Elèves créateurs

Imaginer une fin moins positive au conte

Par elevesdewillyronis - publié le vendredi 15 octobre 2010 à 16:41 dans 08w6ème
Le cochon était tout de même triste que toute la ferme le prenne pour un fou. Pour se consoler, il se disait que les autres bêtes de la ferme étaient tout simplement jalouses de sa belle huppe et de sa magnifique traîne.
Un jour, les animaux se décidèrent à agir: il lui apportèrent un miroir. Le cochon se pencha sur le miroir et dit:
-Que ce cochon dans le miroir est laid!
Ce à quoi les animaux lui répondirent:
-Mais enfin cochon, tu ne te reconnais pas! C'est toi que tu vois dans le miroir!
Le cochon était stupéfait:
-Mais je n'ai ni de huppe ni de traîne pour faire la roue!
Le cochon fut bouleversé en comprenant que toutes les beautés qu'il s'imaginait posséder n'existaient pas dans la réalité. Il maigrit tellement de chagrin que les parents, qui désespéraient de ne lui voir bientôt plus que la peau sur les os, se dépêchèrent de le tuer pour le manger.
Moralité: "En matière de beauté, il ne faut pas croire tout ce que l'on vous raconte."

Sasha N'G, 6ème Evans

Tous les animaux de la ferme trouvèrent que le cochon était devenu fou. Il avait repris le régime "pépin de pomme reinette et gorgée d'eau claire" car il trouvait que les plumes de sa huppe et de sa traîne n'étaient pas assez éclatantes. Maigre, affaibli, il n'avait presque plus de forces et faisait vraiment peine à voir. Mais il n'écoutait pas les conseils de l'oie, de Delphine et Marinette qui étaient très inquiètes pour lui. Un jour d'orage où le vent était très fort, le cochon sortit pour faire sa gymnastique quotidienne. Comme il n'avait pas assez de force pour résister aux rafales, il s'envola. On ne le revit plus jamais.
Moralité: "Il n'y a pas que la beauté qui compte dans la vie".

Kadija M., 6ème Evans

"Le Paon" de Marcel Aymé

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 15 octobre 2010 à 16:12 dans 08w6ème
Marcel Aymé écrit l'incroyable histoire d'un cochon qui rêvait de devenir aussi beau qu'un paon.
Après leur lecture, les élèves ont pris leurs couleurs pour représenter l'écart entre l'illusion (le cochon croit posséder une huppe et une traîne) et la réalité (les animaux de la ferme pensent qu'il est devenu fou).
Le narrateur choisit finalement de récompenser les efforts fournis par le cochon pour réaliser son rêve.
Un jour de pluie et de soleil, un arc-en-ciel fond sur sa peau et le pare de "couleurs si vives et si tendres que les plumes du paon, à côté, eussent été comme une grisaille".


Le cochon tel qu'il est au départ


Par Thomas B., 6ème Evans



Le cochon tel qu'il croit être


Par Véra PR., 6ème Evans



Par Mégan L., 6ème Frank


Par Nayab A., 6ème Evans


Le cochon tel qu'il devient à la fin



Par Véra PR., 6ème Evans


Par Nassim B., 6ème Frank


Réagir sur une affiche militante contre l'abandon

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 8 octobre 2010 à 15:45 dans 08w6ème

Après avoir lu l'émouvant conte "Le Chien" de Marcel Aymé, les élèves ont réagi sur l'affiche de campagne nationale contre l'abandon réalisée par la fondation "30 milllions d'amis".
 



 
«Un chien est un enfant qui ne parle pas.
Un chien est une femme qui ne pleure pas.
Un chien est un homme qui n'abandonne pas ».

Nina Bouraoui (Garçon manqué, 2000)

Réagir sur une affiche militante

Par elevesdewillyronis - publié le vendredi 8 octobre 2010 à 15:19 dans 08w6ème

 

Un animal n'abandonne jamais son maître. Pourtant chaque année 60 000 chiens et chats sont abandonnés par leur maître. La Fondation « 30 millions d'amis » lutte contre les abandons d'animaux. Ce sont des militants : ils essaient de faire partager leur protestation contre ce fléau. Ils communiquent par des slogans, des affiches et des émissions de télévision.

Daby S., 6ème Frank

 

 Les animaux n'abandonnent jamais car, même si leur maître est méchant, ils ont de l'affection pour eux et leur restent fidèles. Les animaux domestiques ne peuvent pas vivre tout seul. Ils ont besoin de nourriture et de tendresse surtout. « Un animal n'abandonne jamais » : ce slogan signifie que les animaux restent fidèles même s'ils sont maltraités. Les maîtres eux n'hésitent pas à les abandonner pour partir en vacances, parce qu'ils déménagent ou bien parce qu'ils trouvent que leur animal devient embarrassant. Il est vrai que les animaux ont besoin que l'on s'occupe d'eux : ils réclament des soins, des câlins.

Dans le conte « le Chien » de Marcel Aymé, le maître abandonne son chien une fois qu'il est redevenu voyant car il n'en avait plus besoin. Pourtant à la fin du conte, le chien a pitié de son maître qui est redevenu aveugle. Il retourne auprès de lui pour l'aider : le chien n'abandonne jamais.

Nicolas H., 6ème Frank

 

Le slogan « un animal n'abandonne jamais » veut expliquer aux gens que, même après la mort de son maître, le chien est un animal fidèle. Les propriétaires d'animaux n'hésitent pas à les abandonner ou à les maltraiter quand ils deviennent gênants pour eux, surtout quand ils vieillissent ou tombent malades. Alors qu'un chien, même si son maître ne l'aime plus, conservera toujours les mêmes sentiments.

Romain B., 6ème Frank

 

Ce slogan m'a ému et je le trouve tout à fait vrai. J'ai déjà entendu beaucoup d'histoires comme celle-ci. Un chien peut parcourir des kilomètres pour retrouver son maître. Même abandonné, le chien fera toujours tout son possible pour revivre avec son maître, même s'il a été laissé au bord de la route ou battu.

C'est comme dans le conte de Marcel Aymé qui m'a confirmé que les chiens restent toujours fidèles à leur maître, qu'il soit bon ou mauvais.

Malheureusement, les seuls capables de trahison et d'abandonner leur compagnon sont les maîtres…

Kenzi A., 6ème Frank

 

Cette affiche pour moi, comme pour le conte de Marcel Aymé, met le doigt sur la fidélité des animaux envers leur maître qui n'est pas récompensée en retour. A l'inverse de ces derniers, les animaux restent près d'eux jusqu'à la fin de leur vie, quel que soit leur état de santé, même si leur maître est malade ou agonisant. Les animaux donnent énormément d'amour à leurs proches.

Dans certains cas, ils sont même indispensables dans la vie des personnes âgées ou des personnes handicapées.

Même maltraités, les animaux ne quittent pas leur maître mais il arrive trop souvent que les maîtres les abandonnent, ce qui conduit l'animal tout droit à la mort.

Billal M., 6ème Frank

 

Je comprends parfaitement le slogan de l'affiche. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les maîtres abandonnent leurs animaux. Un chien est un animal gentil, fidèle. De plus, comme dans le conte «le Chien », il rend des services utiles à son maître qui est aveugle. Et ce dernier, dès qu'il retrouve la vue grâce au chien qui devient aveugle pour lui, il l'abandonne sans remords.

Je pense que certains maîtres ne se rendent pas compte de ce que peut ressentir un animal abandonné. Je ne pense pas qu'ils puissent les abandonner s'ils réfléchissaient à la douleur du chien.

Si c'était quand même le cas, je ne comprends pas du tout ce choix là.

Safiya DC., 6ème Frank

 

Tous ceux qui abandonnent leurs animaux sont égoïstes et cruels. On retrouve dans le conte « Le Chien » de Marcel Aymé une histoire d'abandon. La Fondation « 30 millions d'amis » a créé cette affiche pour démontrer aux hommes qu'il ne faut pas abandonner leurs compagnons de vie car ils ont besoin de nous.

Elise C., 6ème Frank

 

Le chien suit partout son maître : il le défend en grognant ou en montrant les dents si nécessaire. Si nous avons du chagrin et que nous lui parlons, il nous écoute et nous console aussi bien qu'une personne même si nous lui avons donné des coups de pied auparavant. Le chien est totalement heureux juste parce que nous le caressons ou lui parlons avec amitié.

Je pense, comme le montre le conte, que le chien n'a qu'un maître. Qu'il soit quelquefois grondé ou battu, il n'abandonnera jamais son maître.

Alexis D., 6ème Frank

 

Le chien de l'affiche est allongé sur la tombe d'un cimetière. Ses yeux sont tristes. Il ne comprend peut-être pas bien pourquoi son maître est dedans. Il décide donc de rester là pour attendre la sortie de son maître afin d'aller se promener comme d'habitude.

Ou alors ce chien comprend très bien que son maître est mort.

Il décide donc de rester là jusqu'à sa propre mort.

Pour lui, la vie sans son maître ne compte pas.

Rémi B., 6ème Frank

 

Sur l'affiche, le chien est si triste qu'il ne veut pas se déplacer pour quitter la tombe de son maître.

Il pleure au fond de lui car il se sent abandonné sans son maître, sans son foyer. Cet animal était habitué à aimer son maître, à partager avec lui une certaine sécurité.

Le chien est l'ami de l'homme car il est reconnaissant et fidèle jusqu'à la mort.

Nour DM., 6ème Frank

 

Dans le conte « le Chien » de Marcel Aymé, le chien n'abandonne pas son maître : c'est son maître qui l'abandonne. Le maître s'est servi de lui pour retrouver la vue : il a été manipulateur. Même après avoir été abandonné dans des conditions terribles, le chien à la fin du conte a pitié de son ancien maître. Il reste fidèle à son affection.

Vera PR., 6ème Evans

 

Un chien n'abandonnera jamais son maître même si ce dernier est égoïste, ingrat, manipulateur, menteur et cruel. Dans le conte de Marcel Aymé, le maître laisse tomber le chien qui l'a fidèlement guidé toute sa vie. Quand le maître revient alors que le chien a refait sa vie, l'animal va sans hésiter lui porter secours.

Ce slogan est pour moi un signe d'amitié ou d'amour.

Kadija M., 6ème Evans

 

Dans le monde, de nombreux chiens et chats sont abandonnés par leur maître. Dans le conte de Marcel Aymé, le chien se fait abandonner par son maître. Un jour, ils se rencontrent de nouveau alors que le chien a traversé de nombreux obstacles pour retrouver le bonheur de vivre. Le chien a rencontré Delphine et Marinette, il a retrouvé la vue grâce à son ami le chat et il est estimé par les parents des fillettes. Pourtant, quand son ancien maître aura besoin de lui, il va tout sacrifier pour lui venir en aide car « un animal n'abandonne jamais ».

Jean-Manuel M., 6ème Frank

 

Le mot « abandon » semble ne pas exister dans la tête d'un chien et on en trouve quelques exemples dans le conte de Marcel Aymé. Au début du conte, le chien aurait pu ne pas répondre à la détresse d'aveugle de son maître et pourtant, le chien lui donne sa vue et devient aveugle à sa place. Inversement, le maître qui lui avait pourtant juré de s'occuper de lui ne tient pas sa promesse et l'abandonne.

Lorsque le chien retrouve le bonheur avec la famille des deux petites filles, il n'abandonne pas le souvenir de son maître et se fait du souci pour lui.

La fin du récit nous prouve une dernière fois qu'abandonner n'est pas dans les habitudes d'un animal car le chien repart avec son premier maître qui l'avait pourtant lâchement abandonné.

Le chien agit ainsi pour ne pas abandonner son maître à son triste sort.

François G., 6ème Evans

 

Le slogan signifie que le chien est fidèle envers son maître. Pour sauver son maître, le chien serait prêt à combattre contre un loup !

Dans « le Chien » de Marcel Aymé, l'animal rejoint son maître malgré tous les coups durs qu'il a subis par sa faute.

Dans la réalité aussi, un chien aurait agi ainsi. Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un conte que tous les événements sont inventés.

En revanche, il y aurait peu d'hommes qui auraient agi comme le chien du conte. Le chien est dix fois plus fidèle qu'un homme.

Un chien n'abandonne jamais tandis que l'homme le peut, tel est le slogan.

Saïd M., 6ème Evans

 

Un chien n'abandonne jamais : il restera toujours fidèle à son maître. Il sera toujours là pour lui. Dans le conte, le chien ne supporte pas l'idée de voir son maître souffrir avec pour seul guide une petite souris.

Le chien a préféré penser à son maître qu'à lui et il sacrifie son bonheur actuel pour lui.

Antonella M., 6ème Evans

 

Le chien dans le conte a donné sa vue à son maître qui l'a abandonné malgré son dévouement. Pourtant, à la fin, le chien repart avec lui : il lui a tout pardonné.

Un animal reste loyal malgré les méchancetés des maîtres.

Romain DC., 6ème Evans

 

L'affiche comme le conte sont des bons exemples de fidélité. Même si son maître est mort, le chien lui reste fidèle : c'est pour cela que l'on peut voir le chien sur la tombe du maître.

Thomas B., 6ème Evans

 

Les chiens sont des animaux adorables : ils respectent les gens. Ils nous aiment, ce sont nos compagnons de vie et c'est cruel de les laisser à la rue après tant d'années passées ensemble. Il ne faut jamais les abandonner car eux ne le feront jamais.

Lysiane DS., 6ème Frank

 

On ne doit jamais abandonner les animaux car ils tiennent à nous. Les chiens abandonnés sont capables de nous retrouver grâce à leur truffe qui leur permet de reconnaître l'odeur de leur maître. C'est grâce à leur flair qu'ils se repèrent.

Je comprends tout à fait la campagne de lutte contre l'abandon que mène la Fondation « 30 millions d'amis » car c'est injuste d'abandonner les animaux.

 Si j'étais élue politiquement, je créerai une loi pour faire payer une forte amende à ceux qui abandonnent lâchement leurs animaux. Ainsi, la peur de payer une grande somme d'argent dissuadera les personnes qui abandonnent.

Si ces personnes ne veulent plus de leurs animaux, qu'ils les déposent au moins chez le vétérinaire ou dans un refuge. Ainsi, les animaux sont pris en charge par des personnes compétentes qui vont les recueillir le temps de trouver d'autres personnes qui les adopteront.

C'est ainsi que les choses devraient se passer pour éviter de faire des malheureux.

Sabrine R.,  6ème Frank

 

Les 6èmes du collège Willy Ronis en sortie à la Ferme de Paris

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 1 octobre 2010 à 15:37 dans 08w6ème

Notre trajet

Nous avons quitté le collège Willy Ronis pour rejoindre la gare de Champigny  à pied. Ensuite nous avons  pris le RER A pour trois stations, jusqu'à  Joinville-le-Pont. Nous avons traversé une petite partie du Bois de Vincennes à pied. A un moment donné, nous avons longé l'Hippodrome de Vincennes.

Rémi B.


L'accueil à la Ferme pédagogique de Paris



Ségolène présente les enjeux de cette ferme pédagogique

Nous avons été gentiment accueillis par les deux animatrices: Ségolène et Sonia. Elles nous ont menés vers une salle avec des affiches sur les animaux et les cultures de la ferme. Nous avons pu y poser nos affaires et nous reposer un peu. Ségolène nous a ensuite présenté ce qu'est la Ferme pédagogique de Paris.
 
Elise C.




Nous avons appris que la Ferme de Paris est une  ferme pédagogique et biologique et non productive: les produits de la ferme ne sont pas vendus dans le commerce. Les récoltes sont destinées à nourrir les animaux de la ferme.
C'est une ferme biologique: dans les champs de la ferme, aucun pesticide n'est utilisé car ces produits chimiques polluent nos sources d'eau potable, les nappes phréatiques.

Daby S.



Une petite pause bien méritée après la randonnée dans le Bois et juste avant de débuter la visite d'une heure et demie.

Nous avons été ensuite séparés en deux groupes: l'un a visité la Ferme avec Ségolène, Mme Otsmane et Audrey (Mme Otsmane et M. Fourtier pour les 6ème Evans), l'autre avec Sonia, Mme Semedo et Mme Delourme (Mme Randriamanantena et Audrey pour les 6ème Evans).

Elise C.



Le premier groupe des 6èmes Frank prêt à suivre Sonia.



La chèvrerie



Mon groupe a commencé par la chèvrerie: il y avait de nombreuses chèvres marron. Parmi elles, on distinguait le bouc par sa barbichette et la raie noire le long de son épine dorsale. Le bouc était d'ailleurs le seul à avoir des cornes sur la tête. Les chèvres n'en avait pas car les fermiers préfèrent leur brûler les cornes quand elles sont jeunes pour éviter de se blesser car elles adorent se donner des coups de tête!...

Nous les avons caressées: elles ont les poils tout doux! On a pu remarquer également leurs pampilles qui leur servaient à l'état sauvage pour marquer leur territoire. Comme elles sont domestiquées depuis des générations, elles n'en ont plus besoin et certaines d'entre elles naissent sans.

Mélissa D F.



Le bouc appartient à un autre fermier. Il a été apporté pour permettre l'accouplement. Comme ils ont décidé de les mettre en période de reproduction, les fermiers ont cessé de traire les chèvres afin que leur lait tarisse et qu'elle puisse porter un petit. Nous avons trouvé la taille de leurs pis impressionnante!

Romain DC


Admirez mes pampilles!



La bergerie




Les moutons sont des animaux doux et très gentils mais ils ne supportent pas les gestes brutaux. Avec leur laine, on peut faire des habits mais il faut d'abord  les tondre. On se demandait entre nous si les moutons étaient tondus en hiver, parce qu' il fait froid en hiver et leur laine, c'est comme une couette pour ces animaux si doux.

Antonella M. et Abdel H. 



Les moutons sont très gentils mais très craintifs. Malheureusement, ils avaient peur de nous, donc nous n'avons pas pu leur faire beaucoup de caresses. Sonia nous a recommandé de nous méfier de l'unique bélier quand on touchait une brebis. Très jaloux, il peut charger tous ceux qui s'approcheraient trop de ses femelles.

Alexis M.



Le pré aux vaches



Quand nous avons quitté la bergerie, nous nous sommes approchés de l'enclos des vaches. Elles mangeaient puis ruminaient.

Les vaches semblaient très contentes de nous voir .

Félicien D.


J'ai appris qu'une vache qui n'a pas eu de petits veaux est une génisse. Il y en avait deux à la ferme.

Alexis D.



Ne me prenez pas pour une vache! Je suis une génisse.



Le verger



On a vu dans le verger des arbres  fruitiers comme le pommier, le poirier... On nous a expliqué pourquoi il ne fallait plus mettre de produits chimiques dans les cultures: ces produits vont avec la pluie sous terre et se retrouvent dans les nappes phréatiques qui sont nos réserves d'eau potable.
Nous avons observé les machines servant à la récolte du blé dont la moissonneuse batteuse.

Nicolas H.



Les champs

La ferme qui fait cinq hectares possède de nombreux champs: betterave, tournesol, soja, maïs, sorgho (qui consomme beaucoup moins d'eau que le maïs). Les fermiers veillent à limiter la consommation de l'eau et à fertiliser la terre naturellement.

Alexis D.


Le potager



Après avoir observé les plants de maïs,  de betterave sucrière (nous sommes les champions du monde pour la production du sucre issu de la betterave!), nous avons accédé au potager. Il y avait des plantes comme l'oseille: on en a même goûté! Certains n'ont pas du tout apprécié le goût acidulé, c'est vrai que la saveur est surprenante. Nous avons aussi contemplé les fraisiers.

Vera P R.



La porcherie

A côté du potager se trouvait la porcherie. Le petit bâtiment abritait une truie qui attendait quinze à seize porcelets. Il fallait éviter tout bruit pour ne pas qu'elle s'agite.
Alexis D.

La truie en gestation n'attendait pas des petits du cochon ni du porc mais du verrat. C'est le nom qu'on donne au cochon mâle qui n'a pas été castré.
Yannis F.

Le cochon est le nom que l'on donne à l'animal castré pour que sa chair reste tendre. Cela donne le bœuf chez les veaux et le mouton chez les agneaux. Tous ces animaux ne vivent pas vieux car ils sont emmenés à l'abattoir. Ce n'est pas le cas à la Ferme de Paris qui est une ferme pédagogique et non productive: les animaux y vivent longtemps.
Kenzi A.

J' ai apprécié d'apprendre de nouvelles choses lors de cette visite. Notamment à la porcherie: Ségolène nous a appris que le cochon est l'un des animaux les plus propres. Contrairement aux autres animaux comme la chèvre ou le mouton,  il ne dort pas sur ses excréments. C'est le seul animal qui différencie le lieu où il dort, le lieu où il mange et le lieu où il fait ses besoins.
Conclusion:
"Sale comme un cochon", je ne crois pas,
mais "propre comme un cochon", je pense bien.
Djibril S.


La basse-cour

Sonia nous a fait entrer dans le poulailler: on y a trouvé un œuf  tout chaud. Les poules, elles, étaient  à l'extérieur.
Dans la basse-cour, les canards se tenaient près de leur mare. Quand aux oies, elles restaient près du jars et de leurs oisons.


Romain B.







Le dindon a beaucoup de plumes: il les gonfle quand il veut impressionner les intrus et protéger ses dindes. Cela le rend immédiatement plus gros. Ségolène nous expliquait que lorsqu'il se met en colère, le dindon peut devenir tout rouge au niveau de la tête. Comme les autres animaux de la basse-cour, le dindon est herbivore: il mange des graines, de l'herbe.

Jessica A. et Richade M'D.




Les lapins




Dans les clapiers, il y avait des lapins. Les lapereaux n'avaient que quelques mois. Il y avait également des lapins adultes.
Quelques élèves les ont portés et caressés: les lapins sont tout doux! Leur fourrure était de différentes couleurs: noire, bleue nuit, beige et marron.

Nayab A.

Le lapin est séparé des lapereaux dans les clapiers car ils lui sont complètement indifférents. Il est également séparé de la lapine pour éviter de trop se reproduire.

Alexis D.



La visite à la ferme était géniale!
Et mon moment préféré, c'est quand j'ai pris un lapereau dans les bras.
Les jeunes lapins sont tout doux et trop mignons!!!
Mégan L.













A VENIR SUR CETTE PAGE DU BLOG:

"Quand les lapins parlent (et râlent...)"

Premiers extraits:
Lapereau beige: "Le 22 septembre, nous avons reçu la visite de jeunes êtres humains. Nous étions au départ tout contents: cela fait plaisir de voir des personnes nous admirer. Les petits humains nous dévoraient des yeux, ils voulaient tous nous chouchouter!"
Lapereau bleu nuit: "Moi, la première chose qui m'a déplue, c'est d'être dérangé durant ma sieste! Je n'ai pas pu la faire tranquillement!"
Lapereau marron: "Quelle folie quand ils nous ont pris dans leurs bras! J'ai cru étouffer..."

Sasha N. et Brenda L.










Ridolfo del Ghirlandaio, Portrait d'une femme tenant un lapin, 1507


Le meilleur ami de l'homme

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 17 septembre 2010 à 16:06 dans 08w6ème
Travail d'écriture désormais traditionnel pour la séance de rentrée : les élèves ont listé collectivement des mots évoquant l'animal chien.
Chaque élève propose trois mots en prenant soin d'utiliser un nom, un adjectif qualificatif et un verbe.
En s'appuyant sur les mots listés, les élèves rédigent un court texte.

Le meilleur ami de l'homme

Par elevesdewillyronis - publié le vendredi 17 septembre 2010 à 16:04 dans 08w6ème
Le chien est un mammifère carnivore domestiqué par l'homme. Quelques chiens sont élevés pour la chasse et d'autres sont des chiens de garde. Leur odorat est très développé. La plupart des chiens sont vaccinés car ce sont des chiens domestiques. Ils adorent les caresses et creuser des trous. Très poilus, ils ont souvent des puces.

Julie A., 6ème Evans



Un jour, le fidèle compagnon de la gardienne dut aller chez le vétérinaire pour se faire vacciner. A la vue de la seringue, il se mit à japper et essaya de mordre : on dut lui mettre une muselière. Après la piqûre, on lui fit une caresse pour le rassurer. Réconforté, le chien retourna chez lui et regagna sa niche avec l'os que le vétérinaire lui avait donné.

François G., 6ème Evans

Le jour d'adoption par la SPA, on voit dans les chenils diverses races canines qui souvent gémissent. Il y a des limiers au flair développé, ceux qui sont plutôt de compagnie. Ils présentent des poils longs ou courts.
Lors de l'adoption, on a la garantie qu'ils sont vaccinés.

Félicien D., 6ème Evans

Quelques règles pour adopter un chien :
-il faut déjà le vacciner
-s'il est féroce, le museler
-le nettoyer s'il a des puces
-lui acheter une chaîne ou une laisse
-le toiletter de temps à autre s'il a trop de poils
-souvent, le nourrir de croquettes
-le caresser dès que vous le pouvez
-et, si vous avez un jardin, pensez à la niche!

Monsieur Saïd M., vétérinaire professionnel




Le chien fidèle se promène avec son maître une chaîne au cou. Il vivait dans un chenil quand il a été adopté. Maintenant, il est heureux. Il n'est pas méchant : il ne mord pas et ne grogne contre personne.

Il aboie pour réclamer ses croquettes ou quand il aperçoit sa laisse.

Romain DC, 6ème Evans

Il était une fois une chienne qui s'appelait Lili et qui habitait dans une niche rose, bien fournie en os. Elle reniflait avec attention toutes les odeurs qui lui venaient à la truffe. Pour la promenade, elle portait un collier noir. Quand elle courait, elle bavait beaucoup. Ce qu'elle préférait par dessus tout, c'était les caresses.

Sabrine R., 6ème Frank

Je partirai chasser avec mon chien. Grâce à son museau, il pourra flairer les traces de pas laissées par le gibier. Fidèle et dévoué comme je le connais, il me suivra sans hésiter!

Mégan L., 6ème Frank



Il était une fois un petit chien, le meilleur confident de sa maîtresse qui vivait à la campagne. Un jour qu'ils faisaient une promenade en forêt, ils entrèrent sous les sapins. Il faisait très noir et ils ne purent prendre garde au renard enragé qui mordit le petit chien.
Celui-ci devint très dangereux. Sa maîtresse fut obligée de l'enchaîner car il essayait de mordre tout le monde. Elle dut se résoudre à appeler le vétérinaire et lui décrivit les symptômes.
Le docteur lui répondit :
-Jeune fille, votre chien s'est fait mordre par un renard qui avait la rage : on ne peut donc plus rien faire pour lui.
-Oh, non ! C'est impossible ! ! Dites-moi qu'on peut l'aider d'une manière ou d'une autre !
-Hélas, il n'y a rien à faire. Je le piquerai demain matin. Ainsi, il ne souffrira pas.

Sasha N., 6ème Evans


J'avais un chien qui s'appelait Cooper. Il était gentil, rapide et c'était un compagnon très fidèle.
J'aimais le promener et me sentais à chaque fois très fier de tenir sa laisse.
Les gens le caressaient souvent car il n'était pas méchant.
C'était d'ailleurs un très bon gardien. Il aboyait dès qu'un individu inconnu venait chez nous.
Il nous a quittés il y a longtemps mais il me manque beaucoup…

Alexis D., 6ème Frank


Je suis né dans une rue de Paris, avec mes frères et mes sœurs. Ma mère erra longtemps avant de mourir de faim. C'est un vieux monsieur qui me recueillit. Quant à mes frères et sœurs, il les confia au chenil. Il me nourrit de croquettes et m'informa qu'il souhaitait faire de moi un molosse. Ce n'était pas parfait mais c'était mieux que les poubelles. Je plaignais mes frères et sœurs destinés à la fourrière. C'est un terrible endroit où les chiens sont enfermés dans des cages.

Le lendemain débuta mon dressage. Je devais observer les attaques d'un chien sur un homme recouvert d'une combinaison de protection. Le chien le mordait très fort au bras droit.
Moi, je ne voyais pas pourquoi je devais l'attaquer alors qu'il ne m'avait rien fait. Mon maître me menaça de me laisser seul si je n'obéissais pas.
En fait, je n'ai jamais su si mon nom était « Assis » ou « Couché »…

Adam W., 6ème Evans



Une promenade mélodieuse à travers les bosquets et les fontaines légendaires

Par Mme Otsmane - publié le samedi 24 juillet 2010 à 17:08 dans 08w6ème
Le Parc du Château de Versailles constitue un motif de visite d'une importance égale à celle de la Galerie des Glaces.
Louis XIV souhaita en effet posséder les plus beaux  jardins jamais réalisés au monde. Ils devaient dépasser en splendeur ceux de la Villa d'Este à Tivoli avec ses cinq cents fontaines.

Avec pas moins de deux cents statues de marbre blanc et plus de cent cinquante vases sculptés, le Parc du château de Versailles est d'ailleurs le plus grand musée à l'air libre du monde.
Mais l'enjeu de la sortie résidait surtout dans la mise en eau musicale des  fontaines de Versailles : spectacle trop rare que les élèves découvraient pour la première fois.



Les personnages de la mythologie s'animent et nous font revivre leur histoire:  la déesse Latone injuriée une dernière fois avant que les paysans de Lycie achèvent leur métamorphose en crapauds, le Titan Encelade rassemblant ses dernières forces pour lancer un jet de rage contre Jupiter qui le foudroie...

Qui mieux
que Gérard Mabille, conservateur en chef au château de Versailles, peut expliquer la magie de la mise en eau? : "Le talent des hydrauliciens et des fontainiers a fait, et fait encore, des Grandes Eaux de Versailles une inoubliable féerie, dont la réussite est à la fois technique et artistique. (...) Lorsque jouent les eaux, une miraculeuse et surprenante fusion s'opère entre l'élément liquide et les sculptures. C'est alors en effet que celles-ci s'éveillent véritablement; Apollon et son fougueux quadrige s'enfoncent dans les eaux jaillissantes; Neptune impérieux déchaîne la fureur des flots. (...) Ainsi, de métal ou de marbre, les dieux, les humains et les animaux semblent s'animer, pour quelques instants, d'une vie toute frémissante."

Notre visite dans les jardins de Versailles

Par elevesdemusselburgh - publié le samedi 24 juillet 2010 à 17:06 dans 08w6ème
Le mardi 22 juin 2010, c'est notre jour de sortie dans les jardins de Versailles.
Nous avons rendez-vous dès 8h au collège Musselburgh pour traverser Paris en RER: il faudra en prendre trois différents !
Nous commençons d'abord par le RER A à la Gare de Champigny  jusqu'à «Châtelet les Halles». Ensuite, le RER B pour une station : «Saint-Michel». De là, nous prenons le RER C jusqu'au terminus «Versailles Rive Gauche».


En noir, le tracé de notre parcours.
Appuyez clic droit sur la carte puis "afficher l'image"
 pour déchiffrer le nom des stations traversées (24 en tout
)

Cela nous a pris plus d'une heure et demie du collège au Château mais nous n'avons pas vu le temps passer! Déjà, nous avons eu la chance d'avoir toujours des places assises et ensuite, M. Moisan et Mme Otsmane nous ont fait jouer au «Quart de singe». Un jeu oral qui, mine de rien, nous a fait travailler l'orthographe et les fractions.
Une fois descendus à Versailles, nous nous dirigeons vers le Château qui apparaît bientôt avec ses grilles dorées. Elles brillent de mille feux au soleil.
Le sol est pavé : nous nous sentons transportés dans le temps, il ne manque plus que les chevaux et les carrosses. Nous passons à côté de la statue équestre de Louis XIV, le Roi Soleil. C'est sa jalousie pour le Château de Vaux-le-Vicomte de Fouquet qui a poussé le jeune roi à bâtir son propre château avec des jardins dont la splendeur devait dépasser tout ce qui existait jusqu'alors. Jean de La Fontaine, dont nous avons étudié plusieurs fables, n'a jamais voulu faire partie de la cour du roi car ce dernier avait emprisonné Fouquet qui était son généreux mécène.


Le Roi Soleil veut régner en maître incontesté


Le malheureux Fouquet emprisonné à vie
 sous le prétexte d'avoir trop brillé

Nous entrons dans le Parc. La mise en eau des fontaines n'a pas encore commencé mais partout nous entendons déjà de la musique sortir des bosquets. Ce sont des airs baroques de Lully et de Rameau que nous avons écoutés en cours pour préparer la sortie. D'ailleurs certaines filles de la classe se sont engagées à faire quelques pas de danse devant les fontaines…
Avant de commencer le parcours, nous récupérons des plans du jardin et Mme Otsmane nous fait tracer au stylo l'itinéraire que nous allons suivre pour profiter au maximum du spectacle car la mise en eau ne dure qu'une heure en matinée.
C'est parti ! Nous passons entre les parterres d'eau où les fleuves de France et leurs principaux affluents sont représentés. La Seine est représentée par un dieu et son affluent la Marne, que nous avons enjambée ce matin pour aller à la gare, est une déesse.


La Seine


La Marne

Il y a également des statues de nymphes mais nulle trace de Daphné, la nymphe qui a préféré se faire métamorphoser en arbre par son père le dieu fleuve Pénée plutôt que d'aimer le dieu Apollon. C'est Cupidon, le dieu de l'Amour, qui a voulu se venger des moqueries d'Apollon en rendant la nymphe insensible à ses déclarations passionnées.
Nous voici en haut des marches et nous contemplons toute la perspective du jardin. Le prof de Maths nous rappelle certains principes de symétrie et la prof de Français nous montre le Grand Canal près duquel nous déjeunerons tout à l'heure.



Nous reconnaissons immédiatement le parterre de Latone, dont nous avons longuement parlé en classe en lisant Les Métamorphoses d'Ovide.
L'auteur latin raconte le châtiment que connaîtront les paysans de Lycie pour n'avoir pas fait preuve d'hospitalité envers la déesse. Latone est effectivement une déesse, fille de Titan, dont le dieu des dieux, Jupiter, s'est épris. Elle va tomber enceinte et Junon, la femme légitime de Jupiter, va poursuivre Latone de sa jalousie pour l'empêcher d'accoucher. Latone met quand même au monde deux jumeaux . Ces deux jumeaux deviendont des archers très célèbres puisqu'il s'agit d'Apollon, le dieu de la Lumière et des Arts et Diane, la déesse de la Chasse. Elle devra continuer à fuir la colère de Junon. Elle arrive en Lycie, assoiffée, amaigrie et demande aux paysans qui cueillent des joncs au bord de l'eau de lui permettre de boire. Par méchanceté, les paysans le lui interdisent. La déesse est peinée mais supplie une nouvelle fois, d'autant plus que les petits Apollon et Diane tendent les mains vers eux pour réclamer de l'eau. Les paysans commencent alors à la menacer et à l'injurier. Par pure cruauté, ils entrent dans l'eau et piétinent le fond pour en faire remonter la vase afin de souiller l'eau. La déesse sort de sa réserve et se met en colère devant tant d'acharnement :  elle leur souhaite de vivre à jamais au fond de leur étang. Sa volonté s'accomplit : tous les paysans odieux sont métamorphosés… en grenouilles !
La fontaine de Versailles représente cette scène de métamorphose. Mais nous en reparlerons à la fin de la visite car comme la mise en eau n'a pas encore commencé, nous nous dirigeons vers les bosquets du Midi.


La Fontaine de Latone, au matin, attend sa mise en eau

Première étape : le Bosquet de la « Salle de bal ». Il est onze heures moins une, la mise en eau est imminente mais rien ne se déclenche ! Un gardien nous apprend que pour des raisons d'économie d'eau, certaines fontaines ne sont actionnées que pour une heure et seulement en fin d'après-midi. Tant pis ! Nous arrivons au bassin de Bacchus. Les quatre saisons sont représentées par des dieux dans le jardin et Bacchus, le dieu du Vin, reposant sur ses vignes aux grappes de raisins mûrs, personnifie l'Automne.


Bacchus

Notre première fontaine actionnée est celle de la Girandole. Nous la trouvons très belle mais Mme Otsmane affirme que nous en découvrirons de bien plus spectaculaires durant la visite.
Nous arrivons au Bassin de Saturne, représentant l'Hiver, mais nous avons du mal à identifier le dieu dans ce vieillard barbu.


Saturne

La fontaine de la Colonnade n'étant pas non plus mise en service, nous ne perdons pas de temps et arrivons au bassin d'Apollon. Il est au centre de la perspective du jardin et surplombe le Grand Canal. Nous adorons. Le spectacle est magnifique. Les chevaux de feu d'Apollon jaillissent de l'eau, éclaboussant le bassin par de puissantes gerbes. Des tritons accompagnent le char. Apollon, majestueux, tient d'une main ses rênes lui permettant de maîtriser la puissance du char. La vitesse de sa course est également matérialisée par des jets d'eau dynamiques. La musique baroque qui accompagne le spectacle rend l'ensemble encore plus somptueux.


Apollon est comme un double idéalisé du Roi Soleil,
il est particulièrement mis à l'honneur dans le Parc


Majestueux, le Dieu de la Lumière et des Arts maîtrise
la fougue de ses coursiers.

Pas comme le malheureux Phaeton, fils du Dieu Soleil,
dont Ovide raconte la fin tragique aux commandes du char...


Six compères aussi fringants que les Chevaux du Soleil


Les Tritons accompagnent la course du Soleil

Mais nous ne sommes pas au bout de nos émotions car nous nous dirigeons vers les bosquets du Nord et atteignons celui de l'Encelade. Tout est à couper le souffle, à commencer par la musique qui nous a beaucoup surpris par ses effrayants grondements. Au centre, un géant écrasé qui crache un impressionnant jet d'eau de plus de vingt mètres. Autour et en contraste, le parfum enchanteur de fleurs roses et de délicates vasques mises en eau elles aussi. Partout, le bruissement infini des jets d'eau.
Mme Otsmane nous explique l'histoire représentée par ce bassin. Voici la petite vidéo tournée par M. Moisan. Comme la voix de la prof est inaudible sur la vidéo avec tous les bruissements et les grondements, la bande son originale a été ôtée pour diffuser un extrait d'air baroque. En dessous de la vidéo : les explications.

Par Mme Otsmane - publié le samedi 24 juillet 2010 à 17:04 dans 08w6ème
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(Canal Rss de podcast)|
MME OTSMANE : Voici Encelade, un Titan qui a voulu défier Jupiter, le dieu des Dieux. Il a entassé des rochers pour les escalader afin d'atteindre l'Olympe. Mais Jupiter, du haut de son ciel, l'a foudroyé. Le Titan est tombé et s'est fait écraser par les rochers. Vous les voyez ces rochers ? Encelade a gardé une pierre dans sa main : à votre avis vers qui va-t-il tenter de la lancer ?
STEPHANIE : Vers Jupiter ?
MME OTSMANE : Tout à fait.
STEPHANIE : Il va réussir ?
MME OTSMANE : Les grondements que vous entendez, c'est Jupiter qui le foudroie une dernière fois. Avant de mourir, le Titan aura juste le temps de lancer cet impressionnant jet d'eau. Que symbolise-t-il ce jet d'eau ?
KENYON : Du sang ?
MME OTSMANE : Non, ce n'est pas du sang. Pensez aux paysans qui se font métamorphoser en grenouilles à cause de Latone et qui crachent leur flot d'eau sur elle…
JESSY et QUENTIN : Des insultes ?
MME OTSMANE : Voilà : une dernière injure envers le dieu qui le tue. La force de sa colère est représentée par la hauteur et la puissance du jet d'eau que vous voyez-là.


Le Titan Encelade gronde sous les rochers


Son jet de rage atteint les 23 mètres!


Mme Otsmane Nadia M. Moisan Eric
Nos deux professeurs devant l'Encelade

Nous quittons le mémorable bosquet de l'Encelade et continuons à suivre notre itinéraire. C'est alors que nous croisons le bassin d'une troisième saison. Nous la reconnaissons immédiatement : c'est l'Eté, personnifié par Cérès la déesse de l'Agriculture, accoudée sur ses épis de blés.


Cérès

Nous devons arpenter longuement un bosquet avant de voir surgir un autre grand spectacle : celui des Bains d'Apollon. Une immense grotte de rochers protège trois groupes de sculptures. Au centre, Apollon entouré de ses nymphes qui lui essuient le pied et le servent. Sur les côtés, les chevaux du soleil pansés par les fidèles tritons. Tout y est calme et reposant : l'eau qui s'écoule en cascades, le gazon frais et soigné.


La grotte des Bains d'Apollon




Les Tritons pansent les coursiers du Soleil

Nous sortons du bosquet et découvrons la dernière saison : le Printemps, symbolisé par Flore, la gracieuse déesse des Fleurs.


Flore et un Amour sur un tapis de fleurs

Comme le temps presse et que nous n'avons pas pu admirer la fontaine de Latone en eau, nous nous y précipitons pour finir le parcours avec elle. Cela dépasse ce que nous avions vu en classe, les statues sont réellement animées par les jets d'eau. La malheureuse Latone est éclaboussée par les injures des paysans qui se métamorphosent en grenouilles. Leur violence est telle que l'on n'arrive même plus à distinguer la petite Diane sous les trombes d'eau.


Vue d'ensemble du parterre de Latone


Les paysans vomissent leurs trombes d'eau sur la déesse,
la petite Diane est invisible




Regroupés autour de Latone,
les paysans présentent des étapes diverses de la métamorphose



Le groupe au complet devant le parterre de Latone

Le compte à rebours a commencé et c'est avec un vrai pincement au cœur que nous voyons les fontaines perdre de leur force pour complètement s'arrêter. Les airs baroques ne sont plus accompagnés par les bruissements des eaux et les sculptures ont l'air d'avoir perdu toute vie sans les jeux d'eau. Tout s'est figé de nouveau.

Sauf nous, qui remontons avec hâte vers le fond du Parc, pour aller déjeuner sur les bords du Grand Canal comme promis.

Bonus final, vidéo ci-dessous: les pas de danse improvisés des filles

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