Elèves créateurs

Composer un portrait hyperbolique

Par Mme Otsmane - 12:10, mardi 12 avril 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
L’étude de la littérature médiévale se poursuit avec la lecture de Lancelot ou le chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes.
Après avoir analysé l’épisode des "Cheveux d’or" où le narrateur fait la part belle aux hyperboles pour magnifier l’admiration que voue Lancelot à la Reine Guenièvre, les élèves ont eu à composer un portrait mettant en valeur la beauté de la souveraine.


"Guenièvre se plaint à Lancelot de son départ pour la quête",
enluminure de "La Quête du Graal" (1375-1400)


La Reine avait un visage si gracieux et si pur qu’un astre semblait apparaître à chaque fois qu’elle arrivait. Sa chevelure blonde, abondante, lui faisait une auréole autour du visage. Ses yeux bleus, comme un ciel d’été dans lequel se reflète la mer, vous chaviraient l’âme au premier regard. Sa fine taille ondulait comme un tournesol caressé par la brise légère. A son passage, les regards ne pouvaient se détacher d’elle.
Nabil E., 5ème Gary


Les yeux de la Reine Guenièvre avaient la couleur de l’émeraude et sa chevelure rayonnait comme les éclats chauds du soleil au petit matin. Sa bouche d’un rouge lumineux faisait penser à l’éclosion d’une rose. Quant à sa peau, elle était blanche et douce: elle se vêtait d’une longue robe bleu nuit qui faisait ressortir son magnifique teint.
Tous les chevaliers qui la croisaient pensait qu’elle était un ange, issu tout droit du royaume de Dieu.
Marine F., 5ème Gary


Les cheveux de la Reine Guenièvre brillaient de mille feux, tels une éclatante mine d’or. Rien n’était plus doux ni plus soyeux que sa chevelure qui embellissait son magnifique visage. Ce visage si lisse, si pur, frais et délicat tel une cascade des plus hautes montagnes apaisait l’âme de ceux qui la contemplaient. Aucun paysage, aucun trésor n’égalaient une telle beauté. L’éclat de ses pupilles, illuminant la nuit comme la pleine lune, ensorcelait une armée entière. Sa taille, aussi souple et magnifique qu’un pétale de rose, ne laissait personne indifférent dans tout le royaume.
Rayan M., 5ème Gary


Guenièvre avait un beau visage, le plus beau du monde. Ses yeux d’un bleu intense, presque transparent, avivaient son regard à la fois profond et perçant. Ses fines lèvres rosées formaient un sourire d’ange, éclatant à la lumière du jour. Ses cheveux dorés, lisses et soyeux, encadraient son ravissant visage. La Reine était dotée d’une taille fine et souple, accentuant sa gracieuse silhouette.
Samra Y., 5ème Gary


Le visage de Guenièvre rayonnait de mille feux mais c’était surtout ses cheveux qui la rendaient éclatante car ils étaient si blonds, si dorés et si lumineux qu’à leur côté le soleil semblait noir. Ses grands yeux bleus rivalisaient avec le ciel le plus pur. Ils scintillaient tant qu’on avait l’impression que toutes les étoiles s’y trouvaient. La nuit, rien qu’en les regardant, on avait l’impression qu’il faisait jour.
Amelle I, 5ème Artaud






Décrire un personnage du cycle arthurien

Par Mme Otsmane - 17:59, jeudi 24 mars 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 5 .. Lien

Durant le chapitre consacré aux romans de la Table Ronde, les élèves ont visionné plusieurs extraits d’Excalibur (1981) de John Boorman. Ce film refond avec talent les différentes légendes sur Arthur pour offrir un déroulement chronologique cohérent de la vie du Roi.




Au cours de l’évaluation de fin de chapitre, vingt minutes ont été consacrées à la rédaction d’un court texte descriptif. Les élèves devaient au choix décrire:

- Mordred du point de vue d’Arthur

- Lancelot lors de sa première rencontre avec Guenièvre

- Morgane revue des années plus tard par Merlin

Leurs textes devaient être cohérents avec la situation des personnages et retranscrire leurs émotions. Pour enrichir leur description, l’emploi d’expansions du nom variées était suggéré. Le maniement de figures de style (comparaison/ métaphore) conférait un bonus.


Mordred vu par Arthur


Arthur désemparé  (Nigel Terry)

Le farouche Mordred (Liam Neeson)


Le pont-levis se baissa et Arthur se retrouva nez à nez devant son fils qu’il n’avait jamais vu. Mordred était fièrement campé sur son destrier, revêtu de son armure d’or qui paraissait indestructible et paré de son heaume en forme de soleil qui le rendait majestueux. Arthur lui demanda d’enlever son heaume et il ressentit de l’appréhension à l’idée de découvrir son visage. Il lui trouvait une aura de feu. Il reconnut ses propres yeux vert-bleu mais ceux de son fils étaient perçants. Ils luisaient de haine. Sa bouche restait figée de colère. Arthur fut submergé par la tristesse.

Nina F., 5ème Gary



Lancelot vu par Guenièvre


Guenièvre éprise (Cherie Lunghi)

Lancelot du Lac (Nicholas Clay)


Guenièvre descendit pour rencontrer le chevalier qui devait la mener au roi Arthur. C’est alors qu’elle vit un tout jeune homme lumineux. Ses yeux étaient d’un brun si tendre qu’elle crut que du miel y coulait. Une profonde sérénité émanait de toute sa personne. Guenièvre tomba instantanément sous son charme. Lancelot quant à lui demeurait silencieux.

Samra Y., 5ème Gary



Morgane vue par Merlin


Merlin conquis (Nicol Williamson)


L’envoûtante Morgane (Helen Mirren)


Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Vêtue d’une robe rouge sang, elle était devenue une jeune femme d’une grande beauté. Sa grande cape qui flottait au sol bruissait à chacun de ses pas. Merlin éprouva beaucoup de respect et d’admiration pour la puissance qu’elle dégageait désormais. Cependant, il fut saisi par son regard : il était embrasé de la haine qu’elle ressentait pour son demi-frère Arthur.

Marine F., 5ème Gary


Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était devenue très élancée, avec des cheveux bouclés. Elle portait une longue robe bleu clair qui brillait de mille feux. Ses grands yeux bleus s’illuminèrent quand elle se rendit compte de l’effet qu’elle suscitait chez Merlin. Un radieux sourire illumina son visage, ses belles dents blanches brillaient d’un éclat irrésistible.

Lalya S., 5ème Gary



Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était resplendissante. Elle avait l’air d’un soleil flamboyant avec ses magnifiques cheveux roux qui ruisselaient sur ses épaules. Merlin ressentait l’aura magique qu’elle déployait autour d’elle. Merlin se sentait irrésistiblement attiré par elle même s’il devinait que les intentions de Morgane étaient dangereuses.

Djibril I., 5ème Artaud




Présenter un exposé avec le logiciel Padlet

Par Mme Otsmane - 16:11, lundi 29 février 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
La découverte de la littérature médiévale a été inaugurée par un groupement de textes sur les légendes arthuriennes. En complément de leurs lectures, les élèves ont eu à préparer un exposé sur un personnage du cycle arthurien ou un objet de leur choix. Afin de rendre leur présentation plus interactive, ils ont été initiés à l’utilisation du logiciel en ligne "Padlet", plus intuitif qu’un diaporama.
Les oraux des exposés ont eu un réel succès. Non seulement les duos d’élèves étaient fiers de présenter leur "mur padlet" vidéoprojeté mais en plus les camarades ont été très réceptifs à ce qui leur était présenté.



Thomas et Enzo présentant le personnage de Merlin


Ema et Maïlle présentant le personnage de Gauvain

Ci-dessous les liens des différents exposés:

http://padlet.com/mmeotsmane/graal5A
http://padlet.com/mmeotsmane/galaad5G
http://padlet.com/mmeotsmane/gauvain5A
http://padlet.com/mmeotsmane/merlin5G
http://padlet.com/mmeotsmane/mordred5A
http://padlet.com/mmeotsmane/guenievre5G







Le Chant des saisons: écriture de poèmes

Par Mme Otsmane - 15:15, samedi 2 janvier 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 1 .. Lien
Pour essayer de composer leur texte poétique, les élèves de 5ème ont lu des poèmes d’époques variées, effectué des recherches mythologiques et observé des peintures et sculptures mettant en scène les saisons.
Ils se sont graduellement initié au langage poétique à l’aide de différents ateliers d’écriture (enrichir un champ lexical, créer des images à l’aide de figures de style, créer une impression sonore).


L’Hiver


Mucha, L’Hiver, 1897

L’ivresse de l’hiver


Toi, qui dénudes les arbres de leurs feuilles,

Saturne, dieu qui dévore le temps

Ton froid revient illuminer mon c½ur.


J’attends que tu me noies de ta neige

Et que tu m’enténèbres de tes jours sombres,

Saturne, dieu qui dévore le temps


Mon c½ur rayonne en apprenant ta venue

Dans cette nature qui meurt abattue,

Saturne, dieu qui dévore le temps


Ema P., 5ème Gary



Le froid glacial me consumait

Saturne se réveilla

Et sa fureur déchaîna

Sur les innocents impuissants


Je me suis réveillé

D’une douleur accablante affligé

Le froid glacial me consumait

Et Saturne m’engloutissait


Je languis dans mon lit

Le froid glacial me consumait

Je me lamente de la vie


Saturne apparut, me dévisagea

Et se réjouit de ma mélancolie

Mort je suis

Le froid glacial m’a consumé


Syloé N., 5ème Artaud



L’Hiver est une saison qui me déteste

Mon grand-père crie dans son lit de mort

Semblable à un vieil oiseau blessé


L’agonie l’empêche de dormir.

Étouffée par le vent froid,

Ma grand-mère pleure, accablée de douleurs.


Perdus dans cette angoisse

Mes frères tremblent de froid,

Eux non plus ne dormiront pas.


Elisa M., 5ème Artaud



Triste, la chaleur s’est arrêtée

Le froid fait succomber mon c½ur

La grande tristesse de la neige

Me laisse de glace dans la tempête


Je me sens gelé et le Temps n’a pas l’air d’avoir froid

Mais cette nuit je vis une étoile filante

Qui m’a réconforté


Imhotep G., 5ème Artaud



Le Printemps



Mucha, Le Printemps, 1897

Ma saison préférée est arrivée

Le vent, le froid et la neige,

Le temps les a effacés

Et Flore renaît dans nos c½urs desséchés


Les fleurs, les arbres, les cris d’oiseaux

Tout renaît, tant que je pleure de joie

Le ruisseau brille de mille éclats

Ma saison préférée est arrivée


Les abeilles viendront récolter leur miel,

Les papillons de mille couleurs

Viennent me montrer le ciel

Et graver le printemps dans mon c½ur ouvert


Alliance M’B, 5ème Gary



Dans la rue sinistre, esseulé

Sans amis, sans parents

Je guettais mon seul réconfort

La déesse Flore


Le Printemps m’a choyé, entouré, nourri

J’ai pu survivre grâce à lui

Mon soleil rayonnant c’était cette fille seule

Aux cheveux d’or et aux yeux d’étoiles


Je n’ai pas osé la voir

Et je suis resté dans mon désespoir

C’est elle qui s’est avancée

Et dans une indicible extase m’a embrassé


Le temps passant, elle s’est enfuie

Je l’ai poursuivie mais elle a disparu

Mourrais-je donc seul ?


Si c’est cela ma destinée

Alors je m’envolerai vers les étoiles

Retrouver les yeux de ma bien-aimée


Hugo T., 5ème Artaud



J’ai vécu avec quelqu’un

Avec qui je me sentais bien

Mais il m’a laissé tomber

Comme une feuille de papier


Dans la froideur de l’hiver

J’ai perdu espoir

Un matin comme les autres

J’ai vu cet homme

Pas comme les autres


Il me fixe du regard

Et en une seconde

Il m’a envoûté

Et j’ai su que c’était le bon


Nous nous sommes revus

Dans une magnifique avenue

Nous sommes devenus inséparables


Voici maintenant trois saisons

Que je suis avec l’homme de ma vie

Je ne le quitterai pour rien au monde

Car grâce à lui, j’ai repris espoir


Maïlle Océane K., 5ème Gary




L’Été



Mucha, L’Été 1897

Je suis l’Été beau, somptueux et éblouissant

Si rayonnant que je réchauffe même les nuits.

Mon Amour, la Lune illuminera nos vies

Comme une fleur d’argent changeant de couleur.


A chaque fois que je te regarde dans les yeux

Mon c½ur change de voix.

En te regardant, mon astre doré,

Je brille de toute ma splendeur.


Mickaël M., 5ème Artaud



L’Été est joyeux, clair et beau

Heureuse enfin, je pleure, je ris

Je m’enivre du chant des oiseaux


Dans mes pensées les plus belles,

Dans mes pensées les plus intrépides,

Le soleil brille le jour comme la nuit


Les ruisseaux brillent dans des éclats de verre

Les pétales de fleurs rouges comme le sang renaissent.

Ce soir, au coucher du soleil, s’éteindra dans les ténèbres

La belle vie dont on rêvait tous.


Kimberly Q., 5ème Gary



Nuit d’été


Cette nuit-là

Nuit de rage, couleur rougeâtre

Enflammant mon c½ur débordant de haine

J’ai vu un démon aux dents jaunâtres


Cette nuit-là

J’ai vu des oiseaux dans leurs nids

Prêts à attaquer leurs proies pour leurs petits


Cette nuit-là

J’ai vu des chevaux à la crinière ardente

Sur ces chevaux, Déméter

Qui domptait le ciel ardent


Steve D, 5ème Artaud



La malédiction


La chaleur implacable du feu céleste

Brûle entièrement mon corps

Pareil à l’eau je m’évapore

Je tente de résister à la douleur


Languissant, j’implore le Temps

D’abandonner son manteau de feu

Et de faire renaître la pluie

Qui doit me redonner la vie


Accablé, j’implore le Soleil

De se voiler de nuages

Je ne suis qu’un mort

Au monde des enfers


Djibril I., 5ème Artaud



L’Été est une saison qui rend joyeux

Pourtant l’Été m’afflige

Sa chaleur me fait mourir de soif


Point d’oasis, point de réconfort

Je marche seule dans le désert

Languissante de chaleur


Cérès m’empêche de dormir

Une pénible sueur coule en moi


Notre Été est un été de malheur


Espérance D., 5ème Artaud





Ecrire un poème évoquant une émotion en lien avec une saison

Par Mme Otsmane - 10:43, jeudi 23 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 9 .. Lien
Pour parvenir à composer leur poème, les élèves de 5ème ont lu des oeuvres poétiques d’époques variées, effectué des recherches mythologiques et observé des peintures et sculptures mettant en scène les saisons.
Ils se sont graduellement initié au langage poétique à l’aide de différents ateliers d’écriture (enrichir un champ lexical, créer des images à l’aide de figures de style, créer une impression sonore).

Voici quelques poèmes de la 5ème Balzac, ceux de la 5ème Flaubert seront publiés la semaine prochaine.


L’Hiver


Hiver par Mucha (1900)



Entourée d’arbres morts

La terre s’est vêtue de blanc
Je partage ses sentiments de peine
Dans la nuit blême qui m’assassine chaque soir

Chronos m’emprisonne dans sa cage de froidure
Et d’animaux endormis
Ma fin approche vite
Je la vois avancer à travers les feuilles mortes

Le froid me piétine de l’intérieur
Comme un lac sous la glace
Je meurs debout

Yann O., 5ème Balzac



En regardant par la fenêtre
J’ai vu l’hiver arriver.
J’ai regardé en l’air
Et j’ai croisé le regard de Saturne désespéré.

J’ai regardé les arbres
Les feuilles avaient disparu.
J’ai regardé dans la rue
Personne!
Rien que mon souffle suspendu.

En regardant dehors
J’ai vu défiler ma vie,
J’ai entendu
Les fenêtres claquer, le vent frapper

J’ai fermé les yeux
Les étoiles sont tombées
Et mon coeur s’est arrêté

Fini les douleurs, fini les malheurs

Amel M., 5ème Balzac



Je me nomme Chronos
Plus dur qu’Héphaïstos
Plus ivre que Dionysos
Je me nomme Chronos

Je répands la vieillesse et la tristesse
J’accable les humains de douleurs
Je les torture de langueurs

Je suis la mort incarnée
Les enfants que j’ai mangés
Viendront me terroriser
L’affliction ne m’abandonnera-t-elle jamais?

Mehdi K., 5ème Balzac




L’ÉTÉ


Été par Mucha (1900)


Je revis, je suis dans l’euphorie
Les champs de blé, les arbres à fruits
Sont récoltés et la chaleur revient
Comme l’oiseau qui regagne ses biens

En l’été chante la vie
La joie s’enflamme
Ma déesse Déméter
M’inspire de sa chaude lumière

Le sens de ma vie réapparaît lentement
Déployant ses couleurs de toute beauté
Tel l’arc-en-ciel envoûté

Emma L., 5ème Balzac



Cérès, ô ma déesse
Tu m’apportes une allégresse
A faire renaître le soleil
Dans mon coeur

Mais Cérès, ô ma déesse
Les abeilles me font peur
Je sens sourdre une menace
Qui réclame sa place

Cérès, ô ma déesse
Tes rayons sont ma force
Reste, lutte, je t’en prie!
De ta vigueur dépend ma vie

Alicia V., 5ème Balzac



L’Été m’a pris par surprise
Et m’a écrasé de sa chaleur
Je crus que c’était mon heure

Le Soleil est furieux contre les humains
Je me suis battu, j’ai résisté
Ma colère contre Déméter soutenait mes pieds
Et j’ai perdu

A l’extérieur je languis de chaleur
A l’intérieur je suis glacé
Je deviens aveugle et sourd
Ma vie s’est consumée

Zied M., 5ème Balzac









Mise en voix d’un poème de Ronsard

Par Mme Otsmane - 11:19, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 7 .. Lien
Cinq élèves de la 5ème Flaubert se sont prêtés au jeu d’enregistrer leur voix après leur récitation expressive d’un sonnet des "Derniers vers" de Ronsard (1585).
Bonne écoute!




Méchantes nuits d’hiver, nuits filles de Cocyte
Que la Terre engendra, d’Encelade les soeurs,
Serpentes d’Alecton, et fureur des fureurs,
N’approchez de mon lit, ou bien tournez plus vite.

Que fait tant le Soleil au giron d’Amphitrite?
Lève-toi, je languis accablé de douleurs;
Mais ne pouvoir dormir c’est bien de mes malheurs
Le plus grand, qui ma vie et chagrine et dépite.

Seize heures pour le moins je meurs les yeux ouverts,
Me tournant, me virant de droit et de travers,
Sur l’un sur l’autre flanc je tempête, je crie.

Inquiet je ne puis en un lieu me tenir,
J’appelle en vain le jour, et la mort je supplie,
Mais elle fait la sourde et ne veut pas venir...







"Méchantes nuits d’hiver..." par Rodi A.

Par Mme Otsmane - 11:17, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 1 .. Lien


"Méchantes nuits d’hiver..." par Kélia B. et Kayan H.

Par Mme Otsmane - 11:15, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien


"Méchantes nuits d’hiver..." par Sarah L. et Maxance B.

Par Mme Otsmane - 11:10, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien


Créer une impression sonore

Par Mme Otsmane - 16:51, lundi 22 septembre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 9 .. Lien
  Pour aboutir à la création d’un poème à la fin du chapitre "Le Chant des Saisons", les élèves de 5e pratiquent plusieurs ateliers d’écriture. Dans les textes que nous vous présentons ci-dessous, nos petits écrivains se sont exercés à créer du sens à partir de sons, en essayant d’imiter le souffle du vent par l’utilisation d’allitérations en "f" et "v".



Sans effort, le vent siffle

Emportant une feuille

Et parfois même un grand meuble.

Ses rafales, d’une puissance sans égale,

D’une vitesse sans limites,

Vont vite.

Très fuyant, trop rapide,

Le vent représente la vie

Et la fougue de celle-ci

Jacques M., 5ème Balzac


Voici le vent qui arrive,

Les rafales se déchaînent

Et sifflent à travers les nuages,

Spectacle majestueux dans le ciel.

A grande vitesse, il souffle

Et soulève les feuilles d’automne

Tel un cheval fougueux.

Andréa DS, 5ème Flaubert


Le vent siffle dans les branchages

Et vente de long en large.

Le feuilles frémissent et jaunissent.

Le vent en rafales

Va vite, il est brutal.

Les vivants fuient en l’entendant.

 Vent fougueux, vent malheureux...

Shaïna M., 5ème Balzac


Au matin, quand je me réveille

J’entends siffler le vent

Et voler les feuilles.

La rafale du vent

Me fait frémir.

Au fil des heures, je sens

Le fougueux vent vivre en moi.

Le soir venu, il est fuyant

Et ne vente plus.

Il a disparu.

Maxance B., 5ème Flaubert


L’automne est là,

Les feuilles mortes virevoltent

Emportées par le vent fougueux

Si vivant, si bruyant.

Au coin de la cheminée

On voit le feu frémir

Tant les rafales soufflent.

Le feuillage du chêne

Est vite tombé cette année.

Le vent est présent, fuyant.

Il vente, il pleut, il grêle parfois

L’automne est là.

Aurélien R, 5ème Flaubert






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