Expression libre: le dilemme des bergers
Moi, si j'étais une éleveuse de moutons et qu'un loup venait à manger l'un de mes moutons, je ne le tuerais pas.
Premièrement, parce que les loups sont en voie de disparition.
Deuxièmement, parce que cela ne serait pas grave de perdre un mouton: il m'en restera tellement d'autres!
Enfin, je comprends le loup qui s'attaque à un mouton: il a faim. Je ne laisserai jamais mourir un animal à cause de la faim, c'est comme si je ne voulais pas nourrir un chat et que je le laissais mourir de faim.
En bref, je trouverai très cruel de tuer un animal qui cherche juste à se nourrir. Je sais en effet que le loup n'est pas mon ennemi, qu'il ne me fera aucun mal: il veut juste mon mouton.
Mais, au cas où ce loup reviendrait régulièrement, je prendrais un fusil anesthésiant pour l'endormir. Ensuite, je l'emporterais très loin pour qu'il ne retrouve pas le chemin de la bergerie et laisse mes moutons tranquilles.
Ce qui est sûr, c'est que je ne le tuerais jamais.
Ariane B., 6ème Mozart
Un beau jour, alors que j'allais emmener mes moutons dans les montagnes, je vis qu'il m'en manquait un. Tout de suite, je sus que c'était un loup qui l'avait dévoré. Je me rendis dans les bois pour trouver le loup responsable et j'aperçus du sang. Je continuai à avancer quand tout à coup, je me trouvai face à une meute de loups! Je repartis en courant et en hurlant.
Quand je rentrai chez moi, je vendis immédiatement des moutons pour m'acheter dix chiens robustes comme des bergers allemands.
Un nouvel élevage commença et je continuais à vivre ma vie sans loup revenant se nourrir chez moi.
Merwan N., 6ème Mozart
Je suis éleveur de moutons depuis des années. Un beau matin bien ensoleillé, je me réveille et constate que mon plus beau mouton s'est fait manger par un loup. Le prédateur est encore sur place. Je lui dis:
-Le loup, arrête de te servir dans mon troupeau. Je te propose un marché: soit tu t'en vas sans que je te fasse du mal, soit nous combattons et celui qui gagne aura toute la bergerie.
Le loup me répond:
-Je choisis le duel!
Alors, nous commençons à combattre. A l'aide de ma canne, je lui inflige une belle correction. Le loup s'enfuit et part le dire à toute sa meute.
C'est ainsi que tous les loups ont pris peur et ils ont tous juré:
-Nous ne reviendrons plus jamais!
Prashan R.G, 6ème Mozart
Le lendemain, je trouve non pas un mais deux loups pris au piège. Je les garde près de moi pour les soigner.
Je m'en occupe si bien que peu à peu ils s'habituent à moi et commencent à m'aimer.
Grâce à eux, je n'ai plus aucun problème pour la garde des brebis. Même si ce sont des chiens de garde spéciaux, les brebis les adorent.
Très vite, ils mettent au monde de très beaux louveteaux.
Cela a été plutôt dur de les apprivoiser mais je suis heureuse de mes compagnons.
Stacy C., 6ème Vivaldi
Un matin alors que je m'éveillais, j'entendis les bêlements de l'un de mes moutons. J'en eus assez des loups qui venaient sans cesse pour manger mes moutons. Je décidai de dépenser beaucoup d'argent pour m'acheter un fusil à flèchettes anesthésiantes. Et je partis à la chasse. Après avoir endormi tous les loups, je les transportais dans ma fourgonnette pour les emporter autre part, très loin d'ici.
A mon retour, je me fis féliciter pour mon courage. En effet, je n'étais pas le seul dont les moutons étaient attaqués par la voracité des loups. Le lendemain, on m'offrit une prime qui représentait tout l'argent que les villageois auraient perdu si je n'avais pas agi.
Ces loups, on ne les reverrait plus de sitôt! Ce soir, je dormirai à poings fermés, sans crainte de perdre un mouton.
Loïc F., 6ème Mozart
Un matin comme tous les autres, je partais donner à boire aux moutons quand je m'aperçus qu'il en manquait un. J'entendis ses bêlements lamentables au loin. Je pris un fusil et sortis en courant de la bergerie : un loup emportait mon mouton ! Je pointai mon fusil vers lui et tirai un coup. Je lui touchai la patte : le loup s'arrêta net. Je me penchai vers le mouton mais il était déjà mort. Furieux, je brandis à nouveau mon fusil et appuyai le canon sur la tête du loup dont la patte était brisée. C'est alors que mon voisin arriva :
-Non, non ! Ne le tue pas ! C'est une espèce protégée !
-D'accord, mais il n'a pas intérêt à revenir !
Le loup partit en boitant et jamais plus je ne le revis.
Floryan D., 6ème Vivaldi
Le lendemain matin, un autre mouton avait été dévoré. Le prédateur cette fois s'en était pris à un mouton que je n'aimais pas du tout : un gras qui mangeait trois fois plus que les autres. Tout me portait à croire que je n'avais pas affaire à un unique loup mais à une meute.
Aussitôt, un peu pris de panique, je m'emparai de toutes mes armes : mes billes, mon lance-pierre et mon couteau suisse. Je gagnai la forêt en peu de temps. Les loups ne me faisaient pas peur, j'y allais avec la ferme attention de m'en débarrasser.
Dès lors que je fus entré dans la forêt, je sentis le danger de toutes parts. Mon père m'avait raconté qu'il n'y avait pas que des loups mais aussi des renards et des serpents. Pour moi, le bruit des feuilles était le même que celui d'un serpent à sonnettes. Les arbres étaient immenses, je ne l'avais jamais remarqué auparavant. Je continuai mon chemin et découvris trois louveteaux. Je commençai à les suivre discrètement. Seul l'un des trois se méfia de moi et m'empêcha de progresser : les deux autres regagnaient leur repère. Je saisis le louveteau par les pattes arrière et le traînais jusqu'à chez moi. J'atteignis la maison sans trop de difficultés. J'avais trouvé la solution à mon problème.
Quelques jours plus tard, mon père rentra et me découvrit en train de nourrir le louveteau :
« J'élève ce louveteau pour garder les moutons », lui annonçai-je.
Mon père dit :
« Es-tu sûr qu'il n'en mangera pas au moins ? »
«Mais non, lui répondis-je, il suffit de l'élever correctement».
Muhammad L., 6ème Vivaldi