HIVER
Oui l'hiver est arrivé
Déchaînant ses crocs rageurs
Je me sens comme Prométhée
L'aigle m'arrachant le coeur
Tout n'est que langueur
Oui l'hiver est arrivé
Déchaînant ses crocs rageurs
Paysage de verre glacé
Moi qui vis dans la froideur
Bientôt mon heure va sonner
Oui l'hiver est arrivé
Car ma vie va s'arrêter
Qui pourrrait me regretter
Oui l'hiver est arrivé
David VM, 5ème Flaubert
Je marche dans la froidure
D'un monde dur et gelé
Je veux crier et lutter
Contre la glace qui m'engourdit
Je languis tout accablé
Par la tyrannie de la pluie
Les vents sont en guerre
Je perds tous mes frères
Soudain la pluie ralentit
Et le soleil, encore pâle, ressurgit
Ses rayons se déploient lentement
J'enlève mon manteau
Et je le jette au vent rayonnant
Car revoilà le printemps
Shafir M., 5ème Eluard
C'est par une nuit comme celle-ci
Que je te vis pour la première fois
Cette nuit d'hiver il faisait froid
Mon cœoeur de glace palpitait à peine
Devenu coeœur de feu il n'eut plus
D'yeux que pour ta majestueuse beauté
Même dans cette infinie obscurité
Il ressent la douce chaleur de ton illuminante beauté
Ce pauvre coeœur qui était mien
Devint alors pour toujours le tien
Et même par delà la mort tien il demeurera
Et aujourd'hui toujours là
Braise qui enflamme mon coeœur
Je penserai éternellement à toi
Sullivan D., 5ème Flaubert
Hiver, saison sinistre et lugubre
Vêtu de son manteau sombre
Tourmente le pâle soleil
Avec ses nombreux flocons
L'implacable Borée fait claquer les volets
Et s'impose, si pénible et funeste
Hiver, saison sinistre et lugubre
Quand enlèveras-tu ton manteau?
Épargne-nous ce calvaire
Qui roidit les pâles mers
Les vents sont en guerre
Quand seras-tu détrôné?
Ta domination d'une saison
Est dure à supporter.
Bintou K., 5ème Eluard
Grelottants, frissonnants, mon petit frère et moi
Nous rentrons à la maison boire un bon chocolat
Dehors, il fait froid, la neige est sur les toits
Douce et blanche, elle recouvre les toits
Les pics de glace suspendus aux fenêtres
Transparents et luisants tomberont sur nos têtes
Saturne est bien là, il tempêtera
Et laissera les grands paysages tout blancs et froids
Dans le ciel, les frêles et rares nuages
Blancs et légers sont secoués par le vent
Ils s'envoleront vers de nouveaux horizons
Mais dans quelques mois ce rude hiver s'en ira
Il cèdera sa place au tendre printemps
Qui saura nous réconcilier avec le bonheur
Quentin B., 5ème Eluard
La Reine blanche s'avance vers son trône
Et nous domine avec le froid d'une nuit de lune
Favorite de Chronos, elle contemple la vie qui s'abaisse
Son règne me plaît, mon sourire de lune
S'illumine de nouveau contre la tristesse
Tout n'est que silence transporté dans la brume
Les maîtres des familles ont peur
Dehors de petits cristaux tombent
Ravissant les regards pétillants des enfants
Lorsque Flore transportée par Zéphyr
Redonne la vie, la Reine blanche fuit
Emportant froid et pluies
Jeanne B., 5ème Eluard
Ô Printemps, soleil luisant
Lève-toi, source de lumière
Je souffre dans le froid du soir
Je t'en supplie, réveille-toi
Je ne supporte pas
Cette infinie nuit glaciale
Ô Printemps, aide-moi
Sors-moi de cette désespérance
Ta douce chaleur me manque
Ton ciel enflammé au crépuscule
Je t'en supplie, reviens-vite
Mon âme me quitte
L'hiver s'empare de mon corps
Sans défense, je m'en vais
Asiti A., 5ème Flaubert
PRINTEMPS

Que j'aime le printemps, divine saison
Tout renaît dans une irrésistible jeunesse
Les oiseaux chantent, joyeux musiciens
Le ciel est clair et beau et le soleil luisant
J'entends le chant du ruisseau
Qui murmure le long du jardin
Où trône une merveilleuse fontaine
Au milieu d'arbres qui brillent de fleurs
Le soir venu, je contemple le ciel
Infiniment étoilé, et je ne sais combien
Baignent dans ce firmament inconnu
Au réveil, ma première pensée est que
Si chaque jour est un jour nouveau
Au printemps cela semble une éternité
Aurélie C., 5ème Flaubert
Au sortir d'une rude nuit d'hiver
J'ai rencontré un astre,
Une jeune femme resplendissante
Aux yeux intenses et rayonnants
Son parfum est aussi doux que le Zéphyr
Ses cheveux semblent une rivière luisante
Recouverte de fleurs odorantes
Cette jeune femme répond au nom de Flore
Sa voix est aussi délicate que le chant des oiseaux
Mon existence est heureuse
Depuis que je l'ai rencontrée
J'aimerais qu'elle le sache
Et que du froid elle me protège à jamais
Avant que la Mort ne vienne me chercher
Enzo A., 5ème Eluard
Le revoilà, c'est le Printemps
Les oiseaux chantent, le soleil est luisant
Les fleurs poussent, le temps passe lentement
Revoilà le Printemps, le ciel est rayonnant
De petits vents folâtrent sous l'égide de Zéphyr
Guidant le monde vers la béatitude
On doit s'amuser, rire et chanter
Sortir, se promener, se détacher de ses scrupules
Le vent fait danser les fleurs
Les arbres contemplent avec bonheur
L'heure du Printemps, la joie est à l'heure
La terre brille de mille couleurs
Le rossignol trône, l'heureux chanteur
Le Printemps: belle saison pour les penseurs.
Wissam O., 5ème Eluard
Dans le jardin se dévoilait le soleil
Cet oiseau de feu si radieux
J'étais remplie de bonheur
Car l'heure du printemps revenait
Colombes et hirondelles
Toutes, chantaient en cœur
Les fleurs éclosent, les ruisseaux brillent
Oui, le printemps a réapparu
Dans le ciel clair et lumineux
S'épanouissaient les nuages
Qui folâtraient avec le doux Zéphyr
Le fleurs de mon cœur renaissent
Je n'ai plus d'angoisses ni de tristesses
Car le printemps est revenu.
Julia A, 5ème Eluard
Le printemps dépose sa douceur
Flore vient loger ses tendres odeurs
Sa messagère s'empresse de nous prévenir
La colombe murmure que le bonheur arrive
Les oiseaux comme des chanteurs
Le célèbre de tout leur cœur
Le doux Zéphyr danse de joie
Et les trois Grâces imposent leurs tendres lois
Le soleil luisant brille comme une perle
Et je me sens libre, une hirondelle je suis
Emplie de couleurs et de splendeurs
Les ruisseaux, les rivières crépitent
Mon coeœur bat de mille fleurs
Quelle joie de retrouver ce bonheur !
Zohra H., 5ème Flaubert
Les oiseaux chantent
Un concerto, orchestre céleste
Une brise légère
Fait valser les fleurs nouvelles
Les perles fraîches
De la rosée aurorale
Annonce cette existence
Enjouée et radieuse
Les faons jovials
Gambadent à l'orée
Des bois, à en perdre haleine
Moi secrètement
Je regarde la vie
Qui défile lentement
Margot N., 5ème Flaubert
ÉTÉ
L''Été est un prédateur
Quand s'abattent ses foudroyants éclairs
Qui nous touchent en plein cœoeur
En nous aveuglant de son soleil vert
Il est comme un animal en cage
Qui déchaîne ses crocs dès la première attaque
Qui nous aveugle de sa majestueuse rage
Et nous étouffe de son sublime arc
Il est digne d'un roi
Même Cérès sous sa brutale apparence
Ne peut être étonnée de sa puissance
Faheem I., 5ème Flaubert
Je t'ai rencontrée
Un soir d'été
Tes cheveux volaient
Au vent follet
Blonds ils étaient
Comme les blés d'été
Ils étincelaient
Alors je t'ai emmenée
Te promener
Dans les blés de l'été
C'était une romance d'été
L'amour avait frappé
Tel un éclair violet
Christian R., 5ème Flaubert
AUTOMNE
Elle est belle la fille dans le parc
Ses cheveux bruns volent dans le vent
Le tourment se lit dans son regard
Et le dur malaise dans ses larmes
Elle est belle la fille dans le parc
Soucieuse elle guette le monde s'endormir
Malheureuse elle écoute la chaleur partir
Sa respiration est saccadée, ses joues noyées
La pluie tombe sur la fille dans le parc
Les feuilles mortes craquent sous ses pas
Et le temps s'échappe au creux de sa voix
Le désespoir se lit dans tout son être
Le monde a revêtu son manteau de froid
La fille dans le parc n'est plus là
Faustine M., 5ème Eluard