Elèves créateurs

"Méchantes nuits d'hiver..." par Sarah L. et Maxance B.

Par Mme Otsmane - publié le lundi 20 octobre 2014 à 11:10 dans 07w5ème

Créer une impression sonore

Par Mme Otsmane - publié le lundi 22 septembre 2014 à 16:51 dans 07w5ème
  Pour aboutir à la création d'un poème à la fin du chapitre "Le Chant des Saisons", les élèves de 5e pratiquent plusieurs ateliers d'écriture. Dans les textes que nous vous présentons ci-dessous, nos petits écrivains se sont exercés à créer du sens à partir de sons, en essayant d'imiter le souffle du vent par l'utilisation d'allitérations en "f" et "v".



Sans effort, le vent siffle

Emportant une feuille

Et parfois même un grand meuble.

Ses rafales, d'une puissance sans égale,

D'une vitesse sans limites,

Vont vite.

Très fuyant, trop rapide,

Le vent représente la vie

Et la fougue de celle-ci

Jacques M., 5ème Balzac


Voici le vent qui arrive,

Les rafales se déchaînent

Et sifflent à travers les nuages,

Spectacle majestueux dans le ciel.

A grande vitesse, il souffle

Et soulève les feuilles d'automne

Tel un cheval fougueux.

Andréa DS, 5ème Flaubert


Le vent siffle dans les branchages

Et vente de long en large.

Le feuilles frémissent et jaunissent.

Le vent en rafales

Va vite, il est brutal.

Les vivants fuient en l'entendant.

 Vent fougueux, vent malheureux...

Shaïna M., 5ème Balzac


Au matin, quand je me réveille

J'entends siffler le vent

Et voler les feuilles.

La rafale du vent

Me fait frémir.

Au fil des heures, je sens

Le fougueux vent vivre en moi.

Le soir venu, il est fuyant

Et ne vente plus.

Il a disparu.

Maxance B., 5ème Flaubert


L'automne est là,

Les feuilles mortes virevoltent

Emportées par le vent fougueux

Si vivant, si bruyant.

Au coin de la cheminée

On voit le feu frémir

Tant les rafales soufflent.

Le feuillage du chêne

Est vite tombé cette année.

Le vent est présent, fuyant.

Il vente, il pleut, il grêle parfois

L'automne est là.

Aurélien R, 5ème Flaubert




Ecrire un fabliau comique reposant sur un quiproquo/ juin 2014

Par Mme Otsmane - publié le lundi 8 septembre 2014 à 12:44 dans 07w5ème
Oyez, oyez braves gens! Approchez et découvrez les fabliaux rédigés par les élèves des 5ème Artaud et Ionesco.
Du vilain qui voulait rouler sur l'or à l'amoureux qui devait passer de la pommade à ses beaux-parents, lequel de ces personnages médiévaux vous paraîtra le plus naïf?



La servante qui tapait dans l'½il des chevaliers

Je vais vous raconter l'histoire d'un chevalier amoureux mais maladroit pour vous faire rire.

Isaac était un chevalier qui ne s'intéressait qu'aux armes et aux tournois. Un jour, en rendant visite à sa tante Isabelle, il tomba sous le charme irrésistible de sa servante sarrasine, Leila. Ne sachant plus quoi dire, il bredouilla: «Bi,bi,bonjour... ».

-Bonjour à vous aussi mon brave chevalier, lui répondit sa tante. Vous m'avez l'air bien distrait Isaac, que vous arrive t-il ?"

Après avoir pris des nouvelles de sa tante sans pouvoir détacher son regard de la servante, Isaac sortit du grand domaine encore étourdi par sa rencontre. Il n'arrivait pas à oublier ses yeux bleu émeraude, sa peau mate, ses cheveux ambrés et ses lèvres rouge cerise.
En rentrant chez lui, son frère aîné, Jean, s'exclama :
« Mais où étais-tu passé? Cela fait de longues heures que je t'attends pour jouter!"
Mais Isaac ne répondit pas, il avait l'air ailleurs. Comme Jean s'inquiétait de l'état de son frère qu'il ne reconnaissait pas,
l'amoureux lui annonça en soupirant :
«Je n'arrive pas à oublier la servante de tante Isabelle: elle m'a vraiment tapé dans l'½il! »

D'un bond, Jean s'en alla furieux régler ses comptes avec Leila. Isaac tenta tant bien que mal de rattraper son bouillonnant frère.

Arrivé à destination, Jean fit une apparition scandaleuse. Isabelle qui entendit le vacarme se précipita à la porte :

 « Mais quelles sont donc les raisons de tout ce remue ménage? ».

Jean, encore très en colère, maugréa:

"Tante, je ne tolère pas qu'une de vos servantes se permette de taper dans l'½il de mon frère!".

Il y eut un silence puis Isabelle fut prise d'un énorme fou rire:

« Je n'étais pas là quand Isaac t'a parlé de Leila mais je suis sûre qu'il entendait tout autre chose! »

 Jean, gêné, s'excusa auprès des deux femmes . Isaac arriva sur ces entrefaites et dès qu'il aperçut Leila, il se mit dans tous ses états.

La tante vit que la demoiselle n'était pas insensible au charme du chevalier et elle ½uvra si bien que le mariage se conclut en peu de temps et sans échange de coups!


Prudence M., 5ème Artaud


"Taper dans l'oeil" par Prudence M.


Le paysan qui eut le coup de foudre

Approchez braves gens! Venez écouter l'histoire d'un jeune paysan qui était tombé amoureux plus vite que l'éclair.
Ce jeune paysan rentrait des champ quand sa route croisa celle d'une charmante paysanne. Il sentit un terrible frisson lui traverser le corps:
« Ça y est je suis amoureux », pensa-t-il.

Il s'avança vers elle pour lui déclarer sa flamme mais la jeune paysanne très intimidée s'enfuit au courant.  Il voulut la rattraper mais il s'essouffla bien vite et voulut récupérer sa respiration au pied d'un arbre.
Son voisin vint à passer et fut inquiet de le trouver à terre:
-Mais que t'arrive-t-il donc?
Le jeune paysan n'arrivait pas à reprendre son souffle:
-C'est, c'est... que j'ai eu le coup de foudre..., souffla-t-il péniblement.
-Un coup de foudre, mais c'est horrible! s'alarma son voisin.
Et sans lui demander son avis, il le prit sur ses larges épaules et l'
emmena sur le champ voir un apothicaire.

Une fois là bas, le jeune homme n'eut même pas le temps de s'expliquer qu'on lui fit boire d'horribles breuvages. Quand il put enfin ouvrir la bouche, il cria exaspéré:

-Mais je n'ai rien, je ne suis pas malade!

-Mais si, mais si, tu m'as dit que tu avais reçu un coup de foudre! coupa le voisin.

Le jeune homme eut beaucoup de mal à lui faire entendre raison.

Quand le voisin eut enfin compris de quoi il retournait, il fit son possible pour l'aider à retrouver la jeune femme. Le couple put enfin faire tranquillement connaissance sans que la foudre intervienne!


Robin B., 5ème Artaud


"Avoir un coup de foudre" par Robin B.


Le futur marié qui s'était pris un râteau

Oyez, oyez! Je vais vous raconter l'histoire d'une jeune damoiselle nommée Sofia pour vous amuser.

Sofia était une jeune noble très belle et elle s'éprit un jour d'un beau chevalier. Les jours, les mois passèrent et un beau jour Hector demanda Sofia en mariage. Les noces furent très vite fixées.

Le jour du mariage, Hector devait retrouver Sofia à l'église mais il ne s'était pas réveillé à temps. Il se mit à courir pour rattraper son retard. Malheureusement, il percuta un râteau qui l'assomma à moitié. Il arriva à l'église très en retard et très sonné.

Sofia, pâle d'inquiétude, lui demanda ce qu'il s'était passé.

-Sur le chemin, j'ai été très maladroit et j'ai pris un râteau, confia-t-il penaud.

-Comment? hurla Sofia. Nous sommes sur le point de nous marier et  tu as osé essayer de séduire une autre fille!"

Elle se sauva en courant, furieuse. Hector eut beaucoup de peine à réussir à la revoir car elle était dans une colère noire.

Il reprit l'histoire dans les détails et lui expliqua qu'il s'était fait assommer par un véritable râteau. Bien que l'histoire était assez incroyable, Sofia prit le parti de croire son futur époux. Le mariage reprit là où il s'était arrêté.

Levez-vous de bonne heure pour éviter de prendre des râteaux!


Samsha.D 5ème Artaud



"Prendre un râteau" par Samsha D.



Le paysan qui voulait rouler sur l'or


Oyez ! Oyez ! Approchez ! Approchez ! Je vais vous raconter l'histoire d'un jeune paysan nommé Romain qui voulait devenir riche. 

« Je souhaiterais tellement rouler sur l'or», confia Romain à son ami, un jour où il travaillait dans le champ du seigneur.

Le fils du noble qui surveillait les travaux lui annonça :

«Si vous souhaitez rouler sur l'or,  je peux vous aider, mais, pour cela il faudra me rendre quelques services!

- OUI ! Je suis prêt à vous rendre tous les services, s'exclama Romain, qu'ils soient humiliants ou pas, je les ferais !

- Ne vous inquiétez point, ces services ne seront pas bien longs ni très affligeants, répondit le noble.

Romain rentra chez lui et se précipita vers ses parents:

- Je vais rouler sur l'or ! s'époumona t-il, j'ai rencontré le fils du seigneur qui veut bien m'aider à rouler sur l'or, en échange de quelques services !

Le père furieux d'entendre cette nouvel vociféra :

-Es-tu devenu fou? Faire confiance à un noble! Il ne va sûrement pas tenir parole!"

Dès le lendemain, Romain se rendit chez le jeune noble et durant un mois, il se plia à ses moindres volontés.

Un jour, le noble lui annonça:

"Suis-moi, pour venir récupérer ta récompense!"

Romain le suivit dans une salle, le c½ur battant. Le noble ouvrit une porte: il aperçut une charrette et un tapis doré.

Le jeune noble se rengorgea: "J'ai préparé cette salle pour toi: tu pourras venir autant de fois que tu le souhaites pour rouler sur l'or!"

Pour réaliser ses rêves, mieux vaut compter sur soi-même!

Cindy T, 5e Artaud


Par Cindy T.


Le jeune noble qui passait de la pommade à ses beaux-parents

Oyez, oyez braves gens! Approchez pour écouter l'histoire d'un jeune noble prénommé Julien, épris d'une paysanne dénommée Claudette.

Le jeune noble était si amoureux qu'il convainquit sa bien-aimée de le laisser rencontrer ses parents. Hélas, quand il se rendit chez les parents de Claudette, ces derniers ne lui firent pas un bon accueil.

-Mais, insista Julien, pourquoi refusez-vous de m'accordez la main de votre fille ?

Le père intraitable déclara à Julien :

-Vous, les nobles, ne vous préoccupez pas des paysans qui composent pourtant le peuple ! Alors comment voulez-vous que nous vous fassions confiance? Je refuse cette union!"

Julien retourna dans son domaine et confia désespérément à son ami :

-J'aime sincèrement Claudette ! Dis-moi, toi, ami de toujours, comment puis-je faire en sorte pour qu'ils m'accordent la main de leur fille? J'ai déjà eu du mal à faire accepter cette relation par ma famille!

-Tu devrais, lui répondit son ami, retourner chez eux et passer de la pommade au père. Il va finir par t'apprécier!"

Julien fut heureux de ce conseil et le mit à exécution. Pendant la nuit, il pénétra dans la maison du paysan avec de la pommade et lui en étala sur les mains. Le père se réveille et aperçoit Julien qui s'en va. Puis il remarque ses mains toutes poisseuses! Il réveilla sa femme et lui annonça :

-Je pense que j'ai jugé trop sévèrement le petit noble qui était venu la dernière fois. Il m'a passé un soin sur les mains qui coûte très cher alors que je ne suis rien pour lui! De plus, son statut pourrait nous être favorable".

La mère acquiesça et le mariage entre Julien et Claudette fut très vite conclu!

Sarah Ch., 5ème Ionesco






Ecrire un récit interactif: récit dont vous êtes le héros

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 11 avril 2014 à 18:18 dans 07w5ème
S'inspirant de leur sortie au Musée du Louvre et de leurs lectures médiévales, les 5è Artaud et Ionesco ont produit un récit interactif se déroulant au Moyen Age.
Voici les étapes de leur production:
-lecture d'extraits de chansons de geste ("La Chanson de Roland", "Le Couronnement de Louis")
-visite du département des Arts de l'Islam suivie d'exposés sur la civilisation du Moyen Age (croisades, relations Orient-Occident, figures de Richard Coeur de Lion et de Saladin etc.)
-écriture par équipes d'un scénario idéal (schéma narratif)
-élection du meilleur scénario puis écriture par équipes d'obstacles au scénario idéal
-répartition des descriptions (écriture individuelle)
-choix d'images et publication en format html avec le logiciel "Quandary 2"

Bonne lecture et bon jeu!


Voici le récit interactif réalisé par les 5è Artaud:




Voici le récit interactif réalisé par les 5è Ionesco:




"Désir d'Occident": le récit collectif des 5èmes Eluard

Par Mme Otsmane - publié le lundi 11 novembre 2013 à 15:27 dans 07w5ème
La 5ème Eluard vous présente un récit d'aventures finalisé en juin 2013 et inspiré du concours de la Francophonie « Des mots pour vivre ensemble » organisé par le Lycée Lyautey à Casablanca et relayé par "L'école des Lettres".
Il s'agissait de s'inspirer de "dix mots arabes semés au loin" pour réaliser une production littéraire ou plastique :


Tulipe-Azur-Alchimie-Oasis-Guitare-Fantasia-Café-Bazar-Hasard-Elixir

دلبند -لازورد -الكيمياء -واحة - فنطازية - قيثارة  -بازار - قهوة  -زهر -إكسير 

Ce travail d'écriture collective a fait l'objet d'une séquence rythmée en plusieurs activités:

-recherches étymologiques et documentaires sur les dix mots arabes passés dans la langue française puis restitution dans des exposés

-appropriation de repères sur les civilisations occidentale et orientale au Moyen Age par le visionnement du film d'animation Azur et Asmar de Michel Ocelot

-travail par équipes de 4 pour constituer un scénario intégrant les dix mots à l'aide du schéma actanciel

-argumentation à l'oral des équipes pour convaincre la classe de voter pour son schéma actanciel

-une fois le scénario élu, réflexion collective de la classe pour insérer au mieux les dix mots

-répartition des étapes du récit par équipes puis rédaction

-lecture orale des brouillons puis réécriture en tenant compte des remarques de chacun

-mise au propre et finalisation par traitement de texte

Ce travail de longue haleine a pu aboutir principalement parce que la classe a montré un état d'esprit assez remarquable: chaque élève a saisi la dimension collective du projet et a laissé de côté toute susceptibilité pour être attentif et tolérant aux propositions des autres. Le travail de conception du récit puis de rédaction ont pu ainsi avancer efficacement.

Pour découvrir le texte, cliquez sur: https://www.weblettres.net/blogs/uploads/m/mmeotsmane/44656.pdf


Nous vous souhaitons une agréable lecture des aventures de la princesse Kamilia!



"Désir d'Occident": le récit collectif des 5èmes Eluard

Par elevederonis - publié le lundi 11 novembre 2013 à 15:20 dans 07w5ème
    
 Tout le monde avait entendu parler de la princesse Kamilia mais personne ne l'avait encore vue car elle ne quittait jamais le palais. Elle n'avait la permission de sortir que dans son jardin. Ses parents lui imposaient de nombreuses activités: cours de danse et d'équitation pour le maintien, leçons de politique pour gérer son héritage en tant que future reine. Bien qu'extrêmement riche, Kamilia avait le sentiment de vivre une pauvre vie dans sa cage dorée.
 Le palais où elle avait écoulé ses seize jeunes années était d'un luxe inimaginable. De splendides mosaïques bleu azur
tapissaient tous les murs jusqu'à l'immense jardin. Au centre de celui-ci se trouvait une fontaine entourée de lions en pierre. Partout où le regard se posait brillaient de sublimes tulipes.
Quand Kamilia avait rempli ses devoirs quotidiens de futur reine, elle se délassait près de la fontaine pour lire un roman. Ses parents souvent l'observaient à la dérobée. Ils étaient fiers de la beauté et de la grâce de leur fille: la jeune princesse avait en effet
les cheveux aussi beaux qu'une nuit étoilée, ses yeux noisette étaient dessinés en amande, le nez était gracieux et chacun de ses sourires ravissait l'âme. Pourtant ses parents redoutaient son étonnante soif de connaissance. La jeune Kamilia avait en effet un caractère déterminé et était prête à tout donner pour atteindre ses objectifs.


La princesse Kamilia par Léa H

Chaque vendredi, elle se rendait à la grande bibliothèque du palais royal car c'était le jour où l'intendant de son père rapportait du bazar des nouveaux livres. Elle adorait lui demander ce qu'il y avait vu car ce lieu inconnu la fascinait. Elle imaginait le festival de couleurs et de senteurs qui se dégageait des étals d'épices, de tissus ou de mosaïques.

Ce jour là, elle ne trouva pas le serviteur de son père mais un nouveau livre plutôt grand attira son regard. C'était une série de gravures légendées en caractères gothiques. Des jeunes nobles occidentaux étaient représentés dans leur château, dans des banquets, à la chasse... Lorsque la nuit tomba, Kamilia était toujours plongée dans ce livre. Elle ne pouvait détacher les yeux d'une gravure qui la ravissait. On y voyait une noble dame qui tendait un miroir à une adorable licorne. Le jardin qui les entourait était enchanteur. Il y poussait des fleurs qu'elle n'avait jamais vues au palais. Elle ne pouvait non plus détacher les yeux des cheveux de cette demoiselle inconnue: blonds, ils coulaient sur ses épaules comme une cascade d'or. Avant d'aller se coucher, elle consulta un dictionnaire pour traduire ce qu'elle croyait être le titre de l'illustration: "à Lyon".

Le lendemain au petit déjeuner, Kamilia demanda à ses parents si elle pouvait partir à la rencontre de cette noble dame.

"Père, j'aimerais entreprendre un voyage de l'autre côté de la mer pour rencontrer une princesse du royaume de France".

Le roi blêmit puis répondit avec une colère froide: "Jeune dévergondée, combien de fois allez-vous braver mes ordres? Il vous est strictement défendu de sortir du palais!". Puis il quitta brutalement la pièce en brisant sur son passage plusieurs délicates tasses incrustées d'émeraudes.

La reine se tourna vers sa fille: "Ne soyez pas déraisonnable. Vous savez bien que nous sommes en conflit avec les peuples de l'autre côté de la mer. Ces gens sont différents de nous et très dangereux".

Dépitée, Kamilia passa une bien triste journée. Elle se rendit chez sa tante qui habitait aux étages les plus élevés et isolés du palais. C'était la seule personne de la famille à qui elle osait se plaindre de sa condition. Sa tante était une vénérable femme très cultivée qui pratiquait l'alchimie au service de son frère le roi. La jeune princesse pénétra dans l'atelier de sa tante: mystérieuse pièce sombre emplie d'étagères où des élixirs colorés étaient soigneusement rangés. La pièce semblait déserte, pas de feu de bois: tout montrait que sa tante était absente! Machinalement, Kamilia balaya du regard les étagères et remarqua une fiole étiquetée "élixir de métamorphose en familier: prendre l'apparence d'un individu que tout le monde croit connaître". Instinctivement, elle s'en empara et sortit précipitamment de l'atelier avec la fiole qui avait suscité chez elle un fol espoir.

Une fois dans sa chambre, elle contempla, songeuse, la fiole bleue. C'était décidé, elle prendrait l'apparence d'un serviteur royal et profiterait de la prochaine expédition de son père en Andalousie pour tenter de gagner le royaume de France. Elle ne confia à personne ses projets et espérait juste que sa tante ne s'aperçût pas qu'un élixir manquait. Durant les mois qui suivirent, elle mit à profit toute la vivacité de son esprit pour apprendre quelques rudiments de langue romane.

Le grand jour arriva. A l'aube du départ de son père, elle but la fiole en entier sans avoir la moindre idée de la durée du charme. Puis elle cacha dans les doublures de ses vêtements quantité de bijoux précieux. Elle prit place avec les chameliers sous sa nouvelle apparence d'homme: sa présence ne semblait choquer personne et certains serviteurs avaient même échangé des mots amicaux avec elle. L'élixir fonctionnait donc à merveille! Qu'il lui était dur de cacher son excitation une fois franchie l'enceinte du palais! Tout lui semblait plus beau à l'air libre et elle s'extasiait à chaque découverte. Sa joie fut à son comble quand le convoi s'arrêta pour une halte dans une oasis. Et là, le destin sembla récompenser son audace et sa ténacité en lui offrant un spectacle inestimable: une fantasia s'y célébrait! La princesse ne pouvait détacher une seconde les yeux de cet ensemble coloré alliant grâce et force, délicatesse et puissance. Dans le nuage de poussière provoqué par le rapide galop des chevaux arabes brillaient çà et là les étoffes dorées des costumes avec lesquels chevaux et cavaliers étaient parés. Kamilia, ivre de joie, ne regrettait pour rien au monde d'avoir déserté le palais familial et la route jusqu'à la mer fut une série d'éblouissements. Enfin, le convoi avait atteint l'emplacement du navire de son père. Comme la force de l'élixir ne semblait pas faiblir, Kamilia se fit passer pour un serviteur des cuisines.

Commença alors la traversée jusqu'en Hispanie. A bord du navire, Kamilia sympathisa avec Antonio un marchand chrétien qui faisait du commerce pour exporter dans les royaumes chrétiens de la soie, du cumin et du safran. Il lui proposa de traverser l'Hispanie en sa compagnie jusqu'au royaume d'Aragon dont il était originaire. Grâce à lui, Kamilia passa la traversée en mer à s'instruire sur les moeurs en Occident.

Un matin, le navire débarqua enfin en Occident, dans le port de Malaga. C'était l'heure de quitter l'Orient. Kamilia murmura un discret adieu en direction du convoi de son père et prit place dans la carriole qu'Antonio avait réussi à se procurer. Elle ne se lassait pas de l'écouter parler car il s'intéressait à tout et n'était pas hostile à la présence des Musulmans en Espagne. Il avait saisi l'opportunité de faire commerce avec eux et s'était révélé un habile marchand. Il admirait particulièrement Séville où avaient été créés les jardins de l'Alcazar et la mosquée de la Giralda. Malgré elle, Kamilia avait un pincement au coeur quand elle repensait au jardin édénique de son pays d'origine. Les deux amis se séparèrent en Aragon et le marchand déclina poliment son offre d'accepter ses bijoux en échange des services qu'il lui avait rendus.

Arrivée en France, Kamilia se sentit très seule car c'était la première fois qu'elle était livrée à elle-même. Elle se sentit d'autant plus désemparée que le charme de l'élixir avait pris fin. Elle était redevenue une femme mais surtout elle n'inspirait plus aucune sympathie à personne. Pire, les habitants du royaume de France la regardaient avec méfiance et hostilité et elle n'osait s'adresser à personne pour prendre la route vers Lyon. Complètement perdue, sans repères, elle se coucha tristement contre une botte de foin pour trouver le sommeil. Aux premières lueurs de l'aube, elle fut brutalement réveillée par un paysan en colère qui lui ordonna de quitter la botte de foin sous peine d'appeler le prévôt . Kamilia fut alors dévastée par tant d'agressivité et essaya de se justifier, en vain , car le paysan ne voulait rien entendre. Comme elle ne maîtrisait pas très bien la langue et que son accent ne lui facilitait pas la tâche, elle se laissa piteusement chasser. C'est contre un rempart qu'elle laissa exploser tout son chagrin et sa peur. Une douce main se posa alors sur son épaule et elle entendit parler dans sa langue d'origine:
"Pourquoi pleures-tu belle enfant?".
A travers ses larmes, Kamilia distingua le visage bienveillant d'une femme d'un certain âge. Elle sentit fondre toutes ses craintes et lui avoua tout: sa naissance princière de l'autre côté de la mer, son périple pour Lyon et l'accueil glacial qu'elle avait subi. Dalila, car tel était le nom de sa bienfaitrice, la consola et lui proposa de venir passer quelques jours dans la cour du Comte pour qui elle travaillait. En chemin, Dalila expliqua à Kamilia où elles se trouvaient: dans le comté de Foix en Languedoc et entreprit de lui résumer comment elle était passée au service du père du Comte en tant que nourrice. Kamilia se sentit totalement euphorique, elle n'en revenait pas du miraculeux hasard, du providentiel coup de dés qui lui avait fait croiser la route d'une femme de sa contrée aussi bien intégrée en France.

 Arrivée dans ses appartements, Dalila lui proposa de se délasser dans un bain tandis qu'elle lui préparait du café. Kamilia se sentit totalement apaisée. Quelques heures après son arrivée, on frappa délicatement à la porte de sa chambre. C'était Oscar, le fils du Comte qui la salua aimablement par quelques mots d'arabe que sa nourrice lui avait appris et il la convia à dîner. Kamilia était aux anges. Ce jeune noble pourrait sûrement la conduire à Lyon, auprès de la jeune dame à la licorne. Le futur comte de son côté était tout simplement sous le charme de Kamilia. Jamais il n'avait contemplé une aussi belle jeune femme, aux charmes plutôt rares en ces contrées.
Les deux nouveaux amis coulèrent d'agréables journées et chacun apprenait à l'autre des subtilités sur leur pays respectif. Un jour qu'ils se promenaient dans une foire, Kamilia
aperçut un cheval d'une élégance extrême et à l'ossature délicate. Elle reconnut alors la race de ce cheval qui était originaire d'Orient et sa nostalgie était si forte qu'elle ne put s'empêcher de verser des larmes. Oscar fut très peiné de voir l'élue de son c½ur pleurer: il lui proposa de mettre tout en ½uvre pour qu'elle puisse envoyer une missive à ses parents afin de les rassurer sur son sort. Il lui acheta également la superbe monture. Kamilia remercia le futur comte avec une telle effusion qu'il se sentit rougir. Elle entoura de ses bras l'encolure du cheval et décida malicieusement de le prénommer "Couscous". Le soir, elle écrivit une longue lettre à ses parents et les assura qu'elle serait de retour au palais dès qu'elle aurait rencontré la noble Lyonnaise. Elle confia ensuite sa lettre à Oscar pour qu'il la remette à un courrier qui avait accepté d'entreprendre le long voyage. Avant de remettre la lettre au courrier, Oscar la parcourut des yeux et il sentit son coeur se briser en découvrant que Kamilia prévoyait de rentrer chez elle. Or, il savait que la Dame à la licorne n'avait jamais existé. "Je ne peux plus me passer de Kamilia, songeait-il, je dois absolument continuer à lui faire croire qu'elle pourra un jour la rencontrer pour retarder au maximum son départ". En même temps, il se maudissait de sa timidité qui l'empêchait de lui avouer son amour.
Un soir, il la convia dans le jardin pour un petit récital. Accompagné de sa guitare, il lui chanta exclusivement des poèmes d'amour de troubadours. Il voulait absolument se déclarer ce soir-là. Kamilia se laissait bercer par les accords de guitare et savourait le moment. A la fin du récital, elle lui demanda affectueusement:
"Cher Oscar, quand me conduirez-vous chez la jeune noble à la licorne? Vous m'aviez dit il y a de cela quelques semaines que vous étiez parvenu à entrer en contact avec elle".


Récital de guitare au jardin par Arnaud D.

Elle était si belle et il l'aimait tellement que le jeune comte n'eut pas le courage de continuer à la duper.
"Ma chère Kamilia, ne m'en veuillez pas mais la Dame à la licorne n'existe pas. Cette magnifique femme est une allégorie. Dans le duché de Lyon, vous ne trouverez rien d'autre qu'une série de tapisseries qui la représentent".
Prise d'une colère extrême à l'idée qu'il avait abusé de sa confiance, Kamilia jura qu'elle ne le reverrait plus jamais. Elle alla chercher quelques affaires,  les cala sur son cheval et le monta sans écouter le jeune comte qui la suppliait de lui pardonner et de rester. Rien n'y fit. Elle ne daigna pas même lui répondre et s'éloigna de la cour sans se retourner. Elle fit quelques lieux et voulut s'arrêter à une auberge pour prendre un peu de repos mais l'hôte refusa par méfiance de la recevoir. Elle passa donc pour la deuxième fois de sa vie une nuit à la belle étoile. Elle songea amèrement qu'elle avait fait tant de chemin pour rien puisque son rêve était brisé et qu'en plus elle ne serait jamais accepté parmi les habitants de ce royaume. Oscar et sa cour étaient une exception mais quand bien même, il l'avait trahie! Le lendemain, elle négocia son cheval contre une place dans une carriole qui devait traverser les Pyrénées.
Elle serra une dernière fois Couscous dans ses bras et prit place dans la carriole. Une mère et son enfant changèrent de place à son arrivée.
 Les heures s'écoulaient tristement et elle se sentait seule et le c½ur vide. Elle repensa alors à Oscar et se rendit compte que son ami lui manquait terriblement. Toute sa colère s'effaça pour laisser poindre un sentiment qu'elle n'avait encore jamais ressenti pour personne, le même sentiment que ressent Yseult pour Tristan, Lancelot pour Guenièvre. Sa vue se brouilla et des larmes coulèrent. L'aimait-elle donc? Sûrement, mais il était trop tard car elle ne pourrait plus jamais le voir. D'un coup, elle entendit un hennissement qui lui était familier: celui de Couscous. "Impossible, pensa t-elle, je l'ai vendu au marché!" Elle pencha la tête et aperçut Oscar galopant sur le dos du cheval. Il dépassa la carriole et la fit s'arrêter. Kamilia n'écouta plus que son c½ur et descendit de la carriole en courant. Elle se jeta dans les bras du jeune comte et le serra de toutes ses forces. Celui-ci lui murmura à l'oreille: "Je t'aime, ne me quitte plus. Je te suivrai où tu iras, jusqu'à chez tes parents. Tu verras qu'enfin les rapports entre l'Orient et l'Occident seront meilleurs grâce à nous." Kamilia le regarda avec un immense sourire. Oscar se mit à genoux: "Veux-tu m'épouser? Vivre et mourir à mes côtés?"
Kamilia acquiesça et le releva. Ses yeux noisette pétillaient de malice:

"Mon cher amour, avant d'entreprendre nos épousailles, j'aimerais que vous m'emmeniez d'abord dans le duché de Lyon afin que je puisse enfin contempler en vrai une fameuse tapisserie qui de l'Orient, m'a donné un formidable désir d'Occident".


La Reine de ses pensées par Thulaksan

En direct des interclasses

Par Mme Otsmane - publié le jeudi 20 juin 2013 à 16:32 dans 07w5ème
Galvanisés par leur réussite collective à l'épreuve de Cross du collège Willy Ronis, les 5èmes Eluard ont rédigé puis mis en scène des petites saynètes qui revisitent de manière humoristique les interclasses.
Vous trouverez-ci dessous leurs scénarios et les liens vidéos.

Vidéo 1


L'envoyée spéciale: Inès M.
La déléguée corrompue: Faustine M.
La sportive vantarde: Léa H.

INES : Bonjour, Inès, reporter pour la Gazette des Nuls. Je viens vous interviewer sur votre victoire au CROSS du collège Willy Ronis. Première question : qu'est-ce que le cross ?

FAUSTINE : Le cross, le cross c'est …... une compétition !!! C'est une compétition montrant notre pouvoir !!!

INES : Vous insinuez donc être les plus forts ?

FAUSTINE : MAIS NOUS SOMMES LES PLUS FORTS !!!

INES : Bien noté (à part : quelles vantardes!). Pourriez-vous m'expliquer en quoi consistent les interclasses ?

FAUSTINE : C'est un combat qui nous poursuit de la 6ème jusqu'à la 3ème ! Et nous nous devons de les remporter mais ce sera du gâteau car nous sommes les meilleurs !!!

LEA : (poussant F) : NON, je suis la SEULE meilleure !!!

I : Ok, ok, ok.... Alors quelles sont les prochaines épreuves qui vous attendent ?

L: Acrosport : fastoche !

F : Ultimate : les doigts dans le nez !

L et F : Et les bouchons..... Euh.................

F: (tout doucement) Bon, pour l'instant on est que troisième mais on va tout faire pour se rattraper !!!

I : Quelle est votre stratégie pour gagner ?

(L et F changent de tête)

F (à L, en murmurant) : On lui dit qu'on triche ou pas ?

L : Nan, surtout pas !!

: (à voix haute, très digne) En tant que déléguée, je me dois de galvaniser ma classe toute l'année !

I : Quel entraînement suivez-vous pour courir si vite ?

L : (naïvement) : Elle nous donne de la boisson énerg....

F (lui mettant la main sur la bouche) : Mais non, mais non, c'est le prof d'EPS qui nous donne des conseils de nutrition.

: Autre astuce ?

L : (naïvement) : On a aussi des chaussures truqu....

F (recommençant) : Elle veut dire des chaussures très stylisées, héhé....

I : Et pour les bouchons?

L : (la voix de plus en plus brisée) : Faustine nous force à passer les week end dans les magasins pour en récolter le plus et à fouiller dans les poubelles. (elle se met à pleurer)

: Mais non, mais non, elle a tendance à exagérer et puis votre interview est trop longue, elle commence à fatiguer...

I : Bon bref, c'était Inès pour un reportage sportif de la Gazette des Nuls. A vous les studios ! (en se retournant vers les filles) Vous êtes complètement folles !!



Vidéo 2


La journaliste encourageante: Romane EH
La déléguée modèle: Anissa Y.
La sportive flegmatique: Bintou K.



Vidéo 3



La journaliste hystérique:
Jeanne B.
Le délégué courtois: Thulaksan J.
Le sportif naïf: Phil P.


JEANNE: Nous voici en direct du collège Willy Ronis avec l'équipe gagnante des interclasses.

PHIL(saute devant la caméra) : Youhouuuuu ! C'est grâce à moi qu'on a remporté le CROSS !

THULAKSAN (pousse le sportif) : Bonjour, je suis le délégué. Je vais TOUT vous dire sur les interclasses. D'abord....

J (en hurlany hystériquement) : STOOOP, c'est mon travail ! C'est moi qui pose les questions !

T (poursuivant) : Il y a trois épreuves sportives. La première c'est....

: Mais vous êtes sourd ! Moi, je pose les questions et vous, vous répondez. Qu'est-ce que les interclasses ?

: J'étais en train de le dire...

J (se tournant vers le sportif) : Qu'est-ce que les interclasses ?

P : Un gâteau au chocolat !

: Euh, ne l'écoutez pas ! Les interclasses sont une compétition en plusieurs épreuves : sport individuel (le cross), sports collectifs (l'ultimate et l'acrosport) et la récolte des bouchons.

J : Bien, bien. Maintenant parlez-nous de vous Phil, vous qui avez été bien classé au cross... Comment avez-vous fait ?

P : Avant de courir le délégué m'a donné une boisson et après ça allait tout seul...

: Chuuut !!!

J : Non, non cela m'intéresse. Comment se nomme cette boisson ?

P : Je ne sais plus mais voici la bouteille !

: Tu as gardé la bouteille !!!

: De la boisson énergisante....

T : Mais non, mais non (il jette au loin la bouteille). Vous voulez vraiment savoir quelle est notre stratégie pour gagner ?

: Je ne demande que ça...

T : Et bien....

: (le coupant) Avec la boisson magique !

T : (lui couvrant la bouche) Avec notre force mental et notre esprit collectif !

P : (se dégageant) Mais t'as jamais dit ça !

J (à part en prenant des notes) : Très intéressant... Cela me donne une idée de contre-enquête intitulée : « les tricheurs des interclasses »...

T : Que marmonnez-vous ?

: (rire faux) ; Non, non, rien du tout. Si vous voulez bien à présent adresser un mot à nos téléspectateurs ?

: Au revoir! Nous allons gagner !!!

P : ZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzz

: Bien, c'est la fin de notre reportage et à bientôt sur « L'Ecole rime avec LOL » !




Vidéo 4



Le reporter bègue:
Wissam O.
Le délégué vantard: Pascal Z.
Le sportif sans cervelle: Enzo A.

WISSAM : Bonjour les petits enfants ! Je suis journaliste et je viens vous interviewer sur votre victoire au CROSS. Comment avez-vous fait pour gagner ?

ENZO : J'ai chanté une petite chanson dans ma tête qui m'a aidé à oublier la fatigue.

WISSAM : Bonne tactique ! Pouvez-vous m'en dire plus sur les in... ter... cla.... sses ?

PASCAL : Les interclasses sont constituées d'épreuves sportives et on va toutes les gagner !!!

W : Quelles sont ces épreuves ?

P : Déjà, il y a eu le CROSS et on les a surclassés !!

Ensuite, il y a l'ultimate et l'acrosport, ils sont perdus !!!

Enfin, il y a la récolte des bouchons.

: Ahhh, c'est de l'acrosport... Moi je croyais que c'était de l'accrobranche !

P : Mais quel idiot !

W : Revenons à nos moutons.

E : Où ça des moutons ?

W : Il est toujours aussi hors-sujet ?

: Il a beaucoup de muscles... sauf dans le cerveau !

W : Enfin bref. A quoi sert la récolte des bouchons ?

: C'est pour aider les personnes handicapées à acquérir un nouveau fauteuil roulant.

E : Ce qui m'embête un peu moi c'est que l'on doit à chaque fois fouiller dans les poubelles...

P : Il n'y a que toi qui fouille dans les poubelles !!!

E : Ah parce qu'on en trouve ailleurs que dans les poubelles ?

W : Quelle est votre stratégie pour remporter les épreuves sportives ?

: On s'entraîne beaucoup.

E : Beaucoup, beaucoup, beaucoup...

W : Quelle sera votre récompense ?

P et E (sautillant) : Une journée au Parc Astérix !!!

: Merci de ces précisions, au revoir ! (en chuchotant) bande d'idiots !


Varier le point de vue dans un récit

Par Mme Otsmane - publié le jeudi 13 juin 2013 à 11:19 dans 07w5ème
Au cours de leur évaluation sur le chapitre consacré à "The Call of the Wild" ("L'Appel sauvage") de Jack London, les élèves ont réécrit le passage du duel entre le héros Buck et Spitz son redoutable rival en prenant soin de changer le point de vue.
Dans le texte original, le narrateur choisit le point de vue interne et le fait osciller d'un adversaire à l'autre en fonction des émotions ressenties par les combattants.
Dans leur version, les élèves devaient adopter le point de vue d'un Indien qui observe de loin le combat de ces deux chiens qui lui sont inconnus. Ils devaient également insister sur l'atmosphère tendue qui imprègne le combat.
Voici la rédaction de Jeanne qui a réussi à répondre aux consignes tout en ajoutant sa touche de créativité:


Le duel illustré par Étienne Delessert

L'indien Cheateeks avait entendu l'horrible cri du lièvre des neiges. Il se rapprocha silencieusement de la source du bruit et il vit un cercle d'animaux, spectateurs ténébreux. Il les prit d'abord pour des loups, mais ils étaient plus petits et leur pelage était moins dru. A l'intérieur du cercle que formaient ces étranges animaux, il distingua deux formes. Ces formes étaient en train de se battre, pelage contre pelage, croc contre croc. C'était deux chiens: l'un blanc comme la neige, l'autre brun, comme la terre. Le vent siffla marquant une pause.
Le cercle se rapprocha des magnifiques bêtes, il les voyaient de mieux en mieux, ces bêtes maigres mais féroces. Ils lui semblaient être des des monstres du diable et Cheateeks craignait de croiser leur regard d'avidité, de faim et de férocité. Puis le jeune homme se reconcentra sur les combattants: les deux chiens semblaient des frères ennemis, de force égale. Soudain le chien brun fut fragilisé et faillit tomber à terre. Les bêtes affamées se rapprochèrent. L'indien comprit qu'après ce combat, il n'y aura qu'un des deux qui poursuivrait son chemin dans cette forêt de glace. Il détourna le regard de peur de voir l'être couleur chêne abattu mais celui-ci s'était rattrapé avant de tomber. La lutte continuait. Le chien sombre et ensanglanté semblait bien mal en point mais une lueur dans ses yeux de bête, une lueur de ruse montrait qu'il ne s'avouait pas vaincu. Soudainement, il se plaqua au sol et réussit à briser la patte du chien d'un coup de crocs inexorable. Jamais l'Indien n'aurait pensé qu'une bête pouvait être capable d'un tel discernement. Le chien brun ne s'arrêta pas là, il réitéra son exploit et fit pour l'autre patte, ce qu'il avait fait à la première. Le chien blanc ne parvenait plus à rester debout. Le cercle se rapprocha, le temps se figea, aucune feuille ne tremblait, aucun flocon n'osait tomber et le souffle des bêtes sauvages ne bougea pas. L'homme vit tomber le chien de neige, qui semblait tomber dans un vide sans fin tandis que le cercle des chiens affamés se referma sur le condamné.  La neige se remit à tomber sur les blessures des chiens, au milieu de cette forêt. Maintenant le jeune indien ne vit pas un pelage blanc mais un pelage rouge, rouge sang, rouge de la défaite.


Jeanne B., 5ème Eluard


Le Chant des saisons: écrire un poème

Par Mme Otsmane - publié le jeudi 21 février 2013 à 17:39 dans 07w5ème
Voici enfin les poèmes sur les saisons des 5èmes!
Leur composition est l'aboutissement d'un travail de deux mois combinant lecture de poèmes, recherches mythologiques, découverte d'oe'œuvres musicales et plastiques mettant en scène les saisons. Des ateliers d'écriture ponctuels ont permis aux élèves de s'initier graduellement au langage poétique (images poétiques, allégories, sons et sens, formes fixes).
En lecture, les poèmes qui ont particulièrement retenu leur attention sont "Méchantes nuits d'hiver" de Ronsard, "Le Temps a laissé son manteau" de Charles d'Orléans et "Printemps" de Paul Eluard.



HIVER



Oui l'hiver est arrivé

Déchaînant ses crocs rageurs

Je me sens comme Prométhée

L'aigle m'arrachant le coeur


Tout n'est que langueur

Oui l'hiver est arrivé

Déchaînant ses crocs rageurs

Paysage de verre glacé


Moi qui vis dans la froideur

Bientôt mon heure va sonner

Oui l'hiver est arrivé


Car ma vie va s'arrêter

Qui pourrrait me regretter

Oui l'hiver est arrivé


David VM, 5ème Flaubert



Je marche dans la froidure

D'un monde dur et gelé

Je veux crier et lutter

Contre la glace qui m'engourdit


Je languis tout accablé

Par la tyrannie de la pluie

Les vents sont en guerre

Je perds tous mes frères


Soudain la pluie ralentit

Et le soleil, encore pâle, ressurgit

Ses rayons se déploient lentement


J'enlève mon manteau

Et je le jette au vent rayonnant

Car revoilà le printemps


Shafir M., 5ème Eluard



C'est par une nuit comme celle-ci

Que je te vis pour la première fois

Cette nuit d'hiver il faisait froid

Mon cœoeur de glace palpitait à peine


Devenu coeœur de feu il n'eut plus

D'yeux que pour ta majestueuse beauté

Même dans cette infinie obscurité

Il ressent la douce chaleur de ton illuminante beauté


Ce pauvre coeœur qui était mien

Devint alors pour toujours le tien

Et même par delà la mort tien il demeurera


Et aujourd'hui toujours là

Braise qui enflamme mon coeœur

Je penserai éternellement à toi


Sullivan D., 5ème Flaubert



Hiver, saison sinistre et lugubre

Vêtu de son manteau sombre

Tourmente le pâle soleil

Avec ses nombreux flocons


L'implacable Borée fait claquer les volets

Et s'impose, si pénible et funeste

Hiver, saison sinistre et lugubre

Quand enlèveras-tu ton manteau?


Épargne-nous ce calvaire

Qui roidit les pâles mers

Les vents sont en guerre


Quand seras-tu détrôné?

Ta domination d'une saison

Est dure à supporter.


Bintou K., 5ème Eluard



Grelottants, frissonnants, mon petit frère et moi

Nous rentrons à la maison boire un bon chocolat

Dehors, il fait froid, la neige est sur les toits

Douce et blanche, elle recouvre les toits


Les pics de glace suspendus aux fenêtres

Transparents et luisants tomberont sur nos têtes

Saturne est bien là, il tempêtera

Et laissera les grands paysages tout blancs et froids


Dans le ciel, les frêles et rares nuages

Blancs et légers sont secoués par le vent

Ils s'envoleront vers de nouveaux horizons


Mais dans quelques mois ce rude hiver s'en ira

Il cèdera sa place au tendre printemps

Qui saura nous réconcilier avec le bonheur


Quentin B., 5ème Eluard



La Reine blanche s'avance vers son trône

Et nous domine avec le froid d'une nuit de lune

Favorite de Chronos, elle contemple la vie qui s'abaisse


Son règne me plaît, mon sourire de lune

S'illumine de nouveau contre la tristesse

Tout n'est que silence transporté dans la brume


Les maîtres des familles ont peur

Dehors de petits cristaux tombent

Ravissant les regards pétillants des enfants


Lorsque Flore transportée par Zéphyr

Redonne la vie, la Reine blanche fuit

Emportant froid et pluies


Jeanne B., 5ème Eluard



Ô Printemps, soleil luisant

Lève-toi, source de lumière

Je souffre dans le froid du soir

Je t'en supplie, réveille-toi


Je ne supporte pas

Cette infinie nuit glaciale

Ô Printemps, aide-moi

Sors-moi de cette désespérance


Ta douce chaleur me manque

Ton ciel enflammé au crépuscule

Je t'en supplie, reviens-vite


Mon âme me quitte

L'hiver s'empare de mon corps

Sans défense, je m'en vais


Asiti A., 5ème Flaubert



PRINTEMPS




Que j'aime le printemps, divine saison

Tout renaît dans une irrésistible jeunesse

Les oiseaux chantent, joyeux musiciens

Le ciel est clair et beau et le soleil luisant


J'entends le chant du ruisseau

Qui murmure le long du jardin

Où trône une merveilleuse fontaine

Au milieu d'arbres qui brillent de fleurs


Le soir venu, je contemple le ciel

Infiniment étoilé, et je ne sais combien

Baignent dans ce firmament inconnu


Au réveil, ma première pensée est que

Si chaque jour est un jour nouveau

Au printemps cela semble une éternité


Aurélie C., 5ème Flaubert



Au sortir d'une rude nuit d'hiver

J'ai rencontré un astre,

Une jeune femme resplendissante

Aux yeux intenses et rayonnants


Son parfum est aussi doux que le Zéphyr

Ses cheveux semblent une rivière luisante

Recouverte de fleurs odorantes

Cette jeune femme répond au nom de Flore


Sa voix est aussi délicate que le chant des oiseaux

Mon existence est heureuse

Depuis que je l'ai rencontrée


J'aimerais qu'elle le sache

Et que du froid elle me protège à jamais

Avant que la Mort ne vienne me chercher


Enzo A., 5ème Eluard



Le revoilà, c'est le Printemps

Les oiseaux chantent, le soleil est luisant

Les fleurs poussent, le temps passe lentement

Revoilà le Printemps, le ciel est rayonnant


De petits vents folâtrent sous l'égide de Zéphyr

Guidant le monde vers la béatitude

On doit s'amuser, rire et chanter

Sortir, se promener, se détacher de ses scrupules


Le vent fait danser les fleurs

Les arbres contemplent avec bonheur

L'heure du Printemps, la joie est à l'heure


La terre brille de mille couleurs

Le rossignol trône, l'heureux chanteur

Le Printemps: belle saison pour les penseurs.


Wissam O., 5ème Eluard



Dans le jardin se dévoilait le soleil

Cet oiseau de feu si radieux

J'étais remplie de bonheur

Car l'heure du printemps revenait


Colombes et hirondelles

Toutes, chantaient en cœur

Les fleurs éclosent, les ruisseaux brillent

Oui, le printemps a réapparu


Dans le ciel clair et lumineux

S'épanouissaient les nuages

Qui folâtraient avec le doux Zéphyr


Le fleurs de mon cœur renaissent

Je n'ai plus d'angoisses ni de tristesses

Car le printemps est revenu.


Julia A, 5ème Eluard



Le printemps dépose sa douceur

Flore vient loger ses tendres odeurs

Sa messagère s'empresse de nous prévenir

La colombe murmure que le bonheur arrive


Les oiseaux comme des chanteurs

Le célèbre de tout leur cœur

Le doux Zéphyr danse de joie

Et les trois Grâces imposent leurs tendres lois


Le soleil luisant brille comme une perle

Et je me sens libre, une hirondelle je suis

Emplie de couleurs et de splendeurs


Les ruisseaux, les rivières crépitent

Mon coeœur bat de mille fleurs

Quelle joie de retrouver ce bonheur !


Zohra H., 5ème Flaubert



Les oiseaux chantent

Un concerto, orchestre céleste

Une brise légère

Fait valser les fleurs nouvelles


Les perles fraîches

De la rosée aurorale

Annonce cette existence

Enjouée et radieuse


Les faons jovials

Gambadent à l'orée

Des bois, à en perdre haleine


Moi secrètement

Je regarde la vie

Qui défile lentement


Margot N., 5ème Flaubert




É




L''Été est un prédateur

Quand s'abattent ses foudroyants éclairs

Qui nous touchent en plein cœoeur

En nous aveuglant de son soleil vert


Il est comme un animal en cage

Qui déchaîne ses crocs dès la première attaque

Qui nous aveugle de sa majestueuse rage

Et nous étouffe de son sublime arc


Il est digne d'un roi

Même Cérès sous sa brutale apparence

Ne peut être étonnée de sa puissance

Faheem I., 5ème Flaubert




Je t'ai rencontrée

Un soir d'été

Tes cheveux volaient

Au vent follet


Blonds ils étaient

Comme les blés d'été

Ils étincelaient


Alors je t'ai emmenée

Te promener

Dans les blés de l'été


C'était une romance d'été

L'amour avait frappé

Tel un éclair violet


Christian R., 5ème Flaubert





AUTOMNE




Elle est belle la fille dans le parc

Ses cheveux bruns volent dans le vent

Le tourment se lit dans son regard

Et le dur malaise dans ses larmes


Elle est belle la fille dans le parc

Soucieuse elle guette le monde s'endormir

Malheureuse elle écoute la chaleur partir

Sa respiration est saccadée, ses joues noyées


La pluie tombe sur la fille dans le parc

Les feuilles mortes craquent sous ses pas

Et le temps s'échappe au creux de sa voix


Le désespoir se lit dans tout son être

Le monde a revêtu son manteau de froid

La fille dans le parc n'est plus là


Faustine M., 5ème Eluard






En concert avec Antonio Vivaldi

Par Mme Otsmane - publié le lundi 21 janvier 2013 à 18:24 dans 07w5ème
Le chapitre consacré au "Chant des Saisons" a permis de faire référence à la plus célèbre des musiques représentatives: les Quatre Saisons de Vivaldi.
Les élèves ont écouté une première fois des extraits de cette œuvre pour essayer ensuite de retrouver la saison correspondant à chaque morceau écouté.
Ils ont ensuite découvert les sonnets qui ont lancé le travail de composition de Vivaldi.
Enfin, ils ont vu l'œuvre en concert, dans la version donnée par les "Solistes français"
en 2011.
Vous trouverez ci-dessous leurs impressions du concert.



Paul Rouger à la tête des Solistes français

Le spectacle représentait les Quatre Saisons de Vivaldi. Chaque saison est en fait un concerto composé de trois mouvements : le premier est l'allegro (rapide), le second est le largo (lent) et le dernier est aussi rapide. L'instrument soliste est un violon. Les musiciens ont beaucoup accéléré pour l'Eté afin de représenter l'orage.

Phil P, 5ème Eluard


Hier, j'ai assisté au meilleur concert de ma vie. Il y avait des musiciens hors pair qui interprétaient mélodieusement les Quatre Saisons. J'ai adoré l'Automne que j'ai trouvé varié : Vivaldi y représente les danses des vendanges puis le sommeil des danseurs et enfin la mort de la bête chassée.

J'ai trouvé ce spectacle très complet.

Wissam O., 5ème Eluard


Les musiciens étaient habillés de blanc. On a pu observer durant le concert le violon soliste (violino principale), le premier violon (violino primo), le second violon (violino secondo), l'alto (alto viola), le violoncelle (violoncello). Sur la partition, il est prévu l'orgue (organo) mais dans ce concert il était remplacé par un clavecin et une contrebasse.

J'ai trouvé l'Automne bien interprété. Pour imiter le sommeil, les musiciens ont baissé l'intensité de leur musique. La chasse était bien interprétée car on entendait le chasseur courir et les cors sonner. A la fin, la musique s'est interrompue car l'animal chassé a trouvé la mort.

Pascal Z., 5ème Eluard


Hier, j'ai vu un concert classique : les Quatre Saisons de Vivaldi. Les musiciens étaient habillés avec des tenues blanches qui m'ont fait penser aux robes antiques. J'ai beaucoup aimé l'Hiver , j'ai trouvé cette saison bien interprétée. Le musicien qui m'a le plus impressionnée est le violon soliste : il jouait très très vite pour imiter la tempête par exemple. Bien sûr, il n'était pas seul, les autres instruments l'accompagnaient.

Romane EH, 5ème Eluard


Le violon soliste est mis en valeur debout, sur le devant de la scène. J'ai trouvé que le Printemps était bien représenté. Les cris des oiseaux étaient imités par des notes courtes et aigues. Les ruisseaux étaient rendus par des sons liquides comme l'eau. Le Zéphyr mentionné dans le sonnet était aussi imité mais je n'ai pas réussi à le reconnaître.

Dans le concerto de l'Été, les hommes épuisés par les rayons du soleil sont imités par une musique molle et ralentie. Les éclairs des orages de l'Été sont aussi bien imités.

L'Automne est représenté comme une saison joyeuse car il y a les fêtes des vendanges et la musique devient joyeuse, dansante. Elle ralentit ensuite car les villageois sont épuisés par la fête.

Quant à l'hiver, la musique est froide et triste.

Florine M., 5ème Flaubert


Le concert des Quatre Saisons de Vivaldi m'a plu. Entre chaque concerto, on voyait les musiciens attablés. J'ai remarqué qu'au fil des saisons la table du festin se dégarnissait. A l'automne, ils étaient ivres puis ensommeillés. En hiver, les bougies étaient éteintes et l'ambiance semblait glaciale. J'ai préféré le Printemps car l'ambiance était plus joyeuse. Il y avait une bonne cadence qui donnait envie de danser.

Margot N., 5ème Flaubert




Page précédente | Page 2 sur 8 | Page suivante
Que le plaisir d'écrire perdure.
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Derniers commentaires

- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement