Ecrire l'ouverture d'un roman policier (novembre 2007)
Par Mme Otsmane - publié le jeudi 16 juillet 2009 à 18:23 dans 5ème
Nous avons commencé à travailler sur le Moyen Age avec une séquence portant sur l'étude d'un roman de Jacqueline Mirande: Double meurtre à l'abbaye. Les élèves se sont familiarisés avec le système féodal, les locutions de l'époque et ont observé la progression narrative dans un roman à énigme.
Ils ont alors à leur tour rédigé un incipit de leur cru, avec les personnages de leur choix en essayant de faire revivre la société de l'époque.
Ils ont alors à leur tour rédigé un incipit de leur cru, avec les personnages de leur choix en essayant de faire revivre la société de l'époque.

Ecrire l'ouverture d'un roman policier
L'abbaye de la mort
Frère Jérôme entra dans l'abbaye de Cluny. Il portait une aube de couleur rouge et ses pieds étaient chaussés de sandales noires. La capuche de son aube lui masquait presqu'entièrement le visage, ce qui lui donnait un air mystérieux.
Il s'approcha de l'office pour prier. Lorsqu'il eut fini sa prière, il se rendit dans le dortoir pour se coucher. Le dortoir était vide mais un étrange liquide coulait depuis le plafond. La faible lumière du jour ne lui permettait pas de voir de quoi il s'agissait.
Frère Jérôme monta donc dans la cellule du père abbé Raymond juste au dessus du dortoir. La pièce était éclairée par de nombreuses bougies. Le père abbé gisait dans un coin, inerte. Frère Jérôme cria. Il entendit des bruits de pas et Frère Albert, le portier, apparut dans l'encadrement de la porte :
« Que t'arrive-t-il ? » commença-t-il.
Il s'interrompit en voyant le père abbé et courut vers lui. Frère Jérôme le rejoignit près du cadavre. Tous deux découvrirent la dague plantée dans sa poitrine. Le père abbé était bel et bien mort. Frère Albert demanda à Frère Jérôme :
« Comment as-tu découvert le père abbé ?».
Alors Frère Jérôme lui raconta les faits demandés.
Il s'interrompit en voyant le père abbé et courut vers lui. Frère Jérôme le rejoignit près du cadavre. Tous deux découvrirent la dague plantée dans sa poitrine. Le père abbé était bel et bien mort. Frère Albert demanda à Frère Jérôme :
« Comment as-tu découvert le père abbé ?».
Alors Frère Jérôme lui raconta les faits demandés.
« Il a été assassiné, assura Frère Albert. Je pense que quelqu'un devait le maintenir pendant que l'autre le frappait : ce qui veut dire qu'ils étaient au moins deux. De plus, regarde le désordre de la chambre : ils cherchaient quelque chose!».
Frère Jérôme était admiratif devant la perspicacité de Frère Albert. Celui-ci reprit :
« Même si je suis contre les armes, il faut que nous puissions nous défendre car il est probable que les assassins soient des brigands désireux de piller les trésors de l'abbaye!
-Quoiqu'il en soit, fit remarquer frère Jérôme, nous devrions réunir nos frères dès qu'ils rentreront.
Frère Jérôme était admiratif devant la perspicacité de Frère Albert. Celui-ci reprit :
« Même si je suis contre les armes, il faut que nous puissions nous défendre car il est probable que les assassins soient des brigands désireux de piller les trésors de l'abbaye!
-Quoiqu'il en soit, fit remarquer frère Jérôme, nous devrions réunir nos frères dès qu'ils rentreront.
-C'est une très bonne idée », admit Frère Albert.
Ils se dirigèrent tous deux vers la porte et descendirent les escaliers. Frère Jérôme se rendit au dortoir à la recherche de draps pour couvrir le cadavre. Il réfléchissait et trouvait que quelque chose clochait: il avait crié lorsqu'il avait découvert le père abbé Raymond mais pas assez fort pour que le frère portier puisse l'entendre depuis son poste. Alors comment Frère Albert avait-il pu accourir si vite dans la chambre du père abbé ?…
Ils se dirigèrent tous deux vers la porte et descendirent les escaliers. Frère Jérôme se rendit au dortoir à la recherche de draps pour couvrir le cadavre. Il réfléchissait et trouvait que quelque chose clochait: il avait crié lorsqu'il avait découvert le père abbé Raymond mais pas assez fort pour que le frère portier puisse l'entendre depuis son poste. Alors comment Frère Albert avait-il pu accourir si vite dans la chambre du père abbé ?…
Amaury F.
Un pèlerin sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Voilà plusieurs semaines que Hébert avait quitté son village natal pour partir en pèlerinage. A l'approche des Pyrénées, il faisait de plus en plus froid. Hébert grelottait : ses braies ne lui tenaient plus chaud car elles étaient fines et déchirées. Son bonnet en peau de chèvre avait rétréci avec les intempéries. Ses sandales étaient usées par la marche.
Soudain, il entendit un cri et se précipita vers le petit bois d'où semblait provenir l'appel de détresse. Là, il trébucha et manqua tomber sur un piège à loups. Il se releva, empoigna sa dague et prit un sentier qui partait sur la gauche. Il fut pétrifié d'horreur : un cadavre était accroché sur un arbre. Il avait le dos abîmé par des coups et les pieds en sang. Hébert le reconnut cependant : c'était le même pèlerin qui la nuit dernière, à l'hospice, lui avait confié qu'il connaissait la cachette d'un trésor. Il était ivre et avait parlé suffisamment fort pour attirer l'attention d'un groupe de pèlerins au comportement menaçant.
« Peut-être étaient-ils des voleurs déguisés pour détrousser les pèlerins et ayant entendu notre conversation l'avaient-ils torturé ? », songea-t-il.
« Peut-être étaient-ils des voleurs déguisés pour détrousser les pèlerins et ayant entendu notre conversation l'avaient-ils torturé ? », songea-t-il.
Tout à coup, une brindille craqua. Hébert courut se cacher derrière des broussailles. Ce ne fut pas un homme qui traversa le sentier mais un écureuil.
Hébert sortit de sa cachette. Et repartit. Un peu plus loin il rencontra un berger. Il dit :
« Ho, compère ! N'as-tu pas vu des hommes qui sortaient de ce bois ?"
Hébert sortit de sa cachette. Et repartit. Un peu plus loin il rencontra un berger. Il dit :
« Ho, compère ! N'as-tu pas vu des hommes qui sortaient de ce bois ?"
Paul B.
L'énigmatique pèlerin
Du haut de ma fenêtre, je voyais un pèlerin qui traversait le bourg avant de reprendre le chemin jusqu'à Saint Jacques de Compostelle. Son aube claire était illuminée par le soleil frais du matin. Il était chauve, plutôt enrobé, avec de belles joues rouges. Il avait l'air préoccupé. Il allait tourner et disparaître à l'angle quand j'aperçus quelque chose qui brillait sur sa large poitrine. C'était une broche en or avec une coquille de très grande valeur. Je me demandais comment il avait pu acquérir un aussi beau bijou. N'avait-il pas peur d'attirer des brigands sur la route ?
Quelques jours plus tard, alors que j'étais de nouveau à ma fenêtre, je revis le pèlerin que je reconnus tout de suite grâce à sa coquille. Apparemment, je m'étais trompé, il ne faisait pas le pèlerinage ou il y avait renoncé. Son visage était très pâle. Il hurlait qu'il y avait un cadavre sur la place du bourg. J'enfilai mes braies et descendis à toute vitesse. Un attroupement s'était déjà formé sur la place pour voir le cadavre. C'était un homme pendu à l'enseigne de l'apothicaire. Je le reconnus immédiatement avec ses cheveux noirs de jais : c'était Antonin !
Antonin, un homme à qui je tenais beaucoup, une des rares personnes à qui je faisais confiance. Nous étions amis depuis notre jeunesse, un temps heureux, où nous n'étions pas encore concernés par la guerre. Nous nous retrouvions souvent en secret en pleine nuit et les gens, craintifs, nous avaient soupçonnés de sorcellerie. Ils nous menaçaient d'aller au bûcher et nous avions cesser de nous voir.
Antonin, un homme à qui je tenais beaucoup, une des rares personnes à qui je faisais confiance. Nous étions amis depuis notre jeunesse, un temps heureux, où nous n'étions pas encore concernés par la guerre. Nous nous retrouvions souvent en secret en pleine nuit et les gens, craintifs, nous avaient soupçonnés de sorcellerie. Ils nous menaçaient d'aller au bûcher et nous avions cesser de nous voir.
En réalisant que c'était bel et bien Antonin qui avait perdu la vie, un sentiment de tristesse mais aussi un désir de vengeance m'envahirent.
Qui était le coupable ? Je voulais le savoir et je le saurai !
Qui était le coupable ? Je voulais le savoir et je le saurai !
Madolia D.
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