Notre visite dans les jardins de Versailles
Par elevesdemusselburgh - publié le samedi 24 juillet 2010 à 17:06 dans 6ème
Le mardi 22 juin 2010, c'est notre jour de sortie dans les jardins de Versailles.
Nous avons rendez-vous dès 8h au collège Musselburgh pour traverser Paris en RER: il faudra en prendre trois différents !
Nous commençons d'abord par le RER A à la Gare de Champigny jusqu'à «Châtelet les Halles». Ensuite, le RER B pour une station : «Saint-Michel». De là, nous prenons le RER C jusqu'au terminus «Versailles Rive Gauche».

Cela nous a pris plus d'une heure et demie du collège au Château mais nous n'avons pas vu le temps passer! Déjà, nous avons eu la chance d'avoir toujours des places assises et ensuite, M. Moisan et Mme Otsmane nous ont fait jouer au «Quart de singe». Un jeu oral qui, mine de rien, nous a fait travailler l'orthographe et les fractions.
Une fois descendus à Versailles, nous nous dirigeons vers le Château qui apparaît bientôt avec ses grilles dorées. Elles brillent de mille feux au soleil.
Nous entrons dans le Parc. La mise en eau des fontaines n'a pas encore commencé mais partout nous entendons déjà de la musique sortir des bosquets. Ce sont des airs baroques de Lully et de Rameau que nous avons écoutés en cours pour préparer la sortie. D'ailleurs certaines filles de la classe se sont engagées à faire quelques pas de danse devant les fontaines…
Avant de commencer le parcours, nous récupérons des plans du jardin et Mme Otsmane nous fait tracer au stylo l'itinéraire que nous allons suivre pour profiter au maximum du spectacle car la mise en eau ne dure qu'une heure en matinée.
C'est parti ! Nous passons entre les parterres d'eau où les fleuves de France et leurs principaux affluents sont représentés. La Seine est représentée par un dieu et son affluent la Marne, que nous avons enjambée ce matin pour aller à la gare, est une déesse.

Nous voici en haut des marches et nous contemplons toute la perspective du jardin. Le prof de Maths nous rappelle certains principes de symétrie et la prof de Français nous montre le Grand Canal près duquel nous déjeunerons tout à l'heure.

Nous reconnaissons immédiatement le parterre de Latone, dont nous avons longuement parlé en classe en lisant Les Métamorphoses d'Ovide.
L'auteur latin raconte le châtiment que connaîtront les paysans de Lycie pour n'avoir pas fait preuve d'hospitalité envers la déesse. Latone est effectivement une déesse, fille de Titan, dont le dieu des dieux, Jupiter, s'est épris. Elle va tomber enceinte et Junon, la femme légitime de Jupiter, va poursuivre Latone de sa jalousie pour l'empêcher d'accoucher. Latone met quand même au monde deux jumeaux . Ces deux jumeaux deviendont des archers très célèbres puisqu'il s'agit d'Apollon, le dieu de la Lumière et des Arts et Diane, la déesse de la Chasse. Elle devra continuer à fuir la colère de Junon. Elle arrive en Lycie, assoiffée, amaigrie et demande aux paysans qui cueillent des joncs au bord de l'eau de lui permettre de boire. Par méchanceté, les paysans le lui interdisent. La déesse est peinée mais supplie une nouvelle fois, d'autant plus que les petits Apollon et Diane tendent les mains vers eux pour réclamer de l'eau. Les paysans commencent alors à la menacer et à l'injurier. Par pure cruauté, ils entrent dans l'eau et piétinent le fond pour en faire remonter la vase afin de souiller l'eau. La déesse sort de sa réserve et se met en colère devant tant d'acharnement : elle leur souhaite de vivre à jamais au fond de leur étang. Sa volonté s'accomplit : tous les paysans odieux sont métamorphosés… en grenouilles !
La fontaine de Versailles représente cette scène de métamorphose. Mais nous en reparlerons à la fin de la visite car comme la mise en eau n'a pas encore commencé, nous nous dirigeons vers les bosquets du Midi.


Nous arrivons au Bassin de Saturne, représentant l'Hiver, mais nous avons du mal à identifier le dieu dans ce vieillard barbu.





Mme Otsmane nous explique l'histoire représentée par ce bassin. Voici la petite vidéo tournée par M. Moisan. Comme la voix de la prof est inaudible sur la vidéo avec tous les bruissements et les grondements, la bande son originale a été ôtée pour diffuser un extrait d'air baroque. En dessous de la vidéo : les explications.
Nous commençons d'abord par le RER A à la Gare de Champigny jusqu'à «Châtelet les Halles». Ensuite, le RER B pour une station : «Saint-Michel». De là, nous prenons le RER C jusqu'au terminus «Versailles Rive Gauche».

En noir, le tracé de notre parcours.
Appuyez clic droit sur la carte puis "afficher l'image"
pour déchiffrer le nom des stations traversées (24 en tout
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Appuyez clic droit sur la carte puis "afficher l'image"
pour déchiffrer le nom des stations traversées (24 en tout

)Cela nous a pris plus d'une heure et demie du collège au Château mais nous n'avons pas vu le temps passer! Déjà, nous avons eu la chance d'avoir toujours des places assises et ensuite, M. Moisan et Mme Otsmane nous ont fait jouer au «Quart de singe». Un jeu oral qui, mine de rien, nous a fait travailler l'orthographe et les fractions.
Une fois descendus à Versailles, nous nous dirigeons vers le Château qui apparaît bientôt avec ses grilles dorées. Elles brillent de mille feux au soleil.
Le sol est pavé : nous nous sentons transportés dans le temps, il ne manque plus que les chevaux et les carrosses. Nous passons à côté de la statue équestre de Louis XIV, le Roi Soleil. C'est sa jalousie pour le Château de Vaux-le-Vicomte de Fouquet qui a poussé le jeune roi à bâtir son propre château avec des jardins dont la splendeur devait dépasser tout ce qui existait jusqu'alors. Jean de La Fontaine, dont nous avons étudié plusieurs fables, n'a jamais voulu faire partie de la cour du roi car ce dernier avait emprisonné Fouquet qui était son généreux mécène.


Le Roi Soleil veut régner en maître incontesté


Le malheureux Fouquet emprisonné à vie
sous le prétexte d'avoir trop brillé
sous le prétexte d'avoir trop brillé
Nous entrons dans le Parc. La mise en eau des fontaines n'a pas encore commencé mais partout nous entendons déjà de la musique sortir des bosquets. Ce sont des airs baroques de Lully et de Rameau que nous avons écoutés en cours pour préparer la sortie. D'ailleurs certaines filles de la classe se sont engagées à faire quelques pas de danse devant les fontaines…
Avant de commencer le parcours, nous récupérons des plans du jardin et Mme Otsmane nous fait tracer au stylo l'itinéraire que nous allons suivre pour profiter au maximum du spectacle car la mise en eau ne dure qu'une heure en matinée.
C'est parti ! Nous passons entre les parterres d'eau où les fleuves de France et leurs principaux affluents sont représentés. La Seine est représentée par un dieu et son affluent la Marne, que nous avons enjambée ce matin pour aller à la gare, est une déesse.

La Seine


La Marne
Il y a également des statues de nymphes mais nulle trace de Daphné, la nymphe qui a préféré se faire métamorphoser en arbre par son père le dieu fleuve Pénée plutôt que d'aimer le dieu Apollon. C'est Cupidon, le dieu de l'Amour, qui a voulu se venger des moqueries d'Apollon en rendant la nymphe insensible à ses déclarations passionnées.Nous voici en haut des marches et nous contemplons toute la perspective du jardin. Le prof de Maths nous rappelle certains principes de symétrie et la prof de Français nous montre le Grand Canal près duquel nous déjeunerons tout à l'heure.

Nous reconnaissons immédiatement le parterre de Latone, dont nous avons longuement parlé en classe en lisant Les Métamorphoses d'Ovide.
L'auteur latin raconte le châtiment que connaîtront les paysans de Lycie pour n'avoir pas fait preuve d'hospitalité envers la déesse. Latone est effectivement une déesse, fille de Titan, dont le dieu des dieux, Jupiter, s'est épris. Elle va tomber enceinte et Junon, la femme légitime de Jupiter, va poursuivre Latone de sa jalousie pour l'empêcher d'accoucher. Latone met quand même au monde deux jumeaux . Ces deux jumeaux deviendont des archers très célèbres puisqu'il s'agit d'Apollon, le dieu de la Lumière et des Arts et Diane, la déesse de la Chasse. Elle devra continuer à fuir la colère de Junon. Elle arrive en Lycie, assoiffée, amaigrie et demande aux paysans qui cueillent des joncs au bord de l'eau de lui permettre de boire. Par méchanceté, les paysans le lui interdisent. La déesse est peinée mais supplie une nouvelle fois, d'autant plus que les petits Apollon et Diane tendent les mains vers eux pour réclamer de l'eau. Les paysans commencent alors à la menacer et à l'injurier. Par pure cruauté, ils entrent dans l'eau et piétinent le fond pour en faire remonter la vase afin de souiller l'eau. La déesse sort de sa réserve et se met en colère devant tant d'acharnement : elle leur souhaite de vivre à jamais au fond de leur étang. Sa volonté s'accomplit : tous les paysans odieux sont métamorphosés… en grenouilles !
La fontaine de Versailles représente cette scène de métamorphose. Mais nous en reparlerons à la fin de la visite car comme la mise en eau n'a pas encore commencé, nous nous dirigeons vers les bosquets du Midi.

La Fontaine de Latone, au matin, attend sa mise en eau
Première étape : le Bosquet de la « Salle de bal ». Il est onze heures moins une, la mise en eau est imminente mais rien ne se déclenche ! Un gardien nous apprend que pour des raisons d'économie d'eau, certaines fontaines ne sont actionnées que pour une heure et seulement en fin d'après-midi. Tant pis ! Nous arrivons au bassin de Bacchus. Les quatre saisons sont représentées par des dieux dans le jardin et Bacchus, le dieu du Vin, reposant sur ses vignes aux grappes de raisins mûrs, personnifie l'Automne. 
Bacchus
Notre première fontaine actionnée est celle de la Girandole. Nous la trouvons très belle mais Mme Otsmane affirme que nous en découvrirons de bien plus spectaculaires durant la visite.Nous arrivons au Bassin de Saturne, représentant l'Hiver, mais nous avons du mal à identifier le dieu dans ce vieillard barbu.

Saturne
La fontaine de la Colonnade n'étant pas non plus mise en service, nous ne perdons pas de temps et arrivons au bassin d'Apollon. Il est au centre de la perspective du jardin et surplombe le Grand Canal. Nous adorons. Le spectacle est magnifique. Les chevaux de feu d'Apollon jaillissent de l'eau, éclaboussant le bassin par de puissantes gerbes. Des tritons accompagnent le char. Apollon, majestueux, tient d'une main ses rênes lui permettant de maîtriser la puissance du char. La vitesse de sa course est également matérialisée par des jets d'eau dynamiques. La musique baroque qui accompagne le spectacle rend l'ensemble encore plus somptueux.
Apollon est comme un double idéalisé du Roi Soleil,
il est particulièrement mis à l'honneur dans le Parc
il est particulièrement mis à l'honneur dans le Parc

Majestueux, le Dieu de la Lumière et des Arts maîtrise
la fougue de ses coursiers.
Pas comme le malheureux Phaeton, fils du Dieu Soleil,
dont Ovide raconte la fin tragique aux commandes du char...
la fougue de ses coursiers.
Pas comme le malheureux Phaeton, fils du Dieu Soleil,
dont Ovide raconte la fin tragique aux commandes du char...

Six compères aussi fringants que les Chevaux du Soleil

Les Tritons accompagnent la course du Soleil
Mais nous ne sommes pas au bout de nos émotions car nous nous dirigeons vers les bosquets du Nord et atteignons celui de l'Encelade. Tout est à couper le souffle, à commencer par la musique qui nous a beaucoup surpris par ses effrayants grondements. Au centre, un géant écrasé qui crache un impressionnant jet d'eau de plus de vingt mètres. Autour et en contraste, le parfum enchanteur de fleurs roses et de délicates vasques mises en eau elles aussi. Partout, le bruissement infini des jets d'eau. Mme Otsmane nous explique l'histoire représentée par ce bassin. Voici la petite vidéo tournée par M. Moisan. Comme la voix de la prof est inaudible sur la vidéo avec tous les bruissements et les grondements, la bande son originale a été ôtée pour diffuser un extrait d'air baroque. En dessous de la vidéo : les explications.
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