Imaginer un nouvel épisode de Menî et Thouyi
Un matin, Menî naviguait sur sa barque accompagné de Thouyi. Il déclara à Thouyi :
« Maintenant que je suis pharaon, il me faut trouver une pharaonne !
-Tu trouveras des jolies filles au village, répondit Thouyi.
-Non, je préférerai une déesse comme Isis, elle est si belle !
Thouyi, un peu jalouse, répliqua :
« Tu sais les humains n'épousent pas les déesses. En plus, elle est la femme d'Osiris !».
Ils continuèrent à naviguer et virent une petite île. Cette île était inhabituellement bordée de palmiers qui entouraient un palais en or. Menî proposa : « Descendons ! ».
Ils entrèrent dans le palais et dans une magnifique grande salle, ils virent la déesse chatte Bastet qui servait un jus de carottes à Isis la magicienne.
« La voilà ta Isis », murmura Thouyi. Mais Menî s'était déjà rendu auprès de la déesse pour lui raconter ses exploits.
Le soir, Thouyi pleurait. Bastet l'avait remarqué et entra dans la chambre.
« Pourquoi pleures-tu ? », lui demanda-t-elle.
-Je suis amoureuse de Menî mais lui aime Isis…
-Je vais t'aider d'autant plus qu'Osiris, l'époux d'Isis, ne supporte pas que des prétendants cherchent à la séduire… Allez, je m'occupe de toi !».
Elle lui mit du khôl sur les yeux et lui fit enfiler une parure d'or.
« Tu es parfaite ! Maintenant va le voir ! ».
Thouyi se rendit auprès de Menî qui resta bouche bée.
« Que t'arrive-t-il ? lui demanda-t-il
-Je t'aime Menî », répondit simplement Thouyi.
A ce moment, Osiris survint pour conduire sa femme dans un autre palais où personne ne la trouverait.
Menî était un peu triste du départ précipité d'Isis mais il aimait par dessus tout sa chère Thouyi.
Emmeline G, 6C

Illustration d'Emmeline G.

Illustration de Mélanie C., 6B
Menî succéda à son père le roi Antaref et il épousa Thouyi. Celle-ci le poussa à conquérir la Haute-Egypte. Menî lui répondit :
« Mais tu sais que c'est le dieu serpent lui-même qui gouverne cette terre et je n'ai pas assez de troupes pour vaincre un dieu! »
Thouyi lui suggéra en élevant la voix :
« Tu n'as qu'à faire appel à un autre Dieu pour qu'il envoie ses troupes se battre à tes côtés ! »
Le lendemain matin, Menî se rendit au temple de Bastet, la déesse chatte pour lui demander de combattre à ses côtés. Bastet apparut et répondit d'une voix grave :
« Pourquoi désires-tu que je t'aide à combattre Apopis et son armée de serpents ?
-Je veux que vous m'aidiez car je n'ai pas assez de troupes. Je vous consacrerai en échange un nouveau temple, le plus immense de tous !
-C'est d'accord ! »
Le lendemain, la bataille s'engagea entre les troupes d'Apopis et celles de Menî. Bastet dit à Menî :
« Je m'occupe d'Apopis. Je te confie mon armée de félins : mes troupes t'obéiront au doigt et à l'œil ! ».
Menî attaqua le premier et élimina la moitié des troupes d'Apopis. Pendant ce temps, un combat acharné se déroulait entre les deux dieux. Bastet s'était métamorphosée en la déesse lionne Sekhmet. Elle était ainsi bien plus forte qu'Apopis et le déchira en un rien de temps.
C'est ainsi que Menî gagna la guerre et devint le pharaon de l'Egypte. Il éleva un temple magnifique à Bastet et toute l'Egypte la vénéra.
Yoann Ch., 6C

Illustration de Dylan Caf. 6B

Des bruits de fête envahirent la ville de Nekhen, tout le monde était venu pour acclamer le nouveau roi : « Ménès Narmer le Victorieux ». Il déclara à son peuple : « Je me sacrifierai pour la Haute-Egypte ! ».
Quand il rentra au palais, son père Antaref lui dit avec enthousiasme :
« Tu feras un très bon roi, bien meilleur que moi ! »
Menî était heureux que son père lui parla ainsi.
« Merci père », lui dit-il.
La nuit envahit la ville. Perché sur son balcon, Menî contemplait la splendeur de Nekhen. Il pensait à Thouyi, qu'il n'avait toujours pas revue depuis qu'elle l'avait aidé à réaliser ses trois exploits. Peut-être que c'était peine perdue et qu'il ne la reverrait jamais plus. Il rentra dans sa chambre. C'est à ce moment qu'il entendit une petite voix : « Alors rêveur, on admire sa ville ? ». Il avait déjà entendu cette voix, il retourna sur le balcon et vit devant lui Thouyi, plus belle que jamais. Il était étonné et ravi de la revoir. Ils passèrent de longues heures à se rappeler les aventures passées. Au bout d'un moment, Thouyi lui dit :
« Je dois partir.
-Où pourrais-je te trouver ?
-Ne t'inquiète pas, je te trouverais dès que tu feras sonner cette cloche ».
Elle lui remit l'objet magique puis s'éclipsa dans la nuit. Menî rentra se coucher.
Le lendemain, assis sur son trône, il reçut des paysans qui lui donnèrent des nouvelles des récoltes. Il buvait son thé quand Oubiou, le maître de Maison royale, vint lui dire :
« O grand Nesout, le dieu serpent Apopis ravage la Basse-Egypte, vous devriez leur venir en aide pour unir les deux terres ! »
Menî trouva l'idée excellente et décida de faire appel à Thouyi. Il fit sonner la cloche et elle apparut peu après. Menî lui exposa la situation. Thouyi réféchit puis dit :
« Nous devrions nous rendre chez le dieu Osiris car nous ne pourrons jamais vaincre Apopis seuls ».
Menî était d'accord avec son ami. Avant de partir, il appela Oubiou :
« Tu me remplaceras dans mes fonctions de roi. Je me rends en Basse-Egypte ».
Menî et Thouyi partirent pour le désert qui séparait les deux terres.
« Comment va-t-on faire pour invoquer Osiris ? », demanda Menî.
Thouyi ne répondit pas et sortit un roseau dans lequel elle souffla. Un sifflement en sortit et un trou se forma dans le sable. Osiris en sortit :
« Qui ose m'appeler ? tonna-t-il
-Nous ne sommes que de simples humains mais nous avons besoin de ton aide pour vaincre Apopis.
-Apopis est mon ennemi, j'accepte donc de vous aider.
Ils arrivèrent tous les trois en Basse-Egypte. A peine avaient-ils traversé la frontière que des serpents en masse sortirent du Nil et l'eau du fleuve commença à se soulever. Un immense serpent en sortit : Apopis. Osiris tendit son index vers le sol et des morts sortirent de terre pour s'aggriper à Apopis qui commençait à étouffer. Il les balaya avec sa queue et lança un jet de venin sur Osiris qui se protégea avec son bâton de berger. Les morts encerclèrent Apopis de plus belle pour le déchirer sous leurs ongles. Le dieu serpent finit par mourir tant leur nombre était grand.
Osiris tendit son pouce vers le bas et les morts retournèrent dans leur royaume. Puis il dit à Menî et à Thouyi :
« La Basse Egypte est maintenant libérée d'Apopis. A vous maintenant de travailler pour l'unification des Deux Terrres ».
Il les reconduisit jusqu'à la porte de Nekhen puis disparut. Menî et Thouyi rentrèrent victorieux au palais.
Enzo F., 6C
Osiris par Dylan Caf., 6B

Sobek par Alexandre G., 6B
Dans le palais royal, Oubiou cherchait les enfants. Il criait dans les vastes et résonnantes salles du palais :
« Menî, Thouyi ! Le roi veut vous voir ! ».
Au mot « roi », Menî accourut. Il était seul.
« Mais où est Thouyi ?, s'étrangla Oubiou.
-Elle m'a dit qu'elle sortait en ville, répondit Menî.
-Pourquoi l'as-tu laissée sortir ? Le roi veut aussi la voir. File vite la chercher ! ».
Dans la ville, Thouyi courait à perdre haleine. Derrière elle ; des voix se firent entendre : « Attrapez cette voleuse ! Encore cette hirondelle ! Que quelqu'un lui coupe la tête ! ».
Mais Thouyi ignorait les cris, elle courait, grimpait, escaladait… Soudain, en atterrissant sur un toit, elle sentit son pied glisser. Ce fut la chute. Elle sentit des bras l'encercler aussitôt et la traîner sur plusieurs mètres jusque sur une bachole.
« Lâchez-moi ! », cria Thouyi de toutes ses forces.
« Au palais ! », commanda une voix familière à la personne qui dirigeait la barque.
« Menî ! », s'étrangla Thouyi.
« On rentre : le Roi nous attend », sourit Menî.
Le Roi Antaref les informa rapidement :
« La situation est grave : Seth menace de détruire l'Egypte s'il n'est pas nommé Pharaon ! Vous devez le neutraliser !
-Mais comment ? s'écrièrent Menî et Thouyi.
-Vous avez accompli trois exploits avec des dieux aussi redoutables que le dieu crocodile Sobek ou la déesse lionne Sekhmet, prenez tout ce qui vous est nécessaire dans le royaume mais revenez victorieux ! »
Menî et Thouyi traversaient le désert.
« Tu as un plan ? demanda Menî
-Survivons déjà à la traversée du désert, ce sera un exploit, répondit Thouyi
-Géniale, l'organisation ! grimaça Menî
-Chut ! ! ».
Thouyi s'arrêta, elle venait d'entendre une voix qui glapissait. Ils s'approchèrent près d'une dune et découvrirent une forme allongée : un corps d'homme avec une tête de chien noir.
« Anubis ! , s'écrièrent-ils en chœur.
-Aidez-moi, dit-il en haletant, j'ai besoin d'eau.
-Sans eau, il est perdu, cria Thouyi, donnons lui notre gourde ! »
Menî l'aida à boire.
« Merci, dit le dieu, merci énormément !
-Ce n'est rien, mais maintenant nous n'avons plus d'eau ».
Ils marchèrent tous les trois dans le désert. Soudain Menî s'écria :
« Regardez, un puits ! »
Menî et Thouyi rirent de bon cœur et coururent vers l'eau. Anubis les dépassa et se planta devant le puits en grondant.
« N'y touchez pas, cette eau a été empoisonnée ! Je vois au fond du puits un cadavre de chacal ! ».
Les deux enfants devinrent blancs comme des linges.
A SUIVRE
Laurine F., 6C

Illustration de Jasmine L., 6B
