Varier le point de vue dans un récit
Par Mme Otsmane - publié le jeudi 13 juin 2013 à 11:19 dans 5ème
Au cours de leur évaluation sur le chapitre consacré à "The Call of the Wild" ("L'Appel sauvage") de Jack London, les élèves ont réécrit le passage du duel entre le héros Buck et Spitz son redoutable rival en prenant soin de changer le point de vue.
Dans le texte original, le narrateur choisit le point de vue interne et le fait osciller d'un adversaire à l'autre en fonction des émotions ressenties par les combattants.
Dans leur version, les élèves devaient adopter le point de vue d'un Indien qui observe de loin le combat de ces deux chiens qui lui sont inconnus. Ils devaient également insister sur l'atmosphère tendue qui imprègne le combat.
Voici la rédaction de Jeanne qui a réussi à répondre aux consignes tout en ajoutant sa touche de créativité:
Dans le texte original, le narrateur choisit le point de vue interne et le fait osciller d'un adversaire à l'autre en fonction des émotions ressenties par les combattants.
Dans leur version, les élèves devaient adopter le point de vue d'un Indien qui observe de loin le combat de ces deux chiens qui lui sont inconnus. Ils devaient également insister sur l'atmosphère tendue qui imprègne le combat.
Voici la rédaction de Jeanne qui a réussi à répondre aux consignes tout en ajoutant sa touche de créativité:

Le duel illustré par Étienne Delessert
L'indien Cheateeks avait entendu l'horrible cri du lièvre des neiges. Il se rapprocha silencieusement de la source du bruit et il vit un cercle d'animaux, spectateurs ténébreux. Il les prit d'abord pour des loups, mais ils étaient plus petits et leur pelage était moins dru. A l'intérieur du cercle que formaient ces étranges animaux, il distingua deux formes. Ces formes étaient en train de se battre, pelage contre pelage, croc contre croc. C'était deux chiens: l'un blanc comme la neige, l'autre brun, comme la terre. Le vent siffla marquant une pause.
Le cercle se rapprocha des magnifiques bêtes, il les voyaient de mieux en mieux, ces bêtes maigres mais féroces. Ils lui semblaient être des des monstres du diable et Cheateeks craignait de croiser leur regard d'avidité, de faim et de férocité. Puis le jeune homme se reconcentra sur les combattants: les deux chiens semblaient des frères ennemis, de force égale. Soudain le chien brun fut fragilisé et faillit tomber à terre. Les bêtes affamées se rapprochèrent. L'indien comprit qu'après ce combat, il n'y aura qu'un des deux qui poursuivrait son chemin dans cette forêt de glace. Il détourna le regard de peur de voir l'être couleur chêne abattu mais celui-ci s'était rattrapé avant de tomber. La lutte continuait. Le chien sombre et ensanglanté semblait bien mal en point mais une lueur dans ses yeux de bête, une lueur de ruse montrait qu'il ne s'avouait pas vaincu. Soudainement, il se plaqua au sol et réussit à briser la patte du chien d'un coup de crocs inexorable. Jamais l'Indien n'aurait pensé qu'une bête pouvait être capable d'un tel discernement. Le chien brun ne s'arrêta pas là, il réitéra son exploit et fit pour l'autre patte, ce qu'il avait fait à la première. Le chien blanc ne parvenait plus à rester debout. Le cercle se rapprocha, le temps se figea, aucune feuille ne tremblait, aucun flocon n'osait tomber et le souffle des bêtes sauvages ne bougea pas. L'homme vit tomber le chien de neige, qui semblait tomber dans un vide sans fin tandis que le cercle des chiens affamés se referma sur le condamné. La neige se remit à tomber sur les blessures des chiens, au milieu de cette forêt. Maintenant le jeune indien ne vit pas un pelage blanc mais un pelage rouge, rouge sang, rouge de la défaite.
Le cercle se rapprocha des magnifiques bêtes, il les voyaient de mieux en mieux, ces bêtes maigres mais féroces. Ils lui semblaient être des des monstres du diable et Cheateeks craignait de croiser leur regard d'avidité, de faim et de férocité. Puis le jeune homme se reconcentra sur les combattants: les deux chiens semblaient des frères ennemis, de force égale. Soudain le chien brun fut fragilisé et faillit tomber à terre. Les bêtes affamées se rapprochèrent. L'indien comprit qu'après ce combat, il n'y aura qu'un des deux qui poursuivrait son chemin dans cette forêt de glace. Il détourna le regard de peur de voir l'être couleur chêne abattu mais celui-ci s'était rattrapé avant de tomber. La lutte continuait. Le chien sombre et ensanglanté semblait bien mal en point mais une lueur dans ses yeux de bête, une lueur de ruse montrait qu'il ne s'avouait pas vaincu. Soudainement, il se plaqua au sol et réussit à briser la patte du chien d'un coup de crocs inexorable. Jamais l'Indien n'aurait pensé qu'une bête pouvait être capable d'un tel discernement. Le chien brun ne s'arrêta pas là, il réitéra son exploit et fit pour l'autre patte, ce qu'il avait fait à la première. Le chien blanc ne parvenait plus à rester debout. Le cercle se rapprocha, le temps se figea, aucune feuille ne tremblait, aucun flocon n'osait tomber et le souffle des bêtes sauvages ne bougea pas. L'homme vit tomber le chien de neige, qui semblait tomber dans un vide sans fin tandis que le cercle des chiens affamés se referma sur le condamné. La neige se remit à tomber sur les blessures des chiens, au milieu de cette forêt. Maintenant le jeune indien ne vit pas un pelage blanc mais un pelage rouge, rouge sang, rouge de la défaite.
Jeanne B., 5ème Eluard
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