"Le Vilain mire" transposé en pièce de théâtre (suite!)
UN MALADE, moins intimidé que les autres : Vous plaisantez, grand Maître ?
LE VILAIN, lui touchant le front : Tu brûles de fièvre… Tu dois être certainement le plus mal en point !
LE MALADE : Mais non ! Vous m'avez soulagé si vite d'un mal dont j'ai pu si longtemps souffrir ! Comment pourrais-je vous remercier ?
LE VILAIN : En partant ! Tu devrais être loin d'ici !
LE MALADE s'enfuyant : Que Dieu vous garde !
(Tous les autres malades l'imitent et se sauvent en courant)
Scène 3
(LE VILAIN, LE ROI)
LE ROI ébahi d'admiration : Comment avez-vous pu agir si vite, mon doux Maître ?
LE VILAIN : Et bien, Sire, je les ai charmés.
LE ROI : Comment donc, vous les avez charmés ?
LE VILAIN : Je connais un charme encore plus puissant que le gingembre et la cannelle ! Il est le plus puissant au monde !
LE ROI : Ah ! Quel miraculeux remède vous détenez-là ! J'espère que accepterez de le réutiliser si besoin est.
LE VILAIN, faisant la révérence : Comme il vous plaira, Sire.
LE ROI : Vous aurez tout ce que vous voudrez :de l'argent, des chevaux, des troupeaux, et mon amitié si vous la voulez aussi, mon estime la plus haute en tout cas. (Souriant avec douceur) : Mais ne m'obligez plus à vous prier par des coups de bâton, mon ami. J'ai scrupule de frapper quelqu'un comme vous.
LE VILAIN, portant la main au cœur : Vous n'en aurez plus besoin. Je suis tout vôtre maintenant et le serai tant que je vivrai. Je crois que jamais plus je n'oublierai ce qu'il faut faire.
Scène 4
(LE VILAIN, LA JEUNE FEMME, LES PAGES DU ROI)
Au logis du vilain
LE VILAIN, ouvrant brusquement la porte du logis : Femme, me voilà !
LA JEUNE FEMME, sursautant : Alors Monsieur est parti sans me dire au revoir ?
LE VILAIN : Tu n'as pas l'air d'être contente de me voir.
LA JEUNE FEMME, ironisant : C'est que tes coups de bâton m'ont beaucoup manqué.
LE VILAIN : Des coups de bâton, je m'en suis lassé. Mais ton affection, elle, m'a manqué.
LA JEUNE FEMME, joignant les mains : Si tu dis vrai, alors j'accepte de te redonner ma confiance.
LE VILAIN, exprimant sa joie : Mais oui, je suis devenu un homme de confiance ! Après tout, j'ai été médecin, j'ai sauvé une princesse à la demande du roi ainsi que tous les malades du pays ! (Soudain perplexe) Mais j'ai été médecin malgré moi. Je me demande toujours qui m'a poussé dans cette voie car ce fut une vraie révélation pour moi !
LA JEUNE FEMME : Comment cela?
LE VILAIN : J'ai été battu, et en recevant les coups, je réalisais que c'était une grossière erreur de te battre car je me suis rendu compte combien je tenais à toi.
LES PAGES, récitant en chœur : Il vous chérira jusqu'à sa mort, sans vous battre, ni vous frapper. (L'un continuant seul) C'est lui qui nous l'a dit.
LA JEUNE FEMME, souriant : Et bien toutes ces histoires sont enfin finies ! Tu peux te vanter d'être le premier vilain mire et moi, la première femme à avoir donné au médecin du roi sa science et ses diplômes !
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LES AUTEURS
Acte I, scène 1 : Yannis A
Acte I, scène 2 : Nirojah Y
Acte I, scène 3 : Madolia D
Acte II, scène 1 : Laura F
Acte II, scène 2 : Nathan H
Acte II, scène 3 : Claire G
Acte II, scène 4 : Romain C
Acte III, scène 1 : Juliette V
Acte III, scène 2 : Alicia A et Séverine A
Acte III, scène 3 : Paul B et Caroline P
Acte IV, scène 1 : Inès K et Thierry de R
Acte IV, scène 2 : Solène C et Naouelle H
Acte IV, scène 3 : Camille A
Acte V, scène 1 : Amaury F et Amine O
Acte V, scène 2 : Pierre S et Sarah R
Acte V, scène 3 : Joséphine A
Acte V, scène 4 : Reyda K