Elèves créateurs

La tirade de Perdican lue par Billel H. (4ème Braque)

Par Mme Otsmane - publié le lundi 30 janvier 2012 à 17:43 dans 06w4ème
(Canal Rss de podcast)|


(Tirade donnée en récitation en 4ème)
"Adieu Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. "

On ne badine pas avec l'Amour, Acte II Scène 5. Alfred de Musset



La Lettre de Renan Luce

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 20 mars 2009 à 16:50 dans 06w4ème
La chanson "La Lettre" de Renan Luce est connue de tous les élèves. Diffusée dès 2007, elle a séduit un public diversifié.
Analyser la chanson en classe couplet après couplet a permis aux élèves de comprendre les passages ou expressions du texte qui leur échappaient.
Ils ont eu à reconstituer la lettre que "la petite ingénue" a envoyé depuis sa "ville sur la Manche".
Les critères retenaient également le respect des détails de la chanson (enveloppe "aspergée de parfum", graphie, fautes d'orthographe...).


J'ai reçu une lettre
Il y a un mois peut-être
Arrivée par erreur
Maladresse de facteur
Aspergée de parfum
Rouge à lèvres carmin
J'aurais dû cette lettre
Ne pas l'ouvrir peut-être

Mais moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
Je veux bien qu'elle me nomme
Alphonse ou Fred c'est comme elle veut
C'est comme elle veut

Des jolies marguerites
Sur le haut de ses "i"
Des courbes manuscrites
Comme dans les abbayes
Quelques fautes d'orthographe
Une légère dyslexie
Et en guise de paraphe
"Ta petite blonde sexy"

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
Je n'aime pas les nonnes
Et j'en suis tombé amoureux
Amoureux

Elle écrit que dimanche
Elle sera sur la falaise
Où je l'ai prise par les hanches
Et que dans l'hypothèse
Où je n'aurais pas le tact
D'assumer mes ébats
Elle choisira l'impact
Trente mètres plus bas

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
Je ne veux pas qu'elle s'assomme
Car j'en suis tombé amoureux
Amoureux

Grâce au cachet de la poste
D'une ville sur la Manche
J'étais à l'avant-poste
Au matin du dimanche
L'endroit était désert
Il faudra être patient
Des blondes suicidaires
Il n'y en a pas cent

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
Je veux battre Newton
Car j'en suis tombé amoureux
Amoureux

Elle surplombait la Manche
Quand je l'ai reconnue
J'ai saisi par la manche
Ma petite ingénue
Qui ne l'était pas tant
Au regard du profil
Qu'un petit habitant
Lui faisait sous le nombril

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
.Je veux bien qu'il me nomme
"Papa"... s'il le veut
S'il le veut!



La Lettre de Renan Luce

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 20 mars 2009 à 16:32 dans 06w4ème





Marion P.


Samy M.





Extraits de la lettre de Yasminat A.


Enguerrand D.

Nous rappelons que les fautes d'orthographe et autres inversions de lettres sont intentionnelles.

Lettres intimes fictives

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 13 mars 2009 à 16:40 dans 06w4ème
Déclarer son amour ou une rupture, oui, mais non par sms ou autre nouvelle technologie.
Les élèves ont pris leur plume et exprimé leurs sentiments par lettre.

Lettres d'amour

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 13 mars 2009 à 16:36 dans 06w4ème


Ornella D.



Enguerrand D.


Jonathan M.

Lettres de rupture

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 13 mars 2009 à 16:30 dans 06w4ème





Samy M.



Yasminat A.

Rédiger un portrait à partir du support film

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 20 février 2009 à 16:30 dans 06w4ème
 La séquence sur le portrait a suivi immédiatement celle consacrée au récit fantastique. Les élèves ont lu un recueil de nouvelles fantastiques de Théophile Gautier.
Ces nouvelles ont pour point commun de mettre à l'honneur des héroïnes ambiguës, à la fois mortes et vivantes, anges et démons. Elles sont dotées d'une pure beauté qui attire indéfectiblement le narrateur tout en semant l'angoisse dans son esprit.
Le film de Jacques Tourneur Cat People (La Féline), tourné aux Etats-Unis durant la seconde guerre mondiale, est un joyau de fantastique produit avec le minimum  de moyens spéciaux.
L'héroïne Irena, campée par Simone Simon, répond admirablement
aux critères de l'héroïne fatale malgré elle car rattrapée par une malédiction ancestrale qui la dépasse.



Irena Dubrovna: Simone Simon
Oliver Reed: Kent Smith
Alice Moore: Jane Randolph
Le psychiatre: Tom Conway


Rédiger un portrait à partir du support film

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 20 février 2009 à 16:18 dans 06w4ème

PORTRAIT D'IRENA PAR OLIVER

(narration à la 1ère personne)

 

Je la vis de dos au parc zoologique. Elle portait un tailleur noir qui lui allait à ravir. Elle dessinait une panthère qui était dans une cage mais elle sembla insatisfaite de son esquisse car elle froissa son papier. Elle visa alors la poubelle qui était à une assez longue distance et rata son tir. Je lui ramassai son papier puis lui montrai un panneau sur lequel était inscrit : « Que personne ne puisse dire que tout ici était beauté avant votre venue ».

Elle me remercia avec un gracieux sourire. Elle était d'une beauté tellement éclatante que je tombai amoureux. Je m'approchai d'elle pour lui parler.

 

Jonathan M.

 

Je rencontrai Irena pour la première fois au zoo. Au début, je ne la voyais que de dos et je ne m'étais pas du tout intéressé à elle. C'était une femme ordinaire essayant de dessiner une panthère. C'est alors qu'elle rata son dessin, se retourna pour viser la poubelle et que la boule de papier arriva à mes pieds… Je levai le regard et vis toute la beauté qu'il y avait en elle. Son teint était d'une blancheur éblouissante, ses cheveux bruns était magnifiquement bien coiffés. Elle avait de fins sourcils dessinés avec soin qui faisaient ressortir ses magnifiques yeux légèrement taillés en amande. Son nez était d'une finesse et d'une fierté toute royale. Quant à sa petite bouche, elle était sublime.

Je croisai son regard et, pour la complimenter, je lui montrai le panneau sur lequel était marqué : « Que personne ne puisse dire que tout ici était beauté avant votre venue ».

 

Maryline H.

 

Je remarquai près de moi une très élégante jeune femme. Elle avait une silhouette svelte, sa taille était aussi fine qu'une feuille de papier. Comme je ne la voyais pas très bien, je décidai de m'approcher. Et je pus contempler son visage. Elle avait un nez d'une finesse et d'une fierté toute royale. Ses yeux taillés en amande avaient la couleur bleue de l'océan. Ses cheveux bruns et courts devaient avoir un toucher plus doux que celui de la soie.

Quand pour la première fois, elle ouvrit la bouche et fit entendre sa voix, j'en appréciai vraiment le son.

 

Marina D S.




 

PORTRAIT D'IRENA PAR LE PSYCHIATRE

(narration à la 3ème personne)

 

Le psychiatre attendait Irena dans l'appartement de la jeune femme. Ses amis l'appelèrent pour le mettre en garde du danger que représentait Irena mais il ignora complètement leurs recommandations. C'est alors qu'Irena rentra. Elle était vêtue d'un manteau de fourrure sombre. Tout ce qu'elle portait était noir.

Elle s'avança et le psychiatre la prit dans ses bras. Elle avait un regard indifférent qui n'exprimait rien, tel une feuille blanche. Son sourire doux habituel avait laissé place à celui d'un félin ayant trouvé sa proie. Malgré la froideur d'Irena, le psychiatre l'embrassa.

Il recula apeuré quand il réalisa que son baiser n'avait produit aucun effet.

 

Adrian P. (extrait)

 

Malgré les conseils de ses amis, le psychiatre ne voulut pas sortir de l'appartement. Quand il vit Irena rentrer, il raccrocha le téléphone sans la moindre explication. Il s'avança vers elle pour la prendre dans ses bras. Il lui murmura des mots pour la rassurer et l'embrassa.

Il s'éloigna brusquement quand il vit le visage d'Irena devenir livide. Ses yeux brillaient avec un éclat féroce. Comme elle commençait à rapetisser, il s'éloigna de plus en plus. Une terrible frayeur s'empara de lui : Irena se transformait bel et bien sous ses yeux ! Ses mains, ses bras, ses jambes n'avaient plus rien d'humain. Quand il se rendit enfin compte que c'était une panthère qui s'avançait vers lui, il était trop tard. Elle bondit sur lui et il perdit la vie.

 

Marina D S.

 

Quand il l'avait vue pour la première fois allongée sur le lit des patients, le psychiatre l'avait trouvé parfaite. Il voulait à tout prix la conquérir. Il s'était donc arrangé pour la retrouver seul dans son appartement.

Quand elle entra, elle était habillée de noir, tout aussi belle que la première fois mais ses yeux exprimaient du désespoir. Quand il l'embrassa, il ressentit toute la pulsion meurtrière que dégageaient les yeux et le comportement d'Irena. Ses prunelles devinrent jaunes et agressives. Son corps prit une forme hideuse et repoussante. Il n'y avait plus moyen de fuir, il le savait. Même sa canne épée ne pourrait le protéger de la forme monstrueuse d'Irena. Tout l'amour qu'il lui portait s'était évaporé, il ne lui restait plus que le désir de survivre face à cette métamorphose plus terrifiante que la mort elle-même.

 

Enguerrand D.





Analyser un film fantastique (décembre 2008)

Par Mme Otsmane - publié le vendredi 6 février 2009 à 17:59 dans 06w4ème

The Birds, (Les Oiseaux), 1963 d'Alfred Hitchcock

  • Melanie Daniels: Tippi Hedren
  • Mitch Brenner: Rod Taylor
  • Lydia Brenner: Jessica Tandy
  • Annie Hayworth: Suzanne Pleshette
  • Cathy Brenner: Veronica Cartwright


The Birds
se prête particulièrement à l'analyse de la progression narrative en oeuvre dans nombre de récits fantastiques.
Les héros du film plongent inextricablement dans le doute avant de succomber à la terreur. Le comportement surnaturel des oiseaux restera inexplicable jusqu'à la dernière image.
Les scènes où les personnages sont médusés par l'angoisse fournissent par ailleurs un excellent pendant visuel afin de saisir les différents degrés présents dans le lexique de la peur.

Analyser un film fantastique (décembre 2008)

Par elevesdevaillant - publié le vendredi 6 février 2009 à 17:52 dans 06w4ème
The Birds, 1953
Alfred Hitchcock


I) Un début de film représentant une vie quotidienne et banale

Melanie Daniels, une jeune femme farfelue et richissime de San Francisco a le coup de foudre pour l'avocat Mitch Brenner. Elle décide de lui faire une visite surprise dans sa maison de Bodega Bay en offrant à la sœur de Mitch, Cathy, un couple d'oiseaux : les « inséparables».
Elle loue un canot pour accéder discrètement à la maison de Mitch. Elle dépose les oiseaux puis s'enfuit afin de ne pas gâcher la surprise.
Mitch l'aperçoit sur son canot et tente de la rattraper.

II) La montée progressive du malaise et l'hésitation fantastique

-Melanie se fait attaquer par une mouette sur son canot avant de regagner le port de plaisance, Mitch soigne sa blessure à la tête et l'emmène chez lui
-Les poules de la mère de Mitch ne mangent plus, de même pour les poules des fermes voisines
-La nuit, une mouette s'écrase inexplicablement sur la porte vitrée de la maison de l'institutrice où loge Melanie
-Le lendemain, lors de la fête d'anniversaire de Cathy, les enfants sont attaqués par des mouettes dans le jardin
-Le soir alors que Mélanie, Mitch, sa mère et sa sœur s'interrogent sur l'agressivité des mouettes, une multitude de moineaux entrent subitement dans le salon par la cheminée. Les personnages ont du mal à les repousser
-Le policier alerté par la famille essaie de trouver des causes rationnelles à l'étrange attitude des oiseaux : les enfants ont dû agacer les mouettes et c'est par hasard que les moineaux sont entrés dans leur maison. Les héros ne sont pas du tout satisfaits des hypothèses du policier mais n'ont pas non plus de réponse.
-La mère de Mitch se rend chez le fermier qui lui fournit la nourriture des poules. Elle découvre son cadavre et tous les signes qui prouvent que des oiseaux sont impliqués dans le meurtre. Elle suffoque de terreur et prend la fuite
-Arrivée à la maison, elle supplie Mélanie d'aller chercher Cathy à l'école car elle est désormais persuadée que les oiseaux sont devenus extrêmement dangereux
-Mélanie se rend à l'école et constate un attroupement de corbeaux, elle comprend qu'une nouvelle attaque se prépare et en avertit l'institutrice. Tous les élèves prennent la fuite sous les attaques des corbeaux, beaucoup sont blessés. Mélanie s'est réfugiée avec Cathy dans une voiture.
-Mélanie essaie d'alerter son père sur les attaques inexpliquées des oiseaux depuis le téléphone d'un bar. Une vieille dame affirme que rationnellement il est impossible que des oiseaux puissent organiser des attaques. Mais d'un autre côté, elle constate que si les oiseaux ont déclaré de manière surnaturelle la guerre aux humains, alors ce serait la fin du genre humain car les oiseaux sont beaucoup trop nombreux.
-Début de panique dans le bar, un homme parle de tuer tous les oiseaux avec des armes à feu. Le policier intervient pour apaiser les  clients et revient sur le meurtre du fermier en estimant que c'est un cambrioleur qui a dû le tuer et que les oiseaux sont sûrement venus après. Mélanie et Mitch contestent et soutiennent l'hypothèse irrationnelle : les oiseaux veulent tuer les humains de manière organisée.

III) Le basculement définitif dans le fantastique et la terreur

-C'est alors qu'ils aperçoivent depuis le bar un pompiste qui se fait attaquer par une mouette. L'essence se répand jusqu'au pied d'un homme qui vent de jeter son mégot. La station essence explose. Une mouette survole le désastre comme si elle était satisfaite de son œuvre. Attaque massive des oiseaux de toutes sortes, Mélanie est protégée par une cabine téléphonique et voit les passants succomber sous ses yeux. Sa cabine est attaquée de tous les côtés. C'est l'horreur totale. Mitch vient la sauver.
-En retournant vers la maison, ils découvrent le cadavre de l'institutrice qui a sauvé Cathy. Cette nouvelle mort les terrifie tous.
-Désormais persuadés que les oiseaux veulent leur mort même s'ils n'arrivent pas à comprendre pourquoi, les héros se barricadent dans la maison pour résister à la prochaine attaque.
-L'attaque commence. Le bruit est infernal, les oiseaux percent de leur bec les barrières. Mélanie est médusée par l'angoisse. Cathy et sa mère sanglotent de terreur. Seul Mitch essaie de repousser les attaques. Les oiseaux partent aussi vite qu'ils sont venus.
-En pleine nuit, tandis que tous dorment épuisés, Mélanie monte au grenier car elle a entendu du bruit. La porte se referme derrière elle, elle est piégée par les oiseaux qui veulent la mettre à mort. Mitch la sauve de justesse.
La mère de Mitch bande ses blessures mais Mélanie est incapable de parler.

IV) L'ambiguïté de la fin

-Mitch organise la fuite dans la voiture de Mélanie tandis que les oiseaux n'attaquent pas. Mais les oiseaux sont partout. Avec des précautions infinies, ils arrivent à tous entrer dans la voiture. Le film finit avec la vision de la voiture qui s'éloigne dans un paysage envahi d'oiseaux.
La fin est ambiguë et ouverte car :
-vont-ils s'en sortir ou y aura-t-il de nouvelles attaques mortelles ?
-est-ce un cauchemar ou une réelle guerre surnaturelle entre oiseaux et humains ?

Co-publié par Mantasser B, Shanone C et Samy M.


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