Elèves créateurs

Parodier un combat chevaleresque (mars 2008)

Par Mme Otsmane - publié le jeudi 16 juillet 2009 à 18:06 dans 5ème
L'étude du Moyen Age s'est close sur la lecture de textes satiriques détournant les valeurs chevaleresques (fabliaux, roman de Renart et extraits de Don Quichotte de Cervantes).
Lors de l'évaluation de fin de séquence, les élèves ont eu à produire un court texte dégradant un combat entre chevaliers. Ils devaient réinvestir les procédés d'exagération étudiés en classe (hyperboles, gradations, antiphrases...) et utiliser du présent de narration.
 
 

Lancebot, un énormissime géant de très grande force, était amoureux de la reine Gueniaise. Cependant, celle-ci avait été enlevée par Mélégnant, un nain à la force d'une fourmi, grâce à une ruse.

Les voici face à face pour le duel : Lancebot était armé d'une massue en bronze et Mélégnant disposait d'un caillou tranchant. Ils se regardaient fixement dans les yeux lorsque Lancebot lui adresse un clin d'œil.

A cette provocation, Mélégnant se précipite sur son adversaire et arrive à la hauteur de son doigt de pied. Il plante son caillou dans l'orteil. Lancebot hurle de douleur et manque d'écraser Mélégnant. Ce dernier profite de cet effet de surprise pour grimper sur Lancebot.

Mélégnant parcourait tellement vite le corps du géant que celui-ci, chatouillé, n'en pouvait plus de rire. Quand Lancebot se rendit compte que c'était ce traître de Mélégnant qui le chatouillait ainsi, il le saisit du bout des doigts et le projeta au sol, fou de colère.

Le nain se releva et se retira en courant : il venait de comprendre qu'il n'était décidément pas de taille à affronter Lancebot. Le héros rejoignit sa reine et la reconduisit à pas de géant auprès du roi Arphur.

Alicia A.

 

De bon matin, avant que ne sonnât prime, on les avait conduits tous deux au milieu de la cour, bien armés, montés sur deux chameaux bardés de fer. Méléagant était d'une maigreur extrême, tout petit et très bigleux. Piquant des deux éperons, Méléagant fonça sur Lancelot mais ce fut droit dans le mur qu'il entra. Sous le choc, le chameau fut assommé.

Méléagant descend alors de son chameau non sans quelques difficultés et accourt sur Lancelot, tête baissée. Celui-ci l'esquive sans peine et lance son chameau sur son adversaire. Méléagant est de nouveau renversé au sol, piétiné par la bête.

Avec une loyauté qui fait honneur à la caste des chevaliers, Lancelot met pied à terre, se précipite sur son adversaire, lui griffe le visage, mord ses doigts et le fouette avec sa petite baguette. Enfin, pour faire payer à Méléagant tout le mal qu'il a fait, Lancelot s'apprête pour l'acte extrême : il enlève promptement une botte de Méléagant et se met à lui chatouiller le pied.

Méléagant expira sans avoir eu le temps de crier grâce. Le bien avait une nouvelle fois triomphé.

Thierry de R.


Lancelot arriva sur la place du duel et aperçut un petit être qui semblait l'attendre. Il éclata de rire à l'idée d'avoir ce nain pour adversaire mais Kanor, car tel était son nom, ne désarma pas. Il était vêtu d'une armure taillée dans une peau de vache.

Lancelot s'avance. Kanor, pris d'une rage sanguinaire, monte sur son âne et dégaine sa pelle, haute de cinq centimètres. Il trotte de toute sa force vers Lancelot mais le rate et se cogne contre un arbre. Sa monture et lui restent au sol, assommés.

Avec une élégance chevaleresque, Lancelot descend de son cheval et embroche le nain d'un coup d'épée. Il emporte son trophée jusqu'au château de sa reine :

" Reine, duchesse de beauté, je vous apporte la preuve que ce mécréant de Kanor est mort ! ".

Amine O.


Lancelourde aperçut la reine Guenechèvre dans le donjon. Méléagalant barrait l'accès à la tour pour la retenir prisonnière. Le duel était inévitable.

Les deux chevaliers montent sur leur âne et les lancent l'un vers l'autre. Lancelourde pointe une lance énorme et solide lance tandis que Méléagalant brandit une brindille. Le choc violent projette Méléagalant à terre alors que Lancelourde tient toujours sur son âne. Il piétine sans hésiter son adversaire. Il descend alors de sa noble monture pour aller délivrer Guenechèvre mais en passant près de Méléagalant, il constate que son rival est toujours vivant. Il sort son épée et se jette sur lui. Le blessé implore sa pitié mais rien n'y fait : Lancelourde casse son bras droit, coupe son pied gauche et lui transperce le cœur.

Extrêmement essouflé, Lancelourde s'appuie contre son fidèle destrier puis s'en va récupérer la reine de ses pensées, l'inestimable Guenechèvre.

Amaury F.

Commentaire sans titre

Publié le mercredi 14 octobre 2015 à 17:19 par Visiteur non enregistré
c vraiment parfait

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Que le plaisir d'écrire perdure.
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