Réaliser sa propre affiche militante
Apès avoir étudié plusieurs affiches militantes dénonçant le commerce de fourrure, les élèves de cinquième ont à leur tour réalisé les leurs:
nouveaux arrivages!! Christian R., 5e Flaubert Pascal Z., 5e Eluard David VM, 5e Flaubert Léa H. et Lila C., 5e Eluardslogan corrigé: si vous portez de la fourrure, vous êtes sans cœur! Ne vous sentez-vous pas coupables? Zohra H. et Mélyne A., 5e Flaubertslogan corrigé: porter de la fourrure, c'est provoquer une mort douloureuse Enzo A., 5e Eluard Anissa Y. et Bintou K., 5e Eluard Arnaud D., 5e Eluard  Florine M. et Aurélie C., 5e Flaubert Jeanne B., 5e Eluardslogan corrigé: Alors pourquoi ne va-t-elle pas en prison?
Réagir sur une affiche militante
Le récit des Traces sous la neige de Robillard soulève la question des animaux abattus dans le but de récupérer leur fourrure. Pour sensibiliser le lecteur, l'auteur a choisi de nous mettre dans la peau de Moun, une renarde qui découvre sa petite prise au piège d'une mâchoire d'acier. Le texte insiste sur l'incompréhension et la souffrance de l'animal piégé à mort. Qu'en est-il des affiches destinées à dénoncer le commerce de la fourrure ? De quels procédés dispose l'affiche pour sensibiliser le plus large public ? Les élèves de 5ème livrent ici quelques analyses.
 Cette première affiche provient de la "Fondation Brigitte Bardot". Elle représente une allégorie de la mort qui porte de la fourrure. Le choix du fond noir fait ressortir le slogan écrit en blanc. Le choix de l'image et des couleurs produisent un effet choquant, l' affiche insiste sur le coté morbide des porteurs de fourrure. Le slogan est d'ailleurs très clair: "PORTER DE LA FOURRURE C'EST PORTER LA MORT". Djahmal K.
 Cette deuxième affiche provient également de la "Fondation Brigitte Bardot", on retrouve d'ailleurs le même slogan: "Porter de la fourrure c'est porter la mort".
Elle représente un homme debout sur le point d'achever un loup pris au piège. Sur ce fond uniformément blanc, l'agressivité de l'homme ressort ainsi que la phrase "une capuche=un loup" écrite en lettres capitales rouge sang.
En voyant cette affiche, nous ressentons du mépris envers l'homme qui agit "pour faire comme ses potes" et de la pitié pour le loup qui sera une future capuche.
J'ai choisi cette affiche car elle dénonce les méfaits de la mode.
Jeanne B.
 Cette affiche est très efficace car quand on approche de cette affiche, on voit ce bébé renardeau mignon comme tout, et sur l'affiche le renardeau dit en nous regardant que sa mère a perdu sa fourrure, car elle est morte. Il nous demande droit dans les yeux si notre mère porte un manteau de fourrure. Cette affiche sert à faire réagir les femmes portant de la fourrure: elles pourraient se dire que si ça se trouve, elles portent la mère du renardeau qu'elles ont rendu orphelin. Et effectivement, les femmes ne seraient pas fières d'elles si on avait tué leur mère pour en faire un simple manteau de fourrure.
Arnaud D.
L'émetteur de cette affiche est l'association "Respect for animals". Elle représente un lynx vêtu d'une peau d'homme. Le lynx sourit pour montrer sa fierté: il se trouve "SEXY", ce qui est ironique. Le slogan est implicite, mais nous dirons que c'est "Halte au ridicule de la mode". En découvrant cette affiche, nous nous demandons dans un premier temps ce qu'il porte, cela nous fait sourire puis un sentiment de malaise s'installe en identifiant la peau d'homme.
J'ai choisi cette affiche car elle échange les rôles: ce sont les animaux qui nous tuent pour porter notre peau. Jeanne B.
Cette affiche est choquante et en même temps efficace car en la voyant de loin, on est amusé par ce lynx souriant qui porte un manteau. Mais en approchant on découvre que c'est de la peau d'homme. L'affiche incite le public à imaginer que les rôles s'échangeront. Arnaud D.
Le message de cette affiche est que les personnes qui portent de la fourrure pour se trouver "sexy" sont aussi ridicules que ce lynx. Inès M.
Mina sera-t-elle sauvée?
Le premier chapitre comportait la lecture d'un récit bref de Jean-Marie Robillard: Des Traces sur la neige. C'est l'hiver. Moun la renarde rentre d'une nuit de chasse. Arrivée au terrier, elle découvre affolée que sa petite Mina a disparu. En suivant ses traces sur la poudreuse, la renarde assiste à un horrible spectacle: sa petite a la patte prise dans un piège aux mâchoires d'acier. Que faire? C'est alors que Gus le chasseur arrive. Les élèves devaient rédiger l'élément de résolution qui aboutirait à la situation finale de leur choix. Ils avaient au préalable revu comment: -employer les temps du récit au passé -varier les substituts du nom -insister sur les émotions des personnages.
FINS POSITIVES Moun grondait entre ses dents. L'homme se rapprochait. Un profond sentiment de haine monta en elle tandis que la peur continuait à l'envahir. Une ombre apparut soudainement sur la neige: Gus était là... Il ricana. Moun montra les crocs et se jeta sur la main du chasseur qui lâcha un juron et s'empourpra. D'un revers de bras, il rejeta Moun contre un arbre puis se tourna vers Mina. Il ouvrit le piège et mit la bête apeurée dans son sac. Alors qu'il écartait les mâchoires du piège pour le rendre à nouveau fonctionnel, Moun se jeta dans son dos avec une telle animosité que tous les oiseaux des environs s'envolèrent en entendant le cri de Gus. Le piège s'était refermé en s'enfonçant dans la chair de l'homme! En quelques secondes, Moun avait arraché la petite du sac de Gus et elle s'enfuit avec, abandonnant l'homme mutilé à la morsure du froid. Les mois passèrent, la blessure de Mina cicatrisa et elle devint une jeune et belle renarde. Quant à Gus, il abandonna tout espoir de retrouver un jour l'usage de sa main... David V-M, 5ème Flaubert Moun, le coeur battant, se colla contre Mina. L'odeur de Gus était de plus en plus forte. Moun tournait autour de sa fille, complètement désespérée, partagée entre sa peur et sa volonté de sauver sa petite. Gus accéléra le pas en découvrant Moun: il lui donna brutalement un coup de bâton pour la neutraliser. La renarde gisait assommée sur la neige froide. Le chasseur désenclencha le piège et saisit sa proie pour la mettre dans sa musette. Il partit. Mais le fond de la toile était abîmé par les griffes du lièvre qui, en se débattant avant de mourir, avait troué le sac. A l'aide de ses crocs, Mina élargit le trou et tomba du sac. Par miracle, Gus absorbé ne remarqua rien et continua son chemin. Mina rassembla ses forces pour rejoindre en boitant sa mère qui reprit lentement connaissance. Toutes deux rentrèrent soulagées au terrier. Quant à Gus, fou de rage, il resta longtemps morose d'avoir laissé échapper sa proie. Margot N., 5ème Flaubert Gus arriva. Moun devint agressive pour protéger sa petite. Mais le chasseur ne craignait en rien l'agressivité de Moun et s'approcha de Mina. Désespérée, Moun se jeta sur l'homme pour le mordre mais cela ne servait à rien car leurs forces n'étaient pas comparables. Gus chassa la renarde à coups de pied. Il ôta ensuite la petite renarde du piège et la mit dans sa musette. Moun, affolée, ne savait que faire. Elle voulait à tout prix récupérer sa petite, alors elle décida de les suivre à distance. Gus jeta la musette dans la remise et la nuit tombant, il monta se coucher. Mais le vieil homme avait oublié de fermer la fenêtre de la cave sous la remise et la mère renarde parvint à y entrer. Elle chercha Mina et quand elle la retrouva, elle prit sa petite dans sa gueule et ressortit par la fenêtre. Leur joie fut immense quand elles parvinrent à regagner leur terrier. Justin L., 5ème Flaubert
Gus aperçut les renardes: la plus petite était coincée dans son piège. La mère renarde sentit son cœur palpiter, elle s'empressait de trouver une solution pour délivrer sa fille mais Gus avait saisi un bâton et s'approchait. Il essaya de frapper les bêtes pour les assommer. Elles évitèrent certains coups du bâton qui tapèrent dans le piège. Celui-ci s'ouvrit en grinçant: Moun saisit immédiatement sa fille et s'enfuit. Gus ne parvint pas à les rattraper car elles s'étaient enfouies dans les fourrés. Les renardes purent regagner sauves leur terrier. Djahmal K., 5ème Eluard Moun brava sa peur et rassura Mina. Le froid sur son pelage, elle ne le ressentait pas. Une ombre surgit soudain: Gus! Moun avait le cœur qui battait à tout rompre. Armé d'un bâton, son ennemi de toujours approchait. Apeurée, la petite poussait des glapissements, le pelage de sa patte un peu rouge sang, ses yeux noirs se remplirent de terreur. Soudain l'homme trébucha sur la neige glacée qui laissa place à de l'eau gelée. Moun n'hésita plus: elle mordit la patte de sa propre fille pour la couper du piège. Elle réussit. Elle saisit sa petite amputée et s'enfouit dans la forêt. Quand Gus parvint à sortir de l'eau, il ne vit plus les renardes. Jeanne B., 5ème Eluard FINS NÉGATIVES La renarde sentit Gus qui arrivait et, terrifiée, elle se sauva. Le chasseur, joyeux de sa première prise, un énorme lièvre à la fourrure soyeuse, chantonnait une chanson ancienne. Là, le vieil homme découvrit surpris sa seconde prise. Il enleva la petite renarde du piège et la jeta dans son filet. Il réfléchit quelques instants et eut une idée. Il ressortit Mina de son sac, confectionna un petit bandage pour sa patte blessée et la relâcha dans les bois. Le chasseur entreprit de suivre Mina de loin pour ne pas se faire repérer. Moun fut très étonnée de voir sa petite revenir au terrier: dans son cœur de bête battait une joie folle. Mais Gus ne perdit pas son temps. Ayant repéré le terrier, il alluma une branche sèche à l'aide de ses allumettes et enfuma le terrier. Les deux renardes étouffées sortirent en un rien de temps. Gus s'empara d'elles et rentra chez lui. Le cruel homme les dépeça avec son couteau pour prendre leur fourrure qui faisait vivre son commerce. Marc VB, 5ème Flaubert Gus arrivait en courant à petites foulées, fier que son piège ait fonctionné. Il n'aperçut pas Moun qui grognait sourdement, folle de rage de revoir son ennemi de toujours. Elle était cachée derrière un buisson tandis que le chasseur défaisait le piège. Mina souffrait énormément de la douleur que lui infligeaient les dents du piège. C'était un calvaire. Dès que la petite sentit le contact de la main de Gus sur sa fourrure encroûtée de glace, elle se hérissa tout en pleurant silencieusement de désespoir. Le chasseur posa Mina au sol en espérant appâter ainsi la mère mais Moun n'approcha pas. Gud rentra alors chez lui, tua la petite renarde et ôta sa fourrure pour en faire un manteau. Bintou K., 5ème Eluard
Les discours gagnants à l'élection des délégués
Pour
commencer, bonjour à tous !
Aujourd'hui
je me présente devant vous en tant que candidate au poste de
déléguée de classe parce que j'aime notre classe et ... j'aime
rendre service! Voilà quelques petites choses à savoir si je
suis élue:
-Je
n'aime pas l'injustice et si quelque chose vous paraît injuste, que
ce soit avec les professeurs ou avec les autres élèves, je ferai
mon possible pour régler les problèmes.
-Je
saurai prêter une oreille attentive à tous vos problèmes.
-Je
prêterai volontiers mon cahier pour que les absents recopient les
leçons sautées. -Je répondrai à toutes vos questions. -Et
enfin, j'essaierai de faire en sorte que la classe garde toujours une
bonne ambiance !!
Voilà,
en espérant vous avoir convaincus de voter pour moi, merci
de m'avoir écoutée !
En tant que délégué, je m'engage à vous aider dans votre vie scolaire. Vous avez peur de parler à un prof... Qui vous aidera? MOI ! Si on dit que vous vous êtes mal comporté au conseil de classe, qui vous défendra? MOI ! Si on se moque de vous, qui vous aidera ? MOI ! Si vous êtes chagriné, qui vous consolera ? MOI ! Si je suis élu délégué, je me battrai pour cette classe : je serai le sauveur, le héros, le justicier de la classe !!! Merci tout le monde ! Ludovic N'S-M, 5ème Eluard
Escapade dans le Paris médiéval
De nombreux lieux témoignent de l'époque médiévale dans notre belle capitale. Le temps d'une journée, les 5ème Eluard du collège Willy Ronis ont arpenté les plus significatifs d'entre eux. Vous trouverez ci-dessous les reportages que les élèves ont élaborés.
Notre parcours dans le Paris médiéval (Vendredi 25 Mai 2012) par Lysiane DC. et Marine B.

En fluo notre parcours avec les étapes numérotées (pour agrandir l'image, clic droit: "afficher l'image")
Cette belle journée commença par le départ à 8 heures du collège Willy Ronis pour rejoindre à pied la gare RER A de Champigny-sur-Marne en direction de Châtelet les Halles. En sortant du RER, Mme El Mallouki nous a expliqué que nous étions sur la Rive droite. Nous avons pris le Pont Neuf (1) pour traverser la Seine. De là, nous avons eu un premier aperçu de la Conciergerie qui était auparavant le premier palais des rois capétiens dans Paris. 
Sur le Pont-Neuf
Nous nous sommes ensuite engagés sur la place Dauphine (2) pour découvrir le Palais de Justice. Nous avons longé le quai des Orfèvres pour prendre un deuxième pont: le Pont Saint Michel pour arriver sur la Rive gauche. Sur la place, nous avons longuement observé la Fontaine Saint-Michel (3) qui raconte la légende de l'Archange pourfendant le dragon. Nous avons remonté le boulevard Saint Michel en direction de l'Hôtel Cluny (4) où nous avons assisté à une visite conférence de deux heures sur la chevalerie. Après la visite, nous nous sommes posés pour déjeuner dans le Jardin médiéval où Mme Otsmane nous a fait découvrir les différents parterres de fleurs et le potager médicinal. 
L'Hôtel Cluny et le jardin médiéval reconstitué
Place à la deuxième partie de la journée! Nous regagnons l'île de la Cité en passant par des ruelles commerçantes qui datent du Moyen Age: la rue du Chat qui pêche, la rue Xavier Privas... 
La 5ème Eluard à l'assaut de Notre-Dame!
Avant d'entrer dans Notre-Dame, nous visitons la crypte archéologique (5) qui se trouve sous le parvis: nous découvrons la naissance de Lutèce qui deviendra Paris. Sur le parvis, nos professeurs nous font observer la façade principale avec les célèbres tours sur lesquelles Gargantua s'est posé pour s'emparer des cloches, les trois portails, la Rosace et la galerie des Rois. 
Sur le Parvis de Notre-Dame, on complète au soleil notre livret de sortie
Nous entrons enfin dans la cathédrale Notre-Dame (6) pour découvrir ses nombreux trésors. 
En sortant de l'édifice, nous le contournons pour observer les arcs-boutants, la flèche ornée des douze apôtres et profiter du Parc ombragé. 
Nous nous dirigeons finalement vers le boulevard du Palais pour identifier la flèche de la Sainte-Chapelle (7) et l'horloge de la Conciergerie (8). Nous retraversons la Seine pour regagner la Rive droite. Sur le quai de la Megisserie, nous observons les différentes tours médiévales de l'ancien palais capétien. C'est l'heure de reprendre le RER A pour rentrer à Champigny-sur-Marne.
Merci à nos professeurs pour nous avoir organisé cette escapade à PARIS!!! 
Vue sur l'ancienne entrée du Palais des Capétiens (Conciergerie) et en arrière-plan la Tour Eiffel
Décrire une scène gargantuesque
La lecture de Gargantua (1534) était couplée avec un travail sur la description. En devoir maison, les élèves avaient à s'appuyer sur la célèbre gravure de Gustave Doré pour décrire le repas de Gargantua. Leur description devait être menée du point de vue d'un voyageur qui rencontre pour la première fois le géant. Ils devaient varier les expansions du nom et employer des hyperboles pour insister sur la démesure du repas.
 Le repas de Gargantua par Gustave Doré (1873)
Un jour de l'été 1535, je parcourais la vallée de Vienne. Arrivé près de Chinon, mon attention fut attirée par un grand bruit. Poussé par la curiosité, je me dirigeai vers un spectacle que je trouvai extraordinaire. A quelques mètres devant moi se tenait une créature gigantesque assise devant une table qui me dominait de plusieurs mètres. Le colosse était occupé à manger, aidé par une demi-douzaine de personnes de ma taille qui se tenaient près de lui. Le géant, habillé richement, présentait sa figure joufflue et souriante en direction de deux énormes cuillères tenues par deux serviteurs. Dans sa main gauche potelée, il tenait un verre à la taille prodigieuse. Sa main droite était armée d'une fourchette démesurée. Il avala un mouton entier en une seule bouchée, dans un bruit de mâchoires impressionnant. A chaque fois qu'il engloutissait un morceau ou ingurgitait une grande rasade de vin rouge de Chinon, il passait sa langue sur ses lèvres luisantes de graisse en poussant des grognements de satisfaction. Tous ses serviteurs partageaient sa joie et applaudissaient. A un moment, il m'aperçut et arrêta de manger. Je reculai de peur: allait-il vouloir me dévorer? Mais non! Il me sourit et me dit: « N'ayez pas peur, damoiseau, je m'appelle Gargantua et vous êtes mon hôte. Attablez-vous! Qu'aimeriez-vous manger? ». Sa bonne figure rouge et sa voix d'une douceur inattendue me rassurèrent et je répondis: « Une miette de cette cuisse de poulet s'il vous plaît ». C'est ainsi que je partageai le repas d'un géant. Tom B.S, 5ème Eluard 
Quel ne fut mon étonnement en découvrant la scène qui s'offrait à ma vue! Assis en face de moi se trouvait un géant gros et gras. Tout autour de Gargantua, car c'était bien lui, s'agitait une dizaine de serviteurs pour satisfaire son appétit redoutable. La masse du géant était tellement importante qu'il n'arrivait pas à se bouger: tout juste tournait-il sa tête de droite et de gauche. Pour cette raison, des estrades étaient installées de chaque côté de sa géante personne afin de permettre à ses serviteurs de le nourrir. Cela devient un drôle de ballet: on lui présenta des pâtés énormissimes qu'il engloutit en une bouchée, tournant la tête de l'autre côté il s'enfila une brochette de moutons rôtis. L'appétit était grand: pour désentraver son gosier, il sirota un tonnelet de vin. Enfin pour apporter une petite note sucrée, il avala une pièce montée de religieuses au chocolat. Après cela, son visage exprima la plus vive satisfaction et il éructa de plaisir. Le vent de cet énorme rot empli des odeurs de la bouffetance me gifla violemment la figure. Je compris qu'il était temps pour moi de rentrer. Camille M., 5ème Balzac 
Extraits choisis: Lorsque j'arrivai dans la salle, je fus extrêmement surpris de voir devant mes yeux un géant immense qui mangeait son repas. Une dizaine de personnes autour de lui transportait d'énormes cuillères argentées vers sa gigantesque bouche. Je constatai avec curiosité que le verre qu'il portait avec aisance dans sa main démesurée avec une taille extraordinairement colossale! Quant à sa fourchette, elle était éléphantesque. Margot S., 5ème Eluard En découvrant pour la première fois Gargantua, je restai sidéré au vu de cette scène éléphantesque. Je ne pouvais détacher mes yeux tant elle me parut démesurée. Un nombre faramineux d'humains servaient le géant et la quantité astronomique de nourriture qu'il engloutissait ne suffisait pas à le rassasier. Son gosier semblait sans fin et correspondit bien au prénom que son père lui avait choisi. Billal M., 5ème Balzac
Petits textes descriptifs
Durant le chapitre consacré aux romans de la Table Ronde, les élèves ont visionné plusieurs extraits d'Excalibur (1981) de John Boorman. Ce film refond avec talent les différentes légendes sur Arthur pour offrir un déroulement chronologique cohérent de la vie du Roi.

Au cours de l'évaluation de fin de chapitre, vingt minutes ont été consacrées à la rédaction d'un court texte descriptif. Les élèves devaient au choix décrire:
- Mordred du point de vue d'Arthur - Lancelot lors de sa première rencontre avec Guenièvre - Morgane revue des années plus tard par Merlin Leurs textes devaient être cohérents avec la situation des personnages et retranscrire leurs émotions. Pour enrichir leur description, l'emploi d'expansions du nom variées était suggéré. Le maniement de figures de style (comparaison/ métaphore) conférait un bonus.
Mordred vu par Arthur
Arthur désemparé (Nigel Terry)
Le farouche Mordred (Liam Neeson)
Mordred était grand et avait les yeux d'une clarté impressionnante. Mais ils s'assombrirent à la vue de son père. Arthur se sentit engloutir par leur néant. La rage sans pareille qu'exprimait Mordred faisait comprendre à Arthur que son fils le détestait profondément. L'armure de Mordred brillait d'un halo qui semblait la rendre indestructible. Arthur sentit sa fin approcher. Saïd M., 5ème Balzac Mordred était bâti comme un dieu. Ses yeux lançaient des éclairs de fureur. Une terrible puissance émanait de son armure qui semblait être d'un or forgé par le soleil. Son heaume prenait la forme de sa mâchoire musclée et Arthur se sentait désespéré par cette vision. Margot S., 5ème Eluard
Mordred était vêtu d'une armure d'or et rayonnait comme un ange tombé du ciel. Mais c'était un ange destructeur: les traits orgueilleux qui se dessinaient sur son noble visage étaient plus lumineux que les rayons de soleil impuissants. Yamine M., 5ème Eluard Mordred était sur son destrier, il portait une armure en or. Arthur était étonné de le voir si grand et si fort. Le heaume de Mordred présentait des cheveux bouclés et dorés qui brillaient comme un diamant étincelant. Giovanni C., 5ème Balzac Arthur découvrit en face de lui un monstre sans cœur qui voulait détruire son père, qui, depuis son enfance, avait été préparé par sa mère à vaincre son père. Mordred portait une armure toute dorée. De son heaume ressortaient des boucles tout aussi dorées. Arthur n'apercevait pas le visage de celui qu'il allait affronter. Malik I., 5ème Balzac
Mordred était grand, blond, le regard hautain, arrogant tel un oiseau de feu. Son armure d'or éblouissait Arthur. Ses yeux étaient les mêmes que ceux de son père. La monture de Mordred était noire. Sa patte avant tapait le sol et à chaque coup on ressentait un tremblement de terre. Face à cette vision d'Apocalypse qui annonçait sa fin prochaine, Arthur demeurait calme. Hélies F., 5ème Eluard
Lancelot vu par Guenièvre
Guenièvre éprise (Cherie Lunghi) Lancelot du Lac (Nicholas Clay) C'est alors qu'elle vit Lancelot, un grand chevalier brun aux yeux bleus. Avec une grâce irrésistible, il descendit de son cheval. Il semblait être un dieu séduisant qui venait sur terre chercher sa future déesse. Guenièvre restait médusée devant cet être aux charmes immenses. Brenda L, 5ème Balzac Guenièvre vit un charmant jeune homme qui semblait très fort. Il portait une armure d'un blanc étincelant. Guenièvre le contemplait, rougissait et finit par lui demander son nom. Le chevalier se nommait Lancelot et Guenièvre lui avoua qu'il ressemblait à un ange. Par son charme, il lui avait déjà corrompu le cœur... Vincent H., 5ème Balzac C'est alors qu'elle vit le plus beau chevalier qu'elle n'ait jamais vu. Son armure blanche brillait au soleil, sa beauté était supérieure à celle de la blanche licorne. Ses yeux bleus magnifiques s'harmonisaient avec ses cheveux blonds cendrés. La beauté qu'elle lui trouvait était plus éblouissante que le soleil à son point culminant. Elle restait sidérée devant cet être qu'elle trouvait surnaturel. Abdel H., 5ème Eluard
Morgane vue par Merlin

Merlin conquis (Nicol Williamson)

L'envoûtante Morgane (Helen Mirren) Elle était resplendissante et débordante de jeunesse. Ses longs cheveux dorés brillaient comme le soleil en plein midi, ses yeux verts émeraude paraissaient doux. Sa beauté laissait Merlin bouche-bée: il n'avait jamais vu une telle splendeur. Elle s'avança gracieusement vers Merlin avec un sourire charmeur qui illuminait son visage. Margot S., 5ème Eluard Ses habits de soie la rendaient encore plus belle. Merlin voulait la saluer mais les mots ne parvenaient pas à sortir de sa bouche face à une aussi splendide créature. Il l'avait vue petite et voilà que les années l'avaient embellie, il était époustouflé. Théo B., 5ème Eluard Merlin n'avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui en la reconnaissant. Morgane était resplendissante. Sa longue chevelure dorée coulait sur ses graciles épaules. Un sourire fin mais mélancolique la rendait encore plus irrésistible. Merlin s'approcha d'elle pour lui embrasser la main. Elle était douce et le parfum envoûtant qui s'en dégageait rendit fou d'amour Merlin. Laura T., 5ème Eluard
Lecture du "Pont Mirabeau" par Brenda L. et Camille M. (5ème Balzac)
Lecture du "Pont Mirabeau" par Kenzi A. (5ème Balzac)
Ecrire un combat de chevaliers
Le chapitre consacré à la découverte des romans de chevalerie arthuriens s'est achevé avec l'écriture d'un récit de combat. Par groupe de quatre, les élèves ont mis à profit leurs lectures et leurs dernières découvertes stylistiques: hyperboles et présent de narration. Au programme de lecture dans ce chapitre: Yvain ou le Chevalier au lion de Chrétien de Troyes et des extraits de Perceval ou le Conte du Graal et du Merlin de Boron.
Ils ont également visionné des séquences du film Excalibur de John Boorman (l'avènement d'Arthur, la fondation de la Table Ronde, les amours de Lancelot et Guenièvre, la quête du Graal et la mort du roi).
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Que le plaisir d'écrire perdure.
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