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Les notes de lecture

 

fleche Un bouquin pas piqué des gaufrettes

Charles Bernet et Pierre Rézeau, On va le dire comme ça, dictionnaire des expressions quotidiennes
Balland, 2008

bernetrezeau.jpg Depuis Claude Duneton et son Bouquet des expressions imagées (Le Seuil), personne ne peut ignorer le sens des expressions idiomatiques courantes. Il a été suivi (ou précédé) par un nombre respectable de dictionnaires du même genre. Internet est riche aussi en sites pleins d’explications – plus ou moins sûres d’ailleurs – de ces mêmes expressions. Ce qui manquait, c’est un livre sur les expressions qui vont et viennent, celles dont l’usage n’est qu’éphémère parfois mais qui révèlent l’inventivité extraordinaire de tout un chacun en matière de langage, celles qui ne sont pas vraiment figées et qui jaillissent dans les conversations avec une verdeur réjouissante. Ce livre, on l’a : On va le dire comme ça, dictionnaire des expressions quotidiennes.
Après la lecture d’une telle compilation, vous ne pourrez plus vous entendre dire que vous avez du yaourt dans la tête ou que vous avez bu l’eau des nouilles. C’est un bouquin pas piqué des gaufrettes et vous ne pourrez pas vous beurrez les noisettes de cette note. C’est de la bombe ! Et si vous ne pouvez vous l’offrir, faites un cake nerveux auprès de qui vous voulez et exigez qu’on vous l’offre. Que vous soyez épais comme un coton-tige, peigné comme un dessous-de-bras ou chaud comme une baraque à frites, peu importe, l’essentiel n’est pas dans l’apparence mais dans une envie insatiable de savoir et comprendre d’où viennent toutes ces expressions savoureuses ! Celles qui sont utilisées dans la phrase précédente figurent sur la couverture vert pomme du pavé dont nous parlons et sont évidemment expliquées, commentées, illustrées à l’intérieur, avec des centaines d’autres.
Il faudrait tout citer, et c’est énorme. D’ailleurs c’est l’abondance des citations qui étonne et le parti pris de pêcher sur le Net des exemples, pleins de saveur, est excellent. S’agissant d’usage quotidien de la langue, c’est un complément nécessaire aux exemples littéraires ou glanés dans les journaux. Et c’est bien amusant. On lit ainsi que « Montaigne [est] un homme du vin qui n’a pas bu l’eau des nouilles. »
« Je le crois pas de chez je le crois pas » (Vincent Ravalec)
Rien que du bonheur !


Roger Berthet - 27 octobre 2008


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