Le Pigeon et l'Hirondelle
Un pigeon était amoureux fou d'une hirondelle
Qui de toutes était la plus belle.
Un jour, la belle hirondelle lui annonça:
"Mon cher,l'hiver approche et je dois
Partir migrer car je ne peux vivre dans ce froid.
-Je vous suivrai jusqu'au bout du monde! lui déclara-t-il
-Mais vous ne le pouvez pas,
Répliqua sa tendre amie,
Car les pigeons ne migrent pas!"
N'écoutant que son cœur, celui-ci la suivit.
Ils parcourent l'Amérique, l'Asie
Qu'il y ait du soleil ou de la pluie
Mais vint le jour où l'oiseau au plumage gris
Fut épuisé,
Et il ne pouvait continuer.
Alors que sa bien-aimée ne pouvait s'arrêter
Car le temps lui était compté.
Elle lui déclara avec un immense regret
Que leurs chemins devaient se séparer.
Le pigeon se résigne et rebrousse chemin
Mais pris d'une immense fatigue il s'égare
Le chagrin et la faim l'emportent.
Amour, Amour, quand tu nous tiens
On peut bien dire: "Adieu prudence!"
Mael S.
L'Ânesse et le Porc
Une ânesse voulait s'en aller
Pour batifoler dans les prés,
Elle rencontra un porc
Qui était grand et fort
Et qui marchait non loin de là.
L'ânesse toute heureuse s'en approcha
"Bonjour,Messire Porc!"
Proclama-t-elle
"Puis-je cheminer près de vous?"
Le cochon répondit:
"Vous n'avez qu'à venir avec moi,
Je vous conduirai en ma ferme"
La toute grise se réjouit et déclara:
"Je vous aime d'une flamme que je ne connaissais pas!"
Il arrivèrent dans l'étable du cochon
Destinée à devenir sa nouvelle maison.
Mais l'ânesse se fit remarquer
Par le petit fermier
Qui l'enferme derechef au fond de l'étable.
Pour le reste de son existence,
La voilà enchaînée
A faire tourner la meule du fermier.
Amour, Amour quand tu nous tiens,
On peut bien dire: "Adieu prudence!"
Marion C.
La Chèvre et le Loup
Un jour, une jeune et insouciante chèvre
Rencontra un loup.
Ne connaissant pas la réputation de ce carnassier
Et lui trouvant une belle allure,
Au lieu de se sauver,
Elle l'aborda:
"Je ne vous connais pas
Mais quelle belle robe noire vous arborez là,
J'admire vos yeux brillants
Et votre prestance."
Le loup ne cacha pas
Qu'il lui trouvait les cuisses
Grasses et tendres,
Le cou délicat,
Et un visage à croquer.
La demoiselle encouragée
Se prit à rêver d'un amour partagé.
Heureuse elle le suivit
Jusqu'au bout de la nuit.
Au fond de la forêt
Le loup fait honneur à ses louanges
Et sans lui laisser aucune chance de repentance
La dévora.
Amour, Amour quand tu nous tiens, On peut bien dire: "Adieu prudence!"
Ariane B.
La Fourmi et le Cochon
Une fourmi rencontra un cochon
Qui lui sembla fort aimable.
Mais l'animal ventru ne l'était guère
Car il tenta de l'écraser.
Le pauvre insecte tentait d'éviter
Les piétinements
A droite, à gauche, il évite et esquive
Les impitoyables sabots
A bout de forces, il appela
Toute la fourmilière et s'écria:
"Un pour tous et tous pour un !"
Sur ses mots les fourmis assaillirent le cochon
L'animal replet se sent percé
Par une multitude de mandibules
Il gémit, il soupire : "Je défaille
Par la faute de l'union des petites tailles!"
Loïc F.
L'Ours et le Mouton
Un mouton vivait dans son pâturage,
Depuis son plus jeune âge.
Il commençait à s'en lasser
Car il connaissait tous ses congénères lainés
Et même les nouveaux-nés.
Il s'enfuit donc de sa ferme.
Pour aller découvrir la forêt prochaine.
Durant son excursion
Il rencontra
Des cerfs, des renards
Et aussi des canards.
Au sortir d'une rivière, l'animal lainé rencontre un ours.
L'imposante bête lui demanda :
- « Que viens-tu faire dans ma respectable forêt ?
- Je me suis enfui de ma ferme, rétorqua le mouton.
- Et bien, sais-tu où t'entraînera ta témérité ?»
Le lainé l'ignorait.
L'ours gronda:
- «Dans mon estomac !! »
Le mouton poursuivi s'enfuit
Et regagne sa ferme
Pour demander de l'aide.
Les moutons tous unis
Se ruèrent sur l'ennemi
En une avalanche de coups de sabots.
Ils le firent fuir.
Cette fable nous montre que l'union fait la force
Car tout seul le mouton se serait fait manger
Anice L.
Le Gorille et le Ouistiti
Un ouistiti s'endormait paisiblement,
Lorsqu'un gorille affamé arriva et dit:
"Qui te rend si hardi de t'étendre sur mon territoire?"
Le ouistiti était en bien mauvaise posture
Mais il se trouva
Que des chasseurs à la recherche d'une proie
Arrivèrent là.
Ils virent l'imposant gorille
Et aussitôt le ficelèrent le temps de chercher les fusils. Le singe musclé n'arriva à rien tant ses membres étaient emprisonnés.
Le petit ouistiti qui s'était d'abord mis à l'abri
S'en revient et à l'aide de ses griffes réussit
A défaire les liens du grand primate.
Le gorille serra dans ses bras son nouvel ami
Et repenti, déclara:
"Tu dormiras désormais où tu voudras:
On a toujours besoin d'un plus petit que soi"
Clément L.
Le Lion et l'Elephant
Un lion se promenait dans la savane
Il vit un éléphant esseulé
L'idée lui vient de duper ce gros animal
Dont la taille du cerveau n'est pas colossale.
Le lion donc l'aborde aimablement :
<< Que fais-tu aussi peu accompagné ?
- Maître lion, barrit l'éléphant,
Je viens d'arriver dans cette savane
Et personne n'est venu m'accueillir.
- Viens, suis moi, lui proposa le roi des animaux,
Je te présenterai aux autres bêtes, tu verras
Elles t'accueilleront, pleines de joie >>.
Mais le fourbe le conduisait vers son piège:
Un grand trou camouflé par des brindilles d'herbes sèches.
Or, l'éléphant de sa hauteur
Ne manqua pas de s'apercevoir
Que le sol qu'on lui présentait
Ne résisterait pas à son avancée.
D'un coup de trompe, il bouscule l'imprudent félin
Au fond du ravin.
Et le roi de la savane y resta
Et de faim il succomba.
Les animaux firent fête au nouvel arrivant
Car c'est double plaisir de tromper le trompeur.
Prashan R.
L'Âne et le Cheval
Un âne avait finit de labourer le champ.
Il était si fatigué
Qu'il pouvait dormir pendant un jour entier.
En son retour, le baudet rencontra
Un majestueux et beau cheval.
Séduit par l'allure du noble animal
Il demanda: "Beau sire,
Comment puis-je faire pour vous ressembler?"
Le cheval plein de bons sentiments annonça:
"Il ne tiendra qu'a vous de vous exercer".
-"Pourriez-vous devenir mon précepteur?"
Demanda l'âne tout rêveur.
Le cheval hésita quelques instants puis accepta.
"Demain dès l'aube nous commencerons."
-"Non, reprit l'animal têtu,je veux commencer dès maintenant".
Le cheval répliqua qu'il le trouvait trop las.
Mais l'animal aux longues oreilles s'obstina.
Le cheval le pria donc de trotter
A un rythme de plus en plus accéléré.
L'exercice se prolongeait
Et l'âne déjà épuisé par sa journée
Ne pouvait soutenir la cadence
Mais comme il voulait tant ressembler
Au noble destrier,
Il continue de toute la force de ses petits pas
Tant et si bien qu'il tomba
Et ne se releva pas.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs;
Tout prince a des ambassadeurs;
Tout marquis veut avoir des pages.
Antonio G.