Elèves créateurs

Le Passereau amoureux

Par elevesdewatteau - publié le mardi 17 juin 2008 à 14:36 dans 06w4ème

Il était un bel oiseau chantant à tue-tête,

Qui rêvait de faire dans le plus beau chêne

Pour recevoir sa belle et douce alouette,

Un magnifique nid de pailles pour sa reine.

 

Protégé des dangers du haut de son perchoir,

Il attendait avec impatience le soir

Pour déclarer sa flamme à sa princesse

Qu'il attendait tout au long de la nuit sans cesse.

 

Sa belle voyant toute sa peine et son amour

Alla au rendez-vous dans son plus bel atour.

L'amoureux fut le plus heureux passereau

 

Les deux joyeux toutereaux grissolèrent en coeur,

Laissant sans retenue éclater leur bonheur.

L'amour enchanté est le plus beau des cadeaux.

 

Poème de Romain D, co-publié avec Matthieu C.

My Heart is Damaged

Par elevesdewatteau - publié le mardi 17 juin 2008 à 14:31 dans 06w4ème

 My Heart Is Damaged

 

Fais-moi, je t'en prie la faveur

Maintenant que tu l'as brisé

Sans la moindre pitié

Pour moi, de me rendre mon coeur

 

Quand je regarde le miroir,

A cause de toi; maintenant,

Je me vois, ne sachant comment,

Ne plus me broyer dans le Noir.

 

Je ne suis plus qu'un cadavre,

Aussi moche qu'une chèvre.

Même si on s'est aimés,

 

Tu t'es haté de me quitter...

Une chance, d'être forte ?

Ne plus penser, être morte.

 

                                                            Lydivine L

Rédiger une satire sur un phénomène de mode observé au collège

Par Mme Otsmane - publié le mardi 3 juin 2008 à 15:29 dans 06w4ème

Dernier volet des écritures d'invention sur la satire sociale.

Les élèves ont produit ces écrits lors de l'évaluation de fin de séquence (1h)

Rédiger une satire sur un phénomène de mode observé au collège (mai 2008)

Par elevesdewatteau - publié le mardi 3 juin 2008 à 15:28 dans 06w4ème

Abderahmane R    (extraits)

 

Le chef d'établissement vient de monter dans les bâtiments afin d'examiner les lieux. Il est six heures et demie du matin. Lorsque ce fut aux élèves matinaux de faire leur entrée, le chef d'établissement constata quelques anomalies sur les élèves :

Ils étaient habillés d'une manière très étrange.  Il y en avait un avec un pantalon bleu qui lui descendait jusqu'aux pieds… Un autre, avec une coiffure de coq… Je décidai de suivre ce dernier qui alla au sous-sol, où sont entreposés les casiers des élèves. De loin déjà, l'ambiance était rythmique : ce garçon qui venait de rejoindre trois filles jeta sa veste noire tachetée de blanc. Une des filles la rattrapa avant même qu'elle ne touche le sol. C'est alors que le garçon se mit à faire des mouvements de bras, comme s'il était possédé par le diable. Les filles, émerveillées, étaient restées bouche bée.  Quant à moi, je me demandai quelle mouche l'avait piqué. Je me décidai à faire volte-face pour me diriger vers la cour lorsque je surpris un imbécile en train de manipuler son téléphone mobile aussi fin qu'une carte d'identité. Dans mon devoir de Principal, je le lui confisquai immédiatement.

 

 

Arnaud F

 

La mode aujourd'hui n'est plus ce qu'elle était auparavant, devenue d'un original excentrique et ridicule. Les styles les plus intéressants sont visibles dans les collèges et les lycées.

Le plus remarquable reste la crête du "tecktonik killer". Magnifique et bien taillée, elle demande des heures de travail le matin. Les surnoms des "tecktonik killers", allez savoir pourquoi, doivent toujours terminer par « ix » : Jérémix, Victorix ou Francix sans oublier Kévix. Voilà pour les "tecktonik killers" et leurs charmantes façons de se coiffer et de se dénommer.

 

N.B: Les scientifiques pensent que ce style viendrait tout droit de l'organisation S.C.S : « Supporters du Coq Sportif ». Voulant diffuser l'emblème de leur sponsor, ils arborent la crête du coq. Ce qui a causé la perte de cette marque.

 

 

Jérémie M   (extraits)

 

Au collège de nos jours, les filles et les garçons adoptent un style de mode très branché. C'est devenu une priorité dans le collège, certains se battent même à cause de cela.

Nous, professeurs, nous voulons l'uniforme pour tous même si c'est ringard et stupide. Car la mode nous envahit de partout et elle est devenue des pires. Les coiffures des "tecktonik killers" ou des rockers dégénérés avec leur crête pour les uns et leurs cheveux sales pour les autres ne font vraiment ni joli ni propre. Le pire c'est que la mode ne se limite pas à des détails vestimentaires : elle influence aussi leur façon de vivre ! La danse, la musique! Cela est bien beau mais le travail scolaire ? Les résultats ne sont plus là !

Cependant, il reste des élèves qui s'habillent sobrement et joliment comme Jérémie M ici présent. Ce n'est pas comme ******  ***** qui n'est pas allé chez le coiffeur depuis très très longtemps.

 

Benjamin A

 

Rien de plus fou que la mode "tecktonik". Les voir s'agiter partout dans les cours du collège me donne le tournis. Je ne sais pas comment ils font pour ne pas vomir. Cette mode est devenue une maladie pour les jeunes d'aujourd'hui.

 Il y a peut-être la danse mais il y a surtout le look. Alors là , n'en parlons pas : je me demande comment ils font pour s'agiter comme cela ou même pour courir avec ces jeans « slim » qui collent aux jambes comme s'ils mettaient de la "super glue" pour éviter de perdre leur pantalon.

Et leur T-Shirt ? Comment font-ils pour ne pas avoir froid? Avec leur décolleté qui descend jusqu'au nombril, moi j'attraperai un rhume directement !

Et leur chaussures qui sont énormes, comme des chaussures de ski ! Ils doivent transpirer un max dedans !

Il y a aussi leur coiffure, qui ne ressemble à rien. Une crête devant, une crête derrière. Ils sont tellement rasés sur les côtés qu'on voit leurs veines transparaître sur leur crâne.

A ce qu'il paraît, la tecktonik fait perdre des kilos. Mais cela ne sert à rien : tous ces jeunes que je vois danser sont hyper minces.

C'est époustouflant à quel point cette mode transforme les jeunes en pantin.

 

Lydivine L    (extraits)

 

J'ai pu observer dans ce collège pas mal de styles divers ! Nous avons par exemple les « gothiques », les « tecktonik killers », les « ringards » (qui je tiens à le dire sont très bien habillés), des « simples » et des « fashions » (pas « victims », mais non lojn de là !). […]

Chacun des styles a sa propre musique : les « tecktonik killers », c'est l'électro. Les « gothiques » se penchent admirablement vers les styles reposants comme le hard-rock. Les ringards, eux, n'écoutent pas de musique, pas assez passionnant : ils jouent aux jeux vidéos qui d'après eux sont « trop bien, trop frais »… Les simples écoutent un peu de tout mais préfèrent copier le style de musique des « fashions » pour trouver un statut dans le collège !

Pour vous dire que cela forme des groupes qui s'envient, se détestent, s'adorent, se chamaillent ou se soutiennent lors des « battles » organisées par les professionnels élèves du collège.

 

Grégory M

 

La mode vestimentaire américaine

Quel est ce nouveau style que tout le monde adopte ? Les jeunes hommes portent des jeans si larges qu'on aurait tendance à croire qu'ils ont été fabriqués pour des individus aux jambes grosses, très grosses. Non seulement, ces jeans sont peu esthétiques mais en plus ils les baissent jusqu'aux genoux, à croire qu'ils veulent l'enlever !

Passons à présent à leur T-Shirt : ils en prennent des extra extra extra larges comme cela on ne voit pas leur caleçon, vu que leurs jeans sont baissés jusqu'aux genoux. Au pire, ils pourront toujours réutiliser leur T-shirt en rideau.

Je ne vous ai pas encore parlé de leurs chausssures, si on peut appeler cela des chaussures. Elles sont énormes, semblables à des chausssures de cosmonautes. Elles ont toutes une icône dessus, une virgule nommée « Nike ».

Ce qui m'a le plus troublé, c'est quand je les ai vus marcher : à croire qu'ils avaient tous un problème pour se déplacer. Ils appellent cela leur « démarche américaine », mais moi, tout ce que je vois, ce sont des personnes qui boîtent.

Il y en a qui font des gestes avec leurs mains, question que cela ait plus de style.

Leur langage enfin, très simple. On leur entend dire des choses comme : « Wesh sisi la famille ou quoi ?! » ou encore « Bon vas-y je me nashave, je vais damer ». Ce langage est d'une facilité incroyable à déchiffrer : quelques années d'entraînement devraient suffire.

Tout cela pour dire que tout le monde devrait adopter ma devise : « Impose ton style ».

 

Aude C   

(extraits)

 

La tyrannie du style

De nos jours, les jeunes gens du collège sont beaucoup plus préoccupés par leur apparence que par ce qui peut se passer en cours. Certes regarder des personnes bien habillées, coiffées et maquillées est agréable mais la plupart du temps les filles sont tellement fardées qu'on se croirait à un carnaval avec toutes ces couleurs sur leur visage. Et tout le monde s'observe comme si c'était l'occupation la plus importante du monde.

 Mais le pire dans tout cela ce sont les filles ! A peine es-tu assise qu'un nombre extraordinaire de compliments te tombe dessus : « Que tu es bien coiffée aujourd'hui ! Oh, j'adore tes vêtements, tu les a achetés où ? ». Et le plus horrible : « T'as la classe! », et on te le dit avec un grand sourire hypocrite et crispé.

Si un jour tu as l'idée de changer de style, elles te dévisagent pendant toute une semaine avant de venir te dire : « Hé, pourquoi t'as mis ça ? Je te préférais avant ! ». Du coup, que répondre à part, « J'en avais envie » ?

Imaginez un peu, une fois rentré chez vous, comme vous ne vous sentez pas bien ! Peut-être que cela passe encore pour les personnes qui n'en ont rien à faire de ce que pensent les autres,  mais pour les gens comme moi, c'est l'angoisse totale ! Après une journée pareille, on se tire les cheveux dans tous les sens jusqu'à les arracher, on court vite se changer pour enfiler un pyjama et on se démaquille pour ne plus laisser aucune trace de maquillage. On se frotte tellement les yeux qu'ils pleurent.  Puis, on court au réfrigérateur pour se goinfrer de desserts au chocolat. Et surtout, on se ronge, en se posant mille fois la question de ce que l'on va porter le lendemain.

 

Victor B

 

Aujourd'hui, la mode est à la "tecktonik", c'est un énorme phénomène. La tecktonik est une danse, ridicule. Tout le monde la danse et les personnes qui dansent sur cette nullissime musique sont extrêmement étranges. Ces jeunes hommes ont une coiffure énorme, avec les cheveux qui partent de tous les côtés. Ils s'habillent différemment : couleurs très vives, jeans serrés. Petits bracelets roses ou oranges très  masculins.

La danse de ce phénomène de mode consiste à bouger tous les membres de son corps dans tous les sens, tel un pantin désarticulé en mouvement.

En s'adonnant à cet art, ils s'imaginent supérieurs. Ils pensent avoir la classe mais, bien au contraire, ils viennent seulement de se ridiculiser en public.

Bref, leur look extravagant paraît dérisoire par rapport aux personnes qui ne rajoutent pas d'artifices ni ne croient appartenir à une classe supérieure.

 

 

Camille H    (extraits)

 

La mode est un phénomène qui touche les hommes comme les femmes, mais ce sont surtout les femmes les plus touchées. En plus, la mode est un domaine très dur car elle change toutes les saisons. Par exemple aujourd'hui, au collège, les « Vans », les « Superga » sont à l'honneur. Dans un an, tout le monde trouvera ces chaussures complètement démodées.

Plusieurs modes d'il y a trente ans refont surface, comme les « slim », vous savez ces pantalons qui vous serrent horriblement . Et bien, il y a trente ans, ce fut à la mode puis personne n'en parla plus et trente ans plus tard c'est revenu à la mode.

Et le plus aberrant reste lorsqu'une célébrité sort habillée avec une tenue démodée : le lendemain, croyez moi que ce look sera à la mode. Même Michel Polnareff pourrait lancer une mode et alors « bienvenue à Ploucville » !

 

 

S'inspirer d'une caricature du XVIIIème siècle pour rédiger une satire sociale

Par Mme Otsmane - publié le mardi 20 mai 2008 à 12:58 dans 06w4ème
Les satires présentées ci-dessous ont été réalisées par les élèves à la maison, durant les Vacances de Printemps.
Ils avaient au préalable étudié différents textes satiriques dont "De la Cour" des
Caractères de La Bruyère et les
Lettres Persanes de Montesquieu (notamment la lettre XCIX)
En outre, ils avaient appris à varier les différents procédés lexicaux et syntaxiques pour exprimer l'exagération.


Retrouvez cette gravure dans le manuel Français 4ème , Belin, 2002




©éditionsBelin2002

S'inspirer d'une caricature du XVIIIème siècle pour rédiger une satire sociale: mai 2007

Par elevesdewatteau - publié le mardi 20 mai 2008 à 12:55 dans 06w4ème

Binta D
Cela faisait si longtemps que je n'avais vu un personnage aussi excentrique. En effet, son physique attire la plus grande curiosité. Elle est tellement magnifique avec sa coiffure qui ne ressemble à rien, pourtant l'on sait que la richesse ne fait pas la beauté !
Tous les jours, elle fait appel à ses jardiniers pour tailler sa chevelure de rêve que tout le monde envie. Ces jardiniers, si appliqués et zélés, touchent certainement une fortune pour accomplir une telle œuvre. Il est vrai que leur salaire d'une journée est équivalent à un an de travail acharné de paysans affamés…
On ne peut dénier que ses cheveux sont sublimes et ses boucles d'une beauté inimaginable. Sa coiffure est parfaite, unique, digne d'une œuvre d'art historique. Tout : son charme, son costume, son visage sont le pur fruit d'une femme enviée, adulée, respectée.
C'est une poupée de cire qui ne ressemble à personne sauf à elle-même.



François M
A la cour de Louis XVI, la mode capillaire adoptée par ces dames ne laisse personne indifférent. Toujours plus haut, encore et encore plus d'altitude semble nécessaire pour transformer ces crinières en montagnes. D'extraordinaires perruquiers acrobates, au service des plus coquettes, subliment ces chevelures hors du commun.
Une question se pose pourtant : ces merveilleuses constructions sont-elles conçues en tenant compte de la hauteur des portes ?…
Que ce soit au XVIIIème ou au XXIème siècle, la mode ne se démode pas et n'est que folie.


Enzo L
Je trouve que les femmes ont une façon incroyable de se coiffer.
Une femme est obligée d'avoir au moins un million de valets pour entretenir sa coiffure. Si par malheur la coiffure d'une de ces coquettes se décale vers la gauche ne serait-ce que d'un millimètre, elle pique une crise à ses domestiques !
Ces dames ont une coiffure plus grande qu'elles. Leurs coiffures sont tellement hautes que la plupart du temps les architectes sont obligés de démolir les portes et de les surélever ! Leurs valets de chambre sont même obligés de monter sur des échelles pour les coiffer et passent un temps infini à les préparer avant chaque soirée.
En plus, leur perruque est tellement lourde que ces dames sont toujours accompagnées pour se déplacer. Le soir, elles ont horriblement mal au cou et un massage de plusieurs mois ne suffirait pas pour les relaxer.
Jadis, les femmes n'avaient pas besoin de tout cela pour être belles.


Benjamin A
Ah, la mode, toujours la mode ! La mode préoccupe tellement tout le monde !
Quand je vois ces femmes avec des coiffures de dix mètres de haut, je me demande comment elles peuvent tenir cela sur leur tête…
Même lorsqu'elles sont assises, les coiffeurs doivent monter sur un escabeau pour les recoiffer. D'ailleurs, comment font-elles pour passer par une porte ? Leur coiffure dépasse d'au moins quatre mètres!
La mode de la coiffure devient vraiment du n'importe quoi ! Quand j'entends des hommes leur dirent qu'elles sont particulièrement jolies alors qu'elles ont un tas de cheveux empilés sur la tête, je me demande si c'est de l'hypocrisie ou de l'aveuglement.
Quoiqu'il en soit, c'est extraordinaire la façon dont la mode transforme les êtres humains en jouets.


Matthieu C
Les femmes de la cour de Louis XVI avaient toujours des coiffures extravagantes et d'une extraordinaire grandeur. Jamais une dame n'eut une aussi sublime choucroute sur le haut du crâne.
Des heures et des heures étaient nécessaires aux coiffeurs de ces dames pour réussir leur coiffure, et il leur fallait également un escabeau pour pouvoir en atteindre le sommet. De plus, les coiffeurs devaient revenir quasiment tous les jours car ces femmes étaient tellement maladroites que leur coiffure avait du mal à tenir la journée !


Rémi C
Cette Marquise est si stupide : il faut que « Madame » plaise à toute la Cour !
Pour cela, sur sa tête, s'élève une étrange, gigantesque et ridicule « œuvre d'art » composée par un coiffeur excentrique. Perché sur une échelle, guidé dans son œuvre par un assistant armé d'une longue-vue afin que la coiffure de Madame soit parfaitement symétrique, le coiffeur taille ses cheveux comme un jardinier ferait pour un cyprès !
De cette façon, Madame a son visage au milieu du corps ; faudra-t-il élever les portes du château pour qu'elle en sorte ?


Jérita S
Madame de Pompadour avait tellement d'ambition en tête qu'elle ne se rendait plus compte que sa perruque, qui semblait monter au plafond, représentait ses désirs excessifs.
Madame avait toujours voulu dominer le monde.
Sa perruque me fait penser à une montgolfière immense qui ne cesserait d'enfler et de s'étendre. Son pauvre perruquier aura-t-il un escabeau assez haut pour la suivre ? ou faudra-t-il qu'il se contente d'une longue-vue pour admirer son travail ?
Rien ni personne ne pourra contester que Madame de Pompadour était une femme politique avec du caractère même si sa perruque reste incontestablement ridicule, horrible et affreuse.


Arnaud F
La coiffure n'est plus ce qu'elle était, le coiffeur étant devenu l'élément indispensable aux riches coquettes du dix-huitième siècle tellement préoccupées par leur aspect et n'ayant plus aucun sens du ridicule.
La séance de coiffure demande un professionnel expert dans l'art du « chignon ». Un chignon gigantesque, démesuré, ridicule, qui oblige le perruquier à adopter un matériel particulier : l'échelle, pour atteindre le sommet du monticule.
Un autre expert muni d'un compas tente de faire le point sur l'équilibre géométrique de l'édifice.
Coiffure pesante, encombrante, géante, ne pouvant passer sous les portes et ne permettant aucune liberté gestuelle sous peine de voir se rompre le fabuleux travail de l'artiste coiffeur.


Hippolyte B
Rien ni personne ne pouvait imaginer un instant l'éphémère de la mode.
Les gigantesques coiffures montaient tellement haut qu'il fallait un escabeau pour les coiffer. Un instrument d'architecture était également nécessaire pour les styliser. La mesure des pieds à la tête était alors égale à la hauteur de l'extraordinaire coiffe.
Et le comble est que toutes les dames de la cour arboraient cette monstrueuse montagne capillaire.


Romain D
Les femmes ont changé, elles sont beaucoup plus coquettes qu'avant.
La mode les hante, leur habillement commence dès l'aube pour se terminer dans l'agonie des prémices de l'après-midi. Ces dames subissent, éprouvent, endurent les pires cauchemars pour essayer de prévoir une promenade dans les jolis jardins du palais de Versailles où le dédain et la vénération de ces messieurs se lisent dans le regard.
Bien sûr, le coiffeur de ces dames n'est pas loin pour éventuellement rajouter des tuteurs sur leur couvre-chef en cas d'un léger soufflement de vent. Il leur est tellement difficile de se promener légères dans ces déguisements, tromperies et falsifications de l'apparence.
« Rien n'est trop beau et personne n'est ridicule ». Tout le monde cherche à plaire mais surtout à son coiffeur et à son habilleuse.
Les femmes sont comme des potiches que l'on expose avec, sur la tête, des œuvres monumentales qui font penser à des édifices en cours d'élaboration ou de démolition.


Victor B
Au dix-huitième siècle, il en était de la coiffure comme de la construction de son château : rien n'était trop beau ni trop cher.
Extrêmement haute, magnifiquement ridicule, cette pyramide de cheveux de si grande allure ne pouvait être conçue que par un géomètre fou. Elle menaçait d'ailleurs de s'écrouler à chaque pas.
Les coiffures étaient prétentieuses comme des tours de cathédrales, avec autant de boucles que de statues et de gargouilles.







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