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Les notes de lecture

 

fleche L'angoisse distillée

Anthony Horowitz, Raven’s gate
Hachette

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Les professeurs de collège connaissent bien Anthony Horowitz ; il est l’auteur d’un roman à succès, L’Ile du crâne, particulièrement bien adapté aux élèves de sixième.
Son dernier roman, Raven’s gate, ne décevra pas ceux qui ont apprécié les thèmes et l’écriture d’Horowitz. Ils y retrouveront de nombreuses similitudes avec les précédents : un jeune garçon, Matt Freeman, ne donne guère satisfaction à sa famille. Sombrant peu à peu dans la petite délinquance, il est arrêté pour complicité d’assassinat lorsqu’un cambriolage tourne mal.
Tout va s’enchaîner très vite à partir de là : Matt échappe à la prison à condition qu’il accepte de participer au programme E .L.A. Pour lui, il s’agit de s’éloigner de la ville et de ses tentations pour travailler et apprendre la vie dans une ferme. Accompagné par Jayne Deverill qui accepte de l’héberger, il voyage en train, est accueilli par une sorte d’homme de ferme monstrueux et surtout, découvre qu’il est tombé dans un piège. Matt découvre peu à peu avec stupeur que ceux qui l’entourent ne sont pas ce qu’ils ont l’air d’être et lui-même ne semble pas avoir été envoyé dans ce petit village du Yorkshire par hasard.
Des bruits, des chuchotements, des chants, des prières, un chat noir qui ressuscite… Matt est cerné par les sorciers.
Pourquoi lui ?
Les actions s’enchaînent de nouveau très vite : Matt tente de s’enfuir mais est forcé de revenir sur ses pas car les chemins ne mènent nulle part. Manque de chance, lorsqu’il trouve une personne pour l’aider, cette dernière meurt, horriblement assassinée… Quelle est cette centrale nucléaire près de laquelle se retrouvent les villageois ? Pourquoi Matt a-t-il retrouvé des photos de lui, enfant, chez celle qui le loge ? L’adolescent parviendra-t-il à sauver le monde des Anciens si la porte des ténèbres s’ouvre ?
Sorciers, rites, environnement hostile, enfant porteur d’un don particulier : les motifs qui ont fait le succès de L’Ile du crâne se retrouvent dans ce roman fantastique. Mais Horowitz a su tirer un autre parti de ces ingrédients à succès et l’angoisse est soigneusement et progressivement distillée jusqu’à la scène finale, où le surnaturel apparaît à son paroxysme.
Ce roman est une reprise modernisée d’un autre titre, Les Portes du diable (Hachette), datant de 1983, et le début d’une série à venir.
Les collégiens amateurs de fantastique, d’aventure et de science, y trouveront leur bonheur.

Catherine Briat - 21 janvier 2008


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