Le désespoir de Capulet: écriture d'un monologue tragique

En travail d'écriture, ils devaient rédiger un monologue dans lequel le père de Juliette se repent d'avoir poussé sa fille à trouver une solution extrême pour échapper au mariage avec Pâris.
Le désespoir de Capulet devait se traduire par des exclamations, des interrogations négatives et des figures de style variées (hyperboles, oxymores, antithèses et métaphores).
Le vocabulaire soutenu était de rigueur.
CAPULET: Ô, ma douce Juliette, ma tendre enfant. N'aurais-je pas pu résister à mon orgueil fatal qui vous a coûté la vie? Que mon âme soit emportée! Pourquoi n'ai-je pas été plus clément? Dix mille siècles de repentir ne suffiraient à absoudre ce pêché... Que ce jour funeste reste à jamais gravé en ma mémoire! Le jour où ma tendre enfant fut emportée par le vent! Vous, si belle et fragile créature, avez rejoint trop prématurément vous aïeux! J'ai envoyé ma fille au tombeau! Que la mélancolie disloque mon âme!
Ô,être subtil et froid, viens! Emporte-moi! Ma propre Fille! Ma chair, mon sang! Envolée! Emporté par les flots du désespoir, je veux me noyer dans les méandres de ma tristesse...
Ô ma douce, repose en paix!
Pénélope S., 4ème Escher
CAPULET: Ô Dieu, pourquoi ? Ma fille est morte et pourquoi? A cause de moi ! A cause de mon fatal et méprisable orgueil! Comment ai-je pu être aussi aveugle? Ô temps! Retourne quelques jours en arrière pour que je ne l'oblige plus à ce funeste mariage qui a causé sa mort! Je suis un épouvantable démon, une vipère, un monstre tout droit sorti des flammes hideuses de l'enfer! Meurtrier de ma propre chair! J 'ai trempé les mains dans mon propre sang! Mon bijou, mon trésor, ma fleur disparue à jamais de ce monde! Dieu, pourquoi avez-vous fait de moi l'instrument de mort de ma propre fille! C'est moi qui aurait dû être banni de cette ville et non Roméo! Je veux mourir.
Loïc F., 4ème Braque
CAPULET: Ô, que la rage divine s'abatte sur moi, car j'ai poussé ma fille Juliette à la mort! Que je me fasse trancher la tête pour l'avoir poussée à cette extrémité! Pourquoi la nourrice ne m'a-t-elle point révélé que Juliette était déjà mariée?
Ô ma Juliette, vous avez rejoint nos ancêtres! Que ma langue se couvre d'ampoules pour avoir poussé le sang de mon sang à se marier avec le Comte Pâris! Que le diable m'emporte! Pourquoi l'ai-je menacée de la chasser de ma demeure? Que la foudre fracasse ma tête en deux!
Ma fleur de lys a rejoint Tybalt: malheur sur moi!
Rayane H., 4ème Braque
CAPULET: Non! Ma fleur de lys! Tu n'es désormais plus qu'une viande pour les vers! Que le diable m'emporte avec lui!
Ô, malheur et damnation! Arrière joie! Dorénavant, ni bonheur, ni joie, ni paix ne seront dans mon cœur. Il n'y aura plus que des serpents voleurs d'âmes.
Jamais rubis n'avait égalé sa beauté. Elle était mon soleil des dunes, ma perle abyssale, mon diamant taillé par l'amour. Je suis maintenant un homme déshérité par la vie, par l'amour, mais la haine, la tristesse et le désarroi m'ont recruté pour être leur nouveau sbire inconstant. Que la terre se fissure sous mes pieds, qu'elle se referme sur mon corps traître et que mon âme soit sur-le-champ expédiée chez Lucifer!
Ma fleur, je vous reverrais bientôt, car je mourrai certainement de honte.
Juliette M., 4ème Braque
CAPULET: Pourquoi ? Pour quelle raison a-t-il fallu que par ma faute, Juliette, le soleil de ma vie se donne la mort ? Que Satan m'emporte dans les flammes de l'enfer ! Je ne mérite pas de vivre ! Comment ma tendresse paternelle n'a-telle pas mieux compris la chair de ma chair, le sang de mon sang ? Je ne suis qu'un monstre, bourreau de mon propre enfant !
Pourquoi a-t-il fallu qu'elle n'ait pas eu un père digne d'elle ? N'avais-je donc aucun sentiment, aucune pitié, aucun amour envers Juliette ? Satan ! Pourquoi ne m'emportes-tu pas ? Il ne me reste donc plus qu'à mettre fin à mon intolérable existence. Adieu monde de souffrance !
Mike D., 4ème Braque
CAPULET: Ô, Désespoir! Que les flammes de l'enfer m'emportent! Si seulement je n'avais pas contraint ma douce Juliette à épouser le comte Paris, elle serait encore à mes côtés. Ah! Que la foudre s'abatte sur ma tête! Ma fille, si vous m'entendez, je suis terriblement navré de mon infâme conduite!
Fragile et noble rose fanée trop rapidement, si seulement je pouvais retourner en arrière pour revoir votre magnifique sourire!
Et vous Roméo, vous digne jouvenceau, si vous ne vous étiez pas tué pour l'amour, je n'aurais pas non plus votre mort sur la conscience.
Mathilde DC, 4ème Braque
CAPULET: Ô, pourquoi, pourquoi mon seul et unique soleil s'est-il éteint, pourquoi l'ai-je obligée à se marier avec le comte Paris? Que la peste me tue, que la honte me dévore, jamais plus je ne reverrai ma rose des champs. Ô dieu, je suis pris dans un tourbillon de désespoir! C'est de ma faute si elle est morte et ceci me transperce jusqu'aux tréfonds du cœur mais cela n'est pas une assez lourde pénitence pour ma faute irrévocable et si affreuse. Quelle infamie! Je suis un meurtrier, j'ai tué ma seule fille, mon plus beau trésor et ma plus grande joie et fierté.
Merwan N., 4ème Escher