Elèves créateurs

Visite de l’exposition "Vent de révolte" aux Archives départementales

Par Mme Otsmane - 12:30, jeudi 21 juin 2018 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 7 .. Lien
Quatre classes de 4e se sont rendues aux Archives départementales pour découvrir l’exposition "Vent de révolte" qui retrace les mouvements contestataires depuis la révolution de 1848 jusqu’à mai 1968.
Qui sont ces révoltés ? Pour quel espoir de transformation luttent-ils? Comment agissent-ils? Sous quelles formes la répression s’exerce-t-elle? Quels acquis demeurent?
Autant de questions auxquelles les élèves trouveront des réponses parmi les 200 documents exposés, issus de collections privées et publiques (gravures, affiches, journaux, photographies, documents administratifs, objets).

Merci à Mme Lewartowski pour la conception de cette exposition très enrichissante et pour nous avoir permis de la visiter!


La 4e Cézanne devant les Archives départementales









Rédiger un dialogue argumentatif

Par Mme Otsmane - 11:05, vendredi 6 avril 2018 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
Au cours de leur chapitre consacré au développement durable, les élèves ont lu plusieurs nouvelles contemporaines qui alertent sur la pratique de l’élevage et de l’agriculture industriels.
Ils ont également enquêté sur les dérives de la surconsommation qui dévastent les milieux naturels et engendrent d’innombrables pollutions (pollution atmosphérique, nucléaire, électromagnétique, contamination des sols et des na
ppes phréatiques).
Dans les dialogues qui suivent, ils mettent en scène une personnalité "éco-guerrière" qui ferraille avec une personnalité plutôt pollueuse.






A Maxi Dépense, une grande surface de Consommeville, Madame Cacahuète reste sidérée devant les quantités de viande que Madame Tacloche, sa voisine, achète :


«Quatre steaks, huit escalopes de veau, trois poulets, cinq côtes de veau, un lapin, et vous continuez à en prendre, commença madame Cacahuète, ça ne vous suffit pas ?


-Et alors, c’est juste des bêtes! protesta Madame Tacloche.


-Oui, des bêtes mais ces bêtes, ce sont des êtres vivants ! Par exemple votre petit veau à sa naissance, il a été séparé de sa mère. Et votre petit cochon, il n’a pas eu le droit à son lit douillet comme vous, et en plus 20 % d’entre eux meurent avant le jour de l’abattage.


-Mais je ne vais pas manger de l’herbe! s’écria Madame Tacloche, et puis qu’est ce que ça peut vous faire, ce n’est pas une végétarienne qui va m’empêcher de manger de la viande.


-D’ailleurs, j’avais oublié de vous dire que 99 % des lapins vivent dans des cages, cette végétarienne comme vous dites, elle ne mange pas que de l’herbe, elle au moins elle est consciente que quand l’argent parle la vérité se tait.


-Je ne vois pas le rapport.


-Le rapport c’est que les personnes qui « élèvent » ces animaux sont bien conscientes de la souffrance des animaux mais ne font ça que pour l’argent! asséna Madame Cacahuète.


-Mais de toute façon ce n’est pas parce que j’arrête que tout le monde va arrêter ! hurla Madame Tacloche excédée.


-Et bien justement si! insista Madame Cacahuète, si tout le monde faisait un petit effort, on remarquerait un changement.


-Pour la peine je vais doubler mes portions! conclut très énervée Madame Tacloche.


Alizé et Mathilde, 5ème Balzac



Consommation annuelle d’animaux

Julia et Lorie regardent la mer pendant qu’un bateau déverse des déchets nucléaires au large:

«Tu savais que la France est le deuxième pays du monde à posséder le plus de réacteurs nucléaires?

-Super! Et les déchets que ces réacteurs produisent, tu sais comment ils s’en débarrassent? répliqua Julia avec colère.

- Ils les font disparaître! plaisanta Lorie en haussant les épaules.

-Ben voyons! rugit Julia, tu vois le bateau la-bas, ce sont de gros paquets de déchets radioactifs qu’il déverse dans la mer. Ils peuvent mettre jusqu’à 4,5 milliards d’années à se dégrader.

-Tu peux toujours causer «Mme L’intello» en attendant, ton portable ne se charge pas avec des fleurs, rétorqua Lorie.

-Si tu t’intéressais plus à cette énergie, cancérigène de surcroît, tu saurais que pour tous les appareils en veille en France , il faut DEUX centrales nucléaires! tempêta Julia exaspérée .

-OK d’accord, calme toi! Mais la vie sans électricité, ça veut dire, plus d’ordi , plus de téléph…

-Et les énergies renouvelables: biomasse et éoliennes: en France on possède seulement 7000 éoliennes alors qu’il en faudrait 50000. Tandis que la biomasse n’assure que 1,8% de la production mondiale d’énergie en 2015, lui dit Julia.

-Et alors ça change pas la vie , insista Lorie.

-Figure toi que si! Par exemple les Danois: 20% marchent à pied 26% en vélo et 21% en transports en commun.

-C’est normal! s’exclama Lorie, ils sont plus riches!

-Parce qu’ils investissent dans leurs éoliennes et cela leur rapporte plus d’argent qu’une banque , gronda Julia, et puis laisse tomber l’écologie c’est pas ton truc.»

Puis elle partit laissant son amie seule sur la plage.


Mathilde D. et Lola S., 5ème Flaubert



Baptiste et Carlo, deux amis, s’apprêtent à aller voir le débat de leurs camarades de classe , portant sur le nucléaire :


« Oh! Salut Carlo, s’exclama Baptiste, es-tu prêt pour aller voir le débat de Marine et Jean sur le nucléaire ?


Carlo répondit: Oui! J’ai hâte car le nucléaire c’est trop bien !


-Non, le nucléaire c’est horrible! rétorqua Baptiste.


Carlo fronça les sourcils.


« Mais non, riposta Carlo, le nucléaire ça génère beaucoup d’électricité sans faire de gaz dans l’atmosphère !


Baptiste persifla: Oui, mais cela produit 20kg de déchets sur 500kg de déchets qui sont, eux, à haute activité radioactive non utilisable.


-C’est pas un problème ça ! On les met sous terre et on n’en parle plus, persista Carlo.


-Mais tu sais que les déchets nucléaires, ajouta Baptiste, mettent 24000 ans a perdre seulement la moitié de leur radioactivité ».


Carlo ouvrit sa bouche de stupefaction mais continua à riposter :


- Ils seront enterrés dans des bunkers souterrains et on coulera du béton dessus, alors on s’en moque !


-Et est-ce que tu penses à ceux qui sont après nous ? proclama Baptiste


-Ah oui, admit Carlo , je n’y avais pas pensé !


Baptiste indiqua : Tu sais qu’en 2030 on estime à 2,7 millions de mètres cubes de déchets nucléaires.


Carlo proposa: On a qu’à les recycler !


-Mais on n’a pas trouvé, insista Baptiste, un moyen de recycler les déchets nucléaires.


-Mais, alors, on ne peut pas s’en débarrasser ! bafouilla Carlo.


Conclusion:

Pour conclure, il faut arrêter de construire et d’utiliser les centrales nucléaires car leur déchets restent dans le temps et polluent énormément donc il faut favoriser l’utilisation des énergies renouvelables !


Dimitri S et Erwan L., 5ème Balzac



«Cela fera 2 euros la canette!» dit la vendeuse à Vanessa.


Elle remercia la vendeuse et s’en alla rejoindre son ami Quentin sur la plage.


« Salut Quentin! Ça va pas trop chaud? dit-elle en riant.

-Non, il fait tout juste comme j’aime, s’exclama-t-il.


Ayant fini sa canette, Vanessa la lança à l’eau.


« Vanessa! tempêta Quentin. Pourquoi as-tu fait ça ?


-Parce que je l’ai finie, répondit-t-elle, c’est bon n’en fais pas tout un fromage !


-Tu aimes le poisson n’est ce pas ?


-Bien sur j’adore ça! Mais pourquoi cette question ? demanda Vanessa.


-Alors madame je m’en fiche sais-tu que si tu pollues les océans tu te pollues toi même! Les poissons se nourrissent de pollution, donc automatiquement toi aussi, rugit Quentin .


-C’est bon moi je n’ai pas besoin d’un "monsieur je sais tout" qui me fait la morale! répliqua-t-elle.


-Vanessa, sois un peu réaliste je t’en prie, en faisant ce genre de choses tu pollues les océans qui font 70,8 % de la surface de la Terre. Imagine si tout le monde fait comme toi, on pourrait créer un 7ème continent fait rien qu’avec des déchets! 20milliards de tonnes de déchets sont déversés dans les océans chaque année soit 634000 kilos de déchets pas seconde !


-Tu as raison Quentin, s’excusa Vanessa, à l’avenir je ferai plus attention, merci de m’avoir ouvert les yeux!


Ella et Inès, 5ème Balzac




Le dialogue oppose Gauttier (braconnier) et Shannel (défenseur de la cause animale):


« Regarde ma nouvelle fourrure en peau de lion, n’est-elle pas magnifique ? s’exclama Gauttier avec joie .

- Les animaux n’ont pas été créés pour embellir nos manteaux ! gronda Shannel, très furieux . Nous devons les préserver pas les tuer. Ils sont comme nous, des êtres vivants !

Gauttier ne se démonta pas:

- Demain je m’envole pour la savane, un grand couturier américain m’a contacté il y a une semaine, il me propose 1 million de dollars pour ce voyage .

- Ah bon ! ajouta Shannel . Qu’est-ce que tu vas faire là-bas ?

- Bah, à ton avis, je vais chasser des guépards ! répliqua Gauttier, tout heureux de son annonce. Ça va rapporter gros!

- Des vies pour de l’argent! N’as-tu pas honte? cingla Shannel, avec beaucoup de dégoût .

- Je m’en fiche complètement, je ne les connais pas ! s’écria Gauttier . Du moment que je me fais de l’argent .

- A cause de personnes comme toi , 56 millions d’animaux sont abattus par an, ce chiffre est en hausse de 10% chaque année depuis 10 ans, 85% de la production mondiale de fourrure se fait dans les fermes à fourrure et les 15% restants sont chassés dans la nature avec des pièges affreux !

Au final, comprenant qu’il ne parviendrait pas à convaincre Gauttier d’arrêter ses massacres, Shannel décida de l’exclure de son cercle d’amis.


Marie-Thya et Maëliss, 5ème Flaubert


Lors d’une pause dans un parc, deux lycéens mangent leur déjeuner. C’est alors qu’une dispute éclate entre Louise et Max :

- « Tu avales mal ta salade, tu ne la mâches même pas bien! s’exclama Louise, sais-tu d’où elle provient?

-Non, mais moi je mange des choses saines, répondit Max.

-Ce n’est pas sain, c’est rempli de pesticides ! rétorqua-t-elle.

-Heu…, toi, sais-tu d’où viennent tes légumes? bafouilla-t-il.

-Oui, ils sont bio et proviennent d’une ferme voisine où l’agriculture est saine par exemple il y a des cultures associées, des outils manuels innovants qui ne nécessitent pas de pétrole.

- C’est quoi des cultures associées ? l’interrogea-t-il.

- Elles permettent de planter sur une petite surface une plus grande diversité de plantes qui s’entraident, comme le basilic: il protège la tomate avec son odeur contre les insectes.

-Mais , observa Max , c’est super !

Louise reprit:

- Les problèmes causés par l’agriculture industrielle sont tellement nombreux: déforestation, monocultures qui appauvrissent la terre, pesticides, pollution et encore bien d’autres!

-Je serai attentif désormais à la provenance de mes légumes, promit Max.


Soumeya H. et Nesrine M., 5ème Flaubert




« Ma parole, tu es greffé à ton téléphone ! lança Aboubakar en retrouvant Anthony.


-Je ne sais pas, c’ est une habitude ! sourit Anthony.


Aboubakar le regarda fixement:


-Tu sais que c’est dangereux ?


-C’est dangereux en quoi ? bailla Anthony sans lâcher son téléphone des yeux.


-Pose ton téléphone et je t’explique.


-Vas-y!


Aboubakar prit une grande inspiration:


-Tu as déjà entendu parler des ondes électromagnétiques?


-Non, c’est quoi ?


-A force d’utiliser ton portable qui émet et reçoit ces ondes, tu t’exposes à de nombreuses maladies: stress, troubles de l’attention, maux de tête, cancers... Si tu le gardes trop longtemps dans ta poche, tu prends même le risque de devenir stérile!


-Ca veut dire quoi devenir stérile Monsieur l’Ecolo ?


-C’est quand tu ne peux plus faire d’enfants Mister Ondes!


Anthony haussa les épaules:

- Mais je ne peux pas me passer de mon portable! C’est pas grave, si j’attrape le cancer je ne pourrai m’en prendre qu’à moi!


Aboubakar D. et Anthony L., 5ème Flaubert



Témoigner de la souffrance au travail

Par Mme Otsmane - 10:18, jeudi 1 mars 2018 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
Chaque année, en classe de troisième, les collégiens réalisent leur "stage en entreprise", première immersion dans le monde du travail.
Les élèves de quatrième se sont documentés sur un métier de leur choix et ont été sensibilisés cette année sur les souffrances physiques et/ou morales engendrées par certaines conditions de travail. Dans les récits qui suivent, ils témoignent à quel point on peut "perdre sa vie à la gagner".



   C’était vraiment triste. J’étais triste de la voir, ma collègue Zoé. Elle tremblait, fatiguée de tout porter sans jamais s’asseoir. Elle avait les pieds enflés. Elle n’en pouvait vraiment plus. Ses épaules lui faisaient mal. Elle soulevait les poubelles tous les matins et ce, dès cinq heures du matin.
Abasourdi depuis mon premier jour de stage, je la regardais dans le rétroviseur sans relâche. Je m’inquiétais affreusement pour elle. Tous les bruits que faisaient les voitures pour nous klaxonner lui causaient des migraines intenses. J’étais épaté de la voir aussi forte malgré ses douleurs mentales et physiques. C’était une dame très humble et impressionnante qui n’abandonne jamais. Elle me racontait pendant la pause qu’elle ne réussissait pas à dormir tellement elle était courbaturée des épaules et des bras.
Un jour, je m’étais emporté contre notre hiérarchie pour la défendre mais cela n’avait rien changé. Elle avait parfois des coupures aux mains dues aux seringues et aux bouts de verre. Avec la fatigue qui s’accumulait, cela devenait de plus en plus compliqué de rester attentif lorsqu’il fallait traverser la route sans se faire renverser par un vélo ou une voiture. Elle devait aussi se faire à la température. Lorsqu’il faisait chaud ou froid il y avait très souvent des risques d’engelures, de déshydratation, de coup de chaleur ou encore de glissade.
Et un jour, plus de nouvelles, elle n’était plus là. Je me demandais où était-elle passée. Était-elle malade ? Avait-elle changé de métier ? Je n’en savais rien mais je ne l’ai plus jamais revue. Mais je me souviendrai toujours de cette dame qui se battait comme un animal acharné à ne rien lâcher, infranchissable comme un mur.


Arnaud M’P, 4e Gauguin




       Complètement terrifiée par mon premier jour de stage, j’étais arrivée en avance et patientait nerveusement. J’avais choisi un stage dans une entreprise informatique. Travailler sur un ordinateur, en tapant sur le clavier comme un pianiste joue avec les touches d’un piano ne devait pas être bien compliqué, du moins, je l’espérais. Finalement après ce qu’il me semblait être une éternité, un employé vint me chercher et m’expliquer qu’il était responsable de moi pour la semaine. J’acquiesçai en silence et le suivit. Il me fit visiter le premier étage et j’étais époustouflée par l’étalage de technologie ! Les petits bureaux semblaient froids mais confortables et pratiques, en somme ce dont on a besoin. Mais, en pleine visite, un cri résonna dans le bâtiment et je me figeai sur place telle une statue. Les hurlements de colère résonnant comme le cri bestial d’un monstre enragé m’avait affolée et je demandai à mon guide ce qu’il se passait. Il me répondit qu’en ce moment, tout le monde était sur les nerfs à cause d’un projet qui ne voyait toujours pas le jour à cause des maladresses d’un certain Tom. Je continuais de le suivre alors qu’on se rapprochait de plus en plus de la source de bruit. Lorsque nous passâmes devant le bureau, je ne pus m’empêcher de jeter un ½il et ce que je vis me frappa. Un homme, sûrement le fameux Tom, en larmes face à ses collègues qui lui hurlaient des horreurs sans nom, qui lui crachaient tout leur stress accumulé pendant des semaines, peut-être même des mois. Attristée et troublée par cette scène, je continuai mon chemin, intimidée par la tournure de ma vision de ce stage, et suivit l’homme en face de moi jusqu’à mon poste où il me laissa m’installer.
 J’étais désormais assise sur une chaise, réfléchissant à ce que j’avais aperçu. J’avais trouvé cela injuste et je devenais de plus en plus scandalisée à mesure que j’y repensais. De quel droit l’insultaient-ils? De quel droit l’accusaient-ils? Tom ne pouvait pas être le seul à faire des erreurs, et quand bien même, il devait être capable de se corriger. C’était injuste.
Et j’ai démarré mon stage, excédée par des personnes dans le même bâtiment que moi à qui je n’avais même pas encore adressé la parole.


 Luna M., 4e Cezanne


    

       Durant mon stage en entreprise, je devais durant une journée suivre une assistante de direction dans son travail de bras droit. Je la voyais courir d’un bout à l’autre du bâtiment comme une enfant perdue dans la capitale. J’étais stupéfaite par sa capacité à pouvoir accumuler les reproches de ses supérieurs, sa capacité à pouvoir porter des kilos de documents entassés les uns sur les autres.
Elle me regardait avec des yeux attristés et fatigués. À l’heure de la pause, elle s’installait à table avec difficulté car tout le poids porté lui causait des lourdes douleurs aux épaules et ses petits pieds aussi souffraient des allers et venues sans arrêt. J’essayais de l’aider mais j’étais si intimidée par la situation. Quand elle me regardait avec ses yeux aux bord des larmes, je tournais le regard pour ne pas regarder au fond de son âme qui souffrait le martyr.
J’étais excédée par toutes les moqueries que certains autres employés lui jetaient. Pourtant si menue, si fragile, elle paraissait à mes yeux émerveillés si grande, si épatante, si imposante. Ma vie fut marquée par ce que je vivais à travers cette courageuse femme.

Ismat I, 4e Cezanne




       Ce matin, j’arrive au restaurant, c’est ici que je fais mon stage. J’entre. Mon tuteur me reçoit avec amabilité. Pendant ses explications, mon regard est attiré par une jeune femme qui nettoie le sol. Je vois cette fille, agenouillée sur le sol, en train de pleurer à chaudes larmes. Elle essaie tant bien que mal de s’arrêter de pleurer mais elle n’y arrive pas.
Mon tuteur, la voyant ainsi, est scandalisé par ce qu’il interprète comme de la fainéantise de la part de sa serveuse. Mais moi, je vois bien que dans son regard elle le supplie de faire une minuscule pause. Celui-ci refuse et lui dit de reprendre son service. Elle s’exécute.
J’ai de la peine pour elle. Je la vois prendre plusieurs plateaux immenses. Elle défaille sous la fatigue, se reprend, les plateaux ont failli tomber, ses petits bras tremblent. Elle est à bout de forces.
On lui reproche de ne pas aller assez vite. On lui donne un milliard de choses à faire : dresser les tables, prendre les commandes des personnes qui s’impatientent, rester aimable durant le service, débarrasser les tables sales et, avant de les nettoyer, ranger les assiettes, les fourchettes, les cuillères et les couteaux. Telle une Danaïde, sa tâche ne prend jamais fin, c’est l’enfer.

Gabrielle J., 4ème Cézanne







Poèmes sur la ville

Par Mme Otsmane - 09:03, dimanche 7 janvier 2018 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 8 .. Lien
Merveilleuses comme monstrueuses, les métropoles fascinent par leur démesure. Les élèves de 4ème ont composé un poème pour célébrer ou au contraire blâmer la ville de leur choix.
Parmi les textes étudiés en classe, "La Ville" de Verhaeren (extrait), "A New-York" de Senghor et "Gratte-ciel" de Wang Jao ont le plus marqué leur esprit.


Kyoto toi grand vieillard qui tente de rajeunir
Avec tes boutiques remplies de faux souvenirs
Tu devrais conserver ton charme d’antan
Charme qui émerveille tous les passants
Ce que tu n’as pas changé de toi pour tes créations plus récentes
Sont tes édifices qui me font voyager dans le temps.
Tes tours aux allures traditionnelles
Sonnent le gong dans un bruit sourd
Qui résonne dans le silence de l’ancienne capitale.
Tes habitants vêtus de kimono et de sandales de bois
Paradent en ville comme ceux d’autrefois.
Comme un vieux chêne Kyoto vieillit et s’embellit

Comme une pluie fine les pétales recouvre la ville.
Créature gigantesque immortelle et magnifique
Ayant traversé plus de mille et une aventures
Tu es à toi seule un conte rempli d’Histoire
Que j’ai dévoré en te découvrant
Autant dans tes petites que dans tes grandes rues
Autant dans tes bâtiments que dans tes monuments


Luna M, 4e Cézanne


Luna M.


Brest, belle ville de l’Ouest
Toi grande dame aux yeux verts
Et au mille cheveux blancs comme neige
Brest tu es le plus beau des océans.
Tes bateaux chatouillent la mer et ses abysses
Tes senteurs sont les plus merveilleux des supplices
Ville bâtie de pierres
Ville extraordinaire pour sa faune marine
Tes bras sont comme vent et marée
Ta mer est aussi belle que le ciel.
Tu es superbe pour tes menhirs et ton patrimoine
Succulente comme tes crêpes délicieuses,
Tes affriolantes crevettes et autres fruits de mer.
Tu nous berce de tes hymnes régionaux.
Ô toi merveilleux bateau qui glisse sur la mer .


Erwan S., 4e Gauguin


Luna M.

Là,
Tes dizaines de grands bras
Qui avalent tout sur leur passage
Qui grandissent pour atteindre la Lune
Et qui s’élargissent pour gagner la mer.
Là,
Ta mer tantôt calme et plate comme une image
Tantôt, tourmentée par la tempête.
Là ,
Ta chaleur qui brûle la peau
Entourée par un désert toujours plus chaud
Et, à ton centre, la tour qui voit tout
Le gratte-ciel de fer qui domine le monde
Haut comme les plus hautes montagnes de neige.
Là,
Tes hôtels et casinos toujours plus chers.
Mais un jour je m’aperçus du désastre,
Tout ton corps moderne et récent
Qui émerge au milieu du désert
A nécessité tellement de ressources
Qu’il a détruit la Terre
Et, même en ce moment,
La pollution toujours plus présente nous asphyxie
Et le bonheur tueur me fait voir la triste réalité.


Yann R., 4e Gauguin


Inès P.

Paris, tu as d’abord essayé de m’aveugler avec ton confort
Mais cela n’a pas suffi à me faire oublier toutes les personnes qui dorment dehors
Toutes ces personnes dehors qui ont besoin de réconfort
Mais qui malgré tout restent fortes

Bien que tout le monde les ignore
Ce monde qui dépense sans compter
Ce monde qui travaille pour gagner et pouvoir dépenser
Ce monde qui ne voit pas dans quel cercle vicieux il est piégé
Mais j’ai tout de même espoir qu’il réussisse à s’échapper

Mais ce n’est pas comme si tu étais la seule Paris
Toutes ces autres villes que je rêve de fuir sont pareilles
Mais comme ce monde je suis coincé dans cette boucle infinie
Condamné à rester là jusqu’à mourir vieux et malheureux
Quand comprendras tu tout le mal que tu fais
Toi et ton monument aux quatre jambes d’acier?
Je rêve du jour où tu disparaîtras
Même si je sais que ce rêve n’arrivera pas

Dis-moi comment me sauver
Dis-moi comment aider toutes ces âmes égarées
Dis-moi comment faire pour nous échapper.


Joey B, 4e Cézanne



Maylis M.


Venise, ville de l’art et de l’amour
Toujours animée de nuit comme de jour
Tu peux être colorée comme les ailes d’un papillon et sombre

Et morose comme un gouffre sans fond
Si dans tes quartiers certains parlent en prose
L’eau qui coule dans des canaux
Me fait penser à ce sang qui coule en moi
Ces palais,  ces grandes maisons que tu possèdes
Sont plus somptueux que Versailles et Paris réunis
Venise, tes gondoles m’attirent, m’aspirent
Dans tes ruelles, tes ponts entremêlés
Labyrinthe d’où ne serait pas sorti Thésée.


Joschka E, 4e Cézanne


Gabrielle J.


Il y a toi, Kyoto,
Toi, la grande, l’immense, la belle
Oui toi, la plus petite des grandes villes
Et puis il y a moi...
Oui, moi, cette enfant qui écrit,
Et qui parle de toi.
Cette même enfant qui dit
Que lorsque arrive la nuit
Même la lune te sourit
Car dans ce poème je dis que tes grands parcs
Semblables à d’immenses plaines
Me laisseront à jamais des souvenirs et des marques
Je dis aussi que ta modernité
Restera dans mon esprit à jamais gravé
Et bien entendu je parle sans retenue
De ton hospitalité qui m’a tout de suite ému
Voilà pourquoi tu es et seras celle que j’aimais

Et que tout être aimera.


Emma I., 4e Gauguin




Là-bas à Montréal
Il y a de très beaux paysages
La ville s’illumine le soir
On se croirait au milieu des étoiles
Le jour est un monde enneigé
On ne voit que la fumée des cheminées
Les immeubles qui s’illuminent le soir
Sont tes grands yeux à la couleur d’ivoire
Les magasins sont tes pieds lumineux
Les voitures se promènent sur ton dos enneigé
Et tes grandes avenues sont des bras appréciés.


Jibran K., 4e Gauguin




Rabat, tu n’es pas comme les autres villes
Magnifique comme Marwa Loud
Aux yeux noisette et aux cheveux bouclés
Mais, bipolaire, tout caractère nerveux
S’extériorise sur la plage Mehdia.
Rabat, tu te vêts de nombreuses boutiques
Tes restaurants tes bars tes brasseries animent ton âme festive
Nul ne te surpasse
Tu contiens la lumière des ombres
Il n’y a qu’à toi que je me confie
Toi mon beau jardin secret
Lorsque je viens chez toi je me sens chez moi.


Marwa K, 4e Gauguin



Tokyo, j’ai eu un peu de mal chez toi
Avec ton grand manteau de fumée
Je suis resté quelques années
Et malgré la pollution qui règne chez toi
Je suis tombé amoureux de tes gratte-ciel
Et de ta convivialité qui envahit toute la ville
Avec tes millions et tes millions d’habitants
J’ai l’impression que tout le monde s’adore.
Parmi toutes les autres grandes villes
Je te décris comme la plus petite des grandes
Mais aussi la pire des meilleures villes.
Tokyo je te déclare ma flamme
Mais n’est-ce pas tout le monde qui te l’a déclaré?

Abderrahmane Z, 4e Cézanne






Visite de l’exposition "Liberté, j’écris ton nom!"

Par Mme Otsmane - 16:58, vendredi 3 juin 2016 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 8 .. Lien
Les 4e Escher et les 4e Braque étaient de sortie aux Archives départementales du Val de Marne pour découvrir l’exposition "Liberté, j’écris ton nom!". Documents administratifs, photographies, journaux, affiches, objets et films témoignent de l’oppression vécue par les Val-de-Marnais en 1944 mais aussi des progrès de la Résistance.
A la suite de leur visite, les élèves ont ensuite participé à un atelier de conception de tracts de Résistance.




Visite autour d’une enquête








Analyse puis conception de tracts de Résistance







Ajouter une scène dans une nouvelle pour en modifier la chute

Par Mme Otsmane - 16:04, mardi 31 mai 2016 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
A travers la lecture des nouvelles réalistes, les élèves de 4ème consolident leur apprentissage du dialogue argumentatif. Dans l’étude de "L’Enfant" de Maupassant, la fin de la nouvelle a été volontairement tronquée afin que les élèves imaginent une chute.
Ils ont développé la scène dans laquelle Jacques doit révéler à Berthe, le soir de leurs noces, que son ancienne maîtresse vient tout juste de mourir en accouchant d’un enfant qui se révèle être le sien. Osera-t-il lui dire la vérité? Comment réagira la jeune épousée?
L’étude en classe de la scène de l’agonie de l’ancienne maîtresse a permis aux élèves de repérer plusieurs procédés de dramatisation qu’ils ont essayé d’utiliser dans leur travail d’écriture.

Par Cézanne (1872)

Berthe était prise entre deux tourments : l’envie de rester auprès de son époux ou bien fuir la situation.

Elle murmura à voix basse, étranglée par les doutes:

-Que comptez-vous faire de cet enfant qui  n’est pas le nôtre?

Jacques, confondu par ses émotions, répondit avec difficulté  :

-Je sens un lien avec cet enfant , je ne vous abandonnerais jamais, vous êtes mon bijou le plus précieux… Enfin vous l’êtes lui et vous …

Berthe terrorisée à l’idée que cet enfant prenne sa place cria :

-Ne voyez-vous pas que nous.. enfin je ne suis point prête à avoir un enfant, nous venons de nous marier... Je suis jeune, je n’ai même pas fini ma jeunesse!

Jacques se sentit incompris, il lui répondit d’un ton stupéfait :

-N’avez-vous point de c½ur ? N’êtes-vous point touchée par le drame de ma défunte amie? Si vous l’aviez vue... Elle pâlissait, pâlissait sentant son heure arriver... Son corps était gelé comme la neige... Elle qui sentait le souffle de vie, je voudrais tant qu’elle soit là juste auprès de moi …

Berthe, étonnée par ces propos tendres dédiés à une autre femme, reprit d’une voix tremblante :

-Je ne comprends plus rien, ne m’aimez-vous déjà plus? Qu’avait-t-elle de plus que moi? Vous ne parlez jamais de moi ainsi... Pourquoi garderiez-vous cet enfant qui vous relie à elle?

Jacques débordé entre son amour paternel et son amour passionnel pour sa femme cria:

-Mais cet enfant est de moi !

Berthe alarmée se mit à pleurer. Elle pleura, pleura sans pouvoir s’arrêter puis cria de toutes ses forces, voyant son avenir barré par cette nouvelle pour elle atroce:

- Pourquoi nous, pourquoi maintenant, pourquoi lorsque que tout se passait à merveille?

Jacques, voyant celle qu’il aimait prise de chagrin, s’en voulut, affecté par les pleurs de sa femme. Il voyait en ses pleurs qui se répandaient le sang qui coulait auparavant de sa maitresse. C’était la même souffrance. Rongé par la culpabilité, il lui murmura d’une voix désemparée :

-Ma chère femme, donnez-moi une chance, laissez-moi réparer mes erreurs... Je vous chérirai jusqu’à mon dernier soupir.

Mais c’était trop tard. Le coup était trop violemment porté dans le coeur de Berthe. Toute sa nature tendre et douce avait disparu. Elle conçut l’idée effroyable d’une vengeance atroce. Elle fut prise d’un rire de démente et annonça d’un sourire moqueur:

-J’accepte de rester avec vous et d’élever cet enfant. Nous verrons bien dans quel temps ou tempête se déroulera  notre avenir."

Berthe tomba enceinte quelque temps après leur mariage. C’était aussi un petit garçon. Elle inculqua une haine atroce à son enfant envers l’enfant qu’avait eu Jacques. Elle fut une épouvantable marâtre et mena une vie de terreur à cet enfant qui n’avait rien demandé, à cet enfant qui ne connaîtrait jamais le bonheur d’avoir une mère qui aurait pu l’adorer.

Salima G., 4ème Braque



Berthe courut à lui:

"Qu’y a-t-il ? dites, qu’y a-t-il ?"
Jacques, qui tremblait malgré la présence du bébé dans ses bras, pâlit, pâlit comme un linge. Il réfléchissait à ce qu’il devait dire en regardant droit dans les yeux Berthe qui, l’air épouvantée, avait une larme au coin de l’½il.

Jacques, pour tenir sa promesse et ne pas perdre Berthe, décida de mentir et balbutia:

"Ma chère femme, mon... mon meilleur ami et sa femme sont décédés, l’enfant que vous pouvez apercevoir dans mes bras est leur fils, leur dernière volonté est que je l’élève comme mon propre enfant."
Berthe faillit défaillir par ces révélations mais elle était en même temps émue par cet enfant qui avait l’air de reposer dans un nid douillet.  Elle prononça avec difficulté:
"Pensez-vous que nous soyons capables d’élever cet enfant, de le nourrir, de l’éduquer, de l’aimer?"

Jacques reprit ses esprits et, rempli d’espoir, il déclara:

"Avec notre amour et notre âme nous pouvons le nourrir, nous pouvons l’éduquer et nous pouvons l’aimer, si nous le voulons nous le pouvons. "
Tout le monde était fatigué. En espérant que la nuit porte conseil, ils partirent se coucher en déposant le bébé enveloppé de draps sur un lit. Le lendemain, le bébé se reposant, Berthe décida de parler à Jacques :
" Mon cher mari, je comprends la détresse de cet enfant mais pourquoi ne vit-il pas dans la famille de votre ami ou de sa femme?"
Jacques s’était préparé à ce genre de questions et avait senti que sa vie allait peut-être être détruite par la naissance de son fils. Il répondit :
"Eh bien! Mon ami avait perdu toute sa famille étant jeune. Quant à la famille de sa femme, elle vit loin, à l’étranger... C’est pourquoi nous sommes la seule famille."
Berthe était ahurie par cette famille inexistante. Elle était prise de pitié pour ce bébé esseulé et sentit dans son c½ur le besoin irrésistible de l’aimer. Elle demanda alors à Jacques :
" Dites-moi... quand les funérailles auront elle lieu ?"
Jacques rétorqua:

"Il n’y en aura pas, le corps de mon ami et de sa femme ont été déchiquetés par cette infâme accident."
Jacques avait peur, peur que Berthe ne découvre la vérité car il ne savait pas exactement quoi inventer pour ce prétendu accident. Berthe l’écoutait, elle murmura:
"Pourriez-vous me raconter les circonstances de cet accident ?"
Pendant quelques instants, Jacques hésita mais il ne pouvait plus reculer et reprit :

"Il n’y a aucun témoin de l’accident. Je peux juste vous relater les hypothèses des agents de l’ordre. Cela se produisit hier fort tard dans la soirée, il rentraient chez eux dans la voiture après une soirée forte en alcool. Mon ami traversa un passage à niveau mais il manoeuvra si mal qu’un des chevaux se brisa la jambe contre le rail. Il ne réussit pas à faire bouger la calèche qui fut emportée par un train. Le pauvre bébé était resté à la maison et ignorait tout ce qui allait arriver à ses parents durant cette funeste soirée".

Jacques s’émut lui-même et pleura. Berthe sanglotait tout à fait:
"Je considère cet enfant comme le mien!"
Les époux s’embrassèrent et se réconcilièrent. Tous leurs proches acceptèrent cet enfant comme le leur.
Trente années avaient passé, Berthe et Jacques menaient une vie paisible en compagnie de leurs deux enfants: ils avaient eu une fille qui avait grandi avec le fils de Jacques. Mais un soir d’hiver Jacques mourut de vieillesse et laissa un testament à Berthe. Il lui léguait notamment toute la vérité qu’il n’avait jamais osé lui avouer sur sa maîtresse. Berthe fut déçue, mais que pouvait-elle faire ? Rien !  Elle finit paisiblement sa vie avec le regret que Jacques lui eut menti mais avec le bonheur que continuaient à lui apporter ses deux enfants devenus eux-mêmes de rayonnants parents.

Gabriel T. et Geoffrey G., 4ème Braque


Jacques annonça d’un ton décidé et froid:

"Mon amie, je vous ai menti au sujet de mon meilleur ami. Il laisse paraître que c’est mon ancienne maîtresse qui a accouché et qui en est morte: elle a été tuée par cette naissance, tuée par ce nouveau-né. Elle m’a fait jurer de ne jamais abandonner le bébé quoi qu’il en coûte et à ce moment précis elle avait des mains de glace, des mains de morte...

-Comment est-ce possible? balbutia Berthe.

-Je n’ai plus revu mon ancienne maîtresse ces neuf derniers mois et j’ignorais son état... 

-Mais moi je ne veux pas garder cet enfant issu d’une autre liaison que la nôtre", répliqua Berthe en colère et survoltée de cette mauvaise surprise.

Jacques proclama d’un ton ferme:

"Je suis d’accord pour vous rendre votre liberté car j’ai juré de m’occuper de cet enfant inattendu! "

Berthe divorçait le jour de son mariage mais un mois après, elle reprit contact avec Jacques.

-J’ai bien réfléchi à propos d’élever cet enfant et je suis entièrement d’accord avec la décision que vous avez prise, lui déclara-t-elle avec beaucoup d’émotion.

Jacques se contenta de sourire et de lui ouvrir les bras. C’est ainsi que Jacques et Berthe commencèrent à élever "leur enfant".

Aymeric S., Burak K. et Idir B., 4ème Escher


Toutes les femmes l’observaient quand il prit la parole :

« Je vous présente Eugène. Il n’a que quelques heures...., commença Jacques en bégayant.

- Très bien, mais qui est cet enfant ?, demanda Berthe.

- Il s’appelle Eugène... C’est mon...mon...mon fils, poursuivit-il avec difficulté.

- Quoi ! Comment osez vous ? Le jour de mon mariage ! s’exclama Berthe, rouge de colère. Outrée, elle tourna les talons et retourna dans sa chambre.

Jacques confia le bébé à sa belle mère et alla rejoindre sa femme. Elle sanglotait quand il entra.

«Sortez ! cria-t-elle.

- Non, ne voulez vous pas une explication ? supplia-t-il.

- Je pense la connaître, affirma-t-elle, mais allez-y, contez-moi votre explication.

- Vous rappelez vous de ma maîtresse ? Et bien, vos parents m’avaient donné un délai pour vous prouver ma fidélité. Pendant ce temps, je recevais des lettres de ma maîtresse mais je les déchirais aussitôt qu’elles me parvenaient. Mais ce soir ce n’était pas une de ces lettres, je l’ai donc ouverte. Dans cette lettre, il était écrit qu’elle avait accouché et qu’elle était mourante... ».

Berthe fut prise d’une grande tristesse mais comprit la situation énoncée par son mari.

«Je comprends mais vous auriez dû m’en parler avant de fuir sans aucune explication car vous m’avez laissée seule, le jour de mon mariage, devant le fait accompli ».

Berthe fut déçue de l’attitude de son conjoint mais elle résolut de lui pardonner par amour et elle accepta ce petit garçon innocent comme une mère accepte son enfant.

Lana PV, Kélia B., May-Li L, 4ème Escher




Analyse de la pièce "Jeanne Barré, la Voyageuse invisible"

Par Mme Otsmane - 16:40, lundi 2 mai 2016 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 6 .. Lien

Début avril, les élèves de 4ème se sont rendus au théâtre Gérard Philipe pour assister à la représentation de "Jeanne Barré, la Voyageuse invisible":

http://college-willy-ronis.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1296:sortie-au-theatre-gerard-philipe&catid=2:francais&Itemid=7#comments

Ci-dessous, ils nous font part de leurs analyses.



Cette pièce raconte la vie de Jeanne Barré de son enfance à sa mort.

Philippe Weissert joue principalement le rôle du narrateur et de Commerson et Claire Fretel de la narratrice et de Jeanne Barré.

Pendant la narration, les acteurs utilisaient des accessoires pour pouvoir permettre aux spectateurs d’avoir l’impression d’être dans l’histoire et quand ils jouaient leurs personnages, ils parlaient avec une variété d’intonations pour captiver les spectateurs.

Le violoncelliste avait pour rôle de suggérer la nature (les bruits du vent, de la neige, les oiseaux des Amériques) et les émotions des personnages.

La mise en scène est faite de sorte que l’on ait l’impression de faire partie des personnages. Les acteurs nous regardaient fixement et nous parlaient comme si nous étions sur le bateau avec eux. Ils étaient tellement proches qu’il n’y avait plus aucune intimité pour eux comme pour nous.

Les accessoires permettaient de représenter les saisons, les lieux différents dans lesquels se déroule l’action (bureau de Commerson, bateau, Amérique et même la maison dans le vallon) et les émotions (la colère avec le couteau)

Geoffrey: Selon mon avis, cette pièce est dynamique et la mise en scène, les accessoires et le jeu des acteurs permet une immersion totale dans l’histoire.

Ismaël:Pour moi, la pièce était assez amusante la mise en scène permet d’avoir l’impression d’être dans l’aventure, le violoncelliste m’a plu car il arrivait à suivre les mouvements des acteurs.

Geoffrey G. et Ismaël N., 4ème Braque



La scène est en bi-frontal: nous étions placés en face d’autres spectateurs. La scène, très petite, faisait penser à un navire. Les acteurs étaient proches de nous.

   Les accessoires sont recherchés et mis en évidence dès le début de l’histoire:  le chalet en bois, la fausse neige, le bateau, des livres de sciences, des colliers de fleurs... Des seaux d’eaux étaient lancés ce qui permettait d’animer la pièce.
   La pièce se déroule rapidement alors que c’est une grande et longue histoire, on ne s’ennuie pas. C’est d’ailleurs une belle histoire qui mêle amour, science et curiosité. On comprend mieux qu’à l’époque les femmes avaient très peu de droits comparées aux hommes.
 
               Lisa C.,  4ème Braque





Composer un portrait hyperbolique

Par Mme Otsmane - 12:10, mardi 12 avril 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
L’étude de la littérature médiévale se poursuit avec la lecture de Lancelot ou le chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes.
Après avoir analysé l’épisode des "Cheveux d’or" où le narrateur fait la part belle aux hyperboles pour magnifier l’admiration que voue Lancelot à la Reine Guenièvre, les élèves ont eu à composer un portrait mettant en valeur la beauté de la souveraine.


"Guenièvre se plaint à Lancelot de son départ pour la quête",
enluminure de "La Quête du Graal" (1375-1400)


La Reine avait un visage si gracieux et si pur qu’un astre semblait apparaître à chaque fois qu’elle arrivait. Sa chevelure blonde, abondante, lui faisait une auréole autour du visage. Ses yeux bleus, comme un ciel d’été dans lequel se reflète la mer, vous chaviraient l’âme au premier regard. Sa fine taille ondulait comme un tournesol caressé par la brise légère. A son passage, les regards ne pouvaient se détacher d’elle.
Nabil E., 5ème Gary


Les yeux de la Reine Guenièvre avaient la couleur de l’émeraude et sa chevelure rayonnait comme les éclats chauds du soleil au petit matin. Sa bouche d’un rouge lumineux faisait penser à l’éclosion d’une rose. Quant à sa peau, elle était blanche et douce: elle se vêtait d’une longue robe bleu nuit qui faisait ressortir son magnifique teint.
Tous les chevaliers qui la croisaient pensait qu’elle était un ange, issu tout droit du royaume de Dieu.
Marine F., 5ème Gary


Les cheveux de la Reine Guenièvre brillaient de mille feux, tels une éclatante mine d’or. Rien n’était plus doux ni plus soyeux que sa chevelure qui embellissait son magnifique visage. Ce visage si lisse, si pur, frais et délicat tel une cascade des plus hautes montagnes apaisait l’âme de ceux qui la contemplaient. Aucun paysage, aucun trésor n’égalaient une telle beauté. L’éclat de ses pupilles, illuminant la nuit comme la pleine lune, ensorcelait une armée entière. Sa taille, aussi souple et magnifique qu’un pétale de rose, ne laissait personne indifférent dans tout le royaume.
Rayan M., 5ème Gary


Guenièvre avait un beau visage, le plus beau du monde. Ses yeux d’un bleu intense, presque transparent, avivaient son regard à la fois profond et perçant. Ses fines lèvres rosées formaient un sourire d’ange, éclatant à la lumière du jour. Ses cheveux dorés, lisses et soyeux, encadraient son ravissant visage. La Reine était dotée d’une taille fine et souple, accentuant sa gracieuse silhouette.
Samra Y., 5ème Gary


Le visage de Guenièvre rayonnait de mille feux mais c’était surtout ses cheveux qui la rendaient éclatante car ils étaient si blonds, si dorés et si lumineux qu’à leur côté le soleil semblait noir. Ses grands yeux bleus rivalisaient avec le ciel le plus pur. Ils scintillaient tant qu’on avait l’impression que toutes les étoiles s’y trouvaient. La nuit, rien qu’en les regardant, on avait l’impression qu’il faisait jour.
Amelle I, 5ème Artaud






Ecrire un dialogue narratif argumentatif

Par Mme Otsmane - 07:48, lundi 4 avril 2016 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
Les épreuves communes de cette année ont porté sur l’incipit d’un court roman de Le Clézio, paru aux éditions "Lire, c’est partir": L’Enfant de sous le pont.
Ali vit sous un pont et survit en récupérant des objets dans les poubelles pour les revendre. Un soir, en rentrant dans son abri, il découvre un bébé abandonné dans un carton. Il vient immédiatement à son secours.
Pour le sujet d’invention, les élèves devaient imaginer le dialogue qui oppose Ali à l’un de ses amis: alors qu’Ali souhaiterait élever lui-même la petite fille, son ami lui conseille plutôt de la confier à un orphelinat.
Voici des exemples de travaux réalisés par les élèves durant leur épreuve en temps limité.





Une fois le bébé habillé, nourri et endormi l’ami d’Ali, Marcel murmura à Ali :

« C’est très noble ce que tu as fait pour ce bébé mais tu devrais le confier à un orphelinat.

- Mais pourquoi donc? , s’indigna Ali.

-Il aura de meilleures conditions de vie qu’avec toi sous un pont, déclara Marcel.

-Mais il n’aura pas de père et tout enfant a besoin d’un père, rétorqua Ali.

Marcel comprenait bien l’attachement d’Ali pour ce bébé mais il lui semblait de son devoir d’insister pour qu’il grandisse en sécurité.

Il reprit :

-Comment vas-tu faire pour le nourrir, l’habiller et le scolariser ? Un enfant a besoin d’un père et d’une mère certes, mais il a aussi besoin de se nourrir et de s’instruire.

-Et bien, je lui apprendrai tout ce que je sais et il viendra avec moi ramasser des objets pour les revendre et puis je partagerai ma nourriture avec lui !

- Quel bel avenir, ironisa Marcel. Tu n’espères pas mieux pour lui ? Enfin, un enfant ne peut pas vivre sous un pont, il a besoin d’être encadré, d’avoir des repères...

-Et pourquoi pas ? Qui a dit qu’un enfant ne pouvait pas vivre sous un pont ?

- Ali, ce que tu dis est insensé, tu ne veux pas le meilleur pour lui ? insista Marcel.

-Si, mais je ne veux pas l’abandonner, s’écria Ali.

Marcel insista :

-Mais tu ne l’abandonnes pas, tu le confies à quelqu’un qui pourra subvenir à ses besoins. Tu lui promets un meilleur avenir.

-Imagine qu’il s’en occupe mal, s’inquiéta Ali.

-Mais non, ne t’inquiète pas, il s’en occuperont très bien, ce bébé sera aimé et très bien entouré... En le déposant là-bas, tu lui offres une meilleur qualité de vie, le convainc-t-il.

Ali n’avait plus d’arguments. Son ami avait raison. Il soupira :

-D’accord, et bien demain matin, j’irai le déposer à l’orphelinat. »

Lana P, 4ème Escher


Ali était arrivé chez Marcel. Il prit alors une grande respiration et dit tout bas:
« Écoute-moi, en retournant sous le pont, je m’approchai de la tente et je vis quelque chose d’absolument inattendu.

-Et puis-je savoir ce que c’est ? demanda Marcel, intrigué.

-Un bébé m’attendait.

-Un bébé ! s’exclama Marcel. 

-Et j’aurais espéré que tu puisses me venir en aide.

-Mais naturellement!, fit Marcel avec un large sourire. Je vais chercher du lait, des vêtements et je reviens ». 

Une fois le bébé habillé, nourri et endormi, Marcel demanda : 

« Que comptes-tu faire de ce bébé Ali?

-Je vais le garder. Et je l’élèverai comme si c’était le mien, déclara Ali d’un ton décidé.

-Et tu comptes l’élever ici ? s’exclama Marcel. Mais c’est impossible voyons !

-Et pourquoi est-ce impossible ?, répliqua Ali avec un ton de défi.

Marcel comprit l’attachement de son ami pour cet être si fragile, il reprit d’un ton plus doux :

« Mais regarde un peu où tu vis... Crois tu que ce sont des conditions idéales pour un bébé? En tant qu’ami, je te conseille de l’emmener dans un orphelinat.

-Non, je refuse ! Je... Je me suis attaché à ce bébé », bégaya Ali. Il s’arrêta de parler, une larme venait de couler sur sa joue.

Marcel reprit presqu’en murmurant :

« Écoute Ali, si tu aimes vraiment ce bébé, tu devrais l’emmener dans un orphelinat, ils s’occuperont bien de lui là-bas. »

Ali soupira :

" Tu as raison. J’emmènerai ce bébé à l’orphelinat demain matin dès la première heure."

Nelson D., 4ème Braque



Ali venait à peine de poser le bébé sur son lit que son ami Jean lui dit:

«Ali, tu devrais vraiment confier cette petite à un orphelinat.

-Pourquoi faire? Je suis capable d’élever cet enfant, rétorqua Ali.

-Alors commence déjà par lui donner un prénom!

-C’est déjà fait elle s’appelle Blanche-Neige, répondit Ali.

-Le chat Cendrillon, le bébé Blanche-Neige et moi je suis la méchante sorcière, non mais tu crois que l’on vit dans un conte de fée!? s’exclama Jean.

-Non c’est juste que pour moi ce prénom représente sa beauté, répliqua tranquillement Ali.

-D’accord, mais comment vas tu faire pour la nourrir ? Tu vas lui donner du pain rassis et du vin?

- Je trouverais du travail. Ainsi, je pourrais la nourrir sans aucun problème, décréta Ali d’un ton décidé.

- Tu as vu l’état de tes habits à moitie déchirés ? s’emporta Jean. Sans compter une énorme barbe piquante, une puanteur horrible et une haleine putride... C’est sûr qu’avec toutes ces qualités tu vas trouver du travail...

-Je vais me laver et faire attention à mon hygiène comme une personne normale, répliqua Ali sans se démonter.

-Et comment? En allant te laver dans le canal gelé ? Et tu supplieras une couturière de rapiécer tes vêtements ?

-Pourquoi pas?

Jean laissa éclater son mépris :

« Alors tu es vraiment tombé bien bas et tu as perdu toute dignité pour aller supplier une couturière pour vivre... Tu n’es plus le même qu’à la guerre »

Ali sentit une colère intense et furieuse monter en lui. Il essaya de la contrôler mais continua la conversation sur un ton enragé en s’approchant tout près de Jean :

«C’est moi et moi seul qui ait sauvé cet enfant!

-Essaye de te calmer..., répondit Jean en reculant.

-Me calmer... Pour garder mon enfant, je serais prêt à tout ! Même à me débarrasser de toi!»

Une bagarre éclata entre les deux amis. Les coups s’enchaînèrent quand soudain Blanche-Neige se mit à pleurer. Jean eut pour réflexe de vouloir aller voir le bébé alors qu’Ali continuait de le frapper. Jean rassembla toutes ses forces pour faire tomber Ali. Il s’empara alors du bébé et s’enfuit vers l’orphelinat.

Voyant son ami partir, Ali réalisa que jamais il n’aura de fille ni de famille et qu’il resterait seul jusqu’à la fin de sa vie. Il resta au sol et éclata en sanglots.

Geoffrey G., 4ème Braque



Décrire un personnage du cycle arthurien

Par Mme Otsmane - 17:59, jeudi 24 mars 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 5 .. Lien

Durant le chapitre consacré aux romans de la Table Ronde, les élèves ont visionné plusieurs extraits d’Excalibur (1981) de John Boorman. Ce film refond avec talent les différentes légendes sur Arthur pour offrir un déroulement chronologique cohérent de la vie du Roi.




Au cours de l’évaluation de fin de chapitre, vingt minutes ont été consacrées à la rédaction d’un court texte descriptif. Les élèves devaient au choix décrire:

- Mordred du point de vue d’Arthur

- Lancelot lors de sa première rencontre avec Guenièvre

- Morgane revue des années plus tard par Merlin

Leurs textes devaient être cohérents avec la situation des personnages et retranscrire leurs émotions. Pour enrichir leur description, l’emploi d’expansions du nom variées était suggéré. Le maniement de figures de style (comparaison/ métaphore) conférait un bonus.


Mordred vu par Arthur


Arthur désemparé  (Nigel Terry)

Le farouche Mordred (Liam Neeson)


Le pont-levis se baissa et Arthur se retrouva nez à nez devant son fils qu’il n’avait jamais vu. Mordred était fièrement campé sur son destrier, revêtu de son armure d’or qui paraissait indestructible et paré de son heaume en forme de soleil qui le rendait majestueux. Arthur lui demanda d’enlever son heaume et il ressentit de l’appréhension à l’idée de découvrir son visage. Il lui trouvait une aura de feu. Il reconnut ses propres yeux vert-bleu mais ceux de son fils étaient perçants. Ils luisaient de haine. Sa bouche restait figée de colère. Arthur fut submergé par la tristesse.

Nina F., 5ème Gary



Lancelot vu par Guenièvre


Guenièvre éprise (Cherie Lunghi)

Lancelot du Lac (Nicholas Clay)


Guenièvre descendit pour rencontrer le chevalier qui devait la mener au roi Arthur. C’est alors qu’elle vit un tout jeune homme lumineux. Ses yeux étaient d’un brun si tendre qu’elle crut que du miel y coulait. Une profonde sérénité émanait de toute sa personne. Guenièvre tomba instantanément sous son charme. Lancelot quant à lui demeurait silencieux.

Samra Y., 5ème Gary



Morgane vue par Merlin


Merlin conquis (Nicol Williamson)


L’envoûtante Morgane (Helen Mirren)


Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Vêtue d’une robe rouge sang, elle était devenue une jeune femme d’une grande beauté. Sa grande cape qui flottait au sol bruissait à chacun de ses pas. Merlin éprouva beaucoup de respect et d’admiration pour la puissance qu’elle dégageait désormais. Cependant, il fut saisi par son regard : il était embrasé de la haine qu’elle ressentait pour son demi-frère Arthur.

Marine F., 5ème Gary


Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était devenue très élancée, avec des cheveux bouclés. Elle portait une longue robe bleu clair qui brillait de mille feux. Ses grands yeux bleus s’illuminèrent quand elle se rendit compte de l’effet qu’elle suscitait chez Merlin. Un radieux sourire illumina son visage, ses belles dents blanches brillaient d’un éclat irrésistible.

Lalya S., 5ème Gary



Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était resplendissante. Elle avait l’air d’un soleil flamboyant avec ses magnifiques cheveux roux qui ruisselaient sur ses épaules. Merlin ressentait l’aura magique qu’elle déployait autour d’elle. Merlin se sentait irrésistiblement attiré par elle même s’il devinait que les intentions de Morgane étaient dangereuses.

Djibril I., 5ème Artaud




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