine et Jean sur le nucléaire ?


Carlo répondit: Oui! J'ai hâte car le nucléaire c'est trop bien !


-Non, le nucléaire c'est horrible! rétorqua Baptiste.


Carlo fronça les sourcils.


« Mais non, riposta Carlo, le nucléaire ça génère beaucoup d'électricité sans faire de gaz dans l'atmosphère !


Baptiste persifla: Oui, mais cela produit 20kg de déchets sur 500kg de déchets qui sont, eux, à haute activité radioactive non utilisable.


-C'est pas un problème ça ! On les met sous terre et on n'en parle plus, persista Carlo.


-Mais tu sais que les déchets nucléaires, ajouta Baptiste, mettent 24000 ans a perdre seulement la moitié de leur radioactivité ».


Carlo ouvrit sa bouche de stupefaction mais continua à riposter :


- Ils seront enterrés dans des bunkers souterrains et on coulera du béton dessus, alors on s'en moque !


-Et est-ce que tu penses à ceux qui sont après nous ? proclama Baptiste


-Ah oui, admit Carlo , je n'y avais pas pensé !


Baptiste indiqua : Tu sais qu'en 2030 on estime à 2,7 millions de mètres cubes de déchets nucléaires.


Carlo proposa: On a qu'à les recycler !


-Mais on n'a pas trouvé, insista Baptiste, un moyen de recycler les déchets nucléaires.


-Mais, alors, on ne peut pas s'en débarrasser ! bafouilla Carlo.


Conclusion:

Pour conclure, il faut arrêter de construire et d'utiliser les centrales nucléaires car leur déchets restent dans le temps et polluent énormément donc il faut favoriser l'utilisation des énergies renouvelables !


Dimitri S et Erwan L., 5ème Balzac



«Cela fera 2 euros la canette!» dit la vendeuse à Vanessa.


Elle remercia la vendeuse et s'en alla rejoindre son ami Quentin sur la plage.


« Salut Quentin! Ça va pas trop chaud? dit-elle en riant.

-Non, il fait tout juste comme j'aime, s'exclama-t-il.


Ayant fini sa canette, Vanessa la lança à l'eau.


« Vanessa! tempêta Quentin. Pourquoi as-tu fait ça ?


-Parce que je l'ai finie, répondit-t-elle, c'est bon n'en fais pas tout un fromage !


-Tu aimes le poisson n'est ce pas ?


-Bien sur j'adore ça! Mais pourquoi cette question ? demanda Vanessa.


-Alors madame je m'en fiche sais-tu que si tu pollues les océans tu te pollues toi même! Les poissons se nourrissent de pollution, donc automatiquement toi aussi, rugit Quentin .


-C'est bon moi je n'ai pas besoin d'un "monsieur je sais tout" qui me fait la morale! répliqua-t-elle.


-Vanessa, sois un peu réaliste je t'en prie, en faisant ce genre de choses tu pollues les océans qui font 70,8 % de la surface de la Terre. Imagine si tout le monde fait comme toi, on pourrait créer un 7ème continent fait rien qu'avec des déchets! 20milliards de tonnes de déchets sont déversés dans les océans chaque année soit 634000 kilos de déchets pas seconde !


-Tu as raison Quentin, s'excusa Vanessa, à l'avenir je ferai plus attention, merci de m'avoir ouvert les yeux!


Ella et Inès, 5ème Balzac




Le dialogue oppose Gauttier (braconnier) et Shannel (défenseur de la cause animale):


« Regarde ma nouvelle fourrure en peau de lion, n'est-elle pas magnifique ? s'exclama Gauttier avec joie .

- Les animaux n'ont pas été créés pour embellir nos manteaux ! gronda Shannel, très furieux . Nous devons les préserver pas les tuer. Ils sont comme nous, des êtres vivants !

Gauttier ne se démonta pas:

- Demain je m'envole pour la savane, un grand couturier américain m'a contacté il y a une semaine, il me propose 1 million de dollars pour ce voyage .

- Ah bon ! ajouta Shannel . Qu'est-ce que tu vas faire là-bas ?

- Bah, à ton avis, je vais chasser des guépards ! répliqua Gauttier, tout heureux de son annonce. Ça va rapporter gros!

- Des vies pour de l'argent! N'as-tu pas honte? cingla Shannel, avec beaucoup de dégoût .

- Je m'en fiche complètement, je ne les connais pas ! s'écria Gauttier . Du moment que je me fais de l'argent .

- A cause de personnes comme toi , 56 millions d'animaux sont abattus par an, ce chiffre est en hausse de 10% chaque année depuis 10 ans, 85% de la production mondiale de fourrure se fait dans les fermes à fourrure et les 15% restants sont chassés dans la nature avec des pièges affreux !

Au final, comprenant qu'il ne parviendrait pas à convaincre Gauttier d'arrêter ses massacres, Shannel décida de l'exclure de son cercle d'amis.


Marie-Thya et Maëliss, 5ème Flaubert


Lors d'une pause dans un parc, deux lycéens mangent leur déjeuner. C'est alors qu'une dispute éclate entre Louise et Max :

- « Tu avales mal ta salade, tu ne la mâches même pas bien! s'exclama Louise, sais-tu d'où elle provient?

-Non, mais moi je mange des choses saines, répondit Max.

-Ce n'est pas sain, c'est rempli de pesticides ! rétorqua-t-elle.

-Heu…, toi, sais-tu d'où viennent tes légumes? bafouilla-t-il.

-Oui, ils sont bio et proviennent d'une ferme voisine où l'agriculture est saine par exemple il y a des cultures associées, des outils manuels innovants qui ne nécessitent pas de pétrole.

- C'est quoi des cultures associées ? l'interrogea-t-il.

- Elles permettent de planter sur une petite surface une plus grande diversité de plantes qui s'entraident, comme le basilic: il protège la tomate avec son odeur contre les insectes.

-Mais , observa Max , c'est super !

Louise reprit:

- Les problèmes causés par l'agriculture industrielle sont tellement nombreux: déforestation, monocultures qui appauvrissent la terre, pesticides, pollution et encore bien d'autres!

-Je serai attentif désormais à la provenance de mes légumes, promit Max.


Soumeya H. et Nesrine M., 5ème Flaubert




« Ma parole, tu es greffé à ton téléphone ! lança Aboubakar en retrouvant Anthony.


-Je ne sais pas, c' est une habitude ! sourit Anthony.


Aboubakar le regarda fixement:


-Tu sais que c'est dangereux ?


-C'est dangereux en quoi ? bailla Anthony sans lâcher son téléphone des yeux.


-Pose ton téléphone et je t'explique.


-Vas-y!


Aboubakar prit une grande inspiration:


-Tu as déjà entendu parler des ondes électromagnétiques?


-Non, c'est quoi ?


-A force d'utiliser ton portable qui émet et reçoit ces ondes, tu t'exposes à de nombreuses maladies: stress, troubles de l'attention, maux de tête, cancers... Si tu le gardes trop longtemps dans ta poche, tu prends même le risque de devenir stérile!


-Ca veut dire quoi devenir stérile Monsieur l'Ecolo ?


-C'est quand tu ne peux plus faire d'enfants Mister Ondes!


Anthony haussa les épaules:

- Mais je ne peux pas me passer de mon portable! C'est pas grave, si j'attrape le cancer je ne pourrai m'en prendre qu'à moi!


Aboubakar D. et Anthony L., 5ème Flaubert

Composer un portrait hyperbolique

Par Mme Otsmane - publié le mardi 12 avril 2016 à 12:10 dans 07w5ème
L'étude de la littérature médiévale se poursuit avec la lecture de Lancelot ou le chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes.
Après avoir analysé l'épisode des "Cheveux d'or" où le narrateur fait la part belle aux hyperboles pour magnifier l'admiration que voue Lancelot à la Reine Guenièvre, les élèves ont eu à composer un portrait mettant en valeur la beauté de la souveraine.


"Guenièvre se plaint à Lancelot de son départ pour la quête",
enluminure de "La Quête du Graal" (1375-1400)


La Reine avait un visage si gracieux et si pur qu'un astre semblait apparaître à chaque fois qu'elle arrivait. Sa chevelure blonde, abondante, lui faisait une auréole autour du visage. Ses yeux bleus, comme un ciel d'été dans lequel se reflète la mer, vous chaviraient l'âme au premier regard. Sa fine taille ondulait comme un tournesol caressé par la brise légère. A son passage, les regards ne pouvaient se détacher d'elle.
Nabil E., 5ème Gary


Les yeux de la Reine Guenièvre avaient la couleur de l'émeraude et sa chevelure rayonnait comme les éclats chauds du soleil au petit matin. Sa bouche d'un rouge lumineux faisait penser à l'éclosion d'une rose. Quant à sa peau, elle était blanche et douce: elle se vêtait d'une longue robe bleu nuit qui faisait ressortir son magnifique teint.
Tous les chevaliers qui la croisaient pensait qu'elle était un ange, issu tout droit du royaume de Dieu.
Marine F., 5ème Gary


Les cheveux de la Reine Guenièvre brillaient de mille feux, tels une éclatante mine d'or. Rien n'était plus doux ni plus soyeux que sa chevelure qui embellissait son magnifique visage. Ce visage si lisse, si pur, frais et délicat tel une cascade des plus hautes montagnes apaisait l'âme de ceux qui la contemplaient. Aucun paysage, aucun trésor n'égalaient une telle beauté. L'éclat de ses pupilles, illuminant la nuit comme la pleine lune, ensorcelait une armée entière. Sa taille, aussi souple et magnifique qu'un pétale de rose, ne laissait personne indifférent dans tout le royaume.
Rayan M., 5ème Gary


Guenièvre avait un beau visage, le plus beau du monde. Ses yeux d'un bleu intense, presque transparent, avivaient son regard à la fois profond et perçant. Ses fines lèvres rosées formaient un sourire d'ange, éclatant à la lumière du jour. Ses cheveux dorés, lisses et soyeux, encadraient son ravissant visage. La Reine était dotée d'une taille fine et souple, accentuant sa gracieuse silhouette.
Samra Y., 5ème Gary


Le visage de Guenièvre rayonnait de mille feux mais c'était surtout ses cheveux qui la rendaient éclatante car ils étaient si blonds, si dorés et si lumineux qu'à leur côté le soleil semblait noir. Ses grands yeux bleus rivalisaient avec le ciel le plus pur. Ils scintillaient tant qu'on avait l'impression que toutes les étoiles s'y trouvaient. La nuit, rien qu'en les regardant, on avait l'impression qu'il faisait jour.
Amelle I, 5ème Artaud




Décrire un personnage du cycle arthurien

Par Mme Otsmane - publié le jeudi 24 mars 2016 à 17:59 dans 07w5ème

Durant le chapitre consacré aux romans de la Table Ronde, les élèves ont visionné plusieurs extraits d'Excalibur (1981) de John Boorman. Ce film refond avec talent les différentes légendes sur Arthur pour offrir un déroulement chronologique cohérent de la vie du Roi.




Au cours de l'évaluation de fin de chapitre, vingt minutes ont été consacrées à la rédaction d'un court texte descriptif. Les élèves devaient au choix décrire:

- Mordred du point de vue d'Arthur

- Lancelot lors de sa première rencontre avec Guenièvre

- Morgane revue des années plus tard par Merlin

Leurs textes devaient être cohérents avec la situation des personnages et retranscrire leurs émotions. Pour enrichir leur description, l'emploi d'expansions du nom variées était suggéré. Le maniement de figures de style (comparaison/ métaphore) conférait un bonus.


Mordred vu par Arthur


Arthur désemparé  (Nigel Terry)

Le farouche Mordred (Liam Neeson)


Le pont-levis se baissa et Arthur se retrouva nez à nez devant son fils qu'il n'avait jamais vu. Mordred était fièrement campé sur son destrier, revêtu de son armure d'or qui paraissait indestructible et paré de son heaume en forme de soleil qui le rendait majestueux. Arthur lui demanda d'enlever son heaume et il ressentit de l'appréhension à l'idée de découvrir son visage. Il lui trouvait une aura de feu. Il reconnut ses propres yeux vert-bleu mais ceux de son fils étaient perçants. Ils luisaient de haine. Sa bouche restait figée de colère. Arthur fut submergé par la tristesse.

Nina F., 5ème Gary



Lancelot vu par Guenièvre


Guenièvre éprise (Cherie Lunghi)

Lancelot du Lac (Nicholas Clay)


Guenièvre descendit pour rencontrer le chevalier qui devait la mener au roi Arthur. C'est alors qu'elle vit un tout jeune homme lumineux. Ses yeux étaient d'un brun si tendre qu'elle crut que du miel y coulait. Une profonde sérénité émanait de toute sa personne. Guenièvre tomba instantanément sous son charme. Lancelot quant à lui demeurait silencieux.

Samra Y., 5ème Gary



Morgane vue par Merlin


Merlin conquis (Nicol Williamson)


L'envoûtante Morgane (Helen Mirren)


Merlin n'avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Vêtue d'une robe rouge sang, elle était devenue une jeune femme d'une grande beauté. Sa grande cape qui flottait au sol bruissait à chacun de ses pas. Merlin éprouva beaucoup de respect et d'admiration pour la puissance qu'elle dégageait désormais. Cependant, il fut saisi par son regard : il était embrasé de la haine qu'elle ressentait pour son demi-frère Arthur.

Marine F., 5ème Gary


Merlin n'avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était devenue très élancée, avec des cheveux bouclés. Elle portait une longue robe bleu clair qui brillait de mille feux. Ses grands yeux bleus s'illuminèrent quand elle se rendit compte de l'effet qu'elle suscitait chez Merlin. Un radieux sourire illumina son visage, ses belles dents blanches brillaient d'un éclat irrésistible.

Lalya S., 5ème Gary



Merlin n'avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était resplendissante. Elle avait l'air d'un soleil flamboyant avec ses magnifiques cheveux roux qui ruisselaient sur ses épaules. Merlin ressentait l'aura magique qu'elle déployait autour d'elle. Merlin se sentait irrésistiblement attiré par elle même s'il devinait que les intentions de Morgane étaient dangereuses.

Djibril I., 5ème Artaud


Présenter un exposé avec le logiciel Padlet

Par Mme Otsmane - publié le lundi 29 février 2016 à 16:11 dans 07w5ème
La découverte de la littérature médiévale a été inaugurée par un groupement de textes sur les légendes arthuriennes. En complément de leurs lectures, les élèves ont eu à préparer un exposé sur un personnage du cycle arthurien ou un objet de leur choix. Afin de rendre leur présentation plus interactive, ils ont été initiés à l'utilisation du logiciel en ligne "Padlet", plus intuitif qu'un diaporama.
Les oraux des exposés ont eu un réel succès. Non seulement les duos d'élèves étaient fiers de présenter leur "mur padlet" vidéoprojeté mais en plus les camarades ont été très réceptifs à ce qui leur était présenté.



Thomas et Enzo présentant le personnage de Merlin


Ema et Maïlle présentant le personnage de Gauvain

Ci-dessous les liens des différents exposés:

http://padlet.com/mmeotsmane/graal5A
http://padlet.com/mmeotsmane/galaad5G
http://padlet.com/mmeotsmane/gauvain5A
http://padlet.com/mmeotsmane/merlin5G
http://padlet.com/mmeotsmane/mordred5A
http://padlet.com/mmeotsmane/guenievre5G





Le Chant des saisons: écriture de poèmes

Par Mme Otsmane - publié le samedi 2 janvier 2016 à 15:15 dans 07w5ème
Pour essayer de composer leur texte poétique, les élèves de 5ème ont lu des poèmes d'époques variées, effectué des recherches mythologiques et observé des peintures et sculptures mettant en scène les saisons.
Ils se sont graduellement initié au langage poétique à l'aide de différents ateliers d'écriture (enrichir un champ lexical, créer des images à l'aide de figures de style, créer une impression sonore).


L'Hiver


Mucha, L'Hiver, 1897

L'ivresse de l'hiver


Toi, qui dénudes les arbres de leurs feuilles,

Saturne, dieu qui dévore le temps

Ton froid revient illuminer mon c½ur.


J'attends que tu me noies de ta neige

Et que tu m'enténèbres de tes jours sombres,

Saturne, dieu qui dévore le temps


Mon c½ur rayonne en apprenant ta venue

Dans cette nature qui meurt abattue,

Saturne, dieu qui dévore le temps


Ema P., 5ème Gary



Le froid glacial me consumait

Saturne se réveilla

Et sa fureur déchaîna

Sur les innocents impuissants


Je me suis réveillé

D'une douleur accablante affligé

Le froid glacial me consumait

Et Saturne m'engloutissait


Je languis dans mon lit

Le froid glacial me consumait

Je me lamente de la vie


Saturne apparut, me dévisagea

Et se réjouit de ma mélancolie

Mort je suis

Le froid glacial m'a consumé


Syloé N., 5ème Artaud



L'Hiver est une saison qui me déteste

Mon grand-père crie dans son lit de mort

Semblable à un vieil oiseau blessé


L'agonie l'empêche de dormir.

Étouffée par le vent froid,

Ma grand-mère pleure, accablée de douleurs.


Perdus dans cette angoisse

Mes frères tremblent de froid,

Eux non plus ne dormiront pas.


Elisa M., 5ème Artaud



Triste, la chaleur s'est arrêtée

Le froid fait succomber mon c½ur

La grande tristesse de la neige

Me laisse de glace dans la tempête


Je me sens gelé et le Temps n'a pas l'air d'avoir froid

Mais cette nuit je vis une étoile filante

Qui m'a réconforté


Imhotep G., 5ème Artaud



Le Printemps



Mucha, Le Printemps, 1897

Ma saison préférée est arrivée

Le vent, le froid et la neige,

Le temps les a effacés

Et Flore renaît dans nos c½urs desséchés


Les fleurs, les arbres, les cris d'oiseaux

Tout renaît, tant que je pleure de joie

Le ruisseau brille de mille éclats

Ma saison préférée est arrivée


Les abeilles viendront récolter leur miel,

Les papillons de mille couleurs

Viennent me montrer le ciel

Et graver le printemps dans mon c½ur ouvert


Alliance M'B, 5ème Gary



Dans la rue sinistre, esseulé

Sans amis, sans parents

Je guettais mon seul réconfort

La déesse Flore


Le Printemps m'a choyé, entouré, nourri

J'ai pu survivre grâce à lui

Mon soleil rayonnant c'était cette fille seule

Aux cheveux d'or et aux yeux d'étoiles


Je n'ai pas osé la voir

Et je suis resté dans mon désespoir

C'est elle qui s'est avancée

Et dans une indicible extase m'a embrassé


Le temps passant, elle s'est enfuie

Je l'ai poursuivie mais elle a disparu

Mourrais-je donc seul ?


Si c'est cela ma destinée

Alors je m'envolerai vers les étoiles

Retrouver les yeux de ma bien-aimée


Hugo T., 5ème Artaud



J'ai vécu avec quelqu'un

Avec qui je me sentais bien

Mais il m'a laissé tomber

Comme une feuille de papier


Dans la froideur de l'hiver

J'ai perdu espoir

Un matin comme les autres

J'ai vu cet homme

Pas comme les autres


Il me fixe du regard

Et en une seconde

Il m'a envoûté

Et j'ai su que c'était le bon


Nous nous sommes revus

Dans une magnifique avenue

Nous sommes devenus inséparables


Voici maintenant trois saisons

Que je suis avec l'homme de ma vie

Je ne le quitterai pour rien au monde

Car grâce à lui, j'ai repris espoir


Maïlle Océane K., 5ème Gary




L'Été



Mucha, L'Été 1897

Je suis l'Été beau, somptueux et éblouissant

Si rayonnant que je réchauffe même les nuits.

Mon Amour, la Lune illuminera nos vies

Comme une fleur d'argent changeant de couleur.


A chaque fois que je te regarde dans les yeux

Mon c½ur change de voix.

En te regardant, mon astre doré,

Je brille de toute ma splendeur.


Mickaël M., 5ème Artaud



L'Été est joyeux, clair et beau

Heureuse enfin, je pleure, je ris

Je m'enivre du chant des oiseaux


Dans mes pensées les plus belles,

Dans mes pensées les plus intrépides,

Le soleil brille le jour comme la nuit


Les ruisseaux brillent dans des éclats de verre

Les pétales de fleurs rouges comme le sang renaissent.

Ce soir, au coucher du soleil, s'éteindra dans les ténèbres

La belle vie dont on rêvait tous.


Kimberly Q., 5ème Gary



Nuit d'été


Cette nuit-là

Nuit de rage, couleur rougeâtre

Enflammant mon c½ur débordant de haine

J'ai vu un démon aux dents jaunâtres


Cette nuit-là

J'ai vu des oiseaux dans leurs nids

Prêts à attaquer leurs proies pour leurs petits


Cette nuit-là

J'ai vu des chevaux à la crinière ardente

Sur ces chevaux, Déméter

Qui domptait le ciel ardent


Steve D, 5ème Artaud



La malédiction


La chaleur implacable du feu céleste

Brûle entièrement mon corps

Pareil à l'eau je m'évapore

Je tente de résister à la douleur


Languissant, j'implore le Temps

D'abandonner son manteau de feu

Et de faire renaître la pluie

Qui doit me redonner la vie


Accablé, j'implore le Soleil

De se voiler de nuages

Je ne suis qu'un mort

Au monde des enfers


Djibril I., 5ème Artaud



L'Été est une saison qui rend joyeux

Pourtant l'Été m'afflige

Sa chaleur me fait mourir de soif


Point d'oasis, point de réconfort

Je marche seule dans le désert

Languissante de chaleur


Cérès m'empêche de dormir

Une pénible sueur coule en moi


Notre Été est un été de malheur


Espérance D., 5ème Artaud



Ecrire un poème évoquant une émotion en lien avec une saison

Par Mme Otsmane - publié le jeudi 23 octobre 2014 à 10:43 dans 07w5ème
Pour parvenir à composer leur poème, les élèves de 5ème ont lu des oeuvres poétiques d'époques variées, effectué des recherches mythologiques et observé des peintures et sculptures mettant en scène les saisons.
Ils se sont graduellement initié au langage poétique à l'aide de différents ateliers d'écriture (enrichir un champ lexical, créer des images à l'aide de figures de style, créer une impression sonore).

Voici quelques poèmes de la 5ème Balzac, ceux de la 5ème Flaubert seront publiés la semaine prochaine.


L'Hiver


Hiver par Mucha (1900)



Entourée d'arbres morts

La terre s'est vêtue de blanc
Je partage ses sentiments de peine
Dans la nuit blême qui m'assassine chaque soir

Chronos m'emprisonne dans sa cage de froidure
Et d'animaux endormis
Ma fin approche vite
Je la vois avancer à travers les feuilles mortes

Le froid me piétine de l'intérieur
Comme un lac sous la glace
Je meurs debout

Yann O., 5ème Balzac



En regardant par la fenêtre
J'ai vu l'hiver arriver.
J'ai regardé en l'air
Et j'ai croisé le regard de Saturne désespéré.

J'ai regardé les arbres
Les feuilles avaient disparu.
J'ai regardé dans la rue
Personne!
Rien que mon souffle suspendu.

En regardant dehors
J'ai vu défiler ma vie,
J'ai entendu
Les fenêtres claquer, le vent frapper

J'ai fermé les yeux
Les étoiles sont tombées
Et mon coeur s'est arrêté

Fini les douleurs, fini les malheurs

Amel M., 5ème Balzac



Je me nomme Chronos
Plus dur qu'Héphaïstos
Plus ivre que Dionysos
Je me nomme Chronos

Je répands la vieillesse et la tristesse
J'accable les humains de douleurs
Je les torture de langueurs

Je suis la mort incarnée
Les enfants que j'ai mangés
Viendront me terroriser
L'affliction ne m'abandonnera-t-elle jamais?

Mehdi K., 5ème Balzac




L'ÉTÉ


Été par Mucha (1900)


Je revis, je suis dans l'euphorie
Les champs de blé, les arbres à fruits
Sont récoltés et la chaleur revient
Comme l'oiseau qui regagne ses biens

En l'été chante la vie
La joie s'enflamme
Ma déesse Déméter
M'inspire de sa chaude lumière

Le sens de ma vie réapparaît lentement
Déployant ses couleurs de toute beauté
Tel l'arc-en-ciel envoûté

Emma L., 5ème Balzac



Cérès, ô ma déesse
Tu m'apportes une allégresse
A faire renaître le soleil
Dans mon coeur

Mais Cérès, ô ma déesse
Les abeilles me font peur
Je sens sourdre une menace
Qui réclame sa place

Cérès, ô ma déesse
Tes rayons sont ma force
Reste, lutte, je t'en prie!
De ta vigueur dépend ma vie

Alicia V., 5ème Balzac



L'Été m'a pris par surprise
Et m'a écrasé de sa chaleur
Je crus que c'était mon heure

Le Soleil est furieux contre les humains
Je me suis battu, j'ai résisté
Ma colère contre Déméter soutenait mes pieds
Et j'ai perdu

A l'extérieur je languis de chaleur
A l'intérieur je suis glacé
Je deviens aveugle et sourd
Ma vie s'est consumée

Zied M., 5ème Balzac







Mise en voix d'un poème de Ronsard

Par Mme Otsmane - publié le lundi 20 octobre 2014 à 11:19 dans 07w5ème
Cinq élèves de la 5ème Flaubert se sont prêtés au jeu d'enregistrer leur voix après leur récitation expressive d'un sonnet des "Derniers vers" de Ronsard (1585).
Bonne écoute!




Méchantes nuits d'hiver, nuits filles de Cocyte
Que la Terre engendra, d'Encelade les soeurs,
Serpentes d'Alecton, et fureur des fureurs,
N'approchez de mon lit, ou bien tournez plus vite.

Que fait tant le Soleil au giron d'Amphitrite?
Lève-toi, je languis accablé de douleurs;
Mais ne pouvoir dormir c'est bien de mes malheurs
Le plus grand, qui ma vie et chagrine et dépite.

Seize heures pour le moins je meurs les yeux ouverts,
Me tournant, me virant de droit et de travers,
Sur l'un sur l'autre flanc je tempête, je crie.

Inquiet je ne puis en un lieu me tenir,
J'appelle en vain le jour, et la mort je supplie,
Mais elle fait la sourde et ne veut pas venir...





"Méchantes nuits d'hiver..." par Rodi A.

Par Mme Otsmane - publié le lundi 20 octobre 2014 à 11:17 dans 07w5ème

"Méchantes nuits d'hiver..." par Kélia B. et Kayan H.

Par Mme Otsmane - publié le lundi 20 octobre 2014 à 11:15 dans 07w5ème

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