Elèves créateurs

Les fables composées par les 6ème Vivaldi

Par elevesdemusselburgh - publié le vendredi 11 juin 2010 à 18:33 dans 6ème

Le Lionceau et la petite Guenon

Un lionceau découvrit pour la première fois
Une petite guenon qui cassait une noix.
Heureux, il s'avance vers elle
Lui disant : "Que vous êtes belle!
Je suis tombé follement amoureux de vous".
La petite guenon répliqua: "Vous n'êtes pas si mal,
Mais je ne donne pas mon cœur à n'importe quel animal,
Nous pourrions nous promener pour nous connaître?"
Le lionceau emboîte le pas à la légère créature,
Secrètement flattée par cette aventure.
A quelques pas de là, la guenon avisa un baobab
Et avec une grâce toute naturelle y grimpa.
Le prince de la savane pensa:
"Je vais à mon tour grimper à l'arbre
Pour pouvoir prouver mes sentiments"
Il grimpa aussi vite qu'il tomba,
Et sous l'arbre s'écrasa
Car il n'avait rien d'un agile chat.

Amour, Amour,quand tu nous tiens,
On peut bien dire: "Adieu prudence!"


Melek D.


Le Renard et le Cerf

U
n renard que tout le monde connaissait et détestait

Passait sa vie en duperies.
Un jour, il croisa le somptueux cerf
Qui régnait sur la forêt.
L'envie de lui jouer un mauvais tour
S'empara de son esprit, il dit:
-"Oh,Cerf! Vous le maître spirituel de cette forêt !
Ne voudriez-vous donc pas
Me faire l'honneur de dîner chez moi?"
-Soit, j'accepte de me joindre à toi."
Malheureusement pour lui,
Le royal cervidé ne s'attendait pas
Au moindre manque de courtoisie.

Le renard l'attendait à la porte de son terrier
Mais le cerf aux longs bois ne pouvait y entrer.
Il dut se contenter
De humer les plats confectionnés.
Pour se venger, il se mit en devoir
De bloquer l'entrée du terrier.
Quelques coups de ses bois bien entraînés
Suffirent à ébranler la butte de terre
Qui boucha désormais l'entrée.
     Le renard absorba toute la poussière:
Peu s'en faut pour qu'il ne succombe
A une quinte de toux mortelle.
Le cerf lui susurra:
-"Sachez, mon cher ami, que c'est double plaisir
De tromper le trompeur !"

Houzaïfa N.


Le Lapin et l'Aigle

U
n lapin paisiblement
buvait
Dans une onde de grande pureté.

Un aigle le vit et vola vers lui
Pour le happer.

Le lapin, agile, esquiva les serres cruelles :
-"N'avez-vous pas honte de vous attaquer à plus petit que vous?,
Dit la victime à l'oiseau féroce qui ne lui plaisait guère.
-Je pourrais m'attaquer aux hiboux,
Fit le prédateur de grande envergure
Mais je vous ai vu,
Et votre taille menue
Sied mieux à la capture".
Ceci dit, il s'apprêta
A répéter son assassinat.
C'est alors qu'un ours s'interposa:
-Tu aurais très bien pu manger des fruits
Mais en voulant manger cet animal-ci,
Tu t'attaques à plus petit que toi.
Ceci m'est insupportable:
Attaque-moi ou à jamais tu ne boiras
Que du sirop d'érable!"
L'aigle, pris de panique
S'enfuit loin d'ici, sans la moindre réplique.
Le lapin renchérit:
-"Je ne veux plus te voir ici
Ou tu auras à faire à mon ami!
Il ne sert à rien de s'attaquer
A quelqu'un de moins féroce
Car l'union fait la force!"

Kenyon A-K 

L'Ours et les Abeilles
 
Un jour, un ours trouva une ruche d'abeilles
Emplie de miel.
Il s'avança doucement pour voir
Si ces petits insectes étaient chez eux.
Il n'en perçut pas la moindre odeur
Et s'approcha de plus près:
Il goûta le miel, le trouva succulent
Et sans aucune façon, commença à l'engloutir.
C'est alors qu'une abeille de l'essaim arriva.
Elle appela ses consœurs pour leur montrer le voleur.
Elles mirent au point une stratégie de combat
Mais l'une d'elle s'interposa,
Les priant de ne pas attaquer mais de l'écouter:
"Vous savez bien mes chères sœurs
Que notre dard procure de la douleur
Mais que l'abeille qui pique en meurt."
Les abeilles avaient complètement oublié cela
Et ne voulaient pas connaître un tel trépas.
La sage conseillère reprit:
"Ce fieffé gourmand s'est bien régalé aujourd'hui
Mais quand il reviendra perpétrer son forfait
Nous serons prêtes à le lui faire regretter."
A quelques temps de là, l'ours revint:
Il avait sans cesse pensé au succulent parfum
Que le miel des ouvrières
Avait gravé dans sa bouche.
Il se sert dans la ruche et enfourne le miel frais
Par de grandes bouchées.
Mais très vite un vertige le saisit
Et il s'évanouit:
Les industrieuses abeilles
Avaient concocté un mélange de fleurs mortelles.
C'est double plaisir de tromper le trompeur.
 
Juliette M.
 


L'Ours et les Abeilles

Publié le mercredi 29 septembre 2010 à 08:32 par Visiteur non enregistré
cete fable est vraiment bien.

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Que le plaisir d'écrire perdure.
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