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L'espace "articles et synthèses" propose :
• Une compilation (sous forme de synthèses) d'échanges qui ont eu lieu sur l'ancienne liste de discussion CAPES de WebLettres.
• Des articles reprenant soit des textes officiels soit tout contenu digne d'intérêt et susceptible de mises à jour.
• Dissertation de didactique session 2010
Par Anonyme, mis en ligne le 11-08-2010
• Comment réviser en vue de l’écrit du CAPES interne
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 04-09-2005
• Trucs et astuces pour l'oral du CAPES interne
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 25-05-2005
[Article mis à jour le 07/09/2010]
A) La manière de réviser
1) Comment cibler ses révisions « au minimum » et avec un maximum d'efficacité ?
- Réponse n°1 :
Il ne s'agit pas de travailler "beaucoup" que de bien "cerner" les attentes des jurys et de cibler ses révisions. Il faut donc avant tout avoir lu les rapports du jury.
On peut (pour mémoriser) penser à préparer des fiches (mais on ne peut pas tout mettre en fiches, donc choisir en fonction de son option et de ses points faibles) :
- Faire un "hyper" condensé des documents d'accompagnement.
- Lister tous les auteurs cités dans les documents d'accompagnement et que l'on ne connaît pas (essayer d'en connaître quelques uns).
- Réviser l'histoire littéraire (surtout là où l'on sait être faible et encore plus si l'on a choisi l'option lycée).
- Préparer un aide-mémoire sur les peintres par courant, par liens avec la littérature ou en fonction de certains textes.
- Faire un condensé sur la critique littéraire en France.
- Lire des extraits de textes critiques.
- Rien de tel que de passer le test du magnétophone. C'est stressant à souhait et cela met déjà bien en condition de concours.
- S'efforcer à préparer des sujets dans les temps impartis (2 heures de préparation et 30 minutes maxi d'oral).
- Pour l'option collège (surtout) être au point en langue, prévoir qu'éventuellement on puisse avoir un dossier qui se fonde sur la manipulation par les élèves des usuels (dicos etc.).
- Quelle que soit l'option (collège ou lycée), il faut être irréprochable sur les I.O., parfaitement maîtriser les documents d'accompagnement. Il faut connaître la terminologie officielle de grammaire mais aussi savoir qu'il y a des dissidences.
- Essayer d'imaginer tout ce que l'on pourrait avoir à l'oral et comment le traiter. (Par ex. étudier une copie d'élève annotée par un professeur).
- Penser que "tenir bon moralement" est aussi important que de réviser.
- Réponse n°2 :
Faire des fiches de manière systématique :
Si on a pris l'option lycée : se poser la question et faire une fiche : « que dois-je enseigner sur chaque objet d'étude au programme ? ».
Pareil en collège : ex : la Bible ; qu'est ce qu'un mythe ? ; Qu'est-ce qu'expliquent les mythes suivants : la Chute, le déluge (attention à la laïcité).
Faits de langue : l'injonction, la conjugaison (conditionnel) ; relier un genre et un point de langue (Ex : la fable : un récit à visée argumentative. Voir le schéma narratif mais aussi la stratégie argumentative : qui veut-on convaincre et de quoi ?).
Pour les révisions en vue de l'oral, voir les différents liens du site WebLettres. Consulter les différents manuels scolaires en votre possession (à la fin ou au début des manuels vous avez un récapitulatif du programme en fonction des classes).
Vous pouvez aussi vous procurer auprès du CRDP les programmes en français au collège et au lycée et d'autres manuels didactiques.
Pour ce qui est des fiches de révisions, reprenez celles que vous avez faites pour l'écrit.
- Réponse n°3 :
S'il y a une chose à privilégier, ce sont les entrainements intensifs sur des sujets précis. Au début (en temps non limité puis en temps limité). Ce sont ces entraînements qui vous conduiront à revoir les savoirs savants qui vous manquent vraiment. Soyez aussi pragmatique que possible parce que vous ne reverrez jamais tout ce que, dans un monde idéal, vous devriez savoir pour réussir un concours.
B) Le programme
1) Peut-on être interrogé sur le programme de Terminale quand on a choisi l'option lycée ?
Non, c'est impossible. Mais il vaut tout de même mieux connaître le titre des œuvres au programme dans l'optique de l'entretien.
2) Quelle différence entre l'oral de l'interne et celui de l'externe ?
- Réponse n°1 :
Le concours externe de lettres classiques possède une épreuve de didactique, c'est la même qu'en moderne, donc le « recyclage » des cours du CNED est possible.
Les dossiers proposés à l'externe comportent souvent beaucoup plus de pages, comme une séquence entière d'un manuel. Le jury est beaucoup plus attentif à l'analyse de la démarche choisie par le manuel, au décloisonnement opéré, aux objectifs visés, aux réinvestissements proposés par les exercices, à la conformité des documents avec les I.O. etc. Les savoirs savants sont importants mais pas primordiaux. Le jury attend moins d'analyse littéraire des textes qu'à l'interne (en effet, l'externe a une épreuve de littérature orale pour tester les candidats) mais c'est un plus de relier l'analyse littéraire aux objectifs et à la démarche. Il convient de tenir compte aussi de la dimension civique de l'enseignement. Enfin il ne faut en aucun cas faire de proposition didactique.
- Réponse n°2 :
Outre la différence dans le nombre de jurés (3 pour l'externe, donc 3 séries de questions), un sujet qui ne peut sortir (alors qu'il sort assez souvent à l'externe) est la comparaison entre une notion étudiée au collège et au lycée (l'énonciation, les paroles rapportées, discours/récit et énoncé ancré/coupé ; ou encore l'épistolaire en 4e et 1re , l'autobiographie en 3e / 1re, la fable, le même texte au collège et au lycée, etc.). Cela n'exclut pas que le sujet soit soulevé lors de l'entretien (voir la question suivante).
- Réponse n°3 : témoignage d'une examinatrice du CAPES externe
Depuis cette année (session 2009), on n'est plus que deux interrogateurs face au candidat, économies obligent.
Sinon, oui, oui, oui, le jury à l'externe est extrêmement attentif à la lecture littéraire très fine des textes et documents - c'est même l'essentiel, cf. les rapports de jury - même s'il y a une épreuve d'étude de texte.
3) Les questions d'ordre purement littéraire sont-elles fréquentes lorsqu'on a choisi l'option collège, ou au contraire, sont-elles beaucoup plus d'ordre grammatical ?
- Réponse n°1 :
Pour l'option collège, il est possible d'avoir toutes sortes de questions (figures de style, littérature, histoire littéraire, genres littéraires etc.)
- Réponse n°2 :
Les documents proposés comportent tous un ou plusieurs textes littéraires (ou images, tableaux de maîtres...) et le jury interroge bien sur les candidats sur des notions, des œuvres, des courants littéraires. Par exemple cette année je suis tombé sur le théâtre en 4e, L'Illusion comique et Iphigénie, on m'a conduit à parler d'Euripide, Sophocle, Rotrou, en plus de toutes les notions de techniques théâtrales en jeu dans les textes. L'année dernière on m'a interrogé sur la vie et les œuvres de Maupassant, sur les auteurs de récits fantastiques, etc.
Ainsi les questions d'ordre littéraires fusent à l'oral même pour l'option collège et vont même jusqu'a déborder sur des notions vues au lycée (ex: « Savez vous comment est étudié le tragique au lycée, comparez avec son étude au collège ? »)
- Réponse n°3 : témoignage d'un examinateur du CAPES externe
A l'externe, le président du jury nous avait fortement déconseillé il y a deux ans (2007) de confectionner des sujets sans texte littéraire. Donc, fin des extraits de cahier de textes, des descriptifs de bac, des copies d'élèves (qui peuvent présenter des difficultés de lisibilité), etc.
A l'interne, on peut penser que les candidats ont déjà une expérience d'enseignement (sauf exception) et qu'ils peuvent mieux s'en sortir sur ce genre de sujets. Toutefois, j'imagine que les recommandations pour la confection des sujets sont voisines, d'autant que les examinateurs passent souvent d'un concours à l'autre.
4) Comment les sujets sont-ils choisis ? Peut-on avoir un sujet identique à l'année précédente ?
C'est possible… sauf ceux qui apparaissent dans les rapports de jury.
C) Le jury et vous…
1) Est-il possible que le jury pose des questions concernant notre cursus universitaire ainsi que sur notre expérience en tant qu'enseignant ?
Le jury ne sait rien du statut du candidat (si ce n'est qu'il est admissible). Les candidats sont évalués sur leurs compétences didactiques uniquement et l'entretien reste théorique (préciser une notion littéraire ou grammaticale, compléter une information sur l'agencement de sa séquence si l'on en a présenté une etc.).
2) Le jury sait-il si nous avons déjà été admissible ?
Non.
3) Est-il possible de connaître la barre d'admissibilité pour les écrits ?
On la trouve sur cette page :
http://publinetce2.education.fr/publinet/Servlet/PublinetServlet?_page=ACCUEIL
A savoir: La note d'admissibilité ne peut être déterminée à l'avance mais correspond à la notion de « barre », soit 100 postes au concours. Sachant que le ministère impose un oral court, il autorise entre 2 et 2,5 (max.) admissibles par poste, on va donc regarder autour du 220e candidat et fixer une barre qui départage. Cela peut être 9 ou 7, voire 6 comme il y a quelques années (mais l'absence cette année-là de demi-point avait obligé à convoquer 600 candidats, erreur qui ne sera sans doute pas répétée). Conclusion : la note d'admissibilité augmente mécaniquement lorsque le nombre de postes diminue et vice versa.
D) Pendant l'épreuve
1) Comment gérer son temps pendant l'épreuve ?
Première suggestion :
- Lecture découverte du dossier : 15mn.
- Relecture pour en extraire les points didactiques (notions littéraires, langue, activités orales, écrites) : 30mn.
- Élaboration d'une problématique et d'un plan : 1 heure.
- Rédaction d'une introduction. Il peut être bon d'avoir les premières phrases rédigées pour "se lancer" devant le jury : 10mn.
- Rédaction d'une conclusion : 5mn.
Deuxième suggestion :
- Lecture et analyse des supports (textes et images) qui permet, outre l'analyse littéraire de chaque texte, de noter déjà au brouillon ce qu'on attend de l'appareil didactique et ce qu'on pourrait exploiter dans ces textes. L'essentiel va sortir de cette première étape : 50mn
- Lecture et analyse de l'appareil didactique qui permet d'apprécier en quoi il correspond à nos attentes et à nos idées d'exploitation et de se poser la question : l'appareil didactique a-t-il eu de meilleures ou de moins bonnes idées que moi ? Sa démarche est-elle plus ou moins pertinente que la mienne ? 40mn
- Un petit tour à la table des dictionnaires et grammaire pour vérifier des notions, chercher des définitions : 10mn
- Élaboration de l'introduction (qui contient la problématique) et de la conclusion : 20mn
A) Quand, où ?
1) Quand connaît-on sa date de convocation ?
Pour connaître sa date de convocation, il suffit d'entrer son numéro de candidat sur Publinet (il faut parfois attendre un peu après l'annonce des résultats). Elle est également marquée sur la convocation que l'on reçoit par courrier.
2) Peut-on être interrogé un dimanche ou un jour férié ?
Les oraux de concours (idem pour l'agrégation) se passent tous les jours de la semaine, dimanche inclus. Les premiers candidats arrivent à 6h40 et préparent leur oral de 7h00 à 9h00. L'avantage de ces interrogations en continu, c'est que cela permet de faire passer un grand nombre de candidats en peu de jours (et de mobiliser moins longtemps les jurys). Du coup, l'attente des résultats est également moins longue (attente qui est aussi un moment difficile).
3) Quand connaît-on son horaire de passage ?
L'oral a lieu le lendemain de la réunion d'information à laquelle on est convoqué. C'est lors de cette réunion qu'on apprend l'heure de son passage.
4) À quelle heure les convocations se terminent-elles ?
17h30.
5) En quoi consiste la réunion la veille de l'oral ? Combien de temps dure-t-elle ?
Il y a une réunion d'information tous les jours. Elle dure à peu près une heure. Chaque candidat confirme son choix (collège, lycée).
Le président du jury rappelle les consignes sur le déroulement des épreuves. Il répond aux questions pratiques sur le déroulement des épreuves (salle commune de préparation, heures de passage...) Il donne également le nombre de postes disponibles (CAER, CAPES) et évoque la pérennité du concours interne... Et surtout il rassure !
6) Le lieu de la réunion préparatoire est-il le même que le lieu de passage à l'oral ?
Tout se passe au lycée. Les candidats se rejoignent dans la grande cour en attendant la réunion (plutôt sympathique). Le lendemain, on est convoqué au même endroit. Tout est bien indiqué et il y a suffisamment de collègues pour s'orienter.
B) La préparation de l'oral
1) Quels sont les documents à disposition dans la salle de préparation ?
Trois exemplaires du dictionnaire des noms propres (Robert) deux exemplaires des noms communs (Robert), deux grammaires.
À noter : les ouvrages sont consultables sur une table à part, on ne peut pas les emmener à son propre bureau. Pour limiter les déplacements, il vaut mieux faire un tir groupé de mots et notions à vérifier. De même, il vaut mieux éviter les chaussures qui font trop de bruit... Soit on énerve les voisins, soit on n'ose plus se lever...
2) Peut-on écrire sur les documents proposés dans le dossier ?
En principe, il est interdit d'écrire sur les documents à étudier fournis par le jury mais, à ce sujet, les consignes fluctuent d'une session à l'autre et même d'une semaine à l'autre.
Session 2007 : il est possible d'écrire sur les textes du dossier, mais au crayon, et le personnel se charge de gommer. Les pochettes plastiques* sont interdites mais certains candidats de la session 2007 en ont fait usage sans qu'on le leur reproche…
*Cette astuce est souvent proposée : placer les documents dans des pochettes plastifiées et écrire sur les pochettes à l'aide de feutres solubles à l'eau.
Notre conseil : se munir de pochettes et de feutres (parce que c'est commode) et être capable de s'en passer (parce que c'est prudent).
3) Quelles sont les conditions matérielles dans la salle de préparation ?
Le brouillon est fourni à volonté, on a le droit de sortir pendant la préparation, accompagné, pour se rendre... où vous savez !
C) L'épreuve orale
1) Peut-on assister à l'oral de quelqu'un d'autre ?
Il est possible qu'une personne demande à assister à l'oral (un(e) futur(e) candidat(e) qui désire voir comment cela se déroule). L'on n'est pas obligé d'accepter*. Ni de refuser !
*Il semblerait que la loi oblige d'accepter parce qu'il s'agit d'un examen public. Toutefois, notre expérience montre que les candidats sollicités sont libres d'accepter ou de refuser. Ce qui est certain, c'est que le candidat observateur est tenu de quitter la salle, tout comme le candidat, au moment des délibérations.
3) Comment les jurys fonctionnent-ils ?
Les différentes commissions du jury sont composées de 3 membres : 2 qui travaillent, 1 qui se repose, en alternance. A ces 2 personnes peuvent s'ajouter l'un des présidents du jury.
4) Que doit-on faire pour réussir son exposé ?
Quelques éléments indispensables :
- Montrer que l'on connaît parfaitement les IO et les DA.
- Partir de l'analyse des textes du dossier pour formuler une problématique à la fois littéraire et didactique et constituer un plan.
- Ne pas oublier de montrer de la sensibilité littéraire. Pas de dispositif didactique sans contenu. Cela n'exclut pas la précision.
- Faire référence aux questions proposées et voir comment elles s'articulent pour aboutir à un savoir ou un savoir-faire et juger de leur pertinence par rapport aux programmes.
- Proposer une exploitation du dossier (tout ou partie, justifier les choix).
- Gérer son temps pendant la préparation et l'exposé. C'est très important. Au-delà de 30 minutes, le jury interrompt le candidat. A l'inverse, un exposé de 10 minutes ne peut suffire.
- Ne pas oublier d'étudier les documents iconographiques (quand il y en a) et le paratexte.
- Éviter le jargon technique. Il est souvent mal perçu. Cela n'empêche pas (au contraire) d'adopter un vocabulaire précis.
- Éviter de "descendre en flamme" un manuel scolaire. On ne sait jamais qui l'a écrit. Il se peut que le manuel soit mauvais mais il a normalement été choisi parce qu'il comporte des qualités. Penser à signaler ces qualités. Quant aux "défauts", vérifier la date de publication du manuel. Il se peut que le manuel soit simplement obsolète.
- Il n'est pas question de faire une séquence à chaque fin d'exposé. Tout dépend du dossier que l'on demande de traiter. En revanche, il est fondamental de montrer ce que l'on ferait de ces documents dans le cadre d'une classe. Ce qui est important, c'est de ne pas oublier la pratique de terrain. Bien sûr, il faut avoir des connaissances théoriques dans tous les domaines, histoire littéraire, grammaire, IO (être incollable là-dessus) etc. et savoir les montrer mais il faut aussi se rappeler qu'il s'agit d'une épreuve « professionnelle ». Montrer que ce que l'on dit (même les savoirs savants « les plus savants ») se mettent au service de sa pratique de la classe. On est là pour prouver que l'on sait mener une classe et donner du sens à son enseignement.
- Si l'on propose d'étudier une progression, il y a cinq points à observer : conformité avec les IO, visibilité de la progression, formulation des objectifs, hiérarchie, évaluation.
- Si le dossier possède déjà une séquence, c'est que celle-ci comporte des défauts. Rien n'interdit de proposer des corrections à cette séquence pour qu'elle soit en conformité avec les IO ou le niveau de classe ou les objectifs que l'on souhaite atteindre.
- Se dire que l'on propose toujours un dossier avec quelque chose qui ne va pas. Ce n'est jamais très mauvais ni jamais très bon parce que dans le premier cas, il y aurait trop de choses méchantes à dire et dans le second pas assez.
- Il faut être critique mais pas « vachard », on ne sait jamais, le mauvais dossier peut-être un extrait de manuel auquel l'un des membres du jury a participé. Ne pas hésiter cependant à dire ce qui ne va pas, en s'appuyant ESSENTIELLEMENT sur les I.O. Que ce soit une bible. Ensuite, même pour les dossiers les plus indigents, on tâche de trouver des qualités (moyennant quelques ajustements).
- Il se peut que les questions posées par le jury restent très scolaires, comme si les candidats sortaient de la fac.
5) Y a-t-il un plan idéal pour son exposé oral ?
Témoignage d'un examinateur pour le CAPES externe :
Mon expérience de quatre ans de concours m'a permis aussi de constater que le fameux « plan » qui inquiète les candidats a peu d'importance par rapport à la qualité des analyses (en particulier littéraires) et des connaissances culturelles que manifeste le candidat lors de son exposé.
A ne pas négliger non plus la qualité de la langue. Beaucoup trop de candidats s'imaginent que la langue qu'ils parlent est bien suffisante pour les élèves qu'ils auront.
6) Pendant l'exposé… les petites choses auxquelles ont ne pense pas toujours
- Si l'on a une bouteille d'eau, ne pas boire pendant l'exposé, ne pas même mettre la bouteille sur la table. En revanche, entre l'exposé et l'entretien, le candidat est convié par le jury à sortir dans le couloir pendant 5 grosses minutes (le temps d'une délibération). Il sera alors bon d'avoir prévu de quoi se désaltérer. A noter : la sympathique buvette placée dans le couloir est destinée au jury.
- Éviter les gestes qui parasitent (mèche rebelle, gestes de la main, stylo que l'on fait tourner, pied qui tape etc.).
- Adopter une tenue correcte est indispensable (éviter l'allure négligée ou "touriste") mais penser aussi à ce que la tenue soit confortable.
- Éviter de se perdre dans les notes et les feuilles : il faut un minimum de structure.
- Rester naturel(le) et si possible penser à sourire (un peu).
- Penser à ne pas regarder qu'un seul membre du jury. Le regard doit balayer l'assistance (même si l'on ne regarde pas vraiment).
D) Divers
1) Que faut-il amener pour le passage à l'oral (contrats justifiant de l'ancienneté, papiers d'identité, diplômes...) ?
Pièce d'identité et convocation suffisent.
2) Je n'ai toujours pas reçu ma convocation. Dois-je m'affoler ?
On peut recevoir sa convocation jusqu'à une semaine avant la date de l'oral.
3) Qui contacter en cas de problème ?
Le numéro du secrétariat CAPES à Lille est le suivant : 03-20-60-50-81.
A) À Lille
1) Quel hôtel choisir ?
Un lien à consulter : http://www.lilletourism.com/se-loger-a-lille.htm
Différentes suggestions :
L'hôtel ibis :
Derrière la gare pour 50 euros, si le prix n'a pas augmenté.
Rue de Paris. Très bien, très calme très propre et accueil très sympa. En deux minutes à la rame de métro en 5 minutes à la gare. À trois stations de métro du lycée.
L'hôtel ibis gare est vraiment tout à coté de la gare et donc des rames de métro. Les deux ibis ne sont pas trop éloignés l'un de l'autre.
Le Nordhotel :
Il se trouve à 10 mn à pied du centre d'examen ; un peu plus cher qu'un formule 1 (environ 50 euros en juin 2005) mais pas de problème de transport quand on est convoqués les premiers.
Le p'tit déj' et le Nordhôtel, c'est 66 euros (juin 2007) et pour les candidats qui commencent tôt, je trouve que la rue est un vrai coupe-gorge, beaucoup de candidates ont fait du covoiturage, ou ont pris un taxi.
L'hôtel Lille Europe :
Il est juste à côté de la gare et permet de se rendre directement en métro au lycée.
Réservé par Hôtel Réservation Service sur internet une chambre ici pour 48 euros : Residhome Lille Europe - Adresse : 271 Avenue Willy Brandt - 59000 Lille
France - Téléphone : 03-28-04-75-51 - Télécopie : 03-28-04-76-52.
Le résidence-home Lille Europe, pour le même prix que l'hôtel Faidherbe (dans une petite tour du centre commercial Euralille, 271 rue Willy Brandt) m'a paru un enchantement : grand, clair, lumineux, avec une kitchenette équipée qui m'a économisé pas mal de frais au restaurant et où j'ai pu me faire du café le matin.
Un hôtel en centre ville :
A choisir de préférence avec une séance de cinéma la veille, car, étant donné la pression et le manque de connaissance de la ville, il y a peu de candidats qui ont l'énergie de prendre le métro pour aller au centre.
Près des gares Lille-Europe, Lille-Flandres, près du métro (deux lignes uniquement: prendre celle qui va à St-Philibert, descente Porte de Douai) et de la gare routière. En plus, à côté de la gare de Lille-Flandres il y a un espace cyber-café pour ceux qui sont encore à Lille lors des résultats d'admission et qui veulent connaître ces derniers.
L'hôtel du nord :
Recommandé par le lycée, il se situe dans un quartier sinistre, et il est assez cher. Il n'y a pas de restaurant, et bon nombre de candidats se sont retrouvés au chinois d'en face sans oser se parler.
Très glauque, sombre, peu amical et peu confortable.
L'hôtel Faidherbe :
L'an dernier, la chambre était exiguë et sombre, la fenêtre donnait sur une arrière-cour grise et glauque qui sentait les exhalaisons de cuisine... Affreux.
L'hôtel se trouve en face de la gare, juste à côté d'un sex shop. Les chambres sont minimalistes avec une propreté au tarif syndical (nettoyées mais un peu de moisissure dans la douche, au dessus des rideaux, un papier peint taché un peu partout, une luminosité insuffisante le soir : difficile de réviser). À part cela, correct, un peu bruyant si l'on se trouve du côté de la gare, comme c'était mon cas. Mais pour dormir une seule nuit, vu le prix 46 euros avec la salle de bains, ce n'était pas trop grave, seulement, si je devais revenir, je changerais d'hôtel.
L'Etap hotel :
À quelques minutes à pied du centre, très calme, 44 euros + 5 pour le parking. Je recommande.
J'avais également choisi cet hôtel, bien moins cher qu'Ibis et qui propose les mêmes prestations. J'ai même eu le droit au café gratuit ce matin !
Il y a aussi un étap hotel dans le centre de Lille.
Je recommande aux candidats admissibles l'hôtel Première classe, 19 place des Reignaux : pas trop cher, très propre et juste en face de la gare.
http://www.hotelslille.com/hotels.php?zoneID=z1&catID=eco&hotID=1&ficheID=54
Hôtel du Moulin d'Or Madame BOIDIN Francine, 15 rue Molinel, 59000 Lille, Tél : 03 20 06 12 67, [email protected], site à consulter : http://www.hotelmoulindor.com/
Une bonne adresse qualité-prix d'hôtel à Lille. L'hôtel est petit mais calme et bien situé, à deux pas de la gare Lille Europe.
Autour de Lille :
Pour ceux et celles qui n'ont pas peur de longs trajets en métro (environ 30 min mais je ne suis pas sûre de moi qui suis toujours en voiture). Par exemple il y a la zone commerciale et le complexe cinématographique avec des hôtels pas trop chers à Lomme, métro Saint Philibert.
Vous avez aussi des hôtels sur Roubaix (un formule 1 : 08-91-70-52-74), le métro s'arrête aussi à Roubaix, certains de ces hôtels proposent un parking gardé.
Je crois que pour les prix il ne faut pas hésiter à regarder dans la métropole, en fonction du métro ou du tram.
Petits conseils :
Penser à choisir un hôtel calme afin de ne pas arriver trop fatigué(e) le jour de l'oral.
Prendre un hôtel plutôt près de la gare (pour ceux qui viennent en train, bien sûr) pour pouvoir poser son sac dès l'arrivée et profiter du centre de Lille, qui est très joli, c'est meilleur pour le moral. D'autant que le lycée centre d'examen, dans un quartier moins attrayant, est très bien desservi par le métro. Et suivant l'heure de votre passage, si vous avez le temps, je vous conseille vivement le Musée des Beaux Arts de Lille, qui vaut le détour. En plus, c'est un très bel espace, ça détend, avant comme après...
2) Comment se déplacer ?
Le métro n'est pas loin du lycée, pas de problèmes de transport. Il circule à partir de 5h30 et les premières convocations se font à 7h30 (Attention toutefois, le 1er mai, il n'y a ni bus ni métro à Lille).
À partir de la gare Lille Flandres, c'est ligne 2 direction Lomme St Philibert sortie porte de Douai. Pas de risque de grève, il s'agit d'un métro sans chauffeur tout est automatique. Et puis même à pied, du centre ville, il n'y en a pas pour longtemps.
Voilà un site utile :
http://transpole-teleatlas.prod.navitia.com/Navitia/ITI_1_Phonetic.asp
Faites vous-même votre itinéraire gare, hôtel / hôtel, lycée... C'est très pratique et bien expliqué.
Chaque candidat étant convoqué la veille, il est facile de repérer l'itinéraire et le temps nécessaire au transport de l'hôtel au lycée.
3) Quel temps fera-t-il ? Que mettre dans sa valise ?
http://www.meteofrance.com/FR/mameteo/prevVille.jsp?LIEUID=FR59350
Pour les candidats du sud : penser que le climat peut jouer des tours et prévoir une tenue adaptée, même si en partant de chez soi il fait déjà très chaud. Ne pas croire pour autant que, sous prétexte que l'on est à Lille, il fera nécessairement froid. Il vaut mieux vérifier la météo avant de faire sa valise (par exemple ici : www.lachainemeteo.com )
4) Y a t-il un endroit où poser sa valise quand on passe son oral ?
On n'a pas forcément besoin de valise pour une nuit (un pyjama, un nécessaire de toilette, des sous-vêtements et un T-shirt propres dans un cartable peuvent suffire).
On peut se munir d'un sac à dos assez grand, du type Eastpack, qui peut contenir un minimum de vêtements et des fiches de cours. Les élèves font comme cela lorsqu'ils ont EPS. Cela permet de partir de l'hôtel avec son sac, de l'emporter jusqu'au lycée sans problème et de repartir directement à la gare ensuite.
Il est toujours possible de demander à l'hôtel de garder les bagages jusqu'en fin de journée.
Chaque année, des candidats arrivent avec leur valise à l'oral et la confient aux appariteurs (juste à côté de la mignonne petite buvette strictement réservée aux jurys...).
B) Questions administratives
1) Comment justifier son absence lorsque l'on travaille au moment de l'oral ?
Penser à réclamer auprès du secrétariat une fiche de présence à la fin de son oral.
Concernant l'autorisation d'absence, voici la réponse d'un syndicat :
"L'autorisation s'exprime en jours ouvrables (du lundi au samedi) et non en jours ouvrés (jours où vous travaillez).
Lorsque le concours est le jeudi, les 2 jours qui précèdent immédiatement sont le mardi et le mercredi.
Lorsque le concours est le mardi, les 2 jours qui précèdent immédiatement sont le samedi et le lundi.
Lorsque le concours est le lundi, les 2 jours qui précèdent immédiatement sont le vendredi et le samedi.
2) À combien de jours d'absence a-t-on droit ?
(A compléter)
À voir avec la secrétaire de son établissement qui est habituée à ces situations. Il s'agit des jours ouvrés, le dimanche ne comptant pas (et le samedi non plus si l'établissement n'ouvre pas ce jour). En revanche, si l'on n'a pas cours le mardi, par exemple, dans son emploi du temps annuel, ce jour fait quand même partie du décompte.
1) J'ai réussi le CAPES interne. Que va-t-il se passer ?
[à confirmer]
Une formation en IUFM.
2 visites évaluatives par des formateurs pour apprendre à faire des cours en séquence adaptés au niveau des élèves.
Un stage de 8 heures en établissement scolaire. Nouvelles modalités de formation mises en place à la rentrée de septembre. Aller voir sur le site des IUFM :
http://www.iufm.fr/
Le stage en situation est de 18h avec un décrochage de 3 semaines pour la formation. Mais une seule inspection par un IPR IA. Beaucoup de stress....
On devient stagiaire en situation pour un an avec 18 heures de cours avec un tuteur dans l'établissement, et 5 semaines de formation à l'IUFM avec un mémoire à faire à plusieurs stagiaires dans un esprit de pluridisciplinarité. L'année de stage est une année bien remplie avec beaucoup d'évaluations (principal, tuteur, inspecteur, IUFM....) et de stress. C'est aussi une année d'intégration et de reconnaissance.
2) J'ai réussi le CAER. Que va-t-il se passer ?
Une seule démarche à faire : prévenir la direction diocésaine dont on dépend de son admission au concours.
Aucun vœu à faire concernant le CAER, ce sont les commissions de l'enseignement privé puis les commissions du rectorat dont on dépend qui se chargent de trouver une affectation.
Une formation est prévue : des sessions de stages, plusieurs dans l'année et un tuteur.
Pas de mémoire à l'interne mais la validation de l'année de stage se fait par une inspection.
3) Quand et comment connaît-on son affectation ?
Pour la première année, on est affecté dans son académie [à confirmer]
Il arrive que l'on ne connaisse son affectation que le jour de la prérentrée.
4) Peut-on se faire rembourser les frais de transport pour l'oral ?
Il est possible de se faire rembourser au moins une partie des frais engagés pour l'oral. Il est fortement conseillé de garder les billets de train ou d'avion. Pour de plus amples informations, on peut consulter le site de l'académie de Grenoble :
http://www.ac-grenoble.fr/admin/spip/spip.php?rubrique274
5) Peut-on consulter sa copie ?
Chaque candidat (reçu ou non) est autorisé à demander sa copie. Les renseignements à ce sujet sont fournis sur le site du SIAC. Voir ce lien :
http://www.education.gouv.fr/cid4573/communication-des-copies.html
• Testez vos connaissances
Par Françoise, mis en ligne le 05-05-2005
Culture
1. Quel était le premier nom donné à la Pléiade ?
2. Combien de poètes composent la Pléiade ?
3. De quel pays est originaire le sonnet ? Quelle est sa structure ?
4. Qu'est-ce qu'un distique ?
5. Quelles sont les caractéristiques de l'Humanisme ?
6. De quel auteur Molière s'est-il inspiré pour créer son Dom Juan ?
7. Est-ce une œuvre classique ou Baroque ? Pourquoi ?
8. A qui appartiennent ces vers : « Viens mon beau chat sur mon cœur amoureux… » ?
9. Qui est le chef de file de « l'art pour l'art » ? Dans quel ouvrage exprime t-il sa conception de l'art ?
10. Qu'appelle t-on « correspondance » et « synesthésie » ?
11. Qu'est ce qu'une pièce « classique » ? (structure)
12. Qu'est ce que le « deus ex machina » ?
13. Qu'est ce qu'un monologue délibératif ?
14. Qu'est ce que la querelle des anciens et des modernes ?
15. Peut on dire que les Essais de Montaigne sont une autobiographie ?
16. Qu'est ce qu'une Utopie ? Qui a « inventé » ce mot ? Quand ?
17. Quelle différence entre conte, nouvelle et conte philosophique ?
18. Citer trois romans de Maupassant.
19. Balzac appartient–il au naturalisme ?
20. Quels sont les objectifs des auteurs Naturalistes ?
Grammaire de discours….et autres
1. Qu'est ce qu'un énoncé ancré dans une situation d'énonciation ?
2. Par quel terme le mot « ton » ou « tonalité » est-il remplacé dans les IO ?
3. Combien existe t-il de registre ?
4. Qu'est ce qu'un argument « ad hominem » ?
5. Qu'est ce que la cohérence argumentative d'un texte ?
6. Qu'est ce qui différencie le registre tragique du pathétique ?
7. Qu'appelle t-on « voix narratives » ?
8. Combien existe-t-il de focalisation ?
9. Quelles sont les caractéristiques du texte descriptif ? Narratif ?
10. Quelle différence entre présupposé et sous-entendu ?
11. Qu'est que l'induction et la déduction ?
12. Comment un chiasme se construit-il ?
13. Qu'est ce qu'un argument d'autorité ?
14. Qu'est ce que l'ironie ?
15. Quelle différence entre locuteur, destinataire, narrateur, narrataire ?
16. Comment s'organise le temps romanesque ?
17. Qu'est qu'une prolepse ? Une analepse ?
18. Qu'est ce qu'un hémistiche ?
19. Un alexandrin a une structure…..
20. Qu'appelle t on « accent tonique » en poésie ?
• Comment réviser en vue de l'oral du CAPES interne
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 29-01-2005
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP9902756A
Épreuve orale d'admission :
Épreuve professionnelle : le jury propose un ou plusieurs documents de nature professionnelle en rapport avec le niveau d'enseignement (collège ou lycée) dans lequel le candidat a une expérience. Le candidat fait connaître ce niveau au moment de l'inscription au concours.
L'épreuve comporte un exposé suivi d'un entretien avec le jury. Le candidat mène une étude critique d'un ou plusieurs documents (notamment, extraits de manuel(s), copies d'élèves, extraits de cahier de textes, tests d'évaluation, sujets d'examen) en analysant les choix didactiques effectués. Il précise l'utilisation qu'il ferait, dans sa classe, de ces documents.
L'entretien a pour base la situation d'enseignement ainsi définie. Il est étendu à certains aspects de l'expérience professionnelle du candidat.
Durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : une heure maximum (exposé : trente minutes maximum ; entretien : trente minutes maximum) ; coefficient 2.
Liste de dossiers types pour l'épreuve orale (option lycée)
Ces dossiers peuvent porter sur :
- Une progression annuelle
- Une séquence à partir d'un groupement de textes
- Une séquence sur une œuvre intégrale
- Un descriptif d'E.A.F.
- Un cahier de texte
- Un manuel de méthode (travail sur la langue)
- Une évaluation certificative
- La présentation d'un même texte dans deux manuels
- Un travail sur un document iconographique
- Une page de manuel portant sur un texte littéraire
- Une table des matières de manuel de littérature.
liste de dossiers types pour l'épreuve orale (option collège)
Ces dossiers peuvent porter sur :
- Une progression annuelle
- Une séquence à partir d'un groupement de textes
- Une séquence sur une œuvre intégrale
- Un chapitre de manuel de langue
- Un cahier de texte
- Une évaluation certificative (brevet des collèges)
- La présentation d'un même texte dans deux manuels
- Un travail sur un document iconographique
- Une page de manuel portant sur un texte littéraire
- Une table des matières de manuel de littérature.
• Comment organiser une dissertation de didactique au CAPES interne
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 10-11-2004
A) L'accroche
• Référence avec un auteur pour situer le sujet (références savantes, lien avec la critique)
B) Le problème
• C'est le problème posé par le sujet ou le problème que cela pose pour les élèves (niveau de classe + programme)
C) Présentation du corpus
• Analyse du corpus
• Explicitation
• Problématiser l'articulation du sujet par rapport au corpus.
• « A cet effet, a été réuni un ensembe de textes… » / « On pourra s'appuyer sur l'étude de… pour… »
• (Voir un exemple en bas de page)
LE PROJET
D) Situation dans l'année
• Situation de la séquence par rapport au projet pédagogique annuel
E) Prérequis et acquis
• On s'interroge sur la situation dans l'année par rapport au niveau de la classe)
• I.O. en référence.
F) Ordre des textes retenu
• Justifications, c'est-à-dire démarche choisie.
• Si le sujet le demande, délimiter le(s) texte(s).
G) Répartition des séances
• Nombre de séances envisagées.
• Choix des dominantes (langue, lecture, écriture)
• Détail des séances (« La première séance sera l'occasion d'un travail… qui permettra… »)
H) Prolongements possibles (peut se garder pour la conclusion)
• Lesquels, pourquoi.
• « Parmi les différents prolongements possibles, il serait intéressant de… »
A) Etude séance après séance
• 1re séance : découverte
• De la 2e à la 5e séance : analyses de textes
• 6e séance : prolongements
B) Contenu de chaque séance
• Objectifs spécifiques (modestes mais bien définis)
• Articulation avec la séance suivante c'est-à dire la transition.
« Puisque les élèves disposent de telle connaissance, on pourra envisager…et l'objectif de la séance suivante sera… »
C) La séance de langue
• Justifier le choix de cette séance
• Définir la notion étudiée
• Faire un relevé dans le texte
• Effectuer un classement avec un bilan
• Montrer pourquoi ce point est important et le relier à la problématique
• Conclure : « les élèves auront pu… »
D) Détailler les prolongements **
E) L'évaluation
• Penser à une évaluation en fin de séquence. Attention à rester modeste, cohérent et à tenir compte d'une progression.
A) Prolongements envisagés et détaillés
** Si cela n'a pas été fait dans le développement.
B) Ce qu'auront appris les élèves au cours de la séquence (didactique)
C) L'acquis culturel (+ humaniste)
« On aurait pu faire d'autres choix qui auraient donné lieu à d'autres séquences mais c'est un choix raisonné… »
Voici un exemple de formulation pour présenter un corpus :
« Le groupement proposé possède une unité forte tant par le genre, l'époque que par le thème. Il rassemble différents textes de la littérature romanesque du XIXe siècle et offre au professeur l'avantage de travailler sur des textes dramatiquement forts, thématiquement cohérents, didactiquement utiles. [Problématique :] Il permet de mettre en place quelques grandes caractéristiques du roman du XIXe et met en place des stratégies d'écriture claires et identifiables. »
Après discussion sur la liste CAPES de WebLettres (https://www.weblettres.net/pedagogie/gt.php?wg=5&p=liste ), nous sommes parvenus à élaborer un tableau qui propose une fourchette pour chaque étape du devoir.
Rappel : durée de l'épreuve 6 heures.
- Lecture du sujet et analyse du corpus :
Temps conseillé : entre 1h15 - 2 heures
- Elaboration du projet de séquence et rédaction de l'introduction :
Temps conseillé : 1h
- Rédaction du devoir :
Temps conseillé : entre 2h15 et 3h
- Conclusion + Relecture :
Temps conseillé : 45 min
• Points de langue en fonction du niveau de classe
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 29-01-2005
• Bibliographie sélective du CAPES interne
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 07-11-2004
• Ce que disent les instructions officielles
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 25-10-2004
- Journal officiel n°4 du 6 janvier 2010 Annexe II
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000021625818&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
- Journal officiel n° 72 du 25 mars 2000 page 4616
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP9902756A
- Bulletin officiel n°15 du 20 avril 2000
http://www.education.gouv.fr/bo/2000/15/perso.htm
a) Épreuve écrite d'admissibilité :
Traduction et commentaire de textes. L'épreuve prend appui sur trois textes d'environ trente lignes chacun, appartenant respectivement à la littérature française, latine et grecque et présentant une cohérence thématique ou générique. Les textes de littérature latine et grecque sont donnés en traduction, sauf un court passage en langue originale. Les trois textes sont distribués simultanément aux candidats au début de l'épreuve.
Le candidat traduit le court passage en langue originale du texte latin et du texte grec. Il commente ensuite le texte français. Ce commentaire comporte une comparaison avec les textes de littérature latine et grecque.
Durée de l'épreuve : cinq heures ; coefficient 2.
b. Épreuves d'admission
Épreuve professionnelle : analyse d'une situation d'enseignement. Cette épreuve comporte un exposé suivi d'un entretien avec les membres du jury. Elle prend appui sur un dossier proposé par le jury qui tient compte du niveau d'enseignement (collège ou lycée) dans lequel le candidat a une expérience. Le candidat fait connaître ce niveau au moment de l'inscription au concours.
Le candidat doit analyser les documents constituant le dossier proposé. Dans son exposé, il précise l'utilisation qu'il ferait de ces documents dans la classe ou dans les classes indiquées dans le dossier. Il définit ses objectifs, expose les modalités et la progression de sa démarche, propose des exercices, explique les résultats attendus.
L'entretien a pour base la situation d'enseignement proposée et est étendu à certains aspects de l'expérience professionnelle du candidat.
Durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : une heure et quinze minutes maximum (exposé : trente minutes maximum ; entretien : quarante-cinq minutes maximum) ; coefficient 2.
Le programme des épreuves est celui des lycées d'enseignement général et technologique et des collèges.
a) Épreuve écrite d'admissibilité :
Épreuve de didactique de la discipline. Un corpus de textes éventuellement accompagné de documents iconographiques est proposé au candidat.
Celui-ci, dans un devoir rédigé et argumenté : analyse les textes, en fonction d'une problématique indiquée par le sujet et propose une exploitation didactique de ces textes, sous la forme d'un projet de séquence destinée à la classe de collège ou de lycée indiquée par le sujet. Il appartient au candidat de déterminer l'objectif qu'il fixe à sa séquence. Une séance d'étude de la langue est obligatoirement comprise dans cette séquence.
Durée de l'épreuve : cinq heures ; coefficient 2.
b) Épreuves d'admission
Épreuve professionnelle : le jury propose un ou plusieurs documents de nature professionnelle en rapport avec le niveau d'enseignement (collège ou lycée) dans lequel le candidat a une expérience. Le candidat fait connaître ce niveau au moment de l'inscription au concours.
L'épreuve comporte un exposé suivi d'un entretien avec le jury. Le candidat mène une étude critique d'un ou plusieurs documents (notamment, extraits de manuel(s), copies d'élèves, extraits de cahier de textes, tests d'évaluation, sujets d'examen) en analysant les choix didactiques effectués. Il précise l'utilisation qu'il ferait, dans sa classe, de ces documents.
L'entretien a pour base la situation d'enseignement ainsi définie. Il est étendu à certains aspects de l'expérience professionnelle du candidat.
Durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : une heure maximum (exposé : trente minutes maximum ; entretien : trente minutes maximum) ; coefficient 2.
Le programme des épreuves est celui des lycées d'enseignement général et technologique et des collèges.
• Oral du capes interne de lettres classiques
Par Dru Jean-François, mis en ligne le 18-05-2012
• Compte rendu d'oral
Par francelet, mis en ligne le 29-08-2010
• Epreuve sur dossier capes interne de LM
Par COUPIN , mis en ligne le 14-09-2009
• Sujets d'oral de la session 2009
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 13-07-2009
Dossier n°1 :
Je suis tombée sur un sujet que je n'avais pas envisagé : épreuve de brevet, les annales de Lille, 1995 et le brevet zéro de 2000.
Tous les deux proposaient le même texte, un extrait du Premier homme de Camus, celui de 95 faisant quelques lignes de plus que celui de 2000.
- J'ai été déstabilisée par le sujet, j'ai passé beaucoup trop de temps à comparer les deux approches, les points abordés alors que tout simplement, je pouvais synthétiser en disant qu'il s'agissait d'évaluations concernant des BO différents où les approches d'étude de la langue avaient fortement évolué, ce n'a été que ma conclusion et non mon point de départ! Et j'ai passé beaucoup trop peu de temps à faire des suggestions d'exploitation pour une classe de 3e.
- Mon jury a été extrêmement courtois, mais je m'étais tellement préparée à de la littérature, les courants, les critiques, la narration.... que j'ai été infiniment déçue qu'on ne m'ait pas entrainée à un moment sur cette voie là, le jury m'a posé des questions sans plus d'intérêt que ma présentation, comme s'il n'y avait rien de plus à attendre d'une candidate qui faisait une présentation aussi plate.
- Je suis maintenant très curieuse de voir ce que vaut cette prestation, c'était ma première inscription au capes.
Dossier n°2 :
Je suis tombée sur un sujet Argumentation 3e (deux séances d'un manuel) avec trois pages de Claude Gueux, un texte de Fénelon, De l'Éducation des filles, un texte de Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe et une affiche du film Saint-Cyr de P. Mazuy.
- Ce corpus était très long, très lourd (une fois de plus le critère « vitesse » est au premier plan). J'ai donc réalisé un exposé assez « bateau ».
- L'entretien m'a permis d'approfondir les textes. J'ai vraiment l'impression d'avoir survolé tout ce dossier mais la longueur des supports m'a paniquée et je n'ai pas réussi à faire une étude détaillée de chacun. Aucune question ne m'a été posée sur la didactique. Pour rassurer ceux qui vont passer, vraiment je crois qu'on s'accorde tous à dire que l'échange avec le jury reste cordial (ils nous mettent vraiment à l'aise).
Dossier n°3
Le sujet du dossier d'oral qui m'a été proposé était le suivant : « Dans le cadre de l'étude des situations de communication en classe de 6e, vous examinerez les documents joints. En vous fondant sur une analyse précise des textes et des images, vous interrogerez la pertinence de l'appareil didactique. Vous indiquerez l'usage que vous feriez de tout ou partie de ces documents dans la classe concernée. »
- Les documents à analyser étaient extraits de la séquence 1 du manuel Français 6e Fleurs d'encre, Hachette Éducation, 2005, p.14 à 15 et p. 22 à 23, plus une annexe correspondant à la p.12 du même manuel, correspondant à la table des matières donnant le descriptif des différents éléments constituant la totalité de la séquence 1.
Dossier n°4 :
La critique sociale en 4e avec des extraits de Candide, des Lettres persanes et du Rêve de d'Alambert de Diderot.
- Il est vrai que le jury est bienveillant et cordial. Les appariteurs font tout leur possible pour qu'on se sente à l'aise.
Dossier n°5 :
Le récit de voyage en 5e, deux textes : Marco Polo, Christophe Colomb.
Dossier n°6 :
« Dans le cadre de l'étude de la critique sociale en classe de 4e, vous examinerez les documents joints. En vous fondant sur une analyse précise des textes et des images, vous interrogerez la pertinence de l'appareil didactique. Vous indiquerez l'usage que vous feriez de tout ou partie de ces documents dans la classe concernée. »
- Le texte : « les caprices de la mode » Lettres persanes, Montesquieu + trois appareils didactiques : Texto collège 2002, À travers mots 2002 et Bordas, manuel unique 2007.
- Commission : un homme, une femme très courtois (beaucoup plus qu'il y a deux ans mais c'est peut-être lié à ma prestation qui loin d'être parfaite était sans aucun doute meilleure que la première...)
- 20 minutes d'exposé et 20 à 25 d'entretien.
Les questions étaient liées au texte qu'on m'a demandé de traiter comme une « lectrice savante » et pas seulement comme pour une étude avec des 4e (je n'entre jamais assez dans les textes).
Dossier n°7 :
J'ai été interrogée sur une nouvelle complète de Jules Verne intitulée Fritt Flac dans une séquence sur la nouvelle fantastique. C'était extrait du manuel Fleurs d'encre 4e.
- Le jury était courtois et les questions nous poussent réellement à approfondir notre lecture du texte.
Dossier n°8 :
Je suis tombée sur trois extraits de Simenon, Le chien jaune + cinq courts passages du même roman dans le cadre de l'étude du récit en 3e. (Séquence 3, étape 1 et 3, Didier, 2003).
- C'était un sujet assez surprenant de prime abord mais bon j'ai tenu le choc ! Ce qui m'a paru plus déconcertant, comme à certains d'entre vous, ce sont les questions que je n'ai pas trouvées particulièrement difficiles, le jury était bienveillant je trouve.
- Je sais que la candidate avant moi est tombée sur le même sujet.
Dossier n°9 :
Je suis tombée sur le texte explicatif en 4e. Un extrait de jules Verne L'Île mystérieuse, l'extrait correspond à la fabrication du cadran solaire (chez Hatier 2002), le 2e texte tiré de Les Indes noires de Jules Verne (Nathan 2004), il s'agit d'un dialogue.
- Le jury était sympathique, j'ai fait le plan littéraire qui croise les documents conseillés par les rapports de jury et j'ai obtenu 14.
Dossier n°10 :
Je suis tombée sur un extrait d'un manuel destiné à la classe de 4e. Mon corpus était composé de deux lettres de Mme de Sévigné, et de trois tableaux (photocopies couleur) ; portraits de Mme de Sévigné et de Madame de Grignan, et un autre représentant une scène de lecture dans les salons de Mme de Sévigné.
- Il avait été précisé à la réunion de la veille que l'on pouvait avoir des photocopies couleur, et je me suis aperçue que nous étions assez nombreux dans ce cas. Peut-être que la mise en place des nouveaux programmes a favorisé l'émergence de sujets qui faisaient une part plus grande à l'art?
Dossier n°11 :
Un document complet à consulter (prestation qui a valu 17/20 au candidat) :
https://www.weblettres.net/pedagogie/gt_cap_int/contributions/oral_capes.rtf
Dossier n°1 :
Je suis tombée sur un dossier extrait d'un manuel Nathan 1re 2006 sur le théâtre, texte et représentation avec en perspectives d'études complémentaires la réception et la scénographie.
Le corpus contenait un extrait d'une scène finale de l'acte V d'Andromaque, un extrait d'une pièce contemporaine intitulée Rimmel (!!!), et deux textes théoriques sur la représentation théâtrale : Le paradoxe du comédien de Diderot, et La formation de l'acteur de Stanislavski.
- Dans mon exposé, j'ai traité du désespoir des personnages touchant à la folie, de la difficulté à mettre en scène cette folie, des thèses concernant la représentation du personnage. J'ai également parlé de la réception des représentations théâtrales à l'époque classique ou contemporaine et fait quelques prolongements avec des œuvres contemporaines.
- Le jury, très courtois, est revenu sur la mise en scène et m'a demandé de définir la Préciosité, l'adjectif « romanesque », puis de scander un vers et de citer des fins de pièces de Racine se terminant mal.
Dossier n°2 :
Le jury était très courtois, et les questions portaient sur des points de l' appareil didactique à éclaircir et des points de culture.
- J' ai analysé un dossier extrait du manuel Bordas 1re , "ROMAN ET PERSONNAGES" la sous-partie intitulée "Le romancier sociologue" soit trois textes Flaubert Madame Bovary, Zola Au bonheur des dames, Maupassant, Pierre et Jean. Les passages situés au début des différents romans étaient essentiellement descriptifs.
- A partir d'une problématique portant sur la façon dont le personnage et sa description vont être les révélateurs d' une réalité qui serait selon Maupassant plus complète, « plus saisissante, plus probante que la vie elle-même », j' ai proposé dans un 1er temps de mettre en lumière les aspects essentiels des textes en fonction de l'objet d'étude envisagé , puis d'analyser les appareils didactiques pour suggérer quelques orientations que je privilégierais dans l'optique d'une exploitation personnelle du corpus. J'ai croisé les trois textes à l'intérieur des parties essayant de montrer les contrastes et les approches différentes...
Dossier n°3 :
J'ai été interrogée sur des pages de manuel méthodologique de première, sur le conte philosophique (je voulais tout sauf ça).
Le jury a été extrêmement bienveillant et poli, n'est pas revenu sur mon analyse de texte pourtant exécrable et m'a posé des questions sur l'étude d'image et ce que j'attendais d'un manuel de méthodologie. Ils ont vraiment essayé de m'aider!
- Mon conseil : détendez-vous bien avant!
- Personnellement, le sujet m'a tellement déstabilisée (j'ai joué de malchance, dans ce concours, quand même!) que j'ai perdu mes moyens alors que je suis plutôt à l'aise à l'oral.
Mais c'était une très bonne expérience...pour l'année prochaine je pense!
Dossier n°4 :
Je suis tombée sur les réécritures en 1re. Quatre textes (deux poèmes de Baudelaire : un en vers et un en prose) + deux textes de Zola : un extrait de Carnet de notes et un extrait du chap.1 de L'Assommoir + un appareil didactique.
- Les membres du jury, deux femmes, étaient courtoises et m'ont mise à l'aise dès le début. Quant aux appariteurs, ils sont très gentils et toujours partants pour nous rassurer ou nous faire une petite blague pour détendre l'atmosphère.
Dossier n°5 :
J'ai été interrogée sur le théâtre et les réécritures en classe de première. Le dossier était composé d'extraits des œuvres suivantes :
- Oedipe Roi de Sophocle
- La Machine infernale de Cocteau
- deux reproductions de tableaux figurant Oedipe et le Sphinx (d'Ingres et de Moreau)
- Les questions du jury (très bienveillant) ont essentiellement porté sur des points de culture, des influences que je n'avais pas relevées dans le texte de Cocteau.
- Mes impressions ? Évidemment le regret de n'avoir pas pensé à tout ce que le jury m'a suggéré pendant l'entretien, mais aussi le sentiment, pour avoir déjà passé les oraux du CAPES externe, d'avoir eu affaire à des personnes très courtoises, soucieuses de nous permettre d'améliorer notre exposé.
Dossier n°6 : (donné en 2001)
OE : théâtre, texte et représentation 1re
Les débuts de Fin de partie et de Rhinocéros (manuel Hatier, version 2001 avec un appareil didactique qui qualifiait les dialogues de "noyés" dans le texte de théâtre ; la nouvelle version 2007 présente les choses tout a fait différemment.)
- Les deux extraits figurent encore dans le manuel version 2007 mais la photo qui accompagne Rhinocéros est différente (mise en scène plus actuelle, l'ancienne montrait mise en scène avec Barrault et de Barrault). De même l'appareil didactique a été revu et corrigé.
- Entretien :
- Question sur l'absurde (Camus) et sur les images qui accompagnaient les textes et d'autres questions que j'ai oubliées (du refoulé).
Dossier n°7 :
Un sujet d'entraînement à l'EAF: Réécriture / le poème en prose, extrait du manuel Bertrand-Lacoste 1re 2002. Était joint au dossier le sommaire de la séquence poésie du manuel.
Dossier n°8 :
Je suis passé sur une séquence d'un manuel Bordas de 1re intitulée « Le théâtre dans le théâtre ».
Il y avait un extrait d'Hamlet, un extrait des Bonnes de Genet et un extrait de Six personnages en quête d'auteur accompagné d'une photo de la mise en scène de Demarcy-Mota au théâtre de la ville.
- J'ai évidemment expliqué le texte de Genet. Les questions ont plutôt porté sur le théâtre dans le théâtre et le questionnement des dramaturges sur le genre lui-même, ce qui m'apparaît évident chez Pirandello, mais pas vraiment chez Shakespeare.
Dossier n°9 :
Cet oral fut une épreuve. J'ai été déstabilisée par le sujet que j'ai eu : je pensais tomber sur un sujet classique c'est-à-dire fondé sur un objet d'étude, que ce soit une séquence d'un manuel, une comparaison de manuel, un sujet d'EAF, une séance dans une séquence, une séance extraite d'un cahier de texte.
Rien de tout cela, j'ai eu un chapitre d'un manuel de méthode Hatier ou Hachette, je ne sais plus, l'année n'était pas donnée. Le sujet du dossier s'intitulait « Étude d'un travail sur le corpus ».
• Sujets d'oral de la session 2008
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 07-09-2008
Dossier n°1
La lettre 49 des Lettres persanes de Montesquieu (celle sur les caprices de la mode) en classe de 4e à comparer dans deux manuels différents [non précisés].
Deux appareils didactiques très différents avec pourtant des objectifs similaires.
Dossier n°2 :
A mots ouverts 6e, pages 196 à 200 environ, sur :
« Les premiers crimes »
- Caïn et Abel
- Ulysse et les prétendants
- Hercule et Cacus
3 textes avec appareils didactiques à commenter en analysant les textes et leur pertinence.
Commentaire :
Étudier 6 pages en 2h est un vrai défi, et j'ai mesuré la bonne idée du rapport de jury 2007 qui préconisait une étude sur deux colonnes : à gauche, l'étude du texte, et à droite, les questions de l'appareil didactique qui permettent de découvrir ces notions (afin de ne pas sauter l'une ou l'autre partie). 3e partie: exploitation personnelle.
Prolongement : le poème de Hugo « La conscience » (le gros trou de mémoire, impossible de me rappeler le titre!)
Entretien 30 minutes, environ 14 questions ! D'abord, sur le socle commun, puis sur la définition de l'épopée, du héros, des figures de style (prolepse), symbolique des nombres dans la Bible (3,7,12,40,6 ! un vrai loto !), valeur du signe sur le front de Caïn, lien avec le lycée, etc. Heureusement que je connaissais bien ces textes, parce que les questions étaient pointues ! Je suis ressortie au bout du temps maximal, avec l'impression d'avoir couru un marathon, mais devant un jury très aimable et respectueux, qui m'a donné l'impression de pousser loin pour voir jusqu'où je pouvais répondre... Un entretien très intéressant, où je n'ai pas eu l'impression qu'on cherchait à me piéger, même si je me suis parfois demandé le lien avec l'étude du texte ! Mais ça doit faire partie du jeu !
Dossier n°3 :
Sujet : un extrait de L'œuvre de Zola et du Portrait ovale de Poe dans une séquence intitulée « Galerie de portraits », manuel Nathan 2003 3e.
Commentaire :
Je n'avais pas du tout préparé l'épreuve orale et le temps de préparation est en effet très court. J'ai donc dû faire le -sans doute mauvais- choix de présenter un plan : étude des textes, étude de l'appareil didactique, usage des documents en classe.
Mon exposé a pris 1/2 heure pleine et j'ai dû survoler, voire improviser les deux dernières parties.
Le jury ne m'a posé aucune question sur les programmes, mais les questions ont été nombreuses : définition du naturalisme, du fantastique, nouvelle exploitant le même thème (Balzac), retour sur l'interprétation des textes (l'extrait de L'œuvre s'inscrit-il dans le naturalisme, surgissement du fantastique chez Poe ...), donner un nouveau titre à la séquence... L'un des membres du jury est aussi revenu sur une question que j'avais critiquée, me faisant remarquer que si les concepteurs l'avaient posée, c'est qu'ils avaient une bonne raison... Donc, même si le directoire nous avaient encouragés à ne pas adopter une attitude trop « admirative » face à l'appareil didactique, sans doute faut-il aussi savoir limiter les critiques ?? Ce que j'ai trouvé particulièrement difficile, lors de l'entretien, c'est de revenir sur des textes qu'on n'a pu analyser vraiment en profondeur ; c'est aussi le manque de clarté de certaines questions, la personne restant vraisemblablement vague pour ne pas trop orienter notre réponse.
Dossier n°4 :
Dossier sur le récit à la troisième personne (cadre du pôle narratif) en quatrième, Bordas 1998 Art de lire
3 extraits: Giono, Colline (point de vue omniscient) ; Duras, Moderato cantabile (externe) ; Maupassant , Une vie (interne) + applications didactiques.
J'ai fini la préparation 10 min avant ;
Exposé : 25 min. ; pas de panique, j'étais bien présente, pas de blancs.
Problématique : pertinence du dossier pour construire la notion de point de vue dans le récit à la 3e personne.
Plan :
1) Étude de chaque texte dans les grandes lignes ; puis application didactique mais vite : j'ai dit que parfois les points de vue alternaient dans le même texte ; questions : impression que le texte est instrumentalisé pour enseigner la notion.
2) mon exploitation selon les différentes dominantes ; Prolongement récits à la 1re personne dans les textes fantastiques, le narrateur opère des choix en fonction des effets recherchés (interrogation, peur, doute)
Entretien :
25 min : Questions sur des notions que j'ai employées et sur l'appareil didactiques puis sur mes connaissances sur les discours (formes de discours et les paroles rapportées), ouverture sur réalisme au XIXe : j'ai situé le mouvement, cité les auteurs et donné une citation de Balzac (concurrence à l'état civil). Mais je n'ai pas dit TOUT ce que je savais : (Maupassant Préface de Pierre et Jean, citations de Stendhal et de Flaubert etc. car j'étais un peu bloquée et j'avais hâte d'en finir. C'est le seul regret, il fallait être plus vif et balancer mes connaissances).
Point positif: je n'ai pas paniqué et j'ai été simple, j'ai même souri pour la dernière question car je commençais à dériver vers le naturalisme avec Maupassant, je l'ai senti et j'ai coupé court : « Voilà, j'ai répondu à votre question. »
Dossier n°5 :
Un sujet 4e, le dialogue dans le récit avec un extrait de roman policier (Mystère de la chambre jaune), et une adaptation du même extrait en bande dessinée.
il s'agissait des pages 63 à 65 du bordas 4e avec en annexe un extrait de la table des matières. Mon exposé était beaucoup trop long, j'ai dû écourter mon analyse de l'appareil didactique pour finir dans les temps sacrifiant ainsi l'équilibre interne de devoir ( mon analyse littéraire était trop longue !)
L'entretien fut agréable... mais j'ai oublié de mentionner deux points (stress) qui me semblaient très importants : bilan mitigé.
Dossier n°6 :
En 5e : Les Fourberies de Scapin.
Dossier n°7 :
La nouvelle intégrale de Dino Buzzati en classe de 3e extrait du manuel Lire et expression Français 3e et son appareil didactique en plus du sommaire.
La nouvelle était trop longue à étudier du coup, je n'ai pas fait la 3e partie : l'usage que j'en ferais en classe de 3e.
Heureusement que nous sommes les derniers candidats à passer !
J'ai répondu aux questions posées durant l'entretien mais j'ai l'impression que mes réponses étaient fausses.
Dossier n°8 :
étude du roman en 3e avec une image de Bouvard et Pécuchet et comme texte : l'incipit de Bouvard et Pécuchet de Flaubert et j'avoue que j'étais ennuyée de ne pouvoir rattacher se sujet ni à l'autobiographie ni au discours argumentatif ; mon analyse et mon exploitation n'ont duré que 12 minutes environ, et pendant l'entretien je sentais bien que le jury essayait de me faire dire quelque chose que je ne maitrisais pas en fait, j'ai compris après que cet incipit est en fait une parodie de la rencontre amoureuse d'un autre roman de Flaubert L'Éducation sentimentale, c'est Flaubert "qui se moque" de Flaubert !!!! je ne l'ai pas vu !! en sortant de l'oral je sentais bien que je ne l'aurais pas !
Dossier n°9 :
dossier grammaire Belin, 2001, L'ordre du récit, l'ordre du temps - la valeur des temps.
Grammaire! Classe de 4e, la valeur des temps et l'ordre du récit.... Pffff ! Quelle galère ! J'aurais aimé un dossier plus "classique": quelques bons textes littéraires et de belles images !! Mais non, il faut faire avec... Les 30 premières minutes ont été très mal gérées ("Je vous rappelle qu'il ne vous reste que 10 minutes..." : et moi qui n'en suis qu'à la fin de ma première partie !!! Gloups !!!). Emballé c'est pesé, je termine mon exposé sur les chapeaux de roue .. Attendre, encore, 5 minutes avant le coup de grâce de l'entretien... Quelques questions de connaissances (quelle différence faites-vous entre récit et histoire?), quelques retours précis sur mes développements, et puis...? C'est fini... retour à la maison, circulez, y a plus rien à voir, ni à dire d'ailleurs... Adieu Lille, adieu prouesses orales, adieu avec l'impression d'avoir tout foiré !!
Dossier n°10 :
Récit et argumentation en 3e "Regards sur les monstres" à travers des textes de V Hugo. J'ai cette année essayé de proposer, à chaque fois que c'était possible, un plan littéraire, je pense que même si mon travail était imparfait, le fait d'avoir proposé une analyse personnelle, et ainsi montrer mon autonomie par rapport au manuel a payé. Pour info j'ai eu 10 à l'oral, et 19 à l'écrit.
Dossier n°11 :
La poésie engagée en classe de troisième avec un corpus extrait du manuel Hatier troisième comportant : « Demain », de Desnos, « Courage » d'Éluard et « Afrique » de Diop.
Dossier n°12 :
Sur la poésie lyrique en 3e, et j'ai fait un exposé vraiment décevant.
Dossier n°13 :
J'ai été interrogé sur un corpus de textes dans un manuel unique pour la classe de 5° (Magnard je crois) intitulé : « Le personnage de théâtre » et qui se composait de trois parties :
Le personnage de théâtre une construction par l'auteur (les énoncés ne sont peut-être pas exacts mais je colle au plus près)
Le personnage de théâtre une interprétation du metteur en scène
Le personnage de théâtre une incarnation de l'acteur. ( A partir de là mon plan était assez simple à suivre)
Dans un premier temps, j'ai suivi les conseils donnés sur le site une lecture du corpus mais je savais que le temps filait j'ai donc au fur et à mesure que je dégageais des idées à développer construit mon plan sur trois feuilles (une pour chaque partie) et une quatrième pour l'intro et la conclusion (que je n'ai même pas eu le temps d'aborder). L'idée de n'écrire que sur le verso est importante j'ai oublié de mentionné tout ce qui était écrit au recto de mes feuilles ( du coup quand je suis sortie j'étais sûre de mon échec).
Introduction : La notion abordée et une présentation rapide des texte et de la construction du dossier : plutôt technique (inspiré de L'épreuve orale , Baetens).
Anouilh, Le bal des voleurs, Molière, L'amour médecin, Tardieu, Finissez vos phrases. J'avoue que je n'avais lu aucun de ces textes, sauf des extraits de Tardieu, je connaissais les trois auteurs mais pas de façon encyclopédique.
La problématique (c'est un peu mon dada, je problématise tout) : En fonction des IO et intrinsèque au dossier "Les concepteurs nous donnent à voir le personnage théâtral et son évolution, quelles démarches afin de permettre à des élèves de 5e d'appréhender....."
Annonce du plan :
1- Le théâtre un genre en évolution
L'objectif principal étant une initiation au genre théâtral à travers l'étude du personnage de comédie, j'ai appliqué la méthode des corrigés de jury : l'explication des textes et des faits littéraires, mise en parallèle avec l'appareil didactique et les objectifs fixés par les concepteurs du manuel.
Évolution du genre théâtral (pour expliquer le choix des textes) : deux siècles qui marquent une évolution dans le genre le XVIIe et le XXe et les particularités des théâtres en présence par exemple : pour l'évolution du personnage, du stéréotype de Sganarelle (personnages de la Commedia dell'arte, typé ...) au personnage anonyme et neutre de Tardieu.
La fonction du théâtre, le travail poétique de Tardieu sur le langage. Quelques mots pour montrer les étapes de cette évolution pour chaque auteur.
Le personnage de théâtre : d'un rôle de papier à une incarnation, approche pragmatique du manuel.
Multiplication des "type" de pièces : un kaléidoscope de genre mais à travers un regard unique posé sur le personnage et la tonalité comique (texte d'Anouilh)
J'ai suivi le plan du dossier :
- création d'auteur : l'évolution des didascalies : indices pour interpréter un personnage pour comprendre le message qu'il porte
- le metteur en scène (appui sur le texte de Molière) : le théâtre un langage riche dont il faut maîtriser les différents canaux pour traduire un texte. Intérêt de Molière pour incarner ce rôle central de la mise en scène.
Difficulté pour les élèves d'aborder cette notion par une simple lecture.
Les activités orales sont peu présentes .
- l'acteur : incarnation et focalisation interne (texte Tardieu) comment incarner des personnages neutres qui ne sont caractérisés que par leur sexe. Le participe présent (activité grammaticale) dans les didascalies sont des indications de travail pour l'acteur.
2- Le personnage de comédie :
La construction d'un personnage comique et la fonction de la première scène / tableau dans un œuvre théâtrale
Objectif du manuel : Reconnaître les caractéristiques des personnages. Ici l'examinatrice m'a dit qu'il était 25 (oups)
Objectif du manuel : comment le personnage de théâtre se construit ? Le dialogue, les actions,
L'auteur nous donne des indices sur ses personnages et le ton choisi : voir l'onomastique et son utilisation dans les textes (intertextualité et renvoi à d'autres personnages de théâtre : introduction du dossier)
Décloisonnement évident de ce manuel unique.
La parole du personnage : la parole est action - Les types de phrases
La parole est créatrice au théâtre : recherche d'un effet comique (stichomythie)
La parole mise en scène : sur le texte de Molière qui entre en premier ?.... analyse des activités proposées aux élèves.
Le ton de la pièce et le but visé par l'auteur : évolution du genre est évolution des visées : distraire et instruire (Molière) politique (Anouilh) et poétique (Tardieu: remise en cause du langage...)
La comédie et le personnage comique :
Un thème commun : l'amour ressort du théâtre (associé à l'argent/ amour contrarié/séduction à demi-mot) La tonalité repose sur une intrigue qui est portée par la parole du personnage. Mise en valeur du rôle du metteur en scène par rapport au jeu d'acteur (activité sur le texte de Molière et la variation de ton et d'intention porteuse de message).
J'ai insisté sur le texte de Tardieu qui pouvait être amusant pour des élèves de 5e, dans l'objectif de leur faire toucher du doigt le travail du metteur en scène et surtout de l'acteur, le questionnaire associé au texte propose une reconstruction du sens, importance de la signification des signes de ponctuation.
3) Normalement c'était une utilisation possible des textes mais je n'ai pas eu le temps de l'exposer (n'y même de penser à l'exposer) : je ne vous donne pas mon plan pour cette partie puisqu'elle n'a pas été jugée, je n'ai pas eu le temps.
Dossier n°14 :
Étude de la description en 5e manuel bordas 1997 L'art de lire. 3 textes ; une notice sur le château de Chambord pour une description objective, un texte d'Alfred de Vigny sur Chambord pour la description subjective et un texte de Robbe-Grillet sur l'organisation de la description.
Dossier n°15
En ce qui me concerne, je suis tombée sur un groupement sur la poésie en 4e, extrait du manuel 2007 de Bordas , avec "Sensation" de Rimbaud, "Gaspard Hauser chante" de Verlaine, "Nuit de Sine" de Senghor et enfin un poème de Reverdy , que j'ai trouvé extrêmement difficile, surtout pour des 4e.
Les questions étaient très classiques, je m'en suis d'autant plus voulu de ne pas avoir essayé de me donner tous les moyens de réussir sur ce dossier, mais c'est la loi du concours, on réagit parfois bizarrement ce jour-là !
Dossier n°1
Sujet:
Dans le cadre de l'étude de l'argumentation en classe de 1re vous étudierez ce corpus :
Monologue de Titus, Berenice de Racine
Monologue de Jean Pierre et Jean Maupassant
Le penseur Rodin
Manuel Hatier 2007
Dossier n°2 :
En seconde, le réalisme et le naturalisme.
Dossier n°3 :
Deux extraits de Britannicus de Racine , pour une classe de première, dans le cadre de l'objet d'étude "Théâtre, texte et représentation".
Connaissant très peu cette œuvre, je me suis rattachée à mes connaissances sur la tragédie racinienne en général et à la passion amoureuse destructrice .J'ai été aussi très gênée par les références historiques, même en ayant utilisé au maximum le dictionnaire... L'entretien a été très pénible, car elles ont pointé tout de suite mes faible connaissances de la pièce et des références citées. Je suis donc ressortie furieuse contre moi-même , bien qu'ayant tenté de faire le maximum.
• Sujets d'oral, session 2007
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 15-07-2007
Dossier n°1 :
Sujet :
Confronter deux sujets extraits des annales de brevet. Le texte support était le même : un extrait du Premier Homme d'Albert Camus et l'appareil didactique était différent, bien sûr !
Corpus :
- Annales zéro du MEN de 2000
- Sujet de l'académie de Lille de 1995.
Remarques diverses :
Nettement plus sereine que l'année dernière, donc un exposé organisé et un entretien -bien vécu- sur l'appareil didactique de 1995 et sur le sujet de rédaction de 2000.
Dossier n°2 :
Sujet :
Le portrait en 4e.
Corpus non précisé.
Remarques diverses :
Sujet plutôt facile mais des textes plutôt pièges... Le jury est beaucoup revenu sur ce que j'avais dit, mais pas sur mon analyse littéraire + sur les documents iconographiques.
Dossier n°3 :
Sujet :
La nouvelle réaliste et fantastique.
Corpus :
Magnard Textes et Regards 4e, 1998. Le sommaire de la séquence + une des séances de la séquence.
Remarques diverses :
J'ai suivi la méthode et le plan proposés par le rapport du jury 2006 et les indications de la gestion du temps proposées sur la liste : 50 mn pour convoquer les savoirs universitaires et examiner les textes, 10 mn pour vérifier les notions dans le dictionnaire, 40 mn pour interroger l'appareil didactique en cherchant appuis dans les textes. J'ai utilisé les 20 mn restantes pour faire une proposition d'exploitation et remanier mon introduction et l'annonce du plan. C'était juste, mais ce cadrage m'a permis de ne pas paniquer et de tout traiter sans me retrouver « coincée ».
- Les questions qui m'ont été posées l'ont été clairement et sans ambigüité, même si j'ai dû en faire reformuler deux ou trois pour cause de stress aigu. Les dames se sont volontiers exécutées, avec le sourire. Aucune question ne m'a déstabilisée. Mais cela reste une expérience individuelle, et peut-être que certains(nes) ne l'ont pas vécue comme ça !
- J'ai envoyé une pléthore de commentaires à la liste, un peu nuls à la relecture. Mais justement, c'est ça qui est intéressant. Car j'ai eu une sale note (7/20) et cela mérite peut-être réflexion après coup, et autant faire profiter les candidats suivants d'une prestation ratée, que je croyais réussie.
- Il y avait le sommaire de la séquence (nouvelles réalistes et fantastiques) et une double page comportant un texte de Villiers de l'Ille-Adam (extrait des Contes Cruels), plus une batterie d'exercices autour d'extraits très brefs d'œuvres patrimoniales (La Main et Le Horla de Maupassant, un texte de Lovecraft, la Vénus d'Ille de Mérimée), et un autre que j'ai oublié. Pas de document iconographique.
- J'ai identifié l'objectif comme « faire écrire, faire acquérir des notions propres au récit fantastique ». J'ai articulé mon plan en 3 parties : comment faire acquérir les notions de mise en place du réel, du point de vue interne, et de la modalisation. J'ai fédéré les diverses questions éparpillées dans le corpus des divers petits textes, en proposant à chaque fois la réponse attendue par les élèves, mis en valeur le texte anglophone, appartenant à la littérature européenne. J'ai proposé une piste d'exploitation autour du visionnage du Horla, permettant la mise en œuvre des trois notions (épisode de la rose cueillie ou des pages du livre tournées).
J'avais émis l'hypothèse que l'une des questions risquait de ne pas être comprise des élèves à propos de La Vénus d'Ille (que je regrette d'avoir jeté ce manuel !) Il s'agissait de dire pourquoi le gardien voulait détruire « l'idole », et j'ai dit que les élèves ne verraient pas forcément l'implicite de la consigne, parce que la réponse faisait appel à des notions chrétiennes opposées dans le contexte à des notions païennes.
- C'est là-dessus que les dames du jury ont rebondi pour la deuxième partie. Elles m'ont demandé si la notion d'idole était forcément négative. Elles ont cherché à savoir si j'avais lu les œuvres du manuel (je leur en ai résumé la teneur brièvement, car je les avais lues) et m'ont demandé pourquoi les Anglo-saxons étaient si représentatifs de la littérature fantastique. J'ai cité les romantiques noirs et leur inclination envers ce qu'ils croyaient être la culture populaire (elles ont acquiescé). Si je connaissais assez bien mes classiques, en revanche j'ai « bullé » sur la littérature jeunesse (honte à moi) et les films fantastiques genre Bruce Willis, que j'oublie au fur et à mesure que je les vois...
- Depuis, j'ai réfléchi. Je n'ai pas assez parlé du fameux sommaire de la séquence, n'ai pas parlé des objectifs finaux de la séquence entière. A part ça, je ne sais quelle bêtise j'ai pu dire !!! De dépit et de fureur (peu habituée à l'échec), j'ai déchiré mon brouillon, me disant que ça ne servirait pas à qui que ce soit sur la liste, de lire un devoir ayant mérité 7/20 ! Mais maintenant je crois que si, ça peut servir. Peut-être que quelqu'un de plus futé pourra exploiter mon corpus et mes commentaires et se dire « ah là là ! quelle idiote ! pourquoi n'a-t-elle donc pas vu, pas fait cela ? ». Peut-être que quelqu'un se dira « tiens, je vais regarder ce corpus et imaginer ce qu'il ne faut pas dire, pas faire ! »
Dossier n°4 :
Sujet :
La poésie en 4e
Corpus :
Manuel Nathan 2002, p.194 à 197 + annexe du même manuel sur sommaire de la séquence (8) Hugo : « soleils couchants » ; Baudelaire, « harmonie du soir »; Verlaine, « soleils couchants ».
Dossier n°5 :
Sujet :
La description en 5e.
Corpus :
Séance 4 de la séquence 2 du manuel Hatier 2001.
Remarques diverses :
Jury désagréable qui m'a clairement montré par a+b que je n'avais rien à faire là.
Dossier n°6 :
Sujet :
Le mythe en 6e ( ?).
Corpus :
Bordas 2005 Texte, Langage et Littérature (livre unique) de 6e pages 147 à 149 (je crois)
Remarques diverses :
J'ai été surprise car les deux jurys ne m'ont posé aucune question sur le niveau 6e sur lequel j'ai été interrogée, aucune question non plus sur mes propositions d'aménagement du corpus...Par contre, elles m'ont demandé d'analyser davantage les images...une définition littéraire précise… (dur, dur!) des Métamorphoses, de leur dire si oui ou non il y avait une progression dans les questions de l'appareil didactique et pourquoi le choix s'était porté sur les métamorphoses d'Écho, Narcisse et Daphné...Pour finalement me faire parler du baroque avec une statue de Le Bernin.
- Je pense que c'est un grave écueil de ne pas avoir analysé la cohérence du corpus et précisé s'il y avait ou non une progression.
- Mais que penser de l'absence de questions sur le niveau et l'exploitation personnelle ?
Dossier n°7 :
Sujet :
Approfondissement du discours descriptif et étude des caractéristiques du portrait en 4e.
Corpus :
- Les Ménines de Velasquez
- Un extrait de Vipère au poing d'Hervé Bazin
- Un extrait du Voile noir d'Anny Duperey
Remarques diverses :
J'ai proposé une lecture analytique de chaque texte et une analyse du tableau, avec pour chacun, une critique de l'appareil didactique... que je trouvais bien fait malgré de grosses lacunes (notions de subjectivité / objectivité et point de vue absentes).
- J'ai ensuite parlé de ce sur quoi j'aurais insisté (ces mêmes notions), puis j'ai conclu en proposant en prolongement une lecture cursive.
- J'ai tenu 23 minutes (c'est insuffisant je pense).
- L'entretien a duré quasi 30 minutes. La dame m'a demandé de « préciser » ce que j'avais dit, sur la cohérence du corpus, sur l'organisation du portrait... Le monsieur lui m'a interrogée sur l'appareil didactique (un peu) et sur la peinture (beaucoup), me demandant de faire le parallèle entre Velasquez dans son tableau, H. Bazin et A. Duperey dans les textes... Je crois avoir su répondre. Pour finir, la cerise sur le gâteau : « La manière dont ce questionnement est agencé vous fait penser à quel type d'exercice écrit de lycée ? » puis enfin « pourriez vous citer d'autres autoportraits en peinture? » J'ai eu le bol que mes neurones se reconnectent à peu près mais ce grand nombre de questions me fait peur et ne me paraît pas de très bon augure...
Dossier n°8 :
Sujet :
Les seuils de L'Amour médecin en 5e
Corpus :
Extrait du Belin. Sujet sans texte, à part une sorte d'avis au lecteur de Molière lui-même.
Dossier n°9 :
Sujet :
Non précisé.
Corpus :
Deux extraits d'un même texte de Zola, la réouverture du Bonheur des dames après des travaux (chap. 14) dans Hatier 3e et Bordas 3e tous les deux de 2003.
Dossier n°10 :
Sujet :
L'étude de l'argumentation en 3e
Corpus :
Un texte de Hugo, Choses vues et un extrait d'Annie Ernaux, Journal du dehors, Nathan 2002 (?).
Remarques diverses :
J'ai obtenu 7 à l'oral et j'ai eu des questions uniquement sur le texte. Assez bonne impression pour l'exposé improvisé car je n'avais pas fini la préparation, en revanche l'entretien avec le jury a été difficile, j'ai répondu à toutes les questions (une trentaine sinon plus), 30 min.
Dossier n°11 :
Sujet :
Le thème du voyage.
Corpus :
Corpus de poèmes en 5e intitulé « inventions poétiques » avec un poème de Max Jacob, « Heureux qui comme Ulysse... » , un poème de Prévert, une page d'exercices sur des procédés de manipulation de mots, le sommaire de la séquence.
Dossier n°12 :
Sujet :
Le théâtre en classe de 4e et plus particulièrement « comment raconter au théâtre? ».
Corpus :
Extrait de manuel datant de 2006 (Français 4e chez Nathan). Les textes : un extrait du Cid (le récit de la victoire sur les Maures) + un extrait du Barbier de Séville (début sc. 2 Acte 1) + une page de synthèse.
Remarques diverses :
Le jury était composé de 2 femmes agréables ce qui était plutôt rassurant. Bien entendu, cela n'empêche pas un certain niveau d'exigence dans les réponses attendues à leurs questions.
- L'entretien m'a fait comprendre les lacunes de mon exposé et malheureusement je n'ai pas toujours vu où le jury souhaitait m'amener...
- Les questions posées :
- qu'est-ce qui fonde la théâtralité de ces extraits ?
- lire quelques alexandrins du Cid (j'étais lamentable)
- différence tirade / monologue (en se fondant sur l'étymologie)
- la réplique de Figaro: construction grammaticale
- sur la synthèse du manuel était indiqué le titre : les outils spécifiques pour raconter au théâtre -> pas spécifiques, outils du discours narratifs + alternance passé simple / imparfait qui n'était pas à l'œuvre dans les extraits.
Dossier n°13 :
Sujet :
L'autobiographie en 3e
Corpus :
Magnard, Français 3e en séquences. Livre unique. Paris 2003 ; Page 117 une séance 2 « Autobiographie que dire et comment le dire? » ; Paul Fournel, Besoin de vélo ; Charles Juliet, Lambeaux
Dossier n°14 :
Sujet :
Le portrait en 4e
Corpus :
- Manuel Belin, A Suivre (2007)...
- Sommaire
- 1 texte de Gautier, La morte amoureuse et appareil didactique
- 1 texte de Saint Simon, Mémoires et appareil didactique
- 1 texte de Bazin, Vipère au poing sans appareil didactique
- 1 peinture, Femme à sa toilette de Mieiris XVIIe
- 1 caricature de Grandville.
Remarques diverses :
Les questions étaient très déductives pour un manuel très récent!
Dossier n°15 :
Sujet :
L'étude des différents genres théâtraux en 3e.
Corpus :
Un sommaire de séquence ; un extrait d'Andromaque et d'un autre de Roméo et Juliette.
Remarques diverses :
A priori un sujet faisable... A priori seulement... Une fois dans la salle de préparation, mon cerveau s'est mis en veille. Avec le stress et la panique, impossible de trouver une problématique correcte. Consciente de la pitoyable prestation que j'allais proposer, je me suis présentée devant le jury et ai commencé mon exposé. Au bout de 2 minutes, j'avais égaré des feuilles et mélangé les autres. L'horreur ! Finalement, j'ai longuement parlé, propos pour la plupart ineptes et répétitifs, essayant en vain de retrouver des fils de ma prépa. Au bout de 30 minutes, le jury m'a interrompue.
- L'entretien a été de la même veine. On m'a posé des questions auxquelles j'ai essayé tant bien que mal (plutôt mal d'ailleurs) de répondre... bref, le capes, c'est fini pour moi cette année...
Dossier n°16 :
Sujet :
Le théâtre en 4e
Corpus :
Molière, L'école des femmes ; Anouilh, Le poisson rouge. Deux textes comiques
Remarques diverses :
Exposé long et un peu ennuyeux de ma part, mais bof.
- Ensuite, les questions : une des deux femmes était très souriante, l'autre était une statue. Pas d'agacement du tout de leur part. Elles m'ont même demandé de lire une des scènes à voix haute (trois personnages !) Pour le reste, comme tout le monde : des questions simples que je ne comprenais pas très bien, cause stress, et une catastrophe à la fin, où j'ai clairement montré 1/ que je n'avais pas lu la pièce de Molière (eh oui, le livre est sur la pile des « non lus », on ne peut pas toujours bien tomber) et 2/ que je ne maîtrise pas la notion « d'actes de paroles indirects », que je pensais pourtant bien comprendre.
Dossier n°17 :
Sujet :
Le conte philosophique en 4e Il s'agissait en fait du dialogue dans le conte philosophique.
Corpus :
Micromégas de Voltaire pour m'inspirer (une annexe et deux gravures). Un seul ouvrage 2002 Magnard me semble-t-il.
Remarques diverses :
Exposé : a priori ça allait, sans plus...c'est difficile de se faire une idée.
- Et l'entretien c'est idem des questions où j'ai pu briller d'autres moins mais une avalanche de questions sur le texte et sa compréhension et beaucoup de culture littéraire sur le XVIIIe, même en philo !!! assez pointu.
Dossier n°18 :
Sujet :
L'autobiographie en 3e.
Corpus :
Un texte de Rousseau et un texte de Chateaubriand.
Remarques diverses :
Mes impressions sont plutôt mitigées, je n'ai réussi à tenir que 20 minutes et pendant l'entretien je n'ai pas eu l'impression d'être franchement à la hauteur. Moi aussi j'ai eu l'impression de rester trop superficielle et de ne pas avoir assez creusé l'analyse littéraire.
Le jury X était très courtois et très bienveillant. En tous cas, c'était très sympa pour la réunion de retrouver des membres de weblettres que l'on ne connaissait que par la voie des mails.
Dossier n°19 :
Sujet :
La poésie en 4e.
Corpus :
Delagrave 2002 ; 3 poèmes : « Ondine », de Aloysius Bertrand, « Le roi de Thule », de Nerval et « Ariettes oubliées », de Verlaine
Remarques diverses :
Poésie symboliste dont on me demandait d'étudier les textes précisément ; l'appareil didactique séparait le fond de la forme en mettant dans une rubrique l'étude de la versification au lieu de l'inclure dans l'étude de la compréhension des poèmes.
Dossier n°20 :
Sujet :
La poésie lyrique.
Corpus :
Nathan 3e (Apollinaire, Cadou, .. .) Attention, ce n'est qu'une partie du chapitre sur la poésie, je n'ai pas eu le sous-chapitre sur la poésie engagée.
Remarques diverses :
Deux femmes très sympathiques qui n'ont jamais essayé de me « coincer » et avec lesquelles s'est engagée une discussion assez éprouvante car abordant des sujets très variés. Contrairement à ce qui se passe au capes externe (deux fois admissible), les personnes se montrent plutôt respectueuses et nous considèrent comme des collègues et pas comme de petits étudiants qui doivent faire leurs preuves.
- J'ai eu 16 l'année dernière (au CAPES externe lettres classiques) et cette année 14. Je crois que le secret de la réussite, c'est d'avoir un plan vraiment clair et précis, moi, je fais toujours le même pour l'étude de manuels :
- première partie : intérêt des textes (pourquoi ces auteurs-là sur ce sujet et dans cette classe ?) + les grands objectifs que semble viser le manuel (en langue, écriture, lecture, étude de l'image…bref, je regarde les exercices, le para texte, les cadres du style à retenir…)
- deuxième partie : force et faiblesse du manuel
- troisième partie : et si je devais mettre en place cette séquence, qu'est-ce que je pourrais rajouter, modifier, utiliser…
- Pour la partie entretien, le plus dur c'est de ne pas se laisser envahir par le stress même quand on en vient à essayer de définir la poésie. Par contre j'ai été assez surprise parce qu'elles ne m'ont pas posé une seule question d'histoire littéraire (ce qui m'a sauvée parce que Cadou, je sais qu'il est de l'école de Rochefort mais c'est tout !)
Dossier n°21 :
Sujet :
La poésie dans une classe de 3e : du lyrisme à l'engagement.
Corpus :
Le même poème « Afrique » de Diop + un tableau de Lam + le sommaire sur la poésie du lyrisme à l'engagement chez 2 éditeurs : Belin 2003 et Magnard 2003. L'un des manuels propose l'étude du poème dans le cadre d'une séance : nombreuses questions à l'appui. L'autre utilise le poème dans le cadre de la préparation au brevet des collèges : questions diverses de compréhension, écriture...
Remarques diverses :
J'ai eu 7/20. N'étant pas assez préparé à l'épreuve, ne sachant trop par quoi commencer sinon une introduction + une problématique, je n'ai pas évité l'écueil de répondre aux questions à la place des élèves. J'ai cependant essayé d'avoir du recul par rapport aux questions posées, essayé de voir derrière les questions l'intérêt de celles-ci (étude du discours, outils de la langue...) J'ai trop insisté sur la notion d'esclavage, pas assez sur le lyrisme du poème. Je n'ai pas vu le piège pourtant facile à déjouer : Diop n'est pas un auteur africain né en Afrique, mais né à Bordeaux. Lors de l'entretien le jury, très courtois et très patient à mon égard, a essayé de m'amener sur ce terrain (un auteur non né en Afrique qui n'a pas fait l'expérience personnelle de l'esclavage, qui en a entendu parler par sa famille...), mais je n'ai pas été assez « réactive »... En ce qui concerne les sommaires, j'ai « épluché » les contenus, mais là encore sans objectifs précis. Au travers des questions, le jury m'a fait comprendre que mon exposé n'avait pas été assez synthétique (entre autres). J'en ai pris notes pour la prochaine fois...
Dossier n°22 :
Sujet :
Non précisé.
Corpus :
Une nouvelle intégrale de Maupassant La folle et son appareil didactique, plus une page de leçon avec des exercices. 5 pages extraites du manuel unique Fleurs d'encre, Hachette éducation, 2007.
- Le sommaire de l'étude sur la nouvelle, en annexe.
Remarques diverses :
- Note obtenue 11/20. Mon exposé a duré 29 minutes.
- Intro :
- 4e : cycle central. Après réforme du collège opérée en 96 (98 pour la classe de 4e). Apprentissages du niveau : maîtrise des discours et particulièrement des discours narratif, descriptif et étude de l'explicatif. Récit complexe : croisement des discours, insertion du dialogue, bouleversements chronologiques. Objet d'enseignement : la nouvelle réaliste.
- Annonce du plan
- Développement :
- I) Analyse de la cohérence et de la pertinence du dossier proposé
- Problématique : Les documents proposés permettent-ils à l'élève de repérer et comprendre les caractéristiques de la nouvelle ?
- A) Le choix du texte
- 1) Un auteur fréquenté
- Maupassant ; présentation
- Réalisme / naturalisme
- Groupe autour de Zola, soirées de Médan, recueil de nouvelles avec Céard, Huysmans...
- Finalités du réalisme
- Rejet de la littérature du passé (formule de Maupassant « romantiques ignorent le monde et exaltent complaisamment leur moi souffrant »)
- Défense valeurs républicaines et laïques
- Sujets pris dans les classes populaires, le quotidien
- Viser une œuvre de vérité etc.
- 2) Le genre de la nouvelle
- novella = italien médiéval : changer, raconter
- distinct du conte par sa dimension réaliste
- proche de l'exemplum médiéval (mention de vérité)
- Etiemble : « critères flous, genre fuyant »
- Trois traits distinctifs cependant : la narration monodique (un seul narrateur mais possibilité d'enchâssement), une unité d'action (introduction in medias res, événement unique autour duquel s'organise la narration), ambition de vérité.
- Baudelaire ; la nouvelle peut « être lue tout d'une haleine ».
- 3) « La folle », de Maupassant
- explication de texte (deux pages) : narrateur interne, alternance des temps du récit, situation d'énonciation, distinction rythme du récit / temps de l'histoire, bouleversements chronologiques (ellipse, scène, sommaire, analepse...) tels que les définit Genette dans Structure du récit, personnages qui sont décrits par petites touches (exclusion du portrait), soit à partir des dénominations (reprises nominales, pronominales) ou des caractérisations à travers les autres personnages ou encore grâce au discours direct, connecteurs qui structurent le récit et organisent les grandes scansions de l'histoire, réalisme cruel mis en avant, proche de l'oralité (réf au titre de la nouvelle « contes ») car récit présenté comme une sinistre « anecdote », ironie de l'auteur (paroles rapportées du prussien), souci du réalisme (absence d'humanité de l'officier), dénonciation de la guerre, pathos....
- B) Quels objectifs ? Quelle démarche ?
- 1) Objectif de lecture analytique
- définition IO : « l'élève est invité à formuler des hypothèses que l'étude du texte viendra infirmer ou confirmer'
- Umberto Eco « le texte est un tissu d'espace blanc, il faut que quelqu'un l'aide à fonctionner »
- Étude de l'appareil didactique, organisation en deux rubriques ; étude du récit complexe et du récit réaliste (dble dimension de la nouvelle ; inscription dans un genre et dans un mouvement)
- Situation d'énonciation, du rythme du récit, des personnages, du récit enchâssé : commentaires sur la pertinence des questions (inductives dans l'ensemble...très pertinentes)
- On peut regretter l'absence de questions sur la dénonciation de l'auteur (poursuite de l'étude de l'argumentation)
- 2) Écriture
- exercices qui ne réinvestissent pas l'étude qui a été faite du texte, à savoir le récit complexe avec les bouleversements chronologiques (on demande à l'élève d'écrire un récit en suivant l'ordre chronologique = dommage !!)
- autres exercices pertinents car ils invitent l'élève à pratiquer l'expansion du récit et son corollaire, le résumé : prise en compte pour l'élève de l'élasticité du discours (réf IO TB)
- 3) Méthodologie
- leçon (qui réinvestit plusieurs études faites dans la séquence, puisque dossier tronqué)
- exercices qui permettent d'appliquer des notions abordées dans les lectures analytiques et autres exos qui font réf à d'autres notions (pause descriptives, explicatives = non convoquées dans l'étude de cette nouvelle)
- exercices 5 à 7 centrés essentiellement sur le repérage de l'ellipse narrative, dommage
- 4) Lecture de l'image
- question 11 qui étudie l'image par rapport au texte : lien entre verbal et visuel comme préconisé par les IO
- travail sur la description essentiellement = poursuite de l'étude du disc descriptif de 5e
- A noter :
- absence d'objectif d'oral
- peu d'objectif de langue réellement détaillé, mais toujours questions de langue (temps verbaux ou reprises nominales) liées à l'étude du texte, pour en éclairer le sens, donc grammaire de discours, préconisée par les IO
- CCL + transition
- II) Proposition d'exploitation pour une classe de 4e
- Problématique : Comment définir les caractéristiques de la nouvelle réaliste à partir du texte proposé ?
- A) Prérequis
- poursuite de l'étude du récit abordé en 6e (conte) et en 5e (récit médiéval ou récit de voyage)
- connaissance de la structure du récit (schéma quinaire par ex)
- récit complexe abordé en 5e avec insertion de brèves notices descriptives et dialogue
- place de la séquence : début d'année pour réinvestir les notions de 5e
- étude du texte intégral
- points d'étude : focalisation, bouleversements chrono, temps du récit, reprises nominales et pronominales, personnages etc.
- B) Détail d'une séance de lecture
- Objectif : comprendre le traitement des personnages dans la nouvelle et leur rôle
- lecture du texte
- appareil didactique proposé
- 1) Le personnage de la folle
- on conserve questions 9 (à laquelle on ajoute le relevé des reprises pronominales) et questions 10a et 10b. Dénomination, caractérisation.
- Personnage attachant car vu à travers le regard du narrateur, présenté comme affaiblie, malheureuse, impuissante
- Lien avec l'image (question 11) : TAF=faire le portrait de la folle à partir des représentations que nous avons d'elle dans le texte et de l'image (permet d'initier à une séquence de la classe de 4e= le portrait)
2) Le personnage de l'officier
- on conserve les questions 12 (a et b) et 13
- on ajoute repérage du discours direct pour mettre en avant le réalisme cruel et la caractérisation de l'officier
- personnage présenté différemment, dimension axiologique du langage = connotations péjoratives alors que pour la folle, mélioratives, ou tout du moins, compassion du narrateur
- mais jamais de portrait, à noter !!!
3) La dénonciation implicite
- on conserve question 2a uniquement et question 3
- mettre en avant l'opposition entre les deux personnages qui accentue le pathétique de la situation
- mutisme de la folle qui s'oppose à l'obstination ridicule et à l'agacement de l'officier
- traduit la visée argumentative du texte, la volonté de dénonciation de l'auteur
- l'officier se bat contre un fantôme, c'est une cause facile, ce qui accentue davantage le ridicule du personnage
- de plus, ces deux personnages sont décrits à travers le personnage de la bonne qui appelle à la pitié de l'officier, sa compassion
- décalage
- C) Prolongements
- Évaluation sommative (définition IO = vérifier les savoirs et savoir-faire mis en œuvre dans la séquence) : travail d'écriture très critérié (exo 1 p.23) : développer l'ellipse narrative ligne 62 à 63.
- TB car propose un changement de point de vue et sollicite l'imagination de l'élève avec expansion du récit
- Critères d'évaluation :
- récit d'une page qui comporte une prolepse (réinvestir étude)
- rédiger à la 3e personne
- Varier les reprises lexicales et pronominales
- conserver les temps du récit
- Lecture cursive : Histoire d'un chien, de Maupassant pour conserver cette dimension argumentative avec une dimension plus civique et sociale
- Séquence suivante : le portrait (qui relève toujours de l'épidictique donc on poursuit l'argumentation)
- Poursuite aussi de la description
- Le portrait et ses modes d'insertion (donc poursuite du récit)
- CCL générale
- Le grand sentiment de cet oral a été pour moi le décalage entre ma prestation où j'étais plutôt à l'aise parce que le sujet m'a vraiment plu...et l'entretien qui m'a énormément déstabilisée... parce que je ne voyais pas où elles voulaient en venir !!
- Les deux femmes qui composaient mon jury ne sont pas revenues véritablement sur mon exploitation ni sur mes savoirs savants, elles sont venues me titiller sur le texte lui-même...
- La seule qui concernait mon analyse : « les références que vous avancez à propos de l'histoire littéraire et des caractéristiques du genre sont pertinentes mais comment l'amèneriez-vous avec vos élèves de 4e? Feriez-vous une séance consacrée à l'histoire littéraire » (Réponse) Il est évident que j'utiliserais une autre terminologie avec mes élèves, adaptée au programme du cycle central... mais je pourrais aborder cela en début de séquence, pour contextualiser l'œuvre de Maupassant...
- « pensez-vous qu'il soit nécessaire, pour comprendre ce texte, de donner toutes ces informations ? »... (Réponse) disons qu'elles peuvent aider à comprendre ce souci du réel chez Maupassant... ?????
- « mais pour comprendre ce texte-ci, avons-nous vraiment besoin de ces informations ? »... là je sens que je suis coincée, je ne peux plus dire oui, m'entêter serait ridicule, alors je me contredis et je dis « non », ce qui est tout au moins aussi ridicule... et j'annonce que je placerais cela en fin de séquence alors, pour faire un bilan sur les objectifs du réalisme...
- « pouvez-vous nous dire comment l'officier est décrit à partir du discours direct ? » ... par la retranscription phonétique de l'accent prussien...
- « qu'est-ce qu'il exprime ? »... L'ironie de l'auteur... heu vous voulez dire au niveau du discours ? la dimension illocutoire alors... par les ordres qu'il donne...
- « c'est-à-dire ? »... par exemple lorsqu'il dit « je fous préfiens... », « si fous ne descentez pas tout de suite... » la condition qu'il émet...
- « pensez-vous qu'il s'agisse vraiment d'une condition ? » oui... (et là je me reprends tout de suite)... enfin disons qu'elle est formulée ainsi mais qu'elle n'appelle pas à une alternative, la menace sera exécutée de toute façon.. .c'est une fausse condition...
- « est-ce que le narrateur a des certitudes ? »... .des certitudes ?... il ne sait pas si la folle est morte à la fin... mais il le sent, il dit « j'en suis sûr... »...
- « donc il a des certitudes ? ».... heu..... et là j'ai totalement séché, elle s'est un peu énervée... en me regardant comme si cela était évident... alors que je ne comprenais pas où elle voulait m'emmener... je n'ai rien dit... et elle a dit « bon, tant pis »...
- « pourquoi conte de la bécasse ? que signifie bécasse »... ce sont des oiseaux...
- « oui mais pourquoi, le lien avec le texte ? »..... (je sèche)
- « comment analyser le titre ? » ... on s'attendrait à un portrait détaillé de la folle en question or la description qui en est faite s'élabore, se construit par rapport aux autres personnages et par ses actions...nous n'avons jamais de description détaillée comme dans le roman où la description revêt une fonction dilatoire... mais une description par petites touches, comme dans la peinture réaliste justement.
- « et par rapport au narrateur ? »... on voit que le narrateur prend pitié pour la folle, qu'il en fait un personnage attachant, qu'elle appelle à la compassion
- « et le lien avec l'auteur ? »... près de son personnage car c'est une forme de psychose dont il était proche, lui-même ayant fini dément...
- « quelle description du narrateur avons-nous ? »... il est d'abord témoin et il est ensuite impliqué dans l'histoire...
- « est-il acteur à un moment donné ? »... oui quand vers la fin du texte on a davantage d'occurrences du « je » et qu'il reste le seul à vouloir s'informer des nouvelles de la folle... il s'engage et est prêt à se sacrifier puisqu'il dit avoir été sur le point de se faire fusiller pour avoir recherché cette femme
- « qu'apprend-on sur le narrateur à la fin du texte ? ».... heu... qu'il chasse ???? C'était la seule info que je trouvais... stupide je sais mais je ne voyais pas du tout ce qu'elle attendait !!! J'avais déjà parlé de la dénonciation alors je ne trouvais pas autre chose...
- Et il y a eu encore d'autres questions mais qui ne me reviennent plus...
- Dans l'ensemble, elles ont été plutôt agréables, cherchant à pousser la réflexion...et je me suis sentie bête parce que je ne trouvais pas beaucoup de réponses à leurs questions....et visiblement pour elles, c'était évident.
- Elles avaient sûrement une idée bien précise en tête mais je pense que c'était vraiment pour faire grimper ma note, que j'aurais dû prendre ces questions à bras le corps et je me suis un peu laissée déstabiliser....parce que je ne voulais pas dire de bêtises.
Dossier n°23 :
Sujet :
Vous dégagerez les enjeux littéraires de ces textes et vous direz comment vous l'exploiteriez dans une classe de 4e.
Corpus :
Un groupement de textes sur Arthur RIMBAUD issu du manuel A mots ouverts 4e chez Nathan 2002.
- Textes : « Enfance » (p.186) ; « Sensation », sans le tableau ; « Ma bohème » (p188 et 189) ; « Roman » sans l'appareil didactique.
Remarques diverses :
- Mon plan :
- Présentation des documents
- rappel des IO pour la poésie en 4e
- présentation du symbolisme
- Confrontation des documents, l'adolescence
- Analyse de quelques questions
- Proposition de séquences (rapide!!!) en mettant l'accent sur des questions manquantes du type « énonciation », proposition d'une mise en voix, avec un travail préalable sur la ponctuation, lecture, Le grand Meaulnes (l'adolescence), proposition de sujet, une lettre à partir des rêveries d'un jeune adolescent.
- Voilà en gros mon travail, je ne me souviens pas de tout.
- J'ai eu 7, je pense ne pas avoir assez travaillé les enjeux littéraires, et trop accès mon analyse sur la didactique.
- Le jury m'a demandé une étude poussée du poème « Ma bohème » et m'a posé des questions précises du genre, comment appelle t'on un vers où la césure est à la 7e syllabe, à partir d'un exemple ils m'ont demandé de définir la synérèse, ils m'ont posé les questions de grammaire de l'appareil didactique, m'ont demandé d'interpréter des vers comme « De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur ! »
Dossier n°24 :
Sujet :
La poésie engagée en 3e
Corpus :
Les documents reçus sont extrait d'une séquence intitulée « Résistances en poésie » (manuel ?).
- J'avais comme document annexe le sommaire composé en 3 parties: 1) Madrid, la guerre d'Espagne ; 2) Résistance ; 3) Servir la cause humaine
- Poète en écho: Victor Hugo
- J'avais à étudier le poème de René Guy Cadou, « Les fusillés de Chateaubriant » associé au tableau de René Magritte, La grande famille. L'appareil didactique était composé de 11 questions. Il y avait ensuite un encadré d'approfondissement qui proposait des lectures supplémentaires dont les poètes étaient Éluard, Aragon, Senghor...
Remarques diverses :
- Mon plan :
- 1) analyse du texte et du tableau
- 2) l'appareil didactique, intérêt et défaut à corriger comme les questions déductives
- 3) ce que j'en ferai (ce que j'ajoute et ce que j'enlève...)
- Jury X : une jeune femme et un homme pas désagréables ni l'un ni l'autre, questions littéraires et d'histoire littéraire, demande d'approfondissement sur l'analyse comme précision sur les figures de style employées, et relevé les indices de l'engagement du poète dans le poème. Quel autre tableau pourriez-vous associer à la dernière ligne du poème ? (personnification de la liberté)
- Exposé 12 minutes, entretien 20 : je ne suis pas à l'aise avec la poésie engagée, je ne maîtrise pas du tout le sujet, mes connaissances sont vraiment nulles sur cette période du surréalisme, je ne voulais pas garder ce poème que j'aurais plutôt classé dans la poésie lyrique (ce que je n'ai pas osé dire, j'ai bien dit par contre que l'engagement était sans doute difficile à ressentir pour des élèves de 3e et que je ne garderai pas ce texte mais que je le remplacerai par le chant de partisans ou par du Victor Hugo, mes lacunes en ce qui concerne le surréalisme m'ont empêché de trouver un poète de la même époque sur le même sujet...)
- J'ai eu 7... Ça aurait pu être pire.
Dossier n°1 :
Sujet :
Littérature et Résistance
Corpus :
Manuel Hatier de seconde : un poème de Pierre Emmanuel, de Robert Desnos, un texte de René Char et le texte de la chanson « Nuit et Brouillard », à traiter dans la perspective de l'approche du XXe siècle.
Remarques diverses :
Les questions portaient de façon très précise sur mon exposé : vous avez parlé de telle tonalité, essayez de le montrer et d'expliquer comment vous l'expliqueriez à vos élèves ; commentez la contradiction des première et dernière ligne (que j'avais évoquée rapidement) et une question sur l'effet de « reportage » rendu par le ton du texte de René Char, que j'avais évoqué un peu vite, là aussi.
- Les membres du jury étaient très rassurantes, dans le sens où elles ont introduit les questions par des commentaires du style « comme vous l'avez justement évoqué... », « Vous avez en effet caractérisé le texte comme... » De quoi se dire qu'on n'a pas sorti que des bêtises, puisqu'elles se sont appuyées sur mes dires. Quand j'ai eu du mal à répondre, elles m'ont aiguillée vers les questions de l'appareil didactique, me demandant comment je répondrais à telle question.
Dossier n°2 :
Sujet :
Une forme d'apologue : la fable
Corpus :
Un extrait du Hatier 2004 Le Français méthodique, p. 266-267.
- Soit vers le bac, un exercice type bac avec une fable, « Le corbeau et le renard », un extrait de l'intro de La Fontaine, une critique des fables de Rousseau et une défense de Romilly + doc iconographique).
Remarques diverses :
Étant donné le corpus, j'ai évoqué forme et fonctions de l'apologue qu'est la fable, et logiquement, je suis repartie de l'Objet d'étude « Convaincre, persuader délibérer » (qui n'était pas proposé dans l'énoncé). J'ai expliqué que l'apologue était un texte court, à valeur allégorique et visée moralisatrice. J'ai insisté sur l'analyse de la fable, j'ai défini chaque notion proposée, bref, j'ai fait exactement ce que j'avais compris des remarques de mon correcteur du cned et des rapports de jury.
- J'étais confiante.
- Je suis sortie au bout de 20 minutes. Ils ont parlé plus de 10 minutes, que j'ai trouvé mon temps long....
- Et après, le calvaire.... L'examinatrice m'a fait revenir sur la visée argumentative, apparemment, il n'y en avait pas, elle contestait donc ma définition de l'apologue alors forcément toute ma lecture analytique. Ça a duré des heures... Aucune question de culture. J'ai justifié le récit par le schéma narratif (ce que l'on fait couramment pour une fable), elle m'a dit qu'il était impensable d'utiliser un tel vocabulaire avec des lycéens.
- L'autre examinateur n'a rien dit, il a juste essayé de me faire évoquer la conception de l'éducation de Rousseau.
Dossier n°3 :
Sujet :
Non précisé.
Corpus :
L'analyse de la démarche didactique en seconde sur un extrait de Emma Bovary, Flaubert, dans 3 manuels différents: Lagarde et Michard de 1966, Hatier de 1988, et Magnard de 2004
Remarques diverses :
Le jury s'est comporté de façon odieuse à mon égard : la femme durant mon exposé ne me regardait même pas, elle tournait ses pages bruyamment, puis lors de l'entretien... avec nervosité et impatience elle m'assaillait de questions m'interrompant pour dire comment répondre, s'insurgeant avec intonation d'indignation sur mes réponses, soupirant, effectuant des signes de tête, à la négative, et m'exprimant clairement que si j'expliquais ainsi les notions à une classe de seconde il n'y comprendraient rien, refus de me répéter une question levant les yeux au ciel, et tout ceci avec passion....
- Quant à l'homme, il est resté avenant et correct, ses questions n'étaient, contrairement à la femme, pas du tout ambigües, et les réponses en découlaient presque toutes seules.
- Ils ne sont par revenus sur mon exposé si ce n'est pour une petite rectification d'une lecture trop rapide, mais comme je suis restée accrochée aux démarches ils m'ont demandé :
- de répondre aux questions du manuel que j'avais choisies
- d'expliquer des figures, notions du texte, d'expliquer certains passages
- des questions sur des auteurs, des manifestes, sur le contenu de l'œuvre Chateaubriand bref, ils passaient du coq à l'âne avec un souci de grande exhaustivité, et ne laissant s'échapper aucun détail possible.
- Mon sentiment : envie de vomir en sortant, et j'ai réalisé à quel point j'ai été brassée seulement le soir; je suis donc vraiment incertaine du résultat mais comme tout le monde, j'ai la prétention d'y croire
Dossier n°4 :
Sujet :
La poésie en 1re et plus précisément « L'épreuve de la Modernité ».
Corpus :
Un extrait de manuel de littérature (Nathan, 2001) dont le titre était : « Comprendre le renouvellement de la sensibilité et de l'imaginaire poétique ». Classicisme et modernité et Trois textes extraits des Fleurs du Mal de Baudelaire avaient été choisis :
- « Spleen » (LXXVI)
- « A une passante »
- « Parfum exotique »
Remarques diverses :
- Trois textes canoniques s'il en est!!!
- Note obtenue : 12/20
- J'ai appuyé mon exposé sur l'analyse littéraire des poèmes, j'ai ensuite fait l'étude critique de l'appareil didactique pour finir par l'exploitation personnelle des documents ; les questions qui m'ont été posées étaient uniquement des questions littéraires ... et rien d'autre !
- Détail de la prestation :
- Introduction :
- La présentation du corpus :
- l'auteur, l'œuvre, la date de publication, l'unité générique pour les deux sonnets, le thème...
- les deux batteries d'exercices (de l'observation à l'analyse)
- la fiche des savoirs à propos du recueil poétique
- La problématique :
- Nous pouvons être amenés à nous demander si les choix effectués par les concepteurs de ce manuel de littérature permettent ou non de répondre aux objectifs explicites et implicites de l'étude de la poésie en classe de première.
- L'annonce du plan :
- l'analyse des documents
- la critique de l'appareil didactique
- l'exploitation personnelle
- I). L'analyse des documents
- les notions abordées : la poésie, le mouvement littéraire : la modernité (le manuel annonçait de Baudelaire à Mallarmé), l'histoire littéraire (rappel de notions romantiques...), les éléments de la versification...
- étude du texte 1 : originalité de la situation d'énonciation, manifeste poétique de Baudelaire, j'ai insisté sur les éléments de rupture avec ce qui avait précédé (les éléments prosaïques « quittances, procès », le décor, le thème de la décomposition, l'originalité métaphorique de l'âme vue comme un « gros meuble à tiroirs »...) et les éléments empruntés à la tradition (versification, richesse des figures d'analogie...) j'ai souvent fait référence au romantisme et aux auteurs de la Pléiade.
- étude du texte 2 et 3: étude comparée, unité générique (deux sonnets), unité thématique : la femme d'où rappel de la notion du Beau chez Baudelaire, de l'amour, du désir et sa vision ambiguë de la femme.
- II). La critique de l'appareil didactique
- objectifs explicites : examiner ses principales innovations formelles. Comprendre le renouvellement de la sensualité et de l'imaginaire poétique
- objectifs implicites : préparation des élèves aux EAF (lecture expressive et naturelle des textes poétiques, lecture analytique, étude comparée...), acquisition d'une culture commune (textes canoniques), histoire littéraire, notions formelles de versification...
- le projet très ambitieux n'est pas soutenu par la fiche de mise en contexte, les textes d'accompagnement sont descriptifs mais jamais explicatifs ! de trop nombreuses notions notées en gras qui ne sont pas abordées dans le corpus (« le recueil a un début et une fin », « c'est un itinéraire en 6 étapes », « c'est un tout cohérent et complet »...on parle sans les citer de la dédicace d'ouverture et de l'effet de clôture de l'ultime poème) la confusion est totale, le sous-titre annonçait même Classicisme et modernité, le premier terme est impropre puisqu'il fait référence au mouvement littéraire du XVIIe et qu'il aurait été plus judicieux d'utiliser celui de « traditionnel » afin de ne pas tromper les élèves.
- III). Exploitation personnelle
- (Très rapide) je n'aurais gardé que les textes parce que l'étude comparée des textes 2 et 3 me paraissait intéressante et Spleen (LXXVI) permettait d'aborder « l'art poétique » de Baudelaire ; insister sur les éléments de rupture et sur ses reprises.
- Pour finir je dirais que les membres du jury ne m'ont interrogée que sur la première partie de mon exposé (qui était déjà long !) uniquement des questions de littérature à propos de la notion du Beau chez Baudelaire et de son art poétique, nous avons parlé du sonnet (j'en avais brièvement donné les origines) dévolu à l'amour mais aussi aux voyages (« L'invitation au voyage » et ceux de Du Bellay dans Les regrets) exemple de question posée : Quel est le titre d'un autre recueil de poésies écrit par du Bellay ? Les Antiquités.
Dossier n°5 :
Sujet :
Après avoir étudié le sujet et les textes suivants, vous direz quelle utilisation vous en proposerez en classe. (Première L)
Corpus :
Le sujet de l'EAF 2005 que l'on trouve en ligne sur le site Magister (http://www.site-magister.com/sujets9.htm). Probablement le meilleur site de Lettres-Lycée sur Internet… à mon avis !
Remarques diverses :
Quelques commentaires n'engageant que leur auteur, de la part d'un vieux singe à de jeunes novices :
- Il va de soi qu'il est important de bien lire le sujet… avant d'attaquer la préparation écrite de 2h. Or ayant dû sortir longuement pendant cette préparation (refroidissement grippal extrêmement inopportun), lorsque je suis revenu dans la salle d'écriture, j'ai tout simplement oublié… ni eu le temps de proposer une exploitation didactique… Je n'ai donc traité le sujet que sous l'angle de l'analyse littéraire stylistique et culturelle, et de l'analyse du sujet de bac. Ayant obtenu une note correcte (14) je confirme que l'analyse stylistique et historique, esthétique est prépondérante pour le Capes de L.M. Il s'agit ensuite simplement d'adapter au niveau lycée ou collège. N'ayant pratiquement aucune expérience de l'enseignement, je me suis entraîné à l'analyse stylistique pendant quelques mois, sachant que c'est essentiellement sur ce critère, ou sur ce « code », que les examinateurs jaugent les candidats, que ce soit au Capes ou à l'agrégation (oral et écrit)… Le coresponsable de la direction des épreuves, le didacticien Gérard Langlade, l'a rappelé en termes à peine voilés lors de l'entretien d'accueil… N'oublions pas que les examinateurs, qui sont pratiquement tous agrégés et n'enseignent sans doute pas au Collège, attendent un certain « jargon » technique d'appréhension des textes. (La Littérature…c'est bien entendu autre chose !).
- Ne pas perdre son temps à relire ou bien lire (in extenso) des œuvres inconnues même classiques (une bonne culture niveau licence suffit) pendant les mois de préparation ! Les anthologies choisies (comme celle de Nathan Collection Henri Mitterand) ou des résumés d'œuvres sur le net sont là pour çà. Il s'agit simplement de savoir en parler pendant une demi-heure : mieux vaut se concentrer sur la contextualisation historique et esthétique, et sur l'analyse du « style » de chaque grand écrivain (sans aller jusqu'à la glose de L'Information Grammaticale…)
- Je pense que la méthode d'approche par Objets d'Études (11) au Lycée est valable aussi pour le Collège. Il est nécessaire de savoir aborder rapidement chaque OE avec une problématique personnelle préparée à l'avance, argumentée et illustrée par des exemples de textes critiques, titres d'œuvres, auteurs. J'ai pour ma part travaillé quelques grands axes, synthétisés avec des notes condensées sur 2 pages A4 pour les 11 Objets d'Études.
- Ex : poésie = principe d'analogie et métaphore (pas comme figure de style mais bien comme processus de pensée…) ; résumer Meschonnic ; le principe d'ironie sur le référent…depuis les troubadours.
- Roman, Narratif ; comment s'opère la représentation visuelle et spatiale (exemple extrême Flaubert : ancêtre de l'écriture scénaristique), personnage, narrateur depuis le Moyen Age
- Argumentation ; rhétorique et dialectique du dialogue et importance de la référence au principe maïeutique implicite (voulu : La Fontaine, Ionesco… refusé : Racine, Laclos…) étudier particulièrement Marc Fumaroli : à l'origine de la réflexion sur l'argumentation dans les nouveaux programmes ; son éthique de la rhétorique ; de la prise de parole publique
- Théâtre : conflit avec la poésie, dialogue théâtral non philosophique, illusion rhétorique : du signe de l'action à l'action elle-même (depuis Dom Juan-Marivaux) ; représentation du corps ; théories de la scène.
- Autobiographique : invention de soi et psychologie, mémoire et reconstruction (appréhender les éléments fondateurs de la psychanalyse… même si c'est « moins coté » que la linguistique…) ; exemple d'illusions et critiques : J. Roubaud, dépassement : Rimbaud, limites des 5 points de Lejeune (ne fonctionnent que pour Rousseau).
- Voici quelques bouquins m'ayant été utiles :
- Méthode du commentaire stylistique, Calas, Charbonneau (Nathan Université). De bons schémas d'entraînement).
- La stylistique, Gardes-Tamine (Armand Colin).
- Analyses stylistiques, Fromilhague, Sancier-Chateau (Dunod)
- Littérature, Textes et Documents, Collection Henri Mitterand
- XVIe, XVIIe, XVIIIe, XIXe, XXe, Nathan. Les textes des sujets d'écrit du Capes sont pratiquement tous dedans…Le site de l'École des Lettres qui propose aussi gratuitement des fiches de synthèse des programmes : très utile !
- Et surtout : Mr Google Courage à tous !!!
- BROUILLON DE NOTES DE PREPARATION (L'essentiel des notes d'analyse littéraire et des commentaires de l'appareil didactique a été rédigé au crayon directement sur les documents…Ce qui subsiste n'aidera sans doute que peu les futurs candidats, mais on ne sait jamais ! Tout ce qui est en couleur n'a peut-être pas été directement abordé…mais aurait au moins du l'être):
- Longue Intro
- (stratégie personnelle pour l'Oral - et pour l'écrit) but : synthétiser tout ce que l'on veut aborder dans l'entretien très court d'1/2 heure, ce qui permet au moins d'aborder tous les aspects du sujet si l'on n'a pas le temps matériel de développer de visu) :
- Après avoir abordé l'étude des genres rhétoriques en classe de seconde et appris à discerner les différents types d'arguments et modes de raisonnements, appris la distinction et les origines du tragique et du comique en étudiant des pièces classiques, les élèves abordent le théâtre en classe de première par le biais de l'apprentissage scénique de la représentation.
- Problématique de la mise en scène, représentation
- Objet d'Étude Théâtre en 1re : Perspectives dominante et complémentaires (Ici j'ai commis une première bourde en mélangeant l'OE Argumentation et l'OE Théâtre…)
- En 1re : plusieurs manières d'aborder les pièces (cf. Doc. Accompagnement):
- 1) pièce ancienne (pas 1 classique) pièce moderne similarité registres-genres
- 2) pièce romantique, pièce moderne et antérieure étude mixité des genres
- 3) pièce moderne : recherche antériorité registres similaires
- Cohérence du regroupement de textes : axé sur le monologue délibératif (il aurait aussi fallu parler de cette bestiole : l'Intertextualité !!…). Le modèle type est Corneille, Le Cid (monologues du Cid et Chimène) mais le Tragique est spécifique de la classe de Seconde)
- Perspectives d'analyses de croisement de registres : topo sur chaque texte, Lorenzaccio, Musset : Tragique, tragi-comique ; Beckett, Oh les beaux jours : dominante pathétique ; Giraudoux : dominante ironique et satirique.
- Perspectives d'histoire littéraire et culturelle, remière analyse littéraire : (long développement)
- 1) Musset : inventeur d'un théâtre moderne (bien plus que Hugo…) croisant registres et recherche d'une écriture poétique ; influence du théâtre élisabéthain (ex : Richard III, Hamlet) + romantisme hors Cénacle (il aurait fallu parler de l'influence de Stendhal : Racine et Shakespeare…) + théâtre de l'indécision de la volonté d'agir, réflexion paralysante + sens de l'Histoire, destinée individuelle, fatalité, idéalisme romantique.
- 2) Beckett : théâtre d'après 2e GM ; redéfinition des codes du théâtre ; dimension métaphysique ; problématique des genres éclatés (cf. Ionesco/Adamov) (+ paraphrase de l'évangile de Jean dans ce passage d'Oh les beaux jours : « au commencement était le Verbe et le Verbe était… ». Beckett = auteur type croisant de multiples références intertextuelles et symboliques…)
- 3) Giraudoux : situation historique cruciale de l'écriture de cette pièce (1937-38) Électre, guerre d'Espagne + Chine, Japon + guerre en Europe Centrale + préparatifs de guerre France, Allemagne + théâtre contemporain de celui de Lorca (Le Public, Sans Titre). Pirandello, expérimentation d'écritures hors du cadre référentiel usuel de la scène théâtrale, volonté manifeste de distanciation ironique chez Giraudoux + problème de son « refus de l'action » politique (cf. son attitude avec Les pleins pouvoirs) (texte raciste et pamphlet antisémite, mais je n'ai pas abordé cet aspect) cf. La guerre de Troie n'aura pas lieu : refus de la lutte ? Acceptation passive de l'autorité fasciste ? Difficulté à intégrer la relecture du mythe d'Électre par Giraudoux par les élèves. Extrait pas étayé en amont, mais surtout difficultés s'ils ne connaissent pas l'attitude critique, ironique de l'auteur pendant l'entre 2 guerres et le début de la guerre. Ironie « noire » de Giraudoux à analyser.
- 4) Artaud : « crise de théâtre » avec son théâtre de la cruauté, analyse du dépassement du théâtre occidental (Il aurait fallu parler des ‘Cenci', expérience scénographique inspirée de l'intrigue de Lorenzaccio…). Problème du texte d'Artaud : lié à une argumentation induite difficile à déterminer si l'on ne connaît pas les thèses et les projets d'Artaud, fasciné par le mime, le théâtre balinais, les rituels chamaniques. Plus qu'une critique de la parole théâtrale, ses thèses visent à une critique de la rhétorique théâtrale, affirmation de la primauté du corps, Adepte d'expériences scéniques radicales : transes, rites corporels. Certaines de ses thèses sont reprises surtout depuis les années 1970 (Arrabal et le théâtre Panique ; le théâtre-danse contemporaine…Pina Baush ; Jan Fabre…)
- Perspectives argumentatives : travail sur la modalisation et ses effets sur le destinataire. Apprécier la complexité rhétorique du discours à soi-même (réactiver les connaissances des élèves sur les acquis de Seconde) (Il aurait été souhaitable de faire une distinction entre le délibératif théâtral et le délibératif discursif dans les genres de l'essai et de l'apologue…).
- Iconographie : la photo de plateau d'Oh les beaux jours reprise de la mise en scène de Blin le créateur de la pièce avec Madeleine Renaud la créatrice du rôle. Illustre l'apogée du discours délibératif avec le personnage de Winnie, le déroulement du discours trouve son adéquation scénique dans l'enlisement corporel du personnage, rendu à la Terre originelle etc.
- Perspectives des EAF : les élèves doivent pouvoir s'appuyer sur les textes pour réaliser les sujets, trouver des arguments dans les textes ; importance de la cohérence du groupement pour permettre des rapprochements et analyser les divergences (Cela va de soi, mais je n'avais pas compris- ce n'était pas mentionné - qu'il s'agissait bien du sujet officiel d'EAF de 2005…).
- En quoi les textes proposés sont-ils suffisamment pertinents et cohérents pour permettre aux élèves de répondre aux propositions de sujets et aux questions ? (à moitié improvisé et ne répondant qu'à moitié au sujet.)
- I) Rhétorique du délibératif
- Les élèves devront se réapproprier leurs connaissances de seconde sur les genres rhétoriques. Cf. Aristote : les genres rhétoriques sont déterminés en fonction du destinataire « le possible est persuasif ».
- Délibératif : but : conseiller, déconseiller ; une assemblée (ou une « conscience » à convaincre) ; au futur (avant une décision à prendre le plus souvent) ; modalité : le discours déontique privilégié ; mode de preuve : l'exemple. Cf. A. Adam et M. Bonhomme : la parole théâtrale. 3 enjeux : légitimation, crédibilité, captation.
- Dans les textes :
- Repérer les hésitations, répétitions, balancements entre un passé, futur ; présent improbable, inadéquation à vivre au présent. Questionnement permanent, incertitude des personnages ayant recours à ce type de monologue ; analyser les valeurs aspectuelles caractéristiques (ex : Beckett : valeur de l'imparfait tensif ; jeu sur l'aspect duratif perturbant les autres repères temporels présent, conditionnel (« Je dis, je pensais autrefois que j'apprendrais à parler… »). Hors temps énonciatif et spatial, décorporéité).
- Staticité scénique : traduit l'impuissance, doute de la parole (ici non-possibilité perlocutoire du langage théâtral, recours à la modalisation conditionnelle, questions sans réponses démotivent l'action. Perte de l'effet comique par un phénomène d'inertie
- II) Lorenzaccio
- Scène cruciale avant le meurtre du duc. Enjeux du crime : politique, rédempteur ou esthétique… ? Rôle et références à la mère : assassin immature, immaturité de l'acte.
- Rôle de l'auto-exhortation.
- Axes d'étude pour le commentaire :
- 1) Entre informativité et captation par le pathos, ethos
- 2) Rhétorique ambiguë du délibératif (entre conseils et mises en garde questions syllogistiques)
- 3) La dépersonnalisation du Je tragique (autojustifications, inversion problématique de la symbolique christique « J'irai droit au cœur; il se verra tuer... Sang du Christ ! » adresses au mondes invisibles : schizophrénie patente, auto-conversation)
- III) Beckett
- Importance essentielle des didascalies chez Beckett ; rituel minutieux des déplacements , des mouvements, des postures, des regards ; influence + du théâtre oriental (Nô, …).
- Ponctuation par les silences (partition quasi musicale) : « Un temps » , en harmonie ou parallèle avec les répétitions syntagmatiques. Importance du discours autoréférentiel : dédoublement du je énonciateur ; schizophrénie manifeste (« Je dis priais autrefois ». Je dis, je priais autrefois ») ; relation de double destination, énonciation et dualité du discours présent énonciatif, imparfait.
- Symbolique religieuse cruciale : « Salut Sainte Lumière. Quelqu'un me regarde encore ». Analyser le référent pronominal/ambiguïté constante sur le référent sujet chez Beckett.
- IV Giraudoux, Électre (je précise que je n'avais pas lu cette pièce)
- Analyse du registre ironique, satirique incarné par le personnage du jardinier, symbole des impondérables d'une Justice absolue (cf. Électre sauvée par Athéna chez Euripide… d'après les précieux dictionnaires dans la salle de préparation) ) : « Évidemment, la vie est ratée, mais c'est très très bien, la vie. […] » Dérision par redondance-rôle des adverbes, télescopage des présentatifs, le personnage du jardinier n'a rien eu à conquérir, il « hérite » d'Électre ; amoureux de pacotille ; anti-héros (surinvestissement pronominal et gonflement de l'ego : « Moi, je ; Mais moi qui suis là ; c'est moi ; ma parole ; pas pour moi […].
- Contradiction dialectique: « L'inconvénient est que je dis toujours un peu le contraire de ce que je veux dire » sophisme induit, négation poétique et négation idéaliste.
- Dualisme accentué (assez caractéristique du délibératif théâtral) : Joie, Amour (« c'est tellement mieux à ») Aigreur-Haine, dérision sophiste.
- Axe pour le sujet de dissertation (sujet de type dialectique proposé, thèse, antithèse, synthèse) :
- 1) Synthèse et analyse du théâtre tragique classique ; surtout du XVIIe, la parole « écrase » le corps scénique ; (théâtre de la parole, substitut du rituel de la messe et relais de la prédication religieuse ; Contre-Réforme) : Racine : théâtre codifié et « ultra poétique » intraduisible donc jamais joué autrement qu'en français. Pratiquement pas de « jeu » de scène possible, dramaturgie statique ; moins chez Corneille, illustre des tensions plus universelles règle des 24 heures (« codifiée » par des théologiens) détournée par Corneille pour construire une dramaturgie plus narrative.
- 2) Références au théâtre comique contredisent l'extrait d'Artaud : jeux de scènes chez Molière, Marivaux, Beaumarchais etc. Origines du théâtre comique. Célébration du culte dionysiaque, du désir ; exaltation, transgression de la dimension corporelle par le rire (ex. Dom Juan)
- 3) Le théâtre occidental au XXe siècle sort de la distinction comique, tragique. Expérimentations multiples (de Lorca à Kantor). théâtre improvisé/dansé etc…pas toujours crédible…limites des Cenci d'Artaudthéorie d'Artaud peu valables pour des séries de représentations.
- Sujet d'invention :
- Caractérisation des personnages « offerte » aux candidats (travail facilité) mais peu de consignes de développement ; résumer ce qui a été dit ; tendance au dédoublement délibératif (déplacement singulier, pluriel de la première personne ; jeux sophistique des questions-réponses ; syntaxe désarticulée ; incertitude latente du sujet énonciatif devant une décision à prendre et inertie subit son sort etc.
- Entretien :
- Il m'a été immédiatement signalé que je n'avais pas proposé d'exploitation didactique des textes… (une seconde d'effroi…) j'ai alors tenté d'improviser une séquence sans me démonter… mais l'examinatrice m'a coupé la parole au bout de quelques minutes…
- Question sur des références critiques concernant les Réécritures : j'ai longtemps hésité, cité de vagues références d'Adam sur le théâtre…puis l'examinatrice m'a de nouveau coupé la parole en disant que Réécritures ou intertextualité c'était la même chose ! (très discutable à mon avis…) J'ai immédiatement saisi l'occasion de citer in extremis Genette (Palimpsestes, dont je n'avais lu que des extraits) et Kristeva et sa notion de trans-textualité…
- Question sur des références littéraires de monologues similaires à celui du jardinier de l'Électre de Giraudoux dans lequel l'auteur tente d'exprimer un point de vue personnel, par exemple dans le théâtre latin : j'ai bafouillé que le monologue de Giraudoux renvoyait aux expérimentations théâtrales de sortie du cadre référentiel…(Lorca, Pirandello…), que même chez Beaumarchais le principe du monologue renvoie à d'autres mobiles que strictement personnels… (il aurait peut-être fallu citer Aristophane Les Mouches, chez les grecs ; Térence chez les latins… ? En tout cas Molière bien sur était à citer !!)
- Question sur l'extrait d'Artaud et son rapport avec la photo de scène de la pièce de Beckett : on attendait que je dise qu'il n'y avait pas de contradiction entre les deux, que l'enlisement du personnage de Winnie illustrait la théorie de la prédominance de la parole…(je n'étais pas d'accord avec cette analyse. Beckett à mon avis enserre le texte dans un cadre rituel très rigide autant que le corps des comédiens mais j'ai senti qu'il ne fallait peut-être pas trop en rajouter… et me montrer aussi à l'écoute du jury !)
- Question critique de l'examinateur sur la modalité déontique liée au délibératif théâtral : j'ai contre argumenté en citant des références précises dans les textes (double polarité psychologique chez chacun des personnages et choix crucial à effectuer, sens du devoir allié à une morale perturbée ou non).
- Question critique sur l'aspect statique du monologue délibératif que j'avais développé : là j'ai encore contre argumenté en maintenant mon point de vue … l'examinatrice a exprimé son désaccord ironique en soulignant qu'on pouvait imaginer le monologue du Cid pourquoi pas par des sauts en l'air pour le comédien !…
- Questions (dissimulée encore sur l'intertextualité) sur les particularités de la Première L par rapports aux autres filières, sur les caractéristiques de ce sujet de bac et si l'on pouvait le proposer à d'autres filières : il aurait fallu dire non ! mais j'ai simplement souligné que l'on était en droit d'attendre un niveau littéraire supérieur pour des séries littéraires…
- Question sur les Objets d'Études spécifiques à la filière L : j'ai bredouillé Épistolaire et Réécritures…
- En sortant de l'épreuve, j'étais persuadé avoir raté le concours en raison de l'oubli catastrophique de l'exploitation didactique ! Le lendemain il m'a fallu tout de même 20 min pour rédiger au brouillon un plan cohérent d'enchaînement). Comme quoi. (Y. H.)
• Notes d'une épreuve professionnelle (session 2007)
Par Leila, mis en ligne le 21-06-2007
• Notes d'une épreuve professionnelle (session 2007)
Par Diane, mis en ligne le 20-06-2007
• Notes d'une épreuve professionnelle (session 2006) : un témoignage
Par XX, mis en ligne le 07-02-2007
• Sujets d’oral session 2006
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 20-09-2006
Dossier n°1 :
Sujet :
- La description en 5e. Je n'ai pas noté l'intitulé mais il s'agissait de l'énoncé habituel avec supports littéraires, objectifs, démarche avec un accent renforcé sur les textes, comme il était précisé lors de la réunion.
- Deux textes issus du manuel Textes et Méthodes – Français - 5e (Nathan 1997).
- Un extrait de Notre Dame de Paris de Hugo.
- Un extrait d'un roman de science-fiction La Planète des singes de P. Boulle.
Dossier n°2 :
Sujet :
- La ponctuation en classe de 6e.
- Deux extraits de manuel.
Remarques :
- Mon exposé a duré entre 25 et 30 min, l'entretien idem.
- Jury X : un homme et une femme, très sympathiques et courtois.
(Jean)
Dossier n°3 :
Sujet :
- Étude du discours explicatif dans une classe de 4e
- Texto Collège 4e, pages 170 à 174.
Remarques :
- Les questions lors de l'entretien ont surtout porté sur les textes, figures de style, caractéristiques et fonctions du discours explicatif.
- Mon exposé a duré 25 minutes et l'entretien une vingtaine de minutes, le jury de la commission X a été courtois et très aimable.
(Jean-Louis)
Dossier n°4 :
Sujet :
- Dans le cadre de l'étude de la poésie en classe de 3e, vous ferez une analyse critique des choix didactiques proposés dans ces documents, après avoir mis en valeur l'aspect littéraire des textes.
- Texte 1 : P. Eluard, « Je t'aime » (in Le Phénix) + un document iconographique : dessin de Dominique Eluard « portrait de Valentine Hugo ».
- Texte 2 : L. Aragon, poème sans titre tiré du Roman inachevé + un document iconographique : Étude de la main, Picasso.
- Extraits du manuel Français 3e , Hatier, 1999 (pp 194 à 197).
Remarques :
- La commission X était composée d'un homme et d'une femme dans la cinquantaine, aimables et ayant le souci de vous faire dire ou reformuler, toucher du doigt ce que vous avez oublié. Bref, atmosphère cordiale. Globalement, tout s'est bien passé, même si je suis consciente de mes limites et que l'analyse littéraire que j'ai faite des textes était un peu rapide. Mon plan était bien structuré, j'ai tenu environ 26-27 minutes.
- Lors de l'entretien, les questions ont porté sur l'analyse des temps (l'avant et l'après rencontre avec la femme aimée ne sont pas traités de la même manière par les deux poètes), sur les différentes valeurs de « pour » dans le poème d'Eluard (« je t'aime pour toutes les femmes ... je t'aime pour aimer » ...).
(Nathalie)
Dossier n°5 :
Sujet :
- L'autobiographie en 3e
- Un texte de Rousseau et un autre de Romain Gary.
Remarques :
- Mes deux examinatrices étaient cordiales, leurs questions étaient destinées à m'aider, aucune n'a porté sur l'analyse de l'appareil didactique ni sur mon exploitation ; je crois qu'elles ont surtout cherché à voir ma sensibilité aux textes (pour l'une qui, je suppose, avait composé le dossier) et ma culture sur le genre (pour l'autre, un peu plus pointilleuse, sur le lexique par exemple !)
(Lydia)
Dossier n°6 :
Sujet :
- Une étude de « Ma Bohême » de Rimbaud dans trois manuels de 4e (Hatier, Nathan, Texto collège).
Remarques :
- Le jury de la commission X était très attentif et honnêtement positif dans sa manière de poser les questions. C'était très rassurant d'apprendre par la présidente du jury la veille, qu'à l'issue de notre présentation, le jury met une « note plancher » qui ne pourra qu'être améliorée par l'entretien. Le jury a posé des questions pour faire préciser des détails, ou me faire toucher du doigt des nuances un peu subtiles à apporter. Questions d'histoire littéraire aussi qui fusaient, questions très précises... Impression lamentable alors car pour le "tac au tac" de mémoire : je suis nulle en cas de stress et... je l'ai expliqué ! Le deuxième membre du jury a eu l'air d'en tenir compte ne cherchant pas à me faire dire un mot précis mais plutôt à cerner si je percevais des détails et pouvais les développer, les exploiter. Bref, j'ai eu l'impression que c'était un véritable échange respectueux et dont j'ai sincèrement tiré profit, ne serait-ce que ce baptême du feu d'un oral de concours.
(Odile)
Dossier n°7 :
Sujet :
- Un sujet 3e sur l'argumentation avec comme texte « L'affaire Calas » de Voltaire.
Remarques :
- J'ai eu un sujet collège alors que je m'étais inscrite en niveau lycée. Lors de la réunion la veille j'ai entendu option lycée sauf que le lendemain mon sujet était un sujet collège et que je n'ai pas eu le droit de passer sur un sujet lycée. Ils ont vérifié et ce serait apparemment un problème informatique au ministère mais, auparavant, on m'a quand même fait passer pour une imbécile en me disant que je m'étais mal inscrite et que j'avais mal entendu lors de la réunion. Donc imaginez mon état d'esprit pour la préparation.
- J'ai fait mon exposé pendant 20 min je crois.
- Lors de l'entretien, une des examinatrices, très gentille, m'a beaucoup aidée) ; certaines questions sur Voltaire étaient vraiment très pointues (il aurait presque fallu connaître sa biographie par cœur !).
(Steph)
Dossier n°8 :
Sujet :
- J'ai eu deux extraits de manuel sur le théâtre en 5e, avec découpage différent sur la scène d'exposition du Médecin malgré lui.
Remarques :
- Oral d'environ 25 min et ensuite entretien court à mon avis, 15 ou 20 min ! Deux charmantes dames m'ont posé essentiellement des questions afin de me faire préciser certains points ou corriger des erreurs, ou encore pour me poser des questions sur la double énonciation. Rappelons que la note ne peut baisser à l'issue de l'exposé, c'est important, on ne peut que s'améliorer ensuite !
- P.S. : les membres de jury sont des êtres humains et courtois, qui ne méprisent pas les candidats!
(Christelle)
Dossier n°9 :
Sujet :
- L'approche des genres dans une classe de 6e.
- Il s'agissait de deux textes (un poème et un extrait de théâtre) et du sommaire de la séquence à étudier.
Remarques :
- J'ai parlé pendant environ 25 min mais comme on dit ce n'est pas la quantité qui compte, c'est la qualité… Visiblement il me manquait la qualité.
- L'entretien a duré environ 15 min, je ne me suis pas vraiment rendu compte.
- Le jury n'a pas été trop dur mais m'a bien fait sentir mes lacunes et faiblesses. Du coup je suis ressorti beaucoup plus affecté que je ne l'aurai cru.
- L'une m'a surtout interrogé sur mon exposé et a pointé des erreurs que j'ai pour la plupart réussi à corriger. Elle ne paraissait pourtant pas satisfaite, j'ai même cru la voir lever les yeux au ciel... Quant à lui, il m'a posé une question vacharde sur l'histoire du sonnet, forme que j'avais évoquée dans mon exposé.
(Vincent)
Dossier n°10 :
Sujet :
- Dans le cadre de l'étude du théâtre en classe de 4e, vous analyserez ce document en vous interrogeant sur l'intérêt du rapprochement de ces deux textes.
- Français Delagrave 4e (2002), pages 95, 96 et 97. Il s'agissait ici du monologue d'Harpagon dans L'Avare de Molière au moment où on lui a volé son argent, son très cher argent, l'autre extrait était tiré du Cid de Corneille : le monologue de Don Diègue : « Ô rage, ô désespoir... ».
(Valérie)
Dossier n°11 :
Sujet :
- L'étude du genre épistolaire en 4e avec une des Lettres persanes (celle sur la mode) traitée dans deux manuels différents (Hatier 98 et Magnard 2004).
Remarques :
- Mon oral s'est très mal passé. Je n'ai parlé que 15 minutes (l'étude de l'appareil didactique que j'ai faite était trop superficielle). L'entretien a porté sur des questions d'histoire. J'ai été déstabilisée tout de suite par le sujet que je maîtrise mal et je n'ai rien approfondi. L'entretien ne semblait pas destiné à m'aider au contraire...
(Adeline)
Dossier n°12 :
Sujet :
- Dans le cadre de l'étude du récit fantastique en classe de 4e, vous examinerez le traitement didactique retenu par le manuel et vous vous interrogerez sur sa cohérence au regard des savoirs et savoirs faire convoqués.
- Français Magnard 2002 p.26 à p.31. Il s'agit d'une nouvelle intégrale de Maupassant, La nuit.
Remarques :
- Très beau texte, j'ai déjà beaucoup travaillé sur le fantastique avec mes élèves et par l'intermédiaire du CNED qui avait proposé un groupement de textes sur le thème de la main. Mais j'ai perdu pied pendant mon exposé. Je voulais faire d'abord une analyse littéraire du texte et ensuite une critique de l'appareil didactique et enfin une mise en perspective dans la classe mais j'ai mal géré mon brouillon (n'écrivez que sur un côté de vos feuilles).
- Les questions ont porté sur la focalisation, (qui est à l'origine de la théorie -> Genet, Figures III), qui est à l'origine de l'étude du fantastique (Todorov).
- Autres questions : « Il y a une prostituée dans le texte qui interpelle le personnage, connaissez-vous d'autres prostituées dans la littérature française ? » ; « A quel autre texte d'un contemporain de Maupassant vous fait penser la description des légumes ? » (->Zola). « Racontez l'intrique de Bel Ami », « d'autres titres de roman de Maupassant ? » ; retour sur certaines figures de style dans le texte.
- Ce qui m'écoeure, c'est d'avoir été aussi brève pour l'exposé. C'est vrai que deux heures de préparation, c'est très dur à gérer, pour bien faire, il faudrait quatre heures.
- Commission X, ils ne sont plus que deux examinateurs, contre quatre les années passées. Que faut-il en penser ? Réductions budgétaires, sans doute.
Dossier n°13 :
Sujet :
- Classe de 5e , les récits de voyage avec neuf textes de Marco Polo à Bougainville.
Remarques :
- Difficile de préparer tout cela en deux heures. J'ai bien tenu la demi-heure, mais en étant sans notes pour la deuxième partie (ce que je ferais des documents proposés) et j'ai improvisé la conclusion.
- L'entretien a été plus difficile car je n'ai pas su répondre ne sachant pas où ces dames -très aimables au demeurant - voulaient m'emmener.
(Cécile)
Dossier n°14 :
Sujet :
Étudier et analyser l'appareil didactique proposer une exploitation en classe de 4e.
- Une nouvelle intégrale de Maupassant Histoire d'un chien et son monstrueux appareil didactique de 18 questions dans le manuel À mots ouverts Nathan.
Remarques :
- Là c'est parti pour deux heures, avec le cerveau moins agile que d'habitude dans une salle où on travaille à 9 ou 18 ! Pas pratique, un peu bruyant et les dictionnaires sont sur une table dont on ne peut les sortir.
- Pour l'entretien, il a fallu que je réponde à des questions sur Goya, Monet, le réalisme, le naturalisme, les différentes valeurs du présent, des figures de style, et sur les différents novellistes.
(Gaelle)
Dossier n°15 :
Sujet :
- Poésie : « Melancholia » tiré du manuel Français 3e Didier 2003 et du manuel Texto collège Hachette 2003, tout cela bien sûr avec l'appareil didactique à critiquer.
Remarques :
- Le jury était plutôt aimable, cherchant vraiment à aider pendant l'entretien. Personnellement, j'ai trouvé que les deux heures de préparation sont difficiles à gérer, j'aurais eu besoin du double.
(Celine)
Dossier n°16 :
Sujet :
- Dans le cadre de l'étude de l'autobiographie en classe de 3e, vous analyserez ce document ; en prenant appui sur les textes vous direz aussi l'exploitation que vous en ferez dans la classe.
- Corpus : Français 3e Delagrave 2003, p.16, 17, 18, 19 (un texte de Chateaubriand et un texte de Tolstoï).
Remarques :
- Ma problématique : Quelles sont les caractéristiques et les enjeux du récit autobiographique que ces documents permettent de construire pour des élèves de 3e ?
- Mon plan : 1) Quelle image du je est ici construite ?
2) Pourquoi écrire son autobiographie ?
3) Proposition d'exploitation.
- J'ai réussi le CAER avec 14 à l'écrit et 13 à l'oral.
- Si des internautes veulent plus de détails, voici mon adresse : Ève Jacquet : mailto:[email protected]
Dossier n°1 :
Sujet :
- L'étude du blâme en seconde
- Quatre pages d'un manuel Delagrave - pas de titre ni de date- autour d'un extrait des Tragiques d'Agrippa D'Aubigné (livre II, portrait de Charles IX et d'Henry III) accompagné d'un portrait « monstrueux et allégorique d'Henry III » de l'époque, et d'un extrait de Napoléon le petit de V. Hugo accompagné d'une caricature de l'époque.
- A cela s'ajoutaient des extraits de De l'Orateur de Cicéron sur le blâme et les procédés rhétoriques qui s'y rapportent.
Remarques :
- Les deux heures de préparation sont passées à une vitesse étonnante, la commission X était composée de deux femmes charmantes et agréables et tout s'est déroulé dans la plus grande cordialité.
- J'avais oublié de dire plein de chose c'est certain et l'entretien a servi à vérifier si j'étais capable de les identifier (ou non). Deux questions m'ont laissé muette, l'une parce que je ne comprenais pas là où elles voulaient en venir et l'autre, concernant une figure de style, sans doute l'une des trois plus simples à identifier que j'ai pu définir sans la nommer et dont le nom m'est revenu après avoir fermé définitivement la porte de la salle derrière moi : l'antiphrase !
Élodie (a obtenu 16)
Dossier n°2 :
Sujet :
- Dossier sur l'éloge et le blâme en seconde.
- Un texte de Bossuet « Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre ».
- Hugo « portrait de Napoléon III ».
- Des documents sur l'Orateur de Cicéron...
Remarques :
- Je me suis perdue dans les textes car on m'avait dit de ne pas les négliger, résultat je suis un peu tombée dans une explication de texte qui partait dans tous les sens et à ma grande surprise, j'ai manqué de temps. On m'a dit qu'il ne me restait que trois minutes, je venais de commencer ma seconde partie... J'ai donc tout bâclé en trois minutes, ma 3e partie sur l'exploitation personnelle et ma conclusion.
- Lors de l'entretien, je n'ai pas su répondre à tout, certaines questions portaient sur l'histoire, sur Napoléon etc. Le jury est revenu sur les textes, ce qui paraît-il, n'est pas bon signe d'autant que j'avais passé la plupart de mon temps dessus. A la fin, on m'a demandé de proposer un sujet de dissertation.
(Nutella)
Dossier n°3 :
Sujet :
- Le genre narratif en seconde à travers trois extraits de Madame Bovary eux-mêmes extraits du manuel Des textes à l'œuvre paru chez Nathan.
(Mary)
Dossier n°4 :
Sujet :
- Dans le cadre de l'objet d'étude « convaincre, persuader, délibérer » et dans la perspective de l'E.A.F., il fallait faire une analyse de six textes hétéroclites traitant tous de la fable « La cigale et la fourmi ».
- Ésope (fable)
- La Fontaine (fable)
- Rousseau un extrait d'Émile
- Une planche de BD de Gotlib (15 vignettes, beaucoup de texte et un foisonnement d'images dans chaque vignette)
- Deux textes de critiques contemporains dont l'un des deux ne m'a pas semblé utilisable par rapport au corpus d'ensemble.
- Trois illustrations de la fable.
- Appareil didactique : des questions sur les illustrations + un sujet d'E.A.F. dont le libellé de dissertation était une longueur et d'une complexité inimaginable.
Remarques :
- Dès le début de la préparation j'ai paniqué, les deux textes inconnus étaient complexes, difficiles à cerner, je n'ai pas vu l'objectif du manuel j'ai donc eu beaucoup de mal à formuler une problématique ne sachant pas si je devais étudier ça comme une séquence, ou comme un bac blanc.
- En plus, j'aurais plutôt vu ça dans les réécritures (parodie, amplification, jeux de décalage), autre élément de réflexion : la place du poète (la cigale) dans la société matérialiste (traité façon minimaliste par le candidat que j'étais), et la fable dans l'éducation. Que faire de toute cette diversité ?
- L'entretien : des questions portant sur les textes, l'appareil didactique et ma proposition d'exploitation, autant dire que rien n'allait. Aucune question de culture générale. Ce n'est que maintenant que j'ai des tas d'idées et que je commence à voir où ils voulaient en venir…
- Beaucoup de candidats connaissent WebLettres et ce fut plutôt sympa de rencontrer quelques initiés à ce forum ! Une assez bonne ambiance, solidarité entre les candidats...
(Gwénaëlle)
Dossier n°5 :
Sujet :
- Dans le cadre de l'étude du biographique en classe de première, vous vous appuierez sur une étude précise des textes, en tenant compte de leurs intérêts et de leurs enjeux, etc.
- Manuel Bordas Français 1re (2001) pp. 370 + 372-373.
- Rousseau, « l'épisode du peigne », extrait des Confessions.
- Colette, « La pluie de grenouilles », extrait de Sido.
- Chateaubriand, « Le père comparé à un spectre », extrait des Mémoires d'Outre-tombe.
Remarques :
- Les membres du jury ont été très courtoises, souriantes, à en oublier que je passais un concours.
(Marguerite)
Dossier n°6 :
Sujet :
- Un bac blanc avec une parabole biblique, la préface des Contes de Perrault, un conte indien in Mercure de Nothomb et le « Pouvoir des fables ».
Remarques :
- Apparemment, le sujet avait été élaboré par un des membres du jury.
(Isa)
Dossier n°7 :
Sujet :
- Les formes de l'argumentation à travers des exercices et sept textes. Le tout était issu du manuel Nathan Méthodes et techniques (chapitre 21 p.221-222).
Remarques :
- Il fallait donc analyser des objectifs méthodologiques.
- Je n'ai pas été brillante car je ne maîtrise pas bien les textes argumentatifs. A mon retour en salle, un des membres du jury m'a demandé si je gardais tous les textes : il y avait un texte de Houellbecq et clairement les deux se sont offusqués de l'esprit provocateur de l'écrivain. Je n'aurais pas dû, selon eux, le destiner à des élèves de seconde car j'avais logiquement destiné ce dossier à cette classe par la présence d'un exercice sur l'éloge et le blâme.
- Ils m'ont ensuite demandé de préciser tous les registres liés à l'argumentatif.
(Nicole)
Dossier n°8 :
Sujet :
- Un dossier sur l'épistolaire en première, avec deux manuels à comparer.
- Deux manuels à comparer (Français, 1re textes et registres, delagrave 2001 et Français, 1re toutes séries Bréal 2001) sur l'épistolaire. Les deux manuels s'appuyaient sur des lettres de Madame de Sévigné, chaque manuel proposant un texte différent : pour le Delagrave, Thématique « Lettre à la famille » (registre maternel, passionné…) et pour le Bréal, thématique « des potins orchestrés » plutôt faits divers, avec la mort de Vatel racontée sur un ton un peu journalistique, ("à sensation"). Bien sûr, l'appareil didactique était en conséquence.
- L'étude comparative est assez déstabilisante, car cela ajoute une difficulté mais il faut faire ressortir surtout les points positifs des deux manuels, et montrer ce qui utilisable dans les deux, pour finalement, constituer une sorte de manuel « idéal »…
- Je pensais m'être bien planté (l'entretien est parfois révélateur) et j'ai eu 9. Jury assez neutre, mais courtois. Je n'avais pas prévu de me retrouver à l'oral (je visais un autre concours – PLP2) donc ma préparation d'un mois a été plutôt juste…
Remarques :
- Dur à gérer en deux heures, confus à l'exposé (même si j'ai tenu à ma grande surprise 30 minutes alors qu'habituellement je tiens plutôt 15 minutes !) je n'ai passé que 2 minutes sur l'exploitation pédagogique que j'en ferais car un membre du jury m'a précisé qu'il ne me restais qu'une minute pour conclure.
(Sébastien)
• Sujets d'oral session 2005
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 14-07-2005
Le groupe de travail CAPES interne de WebLettres a permis de récolter cette année un nombre intéressant de sujets de dossiers professionnels assortis parfois de commentaires des candidats.
Que chaque participant soit ici remercié pour sa collaboration.
Mise en garde : si vous voulez garder une trace de votre sujet, pensez à le recopier au brouillon car le jury reprend la feuille de sujet dès le début de l'épreuve et les documents sont redonnés à la fin aussi au jury.
Dossier n°1 :
- Un extrait du livre unique, A mots ouverts, Français 6e, Nathan 2000 :
Pages 76 à 81 et en annexes les pages 82 et 83.
- Sujet : Dans le cadre de l'étude du conte en classe de 6e, vous ferez une analyse critique des documents proposés, sans négliger l'étude des textes du corpus.
Vous vous interrogerez notamment sur les objectifs, les choix et les démarches mises en place. Vous confronterez cette proposition didactique à votre analyse personnelle et direz quel usage vous en feriez dans une classe de 6e.
- Commentaires du candidat : Il n'est pas du tout question de faire part de son expérience personnelle, la présidente du jury l'a même rappelé lors de la réunion. Autre chose qui peut en rassurer certains : je n'ai pas du tout ressenti la « pression » dont on parle souvent à propos des oraux de concours, mon jury a été très courtois et agréable, la réunion se veut également très rassurante. Je sais qu'il ne s'agit que d'une expérience individuelle mais cela s'est passé ainsi. […] Ce qu'il faut savoir, c'est qu'apparemment, et ce fut mon cas, le jury pose des questions d'ordre très littéraire lors de l'entretien, il faut donc s'y attendre. Autre surprise, que je n'ose interpréter, c'est la longueur de l'entretien : le mien n'a duré qu'une dizaine de minutes... Les questions furent très précises et de l'ordre de l'histoire littéraire.
- L'entretien avec le jury : Il y avait trois extraits de contes mais ils ne sont revenus que sur le premier : Le Petit chaperon rouge de Perrault ; j'avais terminé mon exposé en proposant en conclusion, la séquence suivante, les Fables de La Fontaine pour faire un lien avec la moralité qui est à la fin du conte de Perrault. Bien sûr, cela ne leur a pas échappé et ils ont commencé d'emblée par revenir sur ce que j'avais dit :
1) Vous avez dit dans votre exposé qu'il vous semblait être un bon choix de commencer par Le petit chaperon…. Pourquoi ?
A cela, je réponds que les élèves connaissent tous le texte.
2) Rectificatif : pensez-vous réellement que tous les élèves de 6e ont lu ce texte ?
Non, effectivement, ils n'ont certainement pas tous lu mais ils connaissent l'histoire.
3) Revenons sur la moralité : à quoi sert-elle ? Que dit-elle ? Quel parallèle faites-vous avec celles de La Fontaine que vous avez citée ?
4) Pensez-vous que Charles Perrault n'écrit que pour les enfants ?
5) Peut-on dire que le conte populaire est un genre du XVIIe siècle ?
6) A quelle figure du XVIIe siècle le grand méchant loup peut-elle faire référence ?
7) A quel événement littéraire du XVIIe peut faire référence Perrault ?
8) Comment feriez-vous avec ce texte (qui ne met pas en valeur la fille) dans une classe de quartier difficile compte tenu de l'importance de la parité au collège ?
(Mylène)
Dossier n°2 :
- Le dossier comportait un texte très court extrait des Lettres Persanes, une leçon et une batterie d'exercices.
- Sujet : sur l'opposition et la concession en troisième.
- L'entretien avec le jury : L'entretien était assez court et le jury ne m'a posé aucune question sur le contenu de mon exposé, on m'a essentiellement demandé quelle était la relation logique qu'exprimait la concession.
- Commentaires du candidat sur sa préparation : Je n'ai pas fait une seule fiche cette année. J'ai surtout travaillé des outils didactiques, cela met dans l'esprit des programmes et je crois que c'est vraiment essentiel. Dans la salle de préparation, j'ai tout de suite regardé dans la grammaire disponible les définitions des notions pour partir sur une base solide, j'ai axé ma première partie sur la présentation des notions et du texte. Ma deuxième partie était un commentaire de l'appareil didactique : le manuel suivait une démarche bien discutable, tout était fondé sur de la grammaire de phrase et on perdait complètement de vue le sens, les questions étaient presque toujours déductives, il y avait beaucoup de choses à dire. Dans la 3e partie, j'ai proposé des pistes (ex : construire un tableau que les élèves remplissent au fur et à mesure de leur entrée dans la notion, la simulation d'un procès en prolongement...). Mon expérience peut être assez rassurante, je ne maîtrisais pas vraiment le sujet a priori. Cela m'a permis de ne pas m'éloigner du cadre proposé par le manuel. Mes connaissances portaient essentiellement sur les démarches didactiques. Un livre m'a été essentiel tout au long de ma préparation du concours : L'enseignement du français au collège. Bref, il me parait important de toujours s'interroger sur la démarche adoptée par les manuels et sur ses implications.
(Perrine)
Dossier n°3 :
- Le prologue du film Amélie Poulain et l'incipit de L'Éducation sentimentale .
- Sujet : l'étude du récit en quatrième avec le début de la séquence 1 du manuel A mots ouverts.
- Commentaires du candidat : L'entretien qui a effectivement duré 30 minutes m'a paru vraiment interminable.
Le jury pourtant n'est pas agressif mais plutôt patient : il laisse le temps nécessaire pour réfléchir. Cet entretien a permis de revenir sur des dits et non dits, plus précisément sur la présentation de Flaubert dans une classe de quatrième, le type de roman et le parallèle avec d'autres œuvres de ce genre, la focalisation, d'autres œuvres dans lesquelles l'enfant se crée son monde...
(Lauriane)
Dossier n°4 :
Manuel Français 3e en séquences, Livre unique, Magnard 2002, pp 172-177 :
- Trois extraits de romans publiés en 2000, 2001 et 2002
- Une reproduction d'un tableau du Douanier Rousseau, le tout tiré de la séance 1 d'une séquence consacrée à l'argumentation.
- Sujet : Dans le cadre de l'étude de la langue en 3e, vous analyserez ces documents dont vous prendrez en compte l'intérêt littéraire et vous direz quels usages vous en feriez dans une classe de 3e.
- Commentaires du candidat :
A revoir pour ceux qui ne sont pas au point : les types et formes de phrases, les relations logiques, distinction explication/argumentation...
(Nathalie)
Dossier n°5 :
Extrait de Français 6e, L'Art de lire, Magnard, 2005, p.80 à 87, « Parole et oralité » :
- Silence de Rolande Causse
- « Le loup et le Chien » de La Fontaine
- Un extrait de Ma famille de Carlos Liscano.
- Sujet : Vous analyserez le corpus proposé et préciserez quels usages pourraient en être faits en classe de 6e. Vous vous interrogerez sur les objectifs, les choix et les démarches proposés par ce manuel en les confrontant à votre proposition didactique personnelle.
- Commentaires du candidat
J'ai été interrogée par la commission X, trois personnes tout à fait charmantes. Un jury agréable et pas agressif. L'exposé a duré 25 mn et l'entretien environ 20 mn. […] Les questions du jury n'étaient pas compliquées mais avec le stress, les choses simples deviennent des montagnes à franchir et on perd de son assurance, c'est pénible.
(Stéphanie)
Dossier n°6 :
- Documents :
a) Français 3e, Texto Collège, Hachette 2003, p 136-137 : Victor Hugo, Les Contemplations, III, 2 (« Melancholia » : « Où vont tous ces enfants […] Voyez ce que nous font les hommes ») ; Arthur Rimbaud, Poésies, « Le dormeur du val »
b) Parcours méthodiques 3e Français, Hachette Éducation 2003, p 140-141 : Victor Hugo, Les Contemplations, III, 2 (« Melancholia : « Où vont tous ces enfants […] le travail qui rend libre et qui fait l'homme heureux »)
- Sujet : Dans le cadre de l'étude de la poésie en classe de 3e, vous examinerez les documents joints. En vous fondant sur une étude littéraire précise de ces documents, ainsi que sur l'analyse de l'appareil didactique qui les accompagne, vous direz quel parti vous pourriez en tirer dans le cadre de la classe.
(Maylis)
Dossier n°7 :
- Sujet : Exploiter dans une classe de 3e un extrait de Fahrenheit 451 de Bradbury ainsi que l'affiche du film de Truffaut.
- Commentaires du candidat : Petit conseil judicieux : N'hésitez pas à ouvrir votre esprit lors de l'entretien afin de répondre pleinement aux questions du jury, il tente d'aider le candidat et le guide réellement vers les réponses (dans mon cas notamment).
(« Fred »)
Dossier n°8 :
Magnard 3e en séquence, Livre unique 2003, p. 284/285 et 290/291 annexe p. 268 à savoir :
- Un poème de Tristan Tzara « Pour faire un poème Dada »
- « Pour faire une composition », extrait du 1er manifeste du surréalisme d'André Breton
- Un tableau de M. Ernst L'éléphant Célèbes
- L'annexe correspondait au sommaire de la séquence.
- Sujet : Dans le cadre de l'étude de la poésie en troisième, vous examinerez ces documents. Vous vous interrogerez notamment sur les savoirs et les objectifs visés, le contenu des appareils didactiques et la pertinence de la démarche mise en œuvre, puis vous direz quel usage vous en feriez en classe.
- Commentaires du candidat : Je confirme ce que disent l'ensemble des candidats : un jury agréable et prévenant. Lors de l'entretien je ne voyais pas ce que l'on cherchait à me faire dire (c'est en sortant que j'ai compris) mais le jury essayait vraiment de m'orienter et, malgré le stress, j'ai passé un agréable moment. […] J'ai eu 11, mon exposé tenait la route mais l'entretien a été laborieux, je me suis quelque peu « figée » dans mon stress, bien que le jury je le répète, ait été prévenant, agréable, et n'ayant vraisemblablement pas d'autre prérogative que de m'encourager.
- Détail de l'exposé oral :
Après avoir travaillé sur l'analyse du poème de Tristan Tzara « Pour faire un poème Dada », sur l'analyse de l'extrait du Premier manifeste du surréalisme d'André Breton, et l'étude de l'image, et la démarche mise en œuvre par le manuel, j'ai rédigé mon introduction :
Le dossier qui m'est proposé est issu du livre unique Magnard édité en 2003.
Il est constitué de 2 poèmes, l'un de Tristan Tzara, le second d'André Breton et d'un tableau de Marx Ernst.
La classe de troisième propose en effet d'étudier l'engagement du poète, aussi les mouvements Dadaïste et Surréaliste y trouvent naturellement leur place.
Les élèves ont étudié la poésie et la versification depuis la classe de 6e, les acquis dans ce domaine sont importants, c'est pourquoi les deux formes de poèmes : poème en prose et prose poétique sont intéressantes en ce qu'elles contribuent à élargir leur représentation.
Il s'agit de montrer aux élèves en quoi les mouvements Dadaïste et Surréaliste s'inscrivent dans la poésie engagée, tant par les formes qu'ils revendiquent que par les théories qu'ils véhiculent.
Afin de voir si le dossier permet d'atteindre ces objectifs j'examinerai dans un premier temps :
- Le contenu de l'appareil didactique
Dans un second temps :
- La pertinence de la démarche mise en œuvre et l'usage que j'en ferai en classe.
Ce qui précède étant entièrement rédigé, j'avais dans l'idée de me préparer un synopsis pour chacune des deux parties, mais faute de temps j'ai pu rédiger comme je l'entendais la première, mais la seconde a été balayée très partiellement. Et c'est donc en « live » que j'ai terminé mon exposé (j'aurai dû rédiger ma conclusion ; mais je m'accroche à la chronologie de mon devoir lorsque je suis stressée, et n'arrive pas à m'en décoller...)
[…] Du point de vue pratique, le synopsis de la partie permet de sérier les grands traits et d'être mis côte à côte avec le tableau préparatoire dont j'ai parlé au début (pour les détails, ou les citations).
1 - le contenu de l'appareil didactique
L'appareil didactique propose deux poèmes l'un de Tristan Tzara, l'autre d'André Breton.
- Tristan Tzara :
Poésie de la déconstruction (des normes esthétiques, du sens).
Théorie que véhicule le poème écrit comme une recette : impératif : « prenez, choisissez, découpez... »
Déconstruction méthodique : « pourtant... avec soin » v.6, « doucement » v.8, « dans l'ordre » v.10, « consciencieusement » v.11
Unicité de la production : résultat « le poème vous ressemblera » pas d'intertextualité, pas d'influence du passé, T. Tzara considérait l'héritage comme des débris de civilisation des « tessons misérables d'une culture périmée »
Remise en question de l'image du poète « inaccessible »
Ironie du poète dans les trois derniers vers « et vous voilà... » le lecteur du poème, s'il applique la recette voit s'opérer une transformation immédiate : il est devenu poète. Cette ironie est marquée par l'adverbe d'intensité « infiniment » associé à l'adjectif « original », « d'une sensibilité charmante » v.14 là c'est l'adjectif qui est porteur de l'ironie.
La recette cache une théorie v.10 à 14. (Je n'ai pas le texte sous les yeux, juste mes brouillons... je n'ai pas recopié ces vers).
Pour faire le lien avec l'extrait du manifeste d'A. Breton, j'ai dit que ce dernier rencontre Tzara à Paris et partage les revendications Dadaïstes, cette rencontre pouvait s'illustrer avec la photo de bas de page. Le mouvement Dada a été créé en février 1916 à Zurich, le 1er manifeste du surréalisme date de 1924.
Cet extrait du manifeste propose :
Une destruction du topos de la méditation poétique classique : le poète et la nature l. 1 à 4
Unicité de la production : revendication de n'appartenir à aucun courant : abstraction du génie littéraire « triste chemin qui mène à tout »
Théorie de l'émergence de l'inconscient par l'écriture automatique : je de l'écriture : récurrence des impératifs qui rythme la prose, répétition de « vite » qui indique le côté à la fois mécanique, et surtout le fait de ne pas conscientiser ce que l'on écrit. Phrase poétique l.8, l'inanimé devient animé, demande à s'extérioriser, la phrase a une vie propre, tentative du poète de trancher sur la phrase suivante « le cas ». Rhétorique presque mathématique : théorème.
Invitation au partage de l'expérience. Ces considérations sont vaines et doivent être ignorées « vous » - lecteur, auteur potentiel – « tentez le jeu surréaliste »
Il fallait faire le rapprochement avec la couverture du manifeste qui était en encart à côté, le titre « poisson soluble » pouvait représenter un jeu de mot avec poison
Question « qu'est-ce que le surréalisme ? » le manifeste tente d'y répondre :
Inscription du poète dans la cité, dans son temps. (Mais je n'ai rien dit de cela, toute stressée que j'étais...)
Le tableau de Marx Ernst trouvait sa place dans le groupement dans la mesure où c'était un collage et donc pouvait être rapproché du poème de T. Tzara qui proposait en substance de « découper » et « coller ». Le collage est une des techniques chère à Ernst qui par là veut saper les fondements de la figuration rationnelle. Le titre de l'œuvre L'éléphant Célèbes, tableau représentant un éléphant, de dos, marchant sur une ville, au lointain, cet éléphant, n'a d'éléphant que les défenses que l'on aperçoit sur le côté, on voit donc sa queue qui est en fait un tuyau se terminant par une manchette, surplombée d'un masque à gaz surplombé de cornes de taureau. Au premier plan un corps de femme dont le bras droit est levé dans un mouvement artistique, le cou étant un long tuyau (pas de tête). Le corps de l'éléphant ressemblait à un gros pot en fer, sur le dos on peut voir des règles à dessin. Mon explication s'est portée sur la monstruosité de l'éléphant qui marchait d'un pas lourd sur la ville, il s'agissait donc pour le peintre de dénoncer la monstruosité de la guerre 14-18 qui venait de s'achever, d'où le masque à gaz également. Le corps et le mouvement de la femme étaient pour moi le symbole du mouvement dadaïste, double interprétation de « mouvement » ici. Les poissons dans le ciel sont un thème récurrent du mouvement. J'avoue avoir eu bien du souci avec ce tableau, et vous le verrez encore à la lecture de ce qui suit.
2. la pertinence de la démarche mise en œuvre par le manuel et mon exploitation personnelle.
Comme je l'ai dit, le synopsis était beaucoup moins élaboré, donc ma restitution sera sûrement moins fidèle, mais j'essaierai de me rappeler le plus possible ce que j'ai dit.
J'avais rédigé la petite introduction suivante, sur laquelle j'ai pris appui :
On a vu dans la première partie l'intérêt d'initier les élèves à ces deux mouvements, je vais voir si la démarche mise en œuvre par le manuel est en adéquation avec cet objectif. (Un peu bateau mais pas de temps...et panique...)
Les concepteurs du manuel, comme le préconisent les instructions officielles, ont adopté une démarche inductive : réflexion des élèves à partir de leur production, les activités sont variées : écriture, oral. Le manuel fait alterner des questions de fonctionnement (à partir du sens) II 4b, de fonction (relevez, classez) II 4.A
Une question de conclusion proposant une comparaison entre l'écriture Dadaïste et Surréaliste.
Une activité d'écriture : le jeu du cadavre exquis, auquel il faut ajouter des contraintes syntaxiques pour qu'elle puisse être faite en classe et une proposition d'illustration qui pourrait être réalisée en interdisciplinarité avec le professeur d'art plastique.
Et une lecture de l'image du tableau de Marx Ernst, qui proposait de définir la figure centrale, de marquer les oppositions et de donner une définition possible du tableau soit « situation de l'Allemagne après la guerre », « l'enlèvement d'Europe par Zeus » et une troisième possibilité que j'ai oubliée.
J'ai donc terminé mon commentaire en disant que le groupement ferait un excellent prolongement d'une séquence sur la poésie engagée et constituerait par l'approche de ces deux mouvements une bonne liaison 3e/seconde.
En conclusion : Un groupement très intéressant, que l'on peut réutiliser en l'état dans le souci d'établir des liens entre la troisième et la seconde.
(Si mes souvenirs sont bons ! en tout état de cause, ma conclusion a été très brève et plutôt elliptique dans la mesure où je ne l'avais pas rédigée)
- L'entretien avec le jury :
Il a porté en premier lieu sur un document que je n'avais pas, un des membres du jury me posait des questions dessus, me demandant pour quelles raisons je ne m'en était pas servie ; Quant à moi j'essayais de comprendre (vainement ! et pour cause !) ce qu'il me demandait, jusqu'au moment où je me suis aperçue qu'il regardait un document que je ne possédais pas. Le jury s'est excusé et l'entretien a continué. Il a surtout porté sur le tableau, tout d'abord sur ce que j'avais dit du mouvement de la femme, (mouvement symbolique) qu'elle était donc la place de la femme ? et moi de chercher : la place de la femme dans la poésie ... et de dire à tout hasard « le lieu de l'émergence de l'inconscient » intonation montante, forme interrogative, et là le jury tournant et retournant la question, et moi : muette et aveugle... ce n'est qu'au sortir de l'entretien après avoir fait quelques pas que « Euréka » « l'émancipation de la femme » comme c'est bien sûr m'est apparu... Bref ! La suite est tout aussi navrante, car le jury s'est acharné à vouloir me faire dire que le tableau représentait l'enlèvement d'Europe par Zeus, seulement comme je ne voyais pas comment argumenter cette réponse que je voyais bien qu'il voulait que je leur donne, j'ai persisté dans mon mutisme. Depuis je me suis quelque peu cultivée sur la question : Zeus s'est transformé en taureau (les cornes sur le masque à gaz) blanc pour enlever Europe. La couleur blanche du taureau ayant glissé sur le corps de la femme au premier plan du tableau. En plus, la guerre 14-18 1re guerre mondiale et européenne.
J'ai bien sûr bafouillé, je me suis embrouillée dans mes notes (on m'avait dit qu'il ne fallait écrire que sur un côté, je ne l'ai pas fait... arrivée devant le jury je ne trouvais plus ma convocation ni ma carte d'identité, alors que je les avais préparés soigneusement, finalement j'ai oublié ma veste en partant... no comment !!!)
Voilà donc les aventures d'un candidat à l'oral : j'en garde un bon souvenir, je dois reconnaître que le dossier m'a beaucoup plu, et sincèrement si j'ai pris soin d'en noter les références c'était dans le but de vous le faire partager certes, mais aussi de l'utiliser.
(Lydia)
Dossier n°9 :
- Sujet et documents : dans le cadre de l'étude de l'argumentation en 3e, un extrait des Essais de Montaigne et un extrait de La Controverse de Valladolid de Carrière, issus du manuel DIDIER, 2003 (+ en annexe plan de la séquence du manuel).
(Muriel)
Dossier n°10 :
- Sujet et documents : deux poèmes, l'un de R-G Cadou « Hélène » l'autre de G. Apollinaire « Le pont Mirabeau » dans le cadre de l'étude de la poésie lyrique en 3e (issu du manuel unique Hatier 2003) + une exploitation personnelle (les deux appareils didactiques étaient des photocopies couleurs en raison de la présence de deux reproductions de tableau.
- Commentaires du candidat : J'ai « oublié » de parler des tableaux pendant mon exposé qui a été trop court (environ 17mn) mais l'entretien a duré un peu plus de 25mn : Le jury X a été extrêmement aimable et prévenant.
(Mireille.)
Dossier n°11 :
- Sujet et documents : Il s'agissait de juger de la pertinence d'un dossier traitant du fantastique en classe de 4e. Ledit dossier était composé :
- D'un extrait d'une nouvelle de Buzzati, Le veston ensorcelé
- De tout l'appareil didactique allant avec (à savoir une douzaine de questions)
- D'une leçon récapitulative avec exercice d'écriture
- D'un ensemble d'affiches de cinéma (toutes autour du film Dracula)
- D'une batterie de questions et d'une leçon sur l'étude de l'image.
- Commentaires du candidat : J'avais été la veille très attentive aux conseils donnés par la Présidente du jury qui préconisait de faire une lecture approfondie des documents et de passer ensuite à l'étude de l'appareil didactique. Sauf que pour mener à bien ce travail il aurait fallu que l'on ajoute un 1 à 2 heures de préparation !
- L'entretien avec le jury : Mon entretien a bien duré 30 minutes et j'ai eu le sentiment d'être très à l'aise. J'ai eu des questions très « histoire littéraire » auxquelles j'ai su répondre. Par contre, une des membres du jury m'a « coincée » sur une question de grammaire (une analyse logique). Une phrase tellement alambiquée « qu'une chatte n'y aurait pas retrouvé etc. ».
(Betty)
Dossier n°12 :
- Un chapitre de langue consacré aux paroles rapportées, niveau Troisième, Bordas 2003.
- Commentaires du candidat : J'ai eu beaucoup de difficulté avec ce sujet (on n'a pas grand chose à se raccrocher avec un chapitre sans sommaire ni séquence...) même si mon exposé a bien duré les 30 minutes imparties et était bien une - banale ! - critique de l'appareil didactique et une – vague- évocation de l'exploitation pédagogique que j'en ferais dans une hypothétique classe de troisième.
Cela étant, j'ai trouvé le jury... disons peu amène. L'examinatrice à ma gauche regardait ostensiblement par la fenêtre et celle du milieu baillait sans prendre même la peine de mettre la main devant sa bouche (pourtant il était 11 heures du matin !). L'entretien fut composé de questions qui fusaient (on a du mal à suivre les conseils avisés de la Présidente qui suggère que l'on prenne bien le temps de réfléchir car s'il y a un blanc, la question suivante arrive !) et je m'y suis sentie très imprécise. […] Je n'incrimine nullement le jury mais je n'ai pas trouvé trace de l'humanité évoquée par certains colistiers dans les messages précédents. J'avais plutôt l'impression qu'ils étaient là pour traiter le « dossier » « candidate Z » le plus vite possible - et ce, même si l'entretien a duré environ 20 minutes.
(Christine)
Dossier n°13 :
- Sujet et documents : destiné à une classe de 5e sur la découverte des nouveaux mondes : un extrait du Journal de bord de C. Colomb, un extrait du Livre des merveilles de Marco Polo et un extrait du Voyage de Jean de Léry au Brésil.
- Commentaires du candidat : Le temps de préparation est passé très vite et j'ai donc bâclé la dernière partie sur l'exploitation du dossier avec une classe. Cependant je pense avoir cerné les enjeux des trois textes. Je pensais alors que le jury allait revenir sur cette exploitation personnelle... eh bien non ! Les questions ont porté sur quelques élargissements par rapport aux textes, des détails et l'entretien n'a duré que 15 min ! Quant au jury, le X, il était très sympathique et cherchait vraiment à m'aider mais malgré tout, une question aussi simple soit-elle se transforme vite en quelque chose d'insurmontable avec le stress. Parfois ils ont dû m'aider un peu, ils voyaient que le stress et mon manque de confiance étaient les principales causes de mes hésitations !
(Céline)
Dossier n°14 :
- Sujet et documents : l'argumentation en 3e avec :
- Un extrait de l'article « Tolérance » du Dictionnaire philosophique de Voltaire
- De « L'affaire Calas » du Traité sur la tolérance de Voltaire également
- Les exercices qui les accompagnaient
- Deux tableaux.
- Commentaires du candidat : Je ne me suis pas trouvée très bonne, et je suis même coupable d'avoir fait ce que les rapports de jury répètent pourtant : ne pas faire suffisamment l'analyse littéraire des textes présentés. Ceci étant dit, cela ne justifie en rien l'attitude de l'un des membres du jury qui a réussi à être à la fois agressif et méprisant (cocktail explosif lorsque vous êtes en face pour un concours !). L'exposé s'est pourtant correctement passé, et les deux autres personnes étaient « normales ». Celle-ci s'est acharnée, c'est à peu près la seule à avoir pu poser des questions avant la fin des 30 min d'entretien... J'étais à la fois surprise et choquée parce que je ne m'attendais pas du tout à cela. Je suis parfaitement prête à me remettre en question et à corriger mes erreurs mais avoir une telle attitude n'est constructive pour personne et me voilà terrifiée à jamais pour les oraux !
- L'entretien avec le jury :
1) Quelles sont les différences (et les points communs) entre les deux textes ? (à propos du genre)
2) Pouvez-vous revenir sur la notion de « narration orientée » ? + illustrer la réponse d'exemples tirés du texte.
3) A quoi sert le tableau ? (là je ne sais pas ce qu'elle voulait entendre et a refusé de reformuler la question après deux tentatives de réponses : l'une concernant son rôle didactique dans le manuel, l'autre sur sa correspondance en contexte, illustration de l'affaire et symbole de la position et du rôle des philosophes au XVIIIe siècle).
4) Pouvez-vous faire le découpage des différents discours du texte? (entendre « formes » de discours : narratif...)
5) Quelle figure de style est à l'œuvre dans telle phrase ? Rép : concession, Q: Pouvez-vous dire de quelle autre figure il peut s'agir ?
Dossier n°15 :
- Sujet et documents : sur l'insertion du portrait dans le récit en 4e.
- Un extrait de Hugo Quatre-vingt treize
- Un extrait de Balzac Le Chef d'œuvre inconnu
- Détail de l'exposé oral :
1) choix des textes : enjeux et difficultés.
Rappel des IO sur le portrait en 4e : approfondissement de la description en 4e (suite 5e)
- Moyens utilisés pour décrire (expansion du nom (adjectifs, GN, relatives....), modalisation, notion de point de vue...)
- Fonction de la description (du portrait) (fonction mimésique, mathésique, dilatoire par rapport au récit) (réf. à J.M. Adam, la description)
2) Dispositif didactique :
- Analyse de la démarche
Là un membre du jury m'annonce qu'il ne me reste que 2 minutes ! (je m'effondre, me ressaisis et demande si je peux accélérer mon débit de paroles afin qu'elles entendent au moins ma 3e partie et ma conclusion ! Elles acceptent !
3) exploitation personnelle :
- Je fais part de mes remarques (absence de point d'oral, de langue, d'écriture, étude de l'image (il y avait un autoportrait de Rembrandt). Je donne un sujet d'écriture, un travail d'étude de l'image et j'oublie mon prolongement : à savoir, étude de la Thénardier (portrait) et portrait de Phédon et Giton de La Bruyère !
- Ma conclusion : dossier intéressant mais légèreté de l'appareil didactique par rapport à l'enseignement décloisonné du français (langue, lecture, écriture, image)
- L'entretien avec le jury :
Comment surnommait-on Robespierre? Qui était Danton, Marat ? Qui était Rembrandt ?
(Carine)
Dossier n°16 :
- Sujet et documents : Extrait d'un manuel Belin, séquence sur le récit de voyage séance 5 ou 6. Cette séance proposait 4 extraits :
- Marco Polo
- C. Colomb
- Léry
- Bougainville et ces derniers avaient pour point commun de décrire un animal.
- Commentaires du candidat : Dès le début de la préparation, j'ai été déstabilisée par le questionnaire de certains textes. Ma préparation a donc été mauvaise. J'ai oublié de parler du choix des textes. Lors de l'entretien, j'ai compris pourquoi j'étais si mal à l'aise (enfin en partie). Le texte 4 de Bougainville me semblait difficile à comprendre. J'ai pensé que je maîtrisais mal la langue, ensuite j'ai découvert que le découpage était incorrect ; il manquait la proposition principale. Le manuel proposait aux élèves de reconnaître dans les descriptions : une otarie, un tapir, un rhino. Or, à l'entretien, j'ai compris qu'il était encore normal que je sois mal à l'aise. Les textes ne parlaient pas de l'otarie ou du tapir, mais d'un dauphin et d'un tapir. Bref, tout ce manuel était à critiquer.
- L'entretien avec le jury :
- Quelle image Montaigne donne-t-il des cannibales ?
- Quel personnage a rencontré les sirènes ?
- Comment étaient représentées les sirènes dans l'antiquité ? (avec des ailes) quelle différence faites vous entre l'opposition et la concession ?
- Comment est construit le texte 1 ?
(Nadine)
Dossier n°17 :
- Commentaires du candidat :Je crois qu'il faut surtout s'intéresser à l'analyse des textes. En premier lieu, j'ai uniquement regardé les textes et fait une « mini » explication. Je m'étais donné des règles : si j'ai un dossier littéraire, que dois-je absolument dire ? Focalisations, paroles rapportées, rythme du récit... Ensuite, j'ai regardé l'appareil didactique et me suis demandée si l'appareil était adapté ou non, cohérent... Le tout, avec un plan original, et pas le type même du CNED. Le conseil le plus fructueux que je puis donner, c'est de s'appuyer sur les textes : mieux vaut être trop littéraire que trop didactique : ce qu'ils attendent de nous, c'est d'être à même de « lire » un texte, logique pour des futurs profs de français...
Autre conseil : si vous le pouvez, inscrivez-vous à la formation dispensée par le rectorat et travaillez à 2 si possible. C'est enrichissant. C'est un concours qui demande beaucoup de travail et d'énergie mais en étant régulier et en s'entraînant (j'ai rédigé cinq devoirs et fait trois colles, résultat: 16 à l'écrit, 13 à l'oral). Rien n'est impossible, il faut s'accrocher, cela paiera.
- Extrait du manuel Delagrave, Français 3e, textes et séquences paru en 2003.
- Sujet : Dans le cadre de l'approche des textes et discours en classe de 3e, vous analyserez ces extraits de chapitres de manuel, en vous interrogeant notamment sur les choix qui ont guidé la conception du manuel. Vous proposerez des pistes pour exploiter tout ou partie de ce document.
- Détail de l'exposé oral :
Le dossier proposé est composé de deux extraits d'un même manuel conçu pour le cycle d'orientation et qui s'intitule Français 3e textes et séquences. Il a paru chez Delagrave en 2003.
Les extraits sont issus d'une part, de Bouvard et Pécuchet de Flaubert, roman inachevé, paru en 1881, un an après la mort de l'auteur, d'autre part de Bel-Ami de Maupassant, disciple de Flaubert, paru en 1885. Ils ont été choisis en conformité avec les programmes de troisième qui préconisent l'approfondissement du récit complexe.
On se demandera donc en quoi les extraits choisis permettent à des élèves de 3e de maîtriser le récit complexe.
On s'intéressera à l'étude des discours narratif et descriptif, puis au portait et à la modalisation pour envisager enfin en quoi ces textes aident les élèves à mieux lire et mieux écrire.
I. Discours narratif et descriptif.
Rappel : enjeu de la classe de 3e : maîtrise du récit complexe.
Ici, travail sur la description : titre de la séquence n°4 : « Le portrait » avec pour sous-titres « Camper des personnages de roman », « Décrire pour raconter ».
1. La description des personnages.
Le portrait consiste en une description à la fois physique et morale des personnages
La description physique dans Bouvard et Pécuchet intervient des lignes 12 à 16 par une vision externe puis vision des personnages eux-mêmes : l. 27 à 37. La description physique entraîne des notations morales : l.30-31 (point de vue de Pécuchet).
Dans l'appareil didactique, les questions 2, 3 et 4 du document 1 permettent aux élèves de repérer le début du portrait puis l'opposition créée entre les deux personnages ainsi que la caricature faite par l'auteur.
Analyse de l'illustration représentant Bouvard et Pécuchet : traits physiques, visages, en quoi la description physique permet un jugement moral.
Dans Bel-Ami, nous avons un portait physique et moral des parents de Georges (l.3 à 7). La question 8 incite ici aussi l'élève à noter l'opposition entre les personnages.
Ces portraits marquent donc une opposition entre deux personnages.
2. La description des lieux.
Roman réaliste : importance de l'ancrage spatio-temporel.
Incipit de Bouvard et Pécuchet : l'action se déroule à Paris (cf. L'Éducation sentimentale), sur les quais du canal Saint-Martin. Les premiers paragraphes sont marqués par les indications spatiales « plus bas », « au milieu », « au-delà ». On remarque que le manuel ne fait pas allusion à ces indications, or on sait que l'ancrage spatial (la ville ici) fait partie du réalisme du récit (cf. titre de la séance : « ancrer un personnage dans le réel »). De plus, on regrette ce manque par rapport au sens de l'œuvre puisque, pour échapper à la ville, Bouvard et Pécuchet s'installeront à la campagne.
Dans l'image, on retrouve l'environnement urbain : vision de paris, ligne de fuite : le Sacré-Cœur, verticalité des lignes, foule entourant les protagonistes.
3. L'insertion de la description dans le récit.
Dans le récit complexe, étude du mélange des différentes formes de discours.
La description est généralement amorcée par une phrase de récit : exemple dans Bouvard et Pécuchet ligne 26-27 : le passé simple du récit s'oppose à l'imparfait descriptif. Dans Bel-Ami, la description est amorcée par le verbe de vision « apercevoir ». Le passage du récit à la description est repérable au changement de paragraphe, correspondant à un changement de point de vue.
Rôle de la description : effet dilatoire, retarde l'action pour mieux présenter les personnages et leurs caractéristiques physiques et morales : c'est un enjeu pour la compréhension des textes.*
II. Portrait et modalisation.
Subjectivité de celui qui voit, de celui qui raconte. Maupassant, tout comme Flaubert dont il était le disciple, alterne le point de vue.
1. La focalisation
Terminologie : Gérard Genette, Figures III : il existe trois types de focalisation : la focalisation zéro ou absence de focalisation, la focalisation externe, la focalisation interne. Les deux extraits présentent des alternances quant à la focalisation.
Dans Bouvard et Pécuchet, la vision de Paris semble être faite par un narrateur se promenant sur les quais : il y a là focalisation externe, le narrateur est simple témoin de la scène, nous ne trouvons pas de modalisation.
Dans la focalisation zéro ou absence de focalisation, le narrateur en sait plus, en voit plus que les personnages : Bouvard et Pécuchet, l.61 à 68, Bel-Ami : l.3 à 8. L'appareil didactique fait repérer aux élèves les points de vue et changements de points de vue.
Les extraits sont aussi caractéristiques de la focalisation interne, puisque le personnage est vu par un autre personnage : vision réciproque de Bouvard et de Pécuchet. Bel-Ami : l.24.
On remarque que la focalisation a un lien tenu avec le discours indirect libre : dans Bel-Ami, on peut se demander qui prend en charge la description : la mère de Georges ? Le narrateur ? cf. question 3 : c'est le narrateur donc on passe d'une focalisation interne à une focalisation zéro. Notons tout de suite l'importance du discours indirect libre tant chez Flaubert que chez Maupassant.
2. Les paroles rapportées.
Paroles rapportées au style direct : forme mimétique. Joue un rôle dans l'ancrage dans le réel (le parler paysan du père de Georges)
Paroles rapportées au style indirect : on rapporte les paroles d'un autre personnage donc propice à la polyphonie.
Discours indirect libre : problème de ses frontières.
Quant au silence de Madeleine, il est la preuve de son malaise face à un monde qu'elle ne connaît pas.
L'appareil didactique dans le document 1 pose problème (question 5) dans la mesure où l'on demande aux élèves de repérer les différentes paroles rapportées, mais qu'il n'y a aucune exploitation vis-à-vis de la lecture ou de l'écriture. On peut en effet se demander à quoi servent les paroles rapportées. Elles jouent un rôle dans l'action. La description est une pause alors qu'un dialogue est une scène : on étudie ainsi les variations temporelles dans le cadre du récit complexe.
3. La modalisation.
Les paroles rapportées permettent des rapprochements mais marquent aussi des oppositions entre les personnages, ce que l'on retrouve dans la modalisation.
Le point de vue entraîne une modalisation de l'énoncé.
Quelles sont les modalités d'énonciation dans le portait ? Présence d'un vocabulaire affectif « aimable », « enfantin » dans Bouvard et Pécuchet, axiologique dans Bel-Ami quand la mère est confrontée à la vue de sa bru, en opposition avec la bru dont elle avait rêvé.
Les modalités permettent l'expression de l'ironie chez Flaubert.
III. En quoi l'étude du récit complexe aide les élèves à mieux lire et mieux écrire ?
1. La visée.
Détournement chez Flaubert du topos littéraire de la première rencontre.
Maupassant : opposition du monde urbain et du monde rural au XIXe siècle.
Optique réaliste, mais ironique chez Flaubert.
2. Les exercices proposés.
Orthographe : question 8 du document 1 : question déductive. Il faut se reporter à la page 174 pour justifier l'orthographe de « couvre-chefs » puis appliquer de manière arbitraire à deux autres mots composés.
Le document 2 présente un travail sur le même point mais sous la forme d'un travail de réécriture donc moins arbitraire et plus dans l'optique brevet. Travail complété par une réécriture qui joue sur l'énonciation.
Quant à l'écriture : le document 1 n'en propose pas. L'écriture du document 2 permet le changement de point de vue. Les consignes reprennent ce qui a été étudié dans le questionnaire : démarche de réappropriation des savoirs.
3. Exploitation.
Je proposerai un travail sur Bouvard et Pécuchet :
- Analyse de l'illustration : formulation des premières hypothèses de lecture concernant les personnages.
- Distribution du texte : confrontation avec les hypothèses : qu'est ce qui est confirmé ? infirmé ?
- Travail sur le texte : l'ancrage spatial en relation avec le réalisme, les points de vue dans la description, l'ironie flaubertienne, les paroles rapportées et les variations du rythme de récit. Exercice d'écriture : Bouvard raconte à un ami sa rencontre avec Pécuchet, Pécuchet raconte à un ami sa rencontre avec Bouvard.
Ainsi, à travers l'étude de ces deux extraits, l'élève de troisième a été en mesure d'approfondir sa maîtrise du récit complexe (étude des différents types de discours, les points de vue et la modalisation, les paroles rapportées, le rythme du récit).
Dans l'optique du brevet, de la seconde, mais aussi dans celle la maîtrise du récit, le second document paraît mieux guider les élèves, notamment par l'exercice d'écriture qui clôt le chapitre.
Ce manuel présent donc une démarche intéressante d'appropriation de savoirs et savoir-faire avec pour objectif mieux lire et mieux écrire.
- L'entretien avec le jury :
- Statut de Bel-Ami par rapport à Bouvard et Pécuchet : il s'agit d'une scène de première rencontre, place dans le chapitre : évaluation finale.
- Repérage du discours indirect libre chez Flaubert et la prise en charge de ce discours : j'ai d'abord dit qu'il s'agissait du narrateur. Le jury m'a fait reprendre donc j'ai relu les deux passages : j'ai de suite rectifié mon erreur. Autre type de parole : le récit de paroles, que j'ai cité et repéré.
- L'ironie chez Flaubert : en quoi est-elle perceptible même lorsque le discours semble objectif ? Le jury m'a fait relire le deuxième paragraphe : allitérations en [b], donc balbutiement et même bêtise donc piste quant aux personnages à venir.
- D'autres rencontres célèbres : j'ai cité L'Éducation sentimentale, La Princesse de Clèves.
- Qui a développé le thème de la première rencontre ? Je ne savais pas trop s'ils attendaient un auteur, un critique. Je n'ai pu répondre, le jury m'a dit de ne pas m'inquiéter.
- Comment qualifier les paroles des personnages sur les femmes ? « machistes ».
- Qui sont Bouvard et Pécuchet ? Un couple
- Quels réalisateurs ont adapté des œuvres, en relation avec le travail en 3e sur l'adaptation cinématographique ? J'ai cité Chabrol, Madame Bovary. Comment mêler les différents types de discours au cinéma ? J'ai parlé de l'importance de l'environnement sur Emma (la campagne cauchoise, Rouen quand elle retrouve Léon). Comment faire ressortir l'ironie ? Par une voix-off, par exemple. Comme je ne savais pas trop, j'ai insisté sur le fait que, ne pas faire ressortir l'ironie, c'était occulter l'art de Flaubert à la manier.
(Betty)
- Réaction au message de Betty :Je suis totalement d'accord avec Betty concernant l'analyse qui doit être plus littéraire que didactique. J'ai aussi réussi pour ma part (j'ai eu 14 à l'écrit et 12 à l'oral) et suis admise au CAER. Mon expérience m'a fait aussi comprendre trois choses que je vous propose en guise de conseil : les jurys sont des profs qui cherchent à reconnaître parmi les candidats des profs « en herbe ». Aussi me semble-t-il nécessaire de faire preuve de la plus grande aisance possible à l'oral (pour ma part, ma préparation en deux heures a été si peu fructueuse que j'ai parlé quasiment sans notes et ça a payé !). D'autre part, il faut s'intéresser aux textes et quand je dis s'intéresser, je ne parle pas d'analyse. Je veux dire qu'il faut montrer qu'on aime les textes, qu'on trouve du plaisir à les faire parler, qu'on sait établir avec eux une vraie rencontre « amoureuse ». Si l'on montre cela, je crois que toutes les c…ries qu'on peut dire (et l'on en dit à coup sûr !) perdent de leur gravité. Enfin, il faut travailler toute l'année, sincèrement, honnêtement et parvenir à faire des liens : tout ce que l'on fait l'année du concours doit nourrir notre préparation.
(Muriel)
Dossier n°18 :
- 600 activités pour pratiquer l'écrit et l'oral en 6e et en 5e, Magnard, 2002, pages 10, 11, 12, 13 et 15.
- Sujet : Dans le cadre de l'étude de la langue en sixième, vous analyserez les documents suivants en disant quels usages vous en feriez pour le niveau concerné et dans quelle séquence pédagogique vous les inséreriez. Vous analyserez les objectifs, choix, démarches en les confrontant à votre proposition didactique.
(Nathalie)
Dossier n°19 :
- Un extrait de la Farce de Maître Pathelin (scène de dénouement) dans A mots ouverts, Français 5e, Nathan et la même scène (commencé un peu plus en amont et avec une autre traduction modernisée) dans Français 5e, Magnard.
- Sujet : Dans le cadre de l'introduction au genre théâtral en classe de 5e, vous ferez une analyse critique des documents proposés, sans négliger l'étude des textes du corpus.
Vous vous interrogerez notamment sur les objectifs, les choix et les démarches mises en place. Vous confronterez cette proposition didactique à votre analyse personnelle et direz quel usage vous en feriez dans une classe de 5e.
- Détail de l'exposé oral et commentaires :
Il me semble que le jury m'attendait sur les aspects suivants :
- l'analyse comparative des deux extraits ; comparaison et choix entre les deux modernisations du texte ; la plus conforme à l'esprit de la pièce, notamment au regard des traductions différentes des jurons ; comparaison, choix et justification de l'extrait retenu. J'ai choisi celui de Nathan en indiquant que les perspectives des deux manuels étaient différentes. Nathan avait une démarche diachronique en situant l'œuvre par rapport à l'évolution d'un genre, la farce. Magnard proposait une lecture intégrale de la pièce. Donc, pour l'étude d'un genre, Nathan me semblait plus adapté.
- l'analyse du texte proprement dite, à savoir les procédés d'écriture comique: les répétitions, le sens propre et figuré, l'onomatopée, l'onomastique et la morale du trompeur trompé.
- l'analyse de l'appareil didactique: très développé chez Magnard, il était plus réduit chez Nathan, ce qui est normal compte tenu de la différence des perspectives d'étude (introduction et évolution d'un genre théâtral, de la farce à la grande comédie de Molière chez Nathan et étude intégrale d'une oeuvre chez Magnard). Le sommaire donné en annexe aidait à faire cette analyse.
Critiques des deux appareils didactiques : Magnard proposait souvent des questions redondantes et dont les réponses se trouvaient dans le petit encart « retenons » situé en dessous. Quant au Nathan, les questions sur l'iconographie n'étaient en rien pertinentes et les reproductions n'avaient qu'une valeur illustrative.
- la proposition succincte : privilégier l'approche de Nathan en reprenant une bonne partie du questionnaire. Compléter les procédés comiques et approfondir l'onomastique. Prolonger avec l'étude intégrale d'une comédie de Molière (Le malade imaginaire ou Les Fourberies de Scapin).
- L'entretien avec le jury :
- Retour sur l'iconographie des deux manuels et analyse comparative plus fine.
-Trouver des parallèles entre des scènes de La Farce de Maître Pathelin et/ou les deux comédies de Molière citées ci-dessous.
-Faire un rapprochement avec des épisodes du Roman de Renart, notamment ceux du début du Roman. Ne sais pas donc : quels sont les personnages principaux du Roman? Qui est le farceur et quelles sont ses victimes ?
A ces questions, je suis restée bouche bée, comme dirait le berger de Pathelin. Donc, un bon conseil, lire les pièces et œuvres majeures au programme !
- Avec quelle tendance du théâtre pouvez-vous faire un rapprochement? Réponse : Bééé ! Reformulation du jury: Avec quel autre genre peut-on rapprocher les comédies de Molière ? Réponse : la Commedia dell'arte.
- Peut-on introduire le genre théâtral en 6e ? Réponse : Oui, dans le cadre de la mise en voix mais pas au programme de 6e. Correction du jury : si, cela est possible dès la 6e.
- Conclusion : 9/20 et épreuve éprouvante. Ne jamais baisser les bras même quand un des membres du jury soupire d'ennui, regarde dehors. C'est son rôle de vérifier si on se déstabilise facilement, si nous sommes fragiles, émotifs/ves. Ne pas hésiter à demander la reformulation d'une question non comprise, dire que l'on souhaiterait nuancer un propos, corriger une erreur. Et surtout, lire les œuvres au programme ou du moins, si on n'a pas le temps, lire des résumés assez fournis, noter les personnages principaux, l'intrigue, le dénouement, des moments-clés pour ne pas se faire piéger.
(Claire)
Dossier n°20 :
- Sujet et documents :
Le sujet portait sur l'autobiographie en classe de première. Un seul texte extrait des Mots de Sartre. Manuel Delagrave 2001.
Analyser le document joint dans la perspective de l'étude de l'autobiographie en classe de première.
- Détail de l'exposé oral et commentaires :
Introduction :
Le dossier qui nous est proposé aujourd'hui est constitué d'un seul texte, issu de l'autobiographie de Sartre, Les mots + questions : Lire/s'exprimer/document complémentaire.
Ce document est extrait du manuel Delagrave 1re paru en 2001, donc conforme aux nouvelles IO en vigueur depuis sept.2001. Le document trouve sa place dans l'objet d'étude : Le biographique.
L'extrait des Mots est à la croisée de 2 perspectives d'étude : les genres (autobiographie) et les registres (ironie), il fait également référence à la perspective complémentaire : l'argumentation.
L'extrait proposé pose le problème de l'identité de l'auteur, de celui qui dit « je ».
On peut donc se demander si ce texte peut permettre à des élèves de 1re de cerner les enjeux de l'autobiographie, car nous savons que celle-ci va au delà de la simple expression de soi.
3 Parties :
I°) Intérêt des documents
II°) Appareil didactique
III°) Proposition personnelle.
I°) Intérêt des documents
- Quoi ? 1 seul extrait de l'autobiographie de Sartre. Titre évocateur car il est question de l'écriture (contrairement aux Confessions, Mémoires d'Outre Tombe, ou encore Enfance). Sartre veut échapper à la mascarade sociale en s'écrivant lui-même. Il explique l'entreprise du « je » dans l'élaboration de son autobiographie, il ne désire pas qu'un autre que lui rédige sa biographie (l.14).
- Pourquoi ? Dans OE : Le biographique qui englobe autobiographie, biographie, journaux intimes etc., il s'agit ici de faire percevoir aux élèves l'ambiguïté qui préside à toute entreprise autobiographique. Qui peut prétendre écrire son autobiographie ? (Manque d'intimité ? Quel est le rôle du lecteur ? Voyeur ? Confident ? Juge ?....) Pourquoi écrit-on son autobiographie ? Quels en sont les enjeux ? Autant de questions que les nouvelles IO demandent d'approfondir. D'autre part cet OE croise avec Argumenter...Nous y reviendrons.
- Comment ? Le manuel propose une démarche inductive (a posteriori je me suis rendu compte que je m'étais trompée....c'est l'inverse) et vise à faire comprendre aux élèves l'originalité qui préside à l'élaboration de l'œuvre de Sartre. En termes de savoir il s'agira de repérer qui est « je » (fusion ou non Auteur-narrateur-personnage ?) et ensuite de travailler sur l'argumentation et la persuasion. (Quel est l'objectif de l'auteur ?)
II°) Appareil didactique
Chapeau, notes....d'emblée le document apparaît clair, lisible pour les élèves. Un encart précise l'OE : l'autobiographie, le titre du chapitre est donné ce qui suscite l'intérêt du lecteur, mais peut-être aurait-il fallu préférer une question : à ma place de « pacte du « je » écrire « qui est je ? ». Ici notons le parallèle entre pacte du Je et pacte autobiographique (cf. Lejeune) ; une brève notice biographique sur Sartre qui n'éclaire pas vraiment le texte à étudier et un chapeau assez touffu qui reprend des éléments de la biographie de Sartre ? Et ne prononce jamais le terme d'autobiographie. Oriente peut-être trop la lecture du texte.
- Les questions : 3 rubriques : lire, s'exprimer + document complémentaire
La particularité de l'autobiographie : fusion auteur/narrateur/personnage, ici le « je » se dédouble : il y a un jeu de miroir. Le « je » narré (le lecteur) se souvient d'un petit livre bleu qui retrace l'enfance d'hommes illustres mais ordinaires, ce livre fascine et repousse à la fois Sartre : l 7.8.9.10.11 (questions 1+2).
Ce qu'il faut noter c'est que généralement l'autobiographie est tournée vers le passé, or ici Sartre inverse les données classiques du genre L.34 « tout basculait », le « je » lecteur devient auteur et ce « Je » agit pour plus tard (enfants futurs ; ils diront...emploi du futur en 2012, etc.). Il finit même par devenir étranger à lui-même L.44 « je ne me comprenais pas » d'où la question du « je » ! Il écrit d'autre part « je devins ma rubrique nécro »...
Ces 2 questions sont donc étroitement liées puisque le petit livre bleu et ce qu'il représente pour Sartre révèle ce qui sera l'essence de son œuvre (réf. à « s'exprimer). Sartre. Calcule sa vie et se projette dans l'avenir « je frissonnais en pensant ; dépossédé, etc.)
La question 3 quant à elle fait appel à la perspective complémentaire : argumenter (L. 73).
Point de vue ironique de Sartre « un peu noircies, sentaient le cadavre, la piété mène à tout »...). Le livre est déprécié dès l'entrée, tourné en ridicule, Sartre s'applique à exprimer son propos de manière explicite : argument l. 14/15 + exemple illustratif L. 32+ connecteurs logiques : l'enfance des hommes célèbres est déjà empreinte de leur futur génie d'où la présence dans le texte de « l'avenir, sentiments prémonitoire »
En fin la Question 4 pose la question de la réception de l'œuvre. On rejoint la problématique : pourquoi écrire son autobiographie ? Esthétique de la réception et rôle des lecteurs : Sartre complique (trucs, astuces, graphie illisible L51/57) Déprécie son œuvre (ironie « forcément mon chef d'œuvre + bibliothèque d'Aurillac, par pitié...) L. 61.
Enfin que dire de « s'exprimer » ? Oral ou écrit ? Peu clair. Initiation à la dissertation ? Dans ce cas plan dialectique sinon débat ? Difficile à mener, vu la complexité de la citation.
III°) Exploitation personnelle
Dans une séquence intitulée « pourquoi écrire son autobiographie ? », problématique « Quels sont les enjeux de l'autobiographie ? »
Perspective diachronique mettant en relief l'évolution du genre.
1 : Montaigne Au lecteur = désir de se peindre, mieux se connaître, pas besoin de lecteur
On y associera un autoportrait en peinture, pourquoi pas Van Gogh (montrer deux formes différentes d'écriture)
2 Incipit J.J. Rousseau : originalité du projet, pacte autobiographique, fusion A/N/P, lecteur juge et confident, réhabilitation par écriture.
3 Sartre : la littérature est une mascarade sociale à laquelle il veut échapper en écrivant . Le mythe de l'écrivain est déconstruit, vérité ordinaire. Jeu avec le lecteur (codes, trucs...)
- 3 textes, 3 visées différentes qui permettent de saisir en partie les caractéristiques du genre.
Activité orale : débat sur la nécessité de se peindre (vérification des pré requis)
Commentaire : Rousseau ou Sarraute car ambiguïté du Je dans Enfance (dialogue avec soi même)
Lecture cursive : Le livre de ma mère (ambiguïté encore dans le titre // biographie)
Conclusion
Un texte très riche qui pose différemment le problème de l'autobiographie puisqu'elle n'est pas envisagée comme le récit d'une vie extraordinaire (ce que réfute donc Sartre). Qui s'inscrit dans les IO.
Peut-être le manuel aurait-il pu proposer des prolongements (idées de Lecture cursive ?) ou regrouper certaines questions.
- Commentaires du candidat :
Un oral à 10/20.
Il faudrait reprendre ma problématique et la centrer sur le pacte autobiographique.
J'ai vraiment pataugé sur ce sujet qui pourtant, a posteriori, n'est pas difficile. L'entretien m'a aidé à prendre conscience du pacte autobiographique que j'avais oublié !
J'ai bien senti que je n'étais pas très pertinente sur ce sujet, mais la note n'est pas « si mauvaise » au bout du compte. Par contre, j'ai toujours été très à l'écoute de mon jury et jamais je n'ai montré que je sentais être nulle !
(Françoise)
• Sujets d'oral sessions 2001 à 2004
Par Corinne Durand Degranges, mis en ligne le 14-02-2005
Dossier n°1 :
- Un extrait du sommaire du manuel Français Seconde Delagrave 2000. Le sommaire commence par « Pour commencer p.64 » et se termine par un encadré « Paul Valéry, Variété p.107 ».
- Sujet : Cet extrait de table des matières indique le cadre offert par le manuel à l'étude de la poésie. Vous vous interrogerez sur sa conformité, sa cohérence, sa pertinence. Vous indiquerez comment vous y auriez recours dans votre enseignement.
Dossier n°2 :
- Une page de manuel (p.359… référence?) qui présente un poème de Baudelaire, « L'invitation au voyage ».
- Sujet : ce texte est proposé dans un manuel de Seconde. Vous étudierez l'étude proposée de façon critique, et vous direz l'utilisation que vous en feriez dans votre cours.
Dossier n°3 :
Deux pages de manuel présentent quatre documents :
- Manet, Déjeuner sur l'herbe
- Un extrait de L'œuvre de Zola (ces documents sont sur une page 29)
- Un document de Henri Loyrette, Impressionnisme, les origines
- Picasso, Déjeuner sur l'herbe (sur une page 30).
- Sujet : proposant une étude du travail de l'écriture à propos de L'Oeuvre de Zola, le manuel offre une double page alliant texte et reproductions. Vous en direz l'intérêt, la pertinence, et vous indiquerez l'usage que vous en feriez dans votre classe.
Dossier n°4 :
- Le chapitre 25 « Lire et comprendre un texte » du manuel Les nouvelles pratiques du français, Seconde (Hatier, 2000) (6 pages au total).
- Sujet : vous avez ici un chapitre destiné à l'aide individualisée en classe de Seconde. Vous en ferez une analyse critique et vous direz quelle utilisation vous envisageriez dans votre propre classe.
Dossier n°5 :
Extrait du manuel Français Seconde (Bréal, 2000). Il propose :
- L'avant-propos
- Le sommaire
- Un tableau de correspondance entre les axes et les rubriques du programme et l'organisation du manuel.
- Sujet : faire l'analyse critique de ce sommaire extrait de Français Seconde Bréal. Vous paraît-il conforme au nouveau programme ? Quelles modifications apporteriez-vous ?
Dossier n°6 : (donné en 2001)
Extrait du manuel Hachette, 1994 (p.44 à 47 incluses). On trouve, sous l'intitulé « Le sonnet de la Renaissance au Baroque » :
- Cinq textes poétiques (deux sonnets de Ronsard, un extrait du Testament de Villon, un sonnet de Chassignet, un sonnet de Sponde)
- Quatre documents iconographiques (quatre Vanités de Baldung, Holbein, Bailly et S. Renard de Saint André)
- Sujet : Dans le cadre du travail entre le texte et l'image, vous montrerez comment on peut étudier une thématique littéraire.
Dossier n°7 : (donné en 2001)
Extrait de deux manuels de Seconde, présentant la nouvelle de Vercors, Ce jour-là (extraite du Silence de la mer).
- Manuel Hachette (1994?)
- Manuel Hatier (2000)
- Sujet : (intitulé approximatif). Vous commenterez l'appareil didactique que proposent deux manuels de Seconde dans l'exploitation d'une nouvelle de Vercors.
Dossier n°8 :
- Un extrait de manuel de Première intitulé « Lire Phèdre de Racine » (p.123 à 130). Le chapitre se compose de :
- Une présentation de l'œuvre (p.123)
- Un extrait de l'acte II scène 5 (p.124)
- Un extrait de l'acte III scène 1 (p.125-126)
- Un extrait de l'acte IV scène 2 (p.127)
- Un extrait de l'acte IV scène 6 (p.128)
- Un extrait de l'acte V scène 6 (p129-130).
- Sujet : Dans le cadre de la lecture et de l'étude d'une œuvre dans sa continuité, vous analyserez le dossier suivant en vous interrogeant notamment sur la pertinence des choix des extraits, les objectifs visés et le dispositif didactique mis en place.
Dossier n°9 :
- Un extrait du manuel Parcours littéraire Seconde / Première (Delagrave, 1998) : p.45 à 50.
- Sujet : le manuel Parcours littéraire Seconde / Première (Delagrave, 1998) propose ce « parcours » sur Une vie de Maupassant. Vous ferez un examen critique de la séquence et vous proposerez à votre tour une étude, utilisant tout ou partie des activités envisagées ici.
Dossier n°10 :
- Extrait du manuel Lettres, textes et méthodes Première (Nathan 1996). Pages 290 à 295 (dossier sur Madame Bovary).
- Sujet : dans le cadre de la lecture et de l'étude d'une œuvre dans sa continuité, vous analyserez le dossier suivant en vous interrogeant notamment sur la pertinence du choix des extraits, les objectifs visés et le dispositif didactique mis en place.
Dossier n°11 :
- Extrait du manuel Français Seconde (Delagrave, 2000). Pages 280 à 285
- Sujet : faire l'analyse critique de ce dossier intitulé « Le portrait » et intégré dans un travail sur le roman dans une classe de Seconde. Faire des propositions, si nécessaire.
Dossier n°12 :
Extrait d'un manuel de Seconde qui présente un groupement de textes sur le fantastique. Ce sont les pages 98 à 105 et le chapitre s'intitule « l'écriture fantastique : contes et nouvelles du XIXe siècle ». On trouve :
- Un extrait de Omphale
- Un extrait de La Vénus d'Ille
- Un extrait de Véra
- Un extraot du Horla
- Quatre illustrations (une par texte)
- Une fiche « outils d'analyse » (p.105)
- Sujet : vous analyserez ce dossier extrait d'un manuel de Seconde en vous interrogeant notamment sur les présupposés théoriques qui sous-tendent le choix des auteurs et des œuvres ainsi que la démarche didactique adoptée par les auteurs en regard des I.O.
Dossier n°13 :
- Extrait de Parcours littéraires Seconde / Première (Delagrave, 1998) pages 218 à 225.
- Sujet : vous analyserez ce groupement de textes intitulé « l'exposition au théâtre : formes et fonctions ». Vous commenterez sa construction, ses objectifs, les démarches. Vous exposerez l'utilisation éventuelle que vous en feriez.
Dossier n°1 : (donné en 2001)
Groupement de textes d'Emile Zola :
- Les Carnets de notes (repérage des lieux : le village des miniers, les miniers, les maisons etc.)
- Des extraits de Germinal.
- Sujet : quelle utilisation feriez-vous de ces documents pour une classe à déterminer par vous-même de Troisième ou de passage à la Seconde ?
Dossier n°2 : (donné en 2001)
Document photocopié dans L'école des lettres comprenant :
- Un article de Sciences et Vie Junior (un discours explicatif et informatif sur le SIDA).
- Des exercices de grammaire sur le texte explicatif (portant essentiellement sur les connecteurs logiques).
- Sujet : Dans le cadre des parcours croisés, que pensez-vous de cette application ?
Dossier n°3 : (donné en 2004)
Trois versions du poème de Verlaine « Mon rêve familier » dans trois manuels de Troisième.
- L'un des manuels était récent et traitait le poème dans le cadre d'un chapitre sur le symbolisme.
- Un autre était plus ancien et présentait une mise en page assez irrespectueuse du poème et une éventuelle erreur sur la date d'édition.
- Le 3e manuel, assez récent lui aussi, inscrivait le poème dans le cadre d'une séance sur la poésie et l'expression de soi.
- Sujet : analysez ces documents et dites quelle utilisation vous en feriez dans une classe de 3e.
Dossier n°4 : (donné en 2004)
Extrait de manuel de 3e livre unique de Bordas 2003 p. 284 à 287 sur la poésie lyrique. Le chapitre s'intitule « Célébration de la femme aimée »
- P.284 : V. Hugo, « Elle était déchaussée »
- P.285 : P. Eluard, « L'amoureuse » et « Nous deux »
- P.286 : L. Aragon, « Les mains d'Elsa »
- P.287 : R. Desnos, « J'ai tant rêvé de toi »
- Sujet : (intitulé non précisé).
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