Compte-rendu du spectacle "Hold on"
Le Jeudi 7 Février, les 4èmes Alberti et Braque se sont rendus au théâtre du Centre culturel Jean Vilar pour voir un spectacle en lien avec leurs lectures sur la critique des conditions de travail chez Zola et Hugo. Ce spectacle leur a permis également de s'interroger sur les jeux de scène: gestuelle, son et lumières.
Après avoir pris étudié quelques documents en lien avec la pièce (article du Monde sur les pratiques de France Télécom, témoignage d'une téléopératrice, les chiffres de la souffrance au travail), chaque élève s'est mis dans la peau d'un critique de théâtre pour rendre son compte-rendu de la pièce.
Présentation de la pièce par la compagnie:
HOLD ON se passe sur une plateforme téléphonique. Les employés sont observés, écoutés et notés. Ils doivent suivre le script à la lettre, se battre pour la prime et même tricher pour être bien vus. Qu'ils soient managers, téléopérateurs ou directeurs, tous sont pris en tenaille par l'absurdité des nouvelles organisations du travail. Y a-t-il une réelle différence entre le prolétariat d'antan et ce nouveau prolétariat soumis à des cadences infernales ? HOLD ON montre avec cruauté les conditions de travail qui se durcissent, un système managérial qui infantilise les salariés et interroge de manière grinçante notre terrible besoin de reconnaissance.

Bonjour mes chers auditeurs. Aujourd'hui, je vous présente le spectacle « Hold on » qui se donne actuellement au théâtre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne dans une mise en scène d'Anne Astolfe.
Sur scène : uniquement trois acteurs qui endossent plusieurs rôles dans une société qui emploie des téléopérateurs pour prendre des rendez-vous de mutuelle santé. Le décor était simple : trois bureaux et trois chaises.
Passons maintenant au vif du sujet : les conditions de travail présentées. Et bien, mesdames, messieurs, je suis outré de ce que j'y ai vu : compression des effectifs, compétition entre salariés, aucune liberté dans l'entretien téléphonique avec le client, la pression des « supercoach », les « open space » impersonnels... Je trouve cela inadmissible de faire subir un tel traitement à des êtres humains. Et ce que j'ai le moins supporté est de constater que les employeurs géraient leurs salariés comme des enfants.
Ceci étant dit, la pièce a le mérite de dénoncer ces faits avec humour.
Alexis F., 4ème Alberti
Il y a quelques jours, plus précisément le Jeudi 7 Février, je me suis rendu au théâtre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne pour voir le spectacle « Hold on ». Ce spectacle traite des difficultés du métier de téléopérateur. Les bureaux étaient très serrés : lorsque les téléopérateurs étaient en ligne avec un client, ils devaient hausser la voix pour se faire entendre. Dans ces conditions, difficile de se concentrer. De plus, les téléopérateurs répétaient tous le même texte et s'appelaient tous Dominique : ce qui prouve que leur patron ne porte aucune attention à leur identité. La pièce montre d'ailleurs un challenge stupide instauré par leur patron: à chaque appel aboutissant à un rendez-vous, les employés avaient le droit de mettre une boule sur un sapin et l'employé qui l'avait le plus décoré avait le droit de le mettre sur son bureau.
Personnellement, j'ai bien aimé la pièce : elle m'a appris de nombreuses choses sur le travail de téléopérateur, ses difficultés et ses humiliations. Cette pièce était d'ailleurs comique et j'ai beaucoup ri : je vous conseille d'aller la voir.
Damien P., 4ème Alberti

Jeudi 7 Février, je suis allé voir une pièce de théâtre intitulée « Hold on ». Très peu de décor : trois bureaux pour les trois acteurs, le reste était plongé dans le noir, libre à l'imagination ou pour créer une atmosphère lugubre.
La pièce est jouée de façon à faire rire le public mais aussi pour lui faire prendre conscience des difficultés et des incidents provoqués par le travail. Cette pièce veut nous montrer les pressions et les humiliations que subissent les employés.
Cette pièce cherche à nous montrer l'envers du décor : les souffrances engendrées par le travail : maux de dos, dépression, alcoolisme, suicide... J'ai donc trouvé cette pièce très concluante : elle ouvre les yeux sur ce qu'est le travail de téléopérateur.
Gaspard O., 4ème Braque
La compagnie « Le Laabo » a créé le spectacle « Hold on » qui présente le travail de téléopérateur. Comme nous avons pu le voir, ce travail rend fous les employés car ils doivent répéter ces centaines de fois les mêmes phrases. Ils sont en plus tout le temps sous pression car ils sont toujours sous la surveillance d'un supérieur. Enfin, ils peuvent connaître des troubles musculo-squelettiques suite à leurs mouvements répétés.
Parlons maintenant de la mise en scène : Anne Astolfe a choisi un décor simple de trois bureaux, éclairés quand il faut les mettre en valeur. Elle fait parler et bouger les acteurs de manière synchronisée afin de montrer le caractère automatique de leurs actes, ils sont comme des robots.
L'humiliation des employés est traitée quand par exemple l'une des salariés s'est retrouvée en sous-vêtements juste pour garder le sapin qu'elle venait de remporter et qui prouvait aux yeux de sa hiérarchie qu'elle est la meilleure téléopératrice de l'équipe.
On voit que les salariés tombent dans la dépression et sombrent dans l'alcool.
J'ai aimé cette pièce car elle est originale et traite d'un sujet d'actualité. Parfois cependant certaines scènes étaient un peu trop répétitives mais je suppose que c'était pour mieux insister sur cet aspect du travail.
David C., 4ème Braque
Le spectacle « Hold on », inspiré de faits réels, critique les abominables et mauvaises conditions dans lesquelles travaillent les employés de « MCRA France ». La pièce critique la pression des supérieurs sur les employés mais aussi l'humiliation infantilisante infligée à ces derniers.
La mise en scène d'Anne Astolfe était très caractérisée : des jeux de lumière étaient mis en place et pour introduire les personnages, changer de scène ou encore mettre en valeur un objet. Pour insister sur la ressemblance avec des automates, les acteurs jouant les téléopérateurs répétaient une gestuelle synchronisée.
Cette pièce avait en plus l'avantage de comporter des passages comiques qui pouvaient faire rire le public mais aussi lui faire oublier quelques instants les mauvaises conditions de travail des employés. J'ai apprécié cette pièce qui était comique et assez réaliste.
Vincent H., 4ème Braque
Le Jeudi 7 Février 2013, la pièce de théâtre « Hold on » , créée par la compagnie LE LAABO, a été jouée au théâtre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne.
Cette pièce présente les conditions de travail sur une plateforme téléphonique de la société « MCRA France ».
Dès les premières minutes du spectacle, on observe que les téléopérateurs répètent sans arrêt un même texte texte à la virgule près, ce qui installe très vite de la pression et de la confusion.
Un passage clef est celui de l'entretien à cause des « minutes » : ce passage nous montre l'exigence et la pression qu'instaurent les supérieurs sur les salariés, à savoir qu'il ne faut pas perdre une minute d'appel.
L'humiliation est aussi représentée dans l'épisode du « challenge du sapin » qui permet au téléopérateur qui passe le plus d'appels de pouvoir décorer un sapin puis de l'emporter. Ce challenge infantilise et donc humilie les salariés.
En conséquence, les dépressions et autres maladies du travail se manifestent, affaiblissent et démotivent les salariés.
Pour finir, quelques mots sur la mise en scène d'Anne Astolfe que j'ai trouvée judicieuse : elle nous permet de nous immerger dans les bureaux, le jeu des sons rend bien la sensation de bruit et de vacarme qu'on peut imaginer dans des « open spaces ».
J'ai donc apprécié cette pièce car elle est immersive, elle permet de nous rendre compte des difficultés de ce travail et des conséquences d'une pression importante. Des touches comiques ont réussi à rendre cette pièce drôle.
Raphaël D., 4ème Braque
Avis express
Pour la mise en scène Anne Astolfe a beaucoup joué sur les musiques et la lumière afin de souligner les émotions des personnages. Elle a aussi soigné les gestes des personnages pour montrer à quel point ils se comportent en automates.
Djibril S., 4ème Alberti
Le choix de la mise en scène avec la position des bureaux très serrés montre le manque de place. La musique forte et angoissante accentue le stress. Et quand tous les téléopérateurs parlent en même temps pour répéter la même chose cela donnait mal à la tête.
Oïhan I., 4ème Alberti
J'ai tiré comme conclusion de cette pièce que le métier de téléopérateur n'est pas seulement le fait de s'asseoir et de répondre au téléphone : ce métier est organisé de telle manière qu'il peut entraîner des maladies spéciales ou même amener au suicide.
Pacifica MB., 4ème Braque
Le travail de téléopérateur est un travail très stressant, ce n'est pas un travail libre. J'ai beaucoup aimé ce spectacle que j'ai trouvé très comique mais en même temps désespérant.
Nawel M., 4ème Alberti
Ce travail peut vous causer de très lourdes conséquences : à force de toujours répéter la même chose, les téléopérateurs perdent la mémoire. La pression est telle qu'elle peut provoquer un AVC...
Nolwenn C., 4ème Alberti
Pour finir, la souffrance morale: il y a par an 1000 tentatives de suicide sur les lieux de travail ! Dans la pièce, l'un des personnages buvait de l'alcool à son bureau ce qui démontre bien qu'elle est à bout de nerfs à cause de son travail.
Assif B., 4ème Braque
