La Chèvre et le Bouc
Une chèvre qui vivait à la ferme solitaire
Et qui cherchait un compère
Un jour rencontra un bouc
Qui lui aussi cherchait une compagne
Au-delà des montagnes.
Il aperçut la chèvre à la ferme
Le bouc amoureux lui déclara d'un ton ferme
Qu'il l'aimait et l'invita dans les montagnes.
« Je m'appelle Maron
Quel est votre joli nom ?
-Je m'appelle Blanchette
Et je suis une jeune biquette ».
Elle l'accompagna pour être sa compagne
Au delà des montagnes
Mais la chèvre n'étant pas adaptée
A vivre dans ce paysage d'une telle beauté
Tomba au fond d'un ravin.
Amour, Amour quand tu nous tiens
On peut bien dire « Adieu prudence ! »
Laurine de la F.
Le Lion et la Hyène
Les lions chassent férocement.
Un lion, étant dans la savane,
Croqua la patte d'une hyène en cavale.
Celle-ci réussit à s'enfuir.
Quelques mois plus tard,
Le lion mourut, laissant sa famille au désespoir.
La hyène apprit la nouvelle et se dit
Que l'occasion était arrivée
De se venger de ce coup bas.
Elle accourut auprès des lionceaux :
« Je vais me venger de l'affront de votre père »
Les lionceaux la supplièrent
Mais elle les tua et s'enfuit en ricanant.
On voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands.
Matthias de R. Fables, I, 1, 2008
Le Chevreau et le Louveteau
Une nuit, un chevreau eut le malheur de croiser le chemin d'un louveteau.
« Toi, oui toi, apporte-moi sur le champ un agneau ou je te dévore », ordonna le louveteau.
Le chevreau eut peur, il courut à la recherche d'un agneau. Il en rencontra un couché dans un pré et lui dit :
« Suis-moi, une personne souhaite te rencontrer ».
Et il conduisit l'agneau auprès du louveteau qui n'en fit qu'une bouchée.
« Il ne m'a pas suffit ! Trouve-moi à présent un porcelet !».
Le chevreau repartit tellement vite que ses petits sabots saignaient. Il trouve finalement un porcelet dans sa soue et lui dit :
« Suis-moi, une personne souhaite te rencontrer ».
Le porcelet connut le même sort que l'agneau. Le louveteau n'était toujours pas satisfait :
« J'ai l'odeur du sang au nez, tu vas m'accompagner près du ruisseau pour m'aider à le laver ».
Ils s'enfoncèrent dans les bois et le louveteau mangea le chevreau.
Si le chevreau n'avait pas sacrifié l'agneau puis le porcelet, ils auraient sûrement pu résister ensemble au louveteau car l'union fait la force.
Sidi C.
L'Ours et le Coq
Un jour, un ours croisa un coq
Et l'invita à venir dîner au bord de la rivière.
« Volontiers », répondit le coq.
Le lendemain, le coq arriva.
Il demanda à l'ours la composition du menu.
Celui-ci lui montra la rivière :
« Nous allons manger du saumon tout frais ».
L'ours étant un chasseur hors pair
Eut peu de mal pour attraper le poisson.
Mais le coq n'en put attraper miette.
Pour se venger, le coq retint à dîner l'ours.
Il lui prépara des graines pour volaille classique.
L'ours n'aimant que les produits frais
Dut se forcer à en manger.
Quant au coq, il trouva que c'était un véritable festin.
L'ours retourna chez lui malade.
C'est double plaisir de tromper le trompeur.
Yoann de la C., Fable I, 2009
Un jour, une renarde perdit son petit de vue
Et elle glapit dans toute la forêt
Mais pas de réponse, elle courut de toutes ses forces
Toujours rien.
Soudain, un renard apparut devant la renarde
Tenant dans sa bouche le petit renardeau.
La renarde pour le remercier
L'invita à dîner pour le jour d'après.
Le renard aveuglé par ses si beaux yeux
Ne trouva pas d'autre mots que « Oui ».
Le lendemain, fou de joie, il se prépara.
Il accourut auprès de la renarde
Mais n'entendit pas un ours
Qui le suivait à distance.
L'ours attrapa le renard et le mangea.
Amour, amour, quand tu nous tiens
On peut bien dire : « Adieu prudence ».
Hevin de B.
Le Serpent et l'Ours
Un jour, un serpent et un ours
Se firent emprisonner.
L'ours dans la cellule se mit à pleurer.
Le serpent lui dit :
« Ne pleure pas, tu reverras tes petits
Car nous allons nous échapper ».
L'ours sécha ses larmes et se mit à cogner
Contre les barreaux de sa cage, sans arrêt.
Son camarade de cellule lui conseilla
D'arrêter cela :
« Appelle le gardien, je me charge de son cas ».
A l'arrivée du gardien le serpent l'envoûta
Et l'hypnotisa si bien que le gardien
Ouvrit la cellule.
L'ours et le serpent s'évadèrent
Et regagnèrent leur tanière.
Plus fait douceur que violence.
Emmeline de la G., Fable I
Le Lion et l'Eléphant
Un lion, roi des animaux, possédait tout.
Mais rien ne lui plaisait.
Chaque jour un éléphant lui apportait ce qu'il désirait
Et n'avait plus le temps de trouver de la nourriture pour sa famille.
En plus de cela, le lion n'était jamais satisfait.
Un jour, l'éléphant déclara au lion :
« Je commence à en avoir assez que vous ne soyez jamais contenté
Je renonce à être votre serviteur de cadeaux ».
Le lion répondit : « Je suis roi en ces terres
Si l'envie te prenait de démissionner, je te mangerais ! ».
L'éléphant était bien plus faible que le lion
Mais excédé du manque de compréhension de ce dernier
Il s'élança et le transperça de ses défenses.
Les délicats sont malheureux
Rien ne saurait les satisfaire
Alexandre de la D.