Rive de la littérature | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une sortie à l'imprimerie
Dans le cadre du programme de Littérature et Société sur le parcours du livre, nous sommes allés visiter une imprimerie. Pour nous qui n'avions jamais eu affaire à ce milieu-ci, ce fut une découverte totale. Les gens qui nous ont accueillis ont été très sympathiques. Ils nous ont expliqué énormément de choses intéressantes (et compliquées ! ) sur le fonctionnement d'une imprimerie et le parcours que doit effectuer par exemple une affiche à l'imprimerie. Voici ce que l'on nous a expliqué à l'imprimerie (enfin ce que l'on a compris). Tout d'abord avant le processus final il faut vérifier ce que l'on va imprimer et peut-être faire des corrections. C'est la maquette. Il y a plusieurs étapes durant la maquette :
Puis c'est au tour des machines de travailler, une première machine, la CTP, va graver sur une plaque ce qui doit être imprimé, c'est une sorte de moule. Ensuite on passe à la presse offset et qui va encrer les feuilles et ensuite imprimer en grand nombre. Des milliers de feuilles sont ainsi imprimées chaque jour. Enfin vient le massicotage et le pliage. Cette petite heure fut une formidable découverte et nous a permis de nous rapprocher un peu plus de la confection de notre livre.
Rencontre avec un éditeur Lors de notre projet sur les aventures du livre, nous avons rencontré l'éditeur Maxence Fabiani des éditions Loubatières ce 15 avril 2011. Il nous a parlé de son métier d'éditeur et de ce en quoi cela consiste.
Maxence Fabiani est éditeur depuis 20 ans et a eu trois maisons d'édition. Son métier consiste à transformer une idée artistique, littéraire, en livre. Il intervient entre l'idée et le lecteur. Il choisit ce qui va devenir un livre ou non. L'éditeur reçoit des manuscrits en grande quantité et l'éditeur doit les lire. Mais il ne peut pas tout lire car il manque de temps. Il sélectionne alors les livres. Il sélectionne en fonction du sujet traité car si un manuscrit ne rentre pas dans la ligne éditoriale, il ne regarde même pas. De plus, il sélectionne en fonction de la qualité du livre. " Un mauvais livre ça se voit " nous dit-il. En effet, il affirme que s'il s'ennuie dès les premières lignes, il ne continuera pas sa lecture. En revanche, s'il lit un paragraphe sans s'ennuyer et s'il trouve cela intéressant, il va le garder de côté et le lire chez lui. C'est donc pour cela que les auteurs soignent énormément leur premier chapitre, pour avoir des chances de réponses lors d'une demande de publication à un éditeur. Les éditions Loubatières n'éditent pas beaucoup de livres. En 2010, ils ont publié entre 25 et 30 livres, alors qu'Hachette en publie 3 000 par ans. Il y a donc plus de refus que d'acceptations. L'éditeur a une relation particulière avec l'auteur qu'il publie. Il doit lui dire ce qui ne va pas, le conseille et négocie des changements. L'éditeur a un regard de lecteur avec le pouvoir de changer certaines choses. Maxence Fabiani travail avec 2 salariés et 1 autre à mi-temps, ils sont 3,5, font le travail de 5 personnes et travaillent 60 ou 70 heures par semaine. Leur ligne éditoriale est difficile à tenir. Ils publient essentiellement des livres sur l'histoire et le patrimoine mais aussi quelques romans. Ils ne sont pas identifiés comme étant des éditeurs de littérature. De plus, les promotions des livres se passent souvent mal, il faut faire parler du livre aux lecteurs et faire de la com' auprès des libraires car ces derniers ont de moins en moins de temps à consacrer aux éditeurs et ont besoin d'un repère culturel. Monsieur Fabiani nous a raconté son quotidien au sein de son entreprise. Il s'est livré avec gentillesse. Au début sur la réserve, puis nous avons senti qu'il était peu à peu plus à l'aise. Nous aussi d'ailleurs. Je ne sais pas quelles ont été les ressentis du groupe, mais personnellement je l'ai perçu assez distant au départ. Mais son témoignage était juste et sans prétention et a démenti mes premières impressions. C'est finalement un homme agréable, souriant et je pense, surpris de l'intérêt que nous lui avons porté, qui nous a quitté à 15h. Pauline A la radio le 25 février 2011![]() Nos présentatrices (Marion & Romane) et trois invités passant à l'antenne (Thais, Ryan et Pauline). ![]() Laurie et Esther, les deux assistantes improvisées à la régie. ![]() Marion et Romane, les présentatrices de "L'onde est aux Jeunes". ![]() Les diverses notes des groupes témoignant de la préparation antérieure. Une grande expérienceAller à la radio et faire cette émission fut une grande et superbe expérience. Nous étions motivés et avions beaucoup le trac. C'était intéressant de voir ce à quoi ressemble une radio, même petite. La femme qui s'est occupée de nous et qui est restée à nos côtés durant l'émission était sympathique et cherchait à nous mettre à l'aise. Elle nous a expliqué ce qui allait se passer durant l'émission. J'avais peur et je ne comprenais pas ce qu'elle disait. Ça sentait le tabac froid autour de nous. Mais je me sentais dans un endroit riche en culture. Il y avait une radio qui diffusait ce qui se passait à quelques mètres de nous. Une femme parlait de théâtre. Sa voix était douce et agréable à écouter. Nous sommes ensuite entrés dans le studio. Marion et moi étions les présentatrices et c'était moi qui commençais à parler. J'avais les mains en sueur, je sentais mon cœur battre vite et fort, j'avais le casque sur mes oreilles et j'entendais le jingle passer à la radio. Dix-sept secondes et c'était à moi. Au moment de parler, j'ai rigolé. Parce que je rigole tout le temps dans ce genre de situation. J'avais l'impression d'avoir tout gâché et je m'en suis voulu. Marion prit la suite. Et je commençai à débattre avec Ryan. Petit à petit, le stress partit. J'étais à l'aise au micro et je prenais du plaisir à ce que je faisais. J'ai énormément aimé faire cette émission. Romane
Radio : du côté de la techniqueCette expérience a été, ma foi, très enrichissante. J'ai trouvé cela très intéressant même s'il est vrai que j'étais un peu réticente au début. En ce qui me concerne, j'ai surtout travaillé à la technique et dans la prise de photos. Le groupe était agréable et motivé : une « bonne équipe » ! La personne qui nous a pris en charge a été très sympathique et nous a mis à l'aise. L'émission s'est déroulée dans une ambiance fort joyeuse et je trouve que le final (l'émission en elle-même, j'entends) est plutôt bien réussi. Bon, bien entendu, je n'ai pas participé activement à l'émission, je faisais « juste » la technique mais je trouve que ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Cela nous montre un autre aspect de la radio auquel on ne pense pas forcément quand on l'écoute. Au début, je n'osais pas trop manipuler le matériel de peur de faire une bêtise mais finalement je me suis lancée. Ce n'était pas si difficile que ça et j'ai même fortement apprécié. Tout ça pour dire que cette sortie et ce projet d'émission radio est pour ma part une très bonne expérience. Laurie De retour de radio Canal SudC'est dans un nuage de fumée qui devient habituel devant le lycée que nous sommes partis rejoindre la station d'émission de Canal Sud. Ayant déjà mis les pieds dans une radio (l'équivalent belge d'Europe 1), j'étais assez décontracté. J'essayais de rassurer les autres qui fumaient cigarette sur cigarette pour calmer leur anxiété, du moins pour la plupart. J'ai vite compris que mes efforts étaient vains, alors j'ai suivi le proverbe et n'ayant pu les vaincre, je les ai rejoints. Malgré la chaleur étouffante et le manque d'air ressentis dans le métro, nous sommes sortis vivants à la surface. L'excès de lumière nous aveuglait. Arrivés à canal Sud, nous avons pu admirer une exposition (le thème semblait être l'art ironique) dans le hall d'entrée- était-ce un vestibule ?- avant le debriefing ultime. Nous sommes entrés dans le studio, en nous serrant, sur les bancs préalablement installés. Je passerai l'épisode de l'émission où nous avions la voix tremblante, les mains moites, de la sueur qui coulait le long de nos tempes à chaque mot etc… De plus, la tension montait à chaque grincement de porte, de chaise ou de pas et cela venait s'ajouter au stresse général. La fin de l'émission fut une délivrance, comme lorsqu'on sort d'une attraction forte : on a les cheveux ébouriffés, le cœur qui bat à cent à l'heure, les vêtements trempés de sueur… Et on en redemande.L'onde est aux jeunes, une émission de radio à télécharger
La classe de Littérature et société du lycée Rive gauche à Toulouse a réalisé une émission de radio le 25 février sur l'antenne de Canal Sud 92.2 FM.
Plusieurs sujets ont été abordés : - comment les jeunes sont-ils perçus par les adultes ? - l'identité rrom - la révolution tunisienne - quelques bons polars Elle est téléchargeable en cliquant ici. Le jingle de l'émission : l'onde est aux jeunesPour faire une bonne émission radio
Ingrédients:
- une bonne pincée de confiance en soi - 1 litre de temps - 1 cuillère à soupe de sujets pour trois cuillères à café de thème - 1 soupçon de jingle et de musique - 1 bonne poignée de personnes motivées pour une émission vivante Recette : Tout d'abord, faire chauffer un litre de temps dans une casserole à part. Faire revenir dans une poëlle une bonne poignée de personnes motivées et ajouter progressivement une bonne pincée de confiance en soi. Mélanger doucement jusqu'à obtenir un bon groupe d'élèves. Incorporer au mélange une cuillère à soupe de sujets pour faire de cette émission quelque chose d'intéressant et de pertinent. Attention ! Si un brin de stress vient s'ajouter sans invitation à la recette, ne paniquez surtout pas, ceci est tout à fait normal, il suffit juste de baisser un peu le feu. Verser le litre de temps au bon groupe déjà obtenu et vous obtiendrez ainsi une superbe émission de radio. Bon appétit et surtout bonne écoute ! L'onde est aux jeunesNouveaux thèmes, opportunité, expériences :
Les élèves de l'enseignement Littérature et Société du lycée Rive Gauche vous présenteront le 25 février 2011, une émission exclusive de 14 heures à 15 heures sur Canal Sud, 92.2 FM à Toulouse. Nous mettrons en avant les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes dans le monde d'aujourd'hui, comment ils se sentent perçus par les adultes, et pour finir leurs différents moyens d'expressions afin de faire valoir leur vision du monde. Vous les entendrez ainsi s'exprimer sur différents thèmes qui leur tiennent à cœur, dont : - Comment les jeunes sont-ils perçus par les adultes ? - La révolution tunisienne - L'identité rrom - Des polars qui leur ont plu { Page précédente } { Page 1 sur 4 } { Page suivante } |
Le projetLe blog du groupe Littérature et société au lycée Rive Gauche à Toulouse ; des écrits, des images, des productions de toutes sortes pour répondre à la question : comment la littérature nous parle-t-elle de la société?
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