Ecrire une chute différente à celle de la nouvelle en y insérant une scène
Jacques, troublé par la mort de celle qu'il avait aimée, retourna voir Berthe et lui dit d'une voix étouffée :
« Je suis père d'un enfant ».
Berthe, d'abord choquée par ces paroles, répondit :
« Pardon cher ami, je ne vous ai pas très bien entendu… ».
Un lourd silence envahit la pièce. Jacques cria alors ces paroles :
« Vous m'avez très bien entendu ! Je suis père d'un enfant ! »
Il montra l'enfant à Berthe et reprit :
« J'ai promis à sa mère que je le garderai...
-Je ne peux pas l'accepter. Qu'est-ce que les gens vont penser de nous ? répondit Berthe.
-Oui, je sais tout cela, murmura Jacques avec désespoir, mais je ne peux pas choisir entre ma femme et mon fils ! »
C'est alors que Berthe s'adressa à lui d'une voix douce et charmante :
« Je suis mal placée pour vous demander de faire un choix car je vous aime, donc je peux aimer cet enfant ».
Kévin A
Jacques retrouva Berthe et lui montra l'enfant.
« Qui est cet enfant ? demanda Berthe.
Jacques répondit d'une voix honteuse :
« Cet enfant est le fils de mon ancienne maîtresse qui est morte à l'accouchement ».
Berthe alla pleurer sur le lit. Jacques essaya de l'apaiser mais rien n'y fit. Elle le regarda dans les yeux et haussa la voix :
« Vous n'êtes qu'un lâche ! Pourquoi avez-vous fait ceci ? »
Jacques s'exclama :
« C'est mon fils ! Elle m'a demandé de le garder, je ne pouvais pas l'abandonner ! »
Jacques avait un tel accent de vérité et de désespoir que Berthe se calma. Elle réfléchit longuement puis murmura :
« Vous avez raison, nous ne pouvons pas l'abandonner ».
Elle reprit, pleine de conviction et d'entrain :
« Nous allons l'élever. Comme si c'était le nôtre ! »
Berthe prit alors l'enfant dans ses bras et le berça.
Marion P
Jacques retrouva Berthe, il portait l'enfant dans ses bras. Il eut beau essayer de l'attendrir, Berthe n'était pas disposée à accepter l'enfant :
« Je vous aime Jacques mais le fait de garder un enfant qui n'est pas le mien me répugne.
-Je peux vous comprendre, reprit Jacques, mais j'ai fait une promesse et je compte bien la tenir. Si vous m'aimiez vraiment, vous accepteriez cet enfant car c'est une partie de moi.
-Je le sais, mais c'est aussi une partie de votre maîtresse !
Berthe éclata alors en sanglots. Jacques se jeta à ses pieds :
« Ma princesse, ne pleurez pas je vous en prie ! Vous voir comme cela me fend le cœur ! Vous êtes ce qu'il m'est arrivé de mieux dans ma vie. En étant avec vous, je suis comme dans un rêve. Et je ne souhaite pas que ce rêve finisse maintenant, ni même un autre jour ! »
Berthe, touchée par ces paroles, répondit :
« Moi non plus je ne veux pas que ce rêve prenne fin mais accepter cet enfant serait un grand sacrifice. Je le ferai cependant car je vous aime énormément. En retour, vous allez me promettre une chose !
-Oui, laquelle ?
-Vous allez me promettre de ne plus jamais me mentir. Et je veux savoir si vous m'aimez vraiment comme vous le dites.
Jacques sourit en caressant une boucle des cheveux de Berthe:
« Bien sûr que je vous aime ! Et je ne cesserai jamais de le faire, je vous le promets !
-Alors, j'accepte !".
Manon D
Jacques retrouva Berthe pour lui demander si elle était prête à élever cet enfant mais il craignait sa réaction. Enfin, il se lança :
« Voici mon enfant, je dois m'en occuper. J'espère que vous serez compréhensive avec lui : il n'a plus de mère »
Berthe, toute horrifiée, s'écria :
« Je ne pourrai jamais être sa mère car cet enfant n'est pas le mien!»
Jacques fut blessé par la réaction de Berthe, il resta un instant bouche bée puis reprit :
« Ce n'est qu'un nouveau-né, il ne saura jamais que vous n'êtes pas sa mère! »
Berthe répliqua :
« La vérité finira toujours par sortir...». Elle regardait Jacques et l'enfant avec intensité comme si elle cherchait à trouver une réponse au fond d'elle-même puis elle reprit :
« Je ne peux pas être sa mère mais je veux bien devenir sa belle-mère ». Jacques, soulagé par le revirement de sa bien-aimée, la baisa sur la joue et lui tendit l'enfant.
Franck K