Elèves créateurs

Ecrire un récit fantastique à la première personne

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 12 décembre 2008 à 16:56 dans 06w4ème

    Le récit fantastique a été étudié à travers la lecture de No Pasaran, le jeu de Christian Lehmann. Trois lycéens rencontrent un étrange boutiquier lors d'une escapade à Londres. Le jeu vidéo qu'il leur offre se révèle posséder un pouvoir irrationnel, celui de les faire basculer de l'autre côté de l'écran. Chacun vivra sa propre "expérience ultime" en subissant les affres réelles de la guerre.

    Ce roman, souvent abordé en 3ème en interdisciplinarité avec le programme d'Histoire et pour sa grande charge argumentative et symbolique, reste cependant trop aride pour approfondir la connaissance du lexique de la peur et du doute. Des supports complémentaires ont donc été nécessaires.

    Forts de cette étude, les élèves ont eu à narrer une expérience fantastique à la première personne en essayant de bien faire palper au lecteur le basculement de l'ordinaire au surnaturel.

Ecrire un récit fantastique à la première personne

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 12 décembre 2008 à 16:50 dans 06w4ème
    Un soir, je rentrais chez moi quand soudain une chose inimaginable se produisit : un avion se posa en plein centre-ville ! Je trouvai cela extrêmement étrange et inquiétant. Ma frayeur augmenta quand j'aperçus des hommes, qui ressemblaient plutôt à des ours monstrueux, s'avancer vers moi. Mon cœur faillit éclater tellement il battait à tout rompre. Ils s'approchaient vers moi et je restais médusé par l'angoisse, incapable de me sauver. Ils étaient tout près à présent, à moins de quinze mètres. Je pouvais percevoir leur odeur d'une incroyable puanteur.
Soudain, ils firent volte-face et se précipitèrent dans l'avion qui redécolla en une poignée de secondes. Je courus terrifié chez moi et racontai cet événement surnaturel mais personne ne me crut.
Depuis ce jour là, je n'osais plus regarder vers le ciel et la simple vue d'un avion me glaçait.

Adama M


    Un soir d'été mon frère et moi rentrions chez nous à vélo. Nous étions allés à la piscine pour nous détendre. Une fois chez nous, nous dinâmes pour ensuite nous installer devant nos ordinateurs. Soudain, une lumière verte passa devant la fenêtre. Intrigués, nous sortîmes pour voir ce que c'était. Il n' y avait rien.
Le lendemain, à la même heure, la même lumière réapparut. Nous allâmes regarder encore une fois. Mais rien. Nous commençâmes à nous interroger sérieusement sur cette lumière. Elle réapparut et se dirigea droit vers nous. C'est alors que nous distinguâmes notre hélicoptère télécommandé.
« Mais qui le commande ? s'écria Adrian atterré.
-Je ne sais pas, peut-être Maman ? » murmurai-je, inquiet, car ma mère aux commandes, ce serait une catastrophe.
Je courus dans la chambre pour chercher la manette. Je la trouvai. A peine eus-je le temps de me retourner et de me jeter à terre que l'hélicoptère passa juste au dessus de ma tête. Stupeur quand j'examinai la manette : elle n'était pas allumée!
 L'hélicoptère était ressorti. Nous fermâmes toutes les fenêtres pour nous barricader en attendant que la batterie s'épuise. La nuit tombait et l'hélicoptère volait encore. On entendait le bruit incessant de ses hélices : il ne faiblissait pas.

 En plein sommeil nous entendîmes un grand fracas. L'hélicoptère heurtait la vitre et une fissure apparaissait déjà. Nous prîmes immédiatement des balais car l'hélicoptère semblait vouloir nous attaquer ! Nous attendîmes son arrivée, tremblants et en sueur. La vitre éclata et un étrange « bip » résonna. Tout devint noir. Je fermai les yeux puis les rouvris : c'était mon réveil qui sonnait ! Plus mort que vif, je partis en cours.

Mickaël G.


    Je sortais de chez moi pour aller au collège quand je croisai Hamzia et Daniela. Nous fîmes la route ensemble. Matinée ordinaire avec des exercices de maths.
  A l'heure du déjeuner, je sortis du collège pour rentrer chez moi quand je vis une étrange lumière apparaître devant moi. Je n'osai pas me rapprocher d'elle, je sentis des gouttes de sueur couler sur mon dos et mon cœur battait à tout rompre. Je voulus crier mais il n'y avait personne. J'aperçus une forme humaine qui se détachait de la lumière pour avancer vers moi et je finis par distinguer ma grand-mère !
Je fus extrêmement soulagée et je m'empressai de lui demander ce qu'elle faisait ici. Mais ma grand-mère ne me répondit pas : elle me souriait et me dit juste : « Je t'aime ». Je ne comprenais plus rien. Mon portable sonna et tout disparut. Je décrochai, c'était ma mère au téléphone. Elle m'annonça que ma grand-mère venait de mourir. Je lâchai mon portable, folle de chagrin et je compris : ma grand-mère était venue me dire au revoir.


Nessrine M.



    Il était dix heures du soir quand je descendis sur le perron pour sortir les poubelles. C'était la pleine lune mais je trouvais qu'il faisait extrêmement sombre. Soudain, j'entendis un bruit à l'arrière du jardin. Un frisson me parcourut car ce bruit fut aussitôt suivi par un cri. Si mon chat n'était pas mort depuis deux semaines, j'aurais pu jurer que c'était lui qui avait miaulé pour m'appeler à l'aide. Je ne savais vraiment plus quoi penser : ce cri provenait-il d'un chat ordinaire égaré par là ou était-ce le fantôme de mon chat qui se manifestait ? J'avais tellement peur que je préférais me raccrocher à une explication rationnelle. Pourquoi ressentais-je pourtant au plus profond de moi la présence de mon chat ? Je pris alors mon courage à deux mains et me rendis à l'arrière du jardin.
En avançant, je me sentais de plus en plus tétanisé à l'idée de découvrir quelque chose de surnaturel : mes mains tremblaient, mon cœur battait à tout rompre et toutes les idées les plus inimaginables défilaient dans ma tête. J'arrivai et, ce que je trouvai derrière le jardin… c'était bien mon chat ! Sans réfléchir, je courus à lui mais il disparut sous mes yeux.
Je restai bouche-bée, le regard braqué sur le vide de mon jardin et l'angoisse de mon esprit. C'était bel et bien un fantôme que j'avais croisé !

Samy M.


    Un jour où je rentrais du collège alors qu'il faisait nuit, j'arrivai à hauteur d'une personne âgée d'environ cinquante ans. J'allais la dépasser quand cette personne m'appela. Je m'arrêtai net de marcher. Les yeux braqués sur moi, l'homme me demanda :
« Tu joues au foot ? »
C'était vrai et je répondis par l'affirmative. Puis, en vitesse, je rentrai chez moi. Arrivé à la maison, il n'y avait personne pour m'ouvrir. Il faisait noir et j'entendis des pas se diriger vers moi. Mon cœur battait à tout rompre. La silhouette s'approchait et sortit de l'obscurité : heureusement, c'était ma mère ! Je rentrai avec elle et oubliai bien vite mon étrange rencontre.
Le lendemain, en me rendant au collège, je me tordis la cheville. On me fit rentrer chez moi et je me retrouvai seul. Le téléphone sonna. Je décrochai et reconnut la voix de l'homme de la veille :
« J'ai fait en sorte que tu n'ailles pas à ton entraînement ce soir. Si tu avais le malheur de tenter d'y retourner, je ferai en sorte que tu ne puisses plus jamais jouer au foot!».
Mort d'angoisse malgré moi, je raccrochai. Je tentais de me rassurer en me disant que c'était une blague.
 Dès que ma cheville ne me fit plus souffrir, je me rendis à l'entraînement. Je fis à peine quelques pas avec le ballon sur la pelouse que je chutai violemment. On m'évacua d'urgence et l'hôpital me diagnostiqua une double fracture du péroné. J'étais secoué d'intenses tremblements en comprenant que la menace de l'homme s'était réalisée. J'étais encore très faible quand ma mère arriva à mon chevet. Mes premiers mots furent : «J'arrête le foot ».
Personne ne sut jamais ce qui s'était passé ni ne comprit ce brusque dégoût pour mon ancienne passion.

Julien E.

    Comme chaque matin, je partais au collège. Mais un jour où je marchais sur le chemin comme à mon habitude des bruits étranges se firent entendre. J'avais la sensation d'être suivie.
Tout à coup, une chose informe surgit devant moi. Je crus un instant que c'était un fantôme. J'eus tellement peur que je n'arrivai pas à m'enfuir. Mais la chose approchait de plus en plus et je n'arrivai toujours pas à savoir ce que c'était. J'étais si horrifiée que je transpirais, j'avais horriblement chaud et me sentais sur le point de m'évanouir.
Soudain une voiture arriva : c'était un parent partant déposer son enfant. Quand je me retournai vers l'apparition, elle avait disparu.
Avais-je rêvé ?

Fatima B.


Ecrire une chute différente à celle de la nouvelle en y insérant une scène

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 24 octobre 2008 à 12:47 dans 06w4ème

Les élèves ont étudié plusieurs nouvelles du XIXème siècle dont « L'Enfant » de Maupassant (1882). Jacques, épris d'une jeune femme qu'il souhaite épouser, doit rompre avec sa maîtresse. Neuf mois plus tard, les noces se célèbrent mais Jacques apprend que son ancienne maîtresse vient d'accoucher de son enfant et qu'elle est à l'agonie. Elle fait jurer à Jacques d'élever cet enfant avant d'expirer. Dans la nouvelle de Maupassant, la jeune épouse, Berthe, ne fait aucune résistance pour élever cet enfant.

Les élèves ont également revu la conjugaison et les valeurs des temps du récit au passé ainsi que l'insertion de paroles rapportées au style direct.

Ce travail d'écriture a été réalisé lors d'une évaluation en classe.

Ecrire une chute différente à celle de la nouvelle en y insérant une scène

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 24 octobre 2008 à 12:46 dans 06w4ème

Jacques, troublé par la mort de celle qu'il avait aimée, retourna voir Berthe et lui dit d'une voix étouffée :

« Je suis père d'un enfant ».

Berthe, d'abord choquée par ces paroles, répondit :

« Pardon cher ami, je ne vous ai pas très bien entendu… ».

Un lourd silence envahit la pièce. Jacques cria alors ces paroles :

« Vous m'avez très bien entendu ! Je suis père d'un enfant ! »

Il montra l'enfant à Berthe et reprit :

« J'ai promis à sa mère que je le garderai...

-Je ne peux pas l'accepter. Qu'est-ce que les gens vont penser de nous ? répondit Berthe.

-Oui, je sais tout cela, murmura Jacques avec désespoir, mais je ne peux pas choisir entre ma femme et mon fils ! »

C'est alors que Berthe s'adressa à lui d'une voix douce et charmante :

 « Je suis mal placée pour vous demander de faire un choix car je vous aime, donc je peux aimer cet enfant ».

Kévin A

 

 Jacques retrouva Berthe et lui montra l'enfant.

« Qui est cet enfant ? demanda Berthe.

Jacques répondit d'une voix honteuse :

« Cet enfant est le fils de mon ancienne maîtresse qui est morte à l'accouchement ».

Berthe alla pleurer sur le lit. Jacques essaya de l'apaiser mais rien n'y fit. Elle le regarda dans les yeux et haussa la voix :

« Vous n'êtes qu'un lâche ! Pourquoi avez-vous fait ceci ? »

Jacques s'exclama :

« C'est mon fils ! Elle m'a demandé de le garder, je ne pouvais pas l'abandonner ! »

Jacques avait un tel accent de vérité et de désespoir que Berthe se calma. Elle réfléchit longuement puis murmura :

« Vous avez raison, nous ne pouvons pas l'abandonner ».

Elle reprit, pleine de conviction et d'entrain :

« Nous allons l'élever. Comme si c'était le nôtre ! »

Berthe prit alors l'enfant dans ses bras et le berça.

Marion P

 

Jacques retrouva Berthe, il portait l'enfant dans ses bras. Il eut beau essayer de l'attendrir, Berthe n'était pas disposée à accepter l'enfant :

« Je vous aime Jacques mais le fait de garder un enfant qui n'est pas le mien me répugne.

-Je peux vous comprendre, reprit Jacques, mais j'ai fait une promesse et je compte bien la tenir. Si vous m'aimiez vraiment, vous accepteriez cet enfant car c'est une partie de moi.

-Je le sais, mais c'est aussi une partie de votre maîtresse !

Berthe éclata alors en sanglots. Jacques se jeta à ses pieds :

« Ma princesse, ne pleurez pas je vous en prie ! Vous voir comme cela me fend le cœur ! Vous êtes ce qu'il m'est arrivé de mieux dans ma vie. En étant avec vous, je suis comme dans un rêve. Et je ne souhaite pas que ce rêve finisse maintenant, ni même un autre jour ! »

Berthe, touchée par ces paroles, répondit :

« Moi non plus je ne veux pas que ce rêve prenne fin mais accepter cet enfant serait un grand sacrifice. Je le ferai cependant car je vous aime énormément. En retour, vous allez me promettre une chose !

-Oui, laquelle ?

-Vous allez me promettre de ne plus jamais me mentir. Et je veux savoir si vous m'aimez vraiment comme vous le dites.

Jacques sourit en caressant une boucle des cheveux de Berthe:

« Bien sûr que je vous aime ! Et je ne cesserai jamais de le faire, je vous le promets !

-Alors, j'accepte !".

Manon D

 

Jacques retrouva Berthe pour lui demander si elle était prête à élever cet enfant mais il craignait sa réaction. Enfin, il se lança :

« Voici mon enfant, je dois m'en occuper. J'espère que vous serez compréhensive avec lui : il n'a plus de mère »

Berthe, toute horrifiée, s'écria :

« Je ne pourrai jamais être sa mère car cet enfant n'est pas le mien!»

Jacques fut blessé par la réaction de Berthe, il resta un instant bouche bée puis reprit :

« Ce n'est qu'un nouveau-né, il ne saura jamais que vous n'êtes pas sa mère! »

Berthe répliqua :

« La vérité finira toujours par sortir...». Elle regardait Jacques et l'enfant avec intensité comme si elle cherchait à trouver une réponse au fond d'elle-même puis elle reprit :

« Je ne peux pas être sa mère mais je veux bien devenir sa belle-mère ». Jacques, soulagé par le revirement de sa bien-aimée, la baisa sur la joue et lui tendit l'enfant.

Franck K

Toutes premières lectures

Par Mme Otsmane - publié le mardi 24 juin 2008 à 15:27 dans 06w4ème
Voici un petit échantillon des lectures réalisées par les élèves 
de 4èmeD lors du dernier jour de classe.
C'était la première (et dernière!) fois.

Bravo aux quatre courageux qui ont osé se lancer à brûle-pourpoint!

Texte écrit et lu par Hippolyte B

Par elevesdewatteau - publié le mardi 24 juin 2008 à 15:25 dans 06w4ème
(Canal Rss de podcast)|

Rien ni personne ne pouvait imaginer un instant l'éphémère de la mode. Les gigantesques coiffures montaient tellement haut qu'il fallait un escabeau pour les coiffer. Un instrument d'architecture était également nécessaire pour les styliser. La mesure des pieds à la tête était alors égale à la hauteur de l'extraordinaire coiffe.
Et le comble est que toutes les dames de la cour arboraient cette monstrueuse montagne capillaire.



Texte écrit et lu par François M

Par elevesdewatteau - publié le mardi 24 juin 2008 à 15:20 dans 06w4ème
(Canal Rss de podcast)|
A la cour de Louis XVI, la mode capillaire adoptée par ces dames ne laisse personne indifférent. Toujours plus haut, encore et encore plus d'altitude semble nécessaire pour transformer ces crinières en montagnes. D'extraordinaires perruquiers acrobates, au service des plus coquettes, subliment ces chevelures hors du commun.
Une question se pose pourtant : ces merveilleuses constructions sont-elles conçues en tenant compte de la hauteur des portes ?…
Que ce soit au XVIIIème ou au XXIème siècle, la mode ne se démode pas et n'est que folie.

Composer un poème (octobre 2007)

Par Mme Otsmane - publié le mardi 17 juin 2008 à 14:44 dans 06w4ème
Il s'agissait d'un devoir maison où les élèves devaient exprimer un amour heureux ou malheureux en essayant de respecter des contraintes métriques et rimiques fortes (schéma rimique de sonnet /alexandrins ou octosyllabes).
PS aux 4D : si jamais vous retrouviez vos poèmes de début d'année, soumettez-les à la publication!

Amour malheureux

Par elevesdewatteau - publié le mardi 17 juin 2008 à 14:42 dans 06w4ème
Amour malheureux

C'est le soir et je pense à toi
Je ne vis que pour te revoir
Maintenant mon unique espoir
C'est de te ramener à moi.

Je regarde au loin devant moi
Mais soudain il fait tellement noir
Que je ne peux t'apercevoir
Alors je sombre dans l'effroi.

Dis-moi donc que tu reviendras
Pour te reprendre dans mes bras!
Sentir mon coeur battre à nouveau...

Et il nous faudra très bientôt
Songer à d'autres lendemains
Où avancer main dans la main.


Julie S, co-publié avec Aude C.

Je regarde là-haut

Par elevesdewatteau - publié le mardi 17 juin 2008 à 14:40 dans 06w4ème

 

" JE REGARDE LA HAUT"

 

Encore aujourd'hui après toutes ces saisons

Mon amour, sans cesse, grandit à tes cotés

Avant de te rencontrer la mort me suivait

Je sens désormais qu' elle a choisi l'abandon

 

Qui es-tu donc? Le bonheur , un ange , un dieu?

Quand le mal me poursuit , il regarde mon coeur

Gravé de ton nom . Il fuit alors par terreur .

Jamais je n'ai été aussi près des cieux...

 

Je me suis faite poètesse pour t'honorer

Je t'aime .Ce cri d'amour je te le dédie

Je t'aime .C'est par ma plume que je le crie

 

Jamais de toi je ne saurai me séparer

Je regarde là haut pour te voir dans le noir

Plus jamais seule , mais rayonnante d'espoir

 

                                                                                                      Jérita.S

 


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