Qui sont tes héros et héroïnes du quotidien?
Dans le chapitre "Héros, héroïnes, héroïsmes", les élèves ont mis à profit leurs compétences argumentatives pour mettre en valeur leur héros ou héroïne du quotidien à partir de la réflexion suscitée par des illustrations qui ont circulé durant le confinement.
Témoignage de Juliette I--T en 5ème Balzac
Selon moi, les héros et héroïnes du quotidien sont ceux qui se dévouent corps et âme aux autres. Ils ne sont pas nécessairement médiatisés dans les journaux ou à la télévision mais ils consacrent leur vie à sauver nos vies, les protéger, aider les autres et à adoucir leur vie. Ce sont nos anges gardiens, ils veillent sur notre santé et notre sécurité, ils rendent notre vie plus facile, ils sont à notre écoute et nous viennent en aide au quotidien...
Parmi eux, je souhaiterais parler de mon père qui est facteur, surtout en ces durs moments de pandémie. Je l'entends se lever très tôt, pour commencer parfois à 5h du matin avant de partir en tournée, à vélo par tous les temps, dans le froid glacial de l'hiver comme en pleine canicule, sous un soleil de plomb sous un déluge de pluie ou de grêle. Quelle que soit sa fatigue, il est là, fidèle au poste. Depuis le temps, il connaît toutes les rues par c½ur et les gens. Il s'attache, prend régulièrement des nouvelles d'une petite grand-mère presque centenaire qui va lui offrir un petit café, ou d'un vieux monsieur handicapé pour lequel il rendra de petits services. Il ne compte pas ses heures. Il dépanne les gens perdus dans la rue, poste leur courrier pour eux, leur rapporte une boîte pour expédier un colis ou des timbres et des enveloppes...
Puis le covid a fait son apparition. J'ai commencé à voir de l'inquiétude dans son regard même s'il ne disait rien, même s'il ne se plaignait pas : peur du contact, peur d'attraper la maladie et nous la transmettre, peur d'attraper la maladie et la transmettre à ses clients ou ses « fidèles anciens » comme il les appelle. Au début, j'étais rassurée, il est resté à la maison avec maman et moi quand nous ne pouvions plus aller au collège. Mais cela n'a pas duré longtemps.
Deux jours après, il était de nouveau dehors, sur son vélo...sans masque, sans protection, la boule au ventre pour lui et pour nous. Les jours ont passé, il a continué à prendre des nouvelles des anciens, mais de loin. Les masques ne viennent toujours pas. Il se protège comme il peut en restant à l'écart. L'un de ses collègues tombe malade. On ne sait pas ce qu'il a mais il est à l'hôpital. Papa et ses collègues obtiennent enfin du gel hydroalcoolique, c'est un début. Mais toujours pas de masque. Maman réussit à trouver du tissu et lui en fabrique un. Il continue ses tournées coûte que coûte malgré les bureaux fermés. Il apporte le courrier et les colis dans les foyers, récupère le courrier et les colis à expédier, continue à s'inquiéter des uns et des autres.
Avec l'aide de ses contacts, il devient actif sur les réseaux sociaux pour continuer à dépanner les gens, les renseigner, les guider dans leurs démarches. On apprend finalement que son collègue est atteint du covid, cette maladie si lointaine devient si proche. La peur est vraiment là mais il continue comme si de rien était car les gens ont besoin de leur facteur. Et ils reçoivent enfin deux masques le matin pour faire leur travail de tri et de distribution. Quand la mairie a organisé la répartition des masques, il a participé à leur distribution avec ses collègues, s'inquiétant le soir de savoir qui n'en avait pas encore reçu et s'organisant le lendemain avec sa hiérarchie pour faire des détours et apporter les masques aux « oubliés ».
Il n'attend pas de remerciements, même si je vois un sourire dans ses yeux quand il reçoit des témoignages de gratitude. Il dit qu'il fait son métier, que c'est son rôle, mais moi je le trouve très courageux. Bien sûr il ne se met pas autant en danger que les personnels soignants ou les forces de l'ordre, bien sûr j'aurais pu parler de ma maman qui a disparu derrière son ordinateur depuis deux mois et qui ne compte pas ses heures pour garder le contact avec ses élèves, mais j'ai voulu mettre en avant mon papa qui est mon héros du quotidien.
Témoignage de Kelvin C en 5ème Gary
J'ai décidé de parler du personnel soignant.
Grâce à leur courage et à leur dévouement, ils sont devenus les héros du Covid 19, qui a tué et contaminé beaucoup de personnes.
Ils se sont battus tous les jours , ont travaillé d'arrache pied, sans compter leurs heures et leur grande fatigue.
Ils se sont mobilisés pour nous, ils ont soigné les patients, et ont aussi apporté du soutien et du réconfort aux familles.
Comme les visites étaient interdites , ils ont appelé chaque famille, tous les jours, pour leur donner des nouvelles.
Ils ont également travaillé dans de mauvaises conditions, qui parfois, les mettaient en grand danger, (pas assez de masques, de gants, de sur blouses , de lunettes de protection).
Ce sont des héros, héros qui ont aussi eu peur , peur de contaminer leurs collègues, leurs proches , leurs familles.
Certains ont préféré laisser leurs conjoints et enfants pour ne pas les contaminer.
S'éloigner de leurs familles pendant des mois a été très difficile à vivre.
Des milliers de soignants ont été infectés.
Certains y ont laissé leurs vies, et d'autres ont perdu de nombreux collègues et amis décédés du Covid 19.
« Ils ont sauvé nos vies en risquant la leur »
Merci de leur rendre hommage , tous les soirs , à 20 heures, sur les balcons ou dans les rues en les applaudissent.
Merci de les soutenir dans leurs besoins.
Témoignage de Léonie DG en 5ème Gary
Nous n'avons pas beaucoup parlé des conseillers funéraires et des autres professions qui travaillent auprès d'eux. C'est pour cela que je décide
de parler de leur courage et de leur dévouement.
Mon père est conseiller funéraire. Tous les matins, il se lève tôt pour accomplir ses missions. Il reçoit les familles des personnes décédées du Covid-19, qui ont peut-être eux aussi la maladie. Durant cette période, il a été surchargé sans avoir le temps de prendre une pause-déjeuner. Ma s½ur et moi étions terriblement tristes de le voir autant travailler.
Le soir, il nous racontait sa journée en parlant des thanatopracteurs. Ils maquillent les défunts atteint du coronavirus, afin qu'ils soient magnifiques. Même morts, ils peuvent être contagieux. Les brancardiers avaient très peu de protections. Mon père nous parle aussi des familles qui ne peuvent pas dire au revoir à leurs prochse. Il n'y avait plus aucune place dans les chambres froides, mon père et ses collègues ont dû s'organiser pour que tout se passe le mieux possible.
Que de souffrances et de familles endeuillées.