Ecrire un combat chevaleresque
Un jour que le noble roi Arthur festoyait avec ses preux compagnons autour de la Table Ronde, un chevalier inconnu demanda audience. Son équipement vermeil brillait de mille éclats, il déclara être surnommé le « Chevalier de Feu » et s'adressa en ces termes au roi:
« Vous êtes un chevalier si peu courtois et si peu loyal envers vos sujets que vous ne méritez pas d'être maître du royaume! ».
Les mots étaient bien perfides et Arthur fut pris d'un très vif courroux:
« Je vous ferai payer de votre mort ces vilenies: préparez-vous au duel! ».
Ils gagnèrent la forêt prochaine pour commencer le combat. Ils lancèrent leur destrier et la lance du roi transperça entièrement le haubert du Chevalier de Feu. Celui-ci, emporté par la violence de l'assaut, chut. Le preux roi mit aussitôt pied à terre et attendit que son adversaire se releva pour le combattre à l'épée. Ils s'assènent de si grands coups que leurs protections se déchiquettent. Heaume, haubert et écu: tout vole en morceaux. Les lames tranchent à présent la chair découverte: Arthur comprend que s'il ne met pas vite un terme au duel, ils périront tous deux de leurs profondes blessures. Il adresse une prière à sa vaillante épée Excalibur et dans un grand coup parvient à atteindre le cou de son adversaire qu'il tranche net.
Arthur réussit à remonter sur son destrier et regagna son château. Son peuple l'acclama, fier de conserver un roi si vaillant et hardi.
Charlotte B., Romane B., Bebeto K. et Sarah T., 5ème Gary
Le roi Arthur avait envoyé ses meilleurs chevaliers pour retrouver le Graal. Parmi eux chevauchaient les plus valeureux de tous: Lancelot et Yvain. Très vite, leurs routes durent se séparer.
Alors qu'il cheminait dans une profonde forêt, Lancelot rencontra Morgane l'enchanteresse qui vouait à Arthur une haine sans merci.
L'enchanteresse s'approcha de lui et lui susurra:
« Si tu m'apportes le Graal, je ferai de toi le plus puissant des rois.
-Jamais je ne t'obéirai, lui rétorqua Lancelot, car tu es pleine de félonie!
Morgane lui sourit et répondit d'une voix doucereuse:
« Tu as l'air si affaibli... » et elle fit apparaître une coupe de vin.
Lancelot hésita car il avait grand soif. Morgane reprit:
« Tu as tellement chevauché, une gorgée ne te fera pas de mal... ».
Elle lui tendit la coupe avec une telle persuasion que Lancelot la but. Aussitôt il lâcha la coupe et s'appuya sur un tronc d'arbre car la tête lui tournait: il était ensorcelé.
Morgane lui ordonna: « Trouve le Graal et apporte-le moi au plus vite! »
Lancelot reprit sa course et au bout de plusieurs jours, il tomba sur Messire Yvain qui rapportait le Graal. Lancelot s'interposa pour l'empêcher d'accomplir sa mission:
« Monseigneur Yvain vous n'irez nulle part sans m'avoir d'abord remis le précieux Graal! », lui lança Lancelot.
Yvain tenta de raisonner son compagnon d'armes mais il comprit très vite que Lancelot était victime d'un mauvais sort. Il se résolut donc à le combattre.
Ils s'affrontèrent d'abord à la lance: Yvain chargea si fort et donna un si grand coup que Lancelot chut de son destrier. Yvain mit alors pied à terre et les deux chevaliers tirèrent leur épée. Ils s'assènent des coups avec une telle force qu'ils tranchent à la fois leur heaume et leur haubert. Des flots de sang coulent de leurs bras sans qu'aucun des deux ne cède un pouce de terrain. Dans un ultime sursaut de vaillance, Yvain réussit avec adresse à atteindre la nuque de Lancelot et l'assomme. Aussitôt, il se précipite vers son compagnon pour vérifier s'il vit encore. Rassuré, Messire Yvain chargea le corps inanimé de son valeureux ami et l'emmena à Merlin qui le soigna.
Une fois guéri, Lancelot décida de retourner auprès de Morgane afin de mettre fin à ses perfides actions. Il eut recours à Merlin pour prendre l'apparence de Mordred, le fils sacrilège de Morgane. Il put ainsi s'approcher d'elle et libérer le royaume de cette redoutable enchanteresse.
Sirine F., Myriam H., Oscar G. et Maele G., 5ème Balzac

Le roi Arthur ayant péri dans le duel qui l'avait opposé à son fils Mordred, la reine Guenièvre dut chercher un nouveau roi afin de faire perdurer la Table Ronde.
Elle organisa un tournoi avec les chevaliers de la Table Ronde qui avaient survécu à la terrible bataille: ils étaient parmi les plus valeureux, vaillants, courtois et honnêtes hommes que la terre eut jamais portés. Il s'avéra que Keu et Calogrenant remportèrent tous les défis, il ne leur restait plus qu'à s'affronter en duel.
Lorsque midi sonna, les deux chevaliers s'équipèrent de leur armure et montèrent sur leur destrier.
« Je ne te laisserai pas devenir roi à ma place: j'ai grandi avec Arthur et je suis le plus digne pour lui succéder, lui lança Keu.
-Ta présomption te perdra Keu et une telle attitude ne sied pas à un prétendant au trône, lui répondit Calogrenant.
-Trêve d'inutiles paroles et commençons le combat!, s'impatienta Keu.
Les deux chevaliers piquèrent des éperons et chargèrent avec grande vitesse en tendant leur lance. Keu reçoit un coup si terrible qu'il tombe de son destrier. Calogrenant descend aussitôt de sa monture pour ne pas profiter de son avantage. Ils dégainent leur épée et s'assaillent sans répit. Les heaumes se bossellent et les écus volent en miettes. Avec un coup donné avec une prodigieuse adresse, Calogrenant parvient à désarmer Keu. Ce dernier dut demander grâce et Calogrenant fut déclaré vainqueur du duel.
La reine Guenièvre annonça haut et fort que Calogrenant était le nouveau roi. Les époux donnèrent un banquet où toute la cour fut invitée.
Ramzi F., James H., Zineddine K. et Gaëtan G., 5ème Balzac