LE PLAISIR DU TEXTE

L'épouvantable épouvantail

Par Elève - publié le vendredi 22 novembre 2013 à 09:20 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Il y a deux ans, un étrange phénomène s'est produit dans une ferme. Mes vignes se faisaient manger par les oiseaux de la région, je décidai donc de fabriquer un épouvantail. Je pris dans mon armoire une chemise à carreaux bleu et rouge, une écharpe verte, un pantalon jaune tout troué et un bonnet rouge que je ne mets jamais. Je pris de la paille pour faire le corps, des boutons noirs ténébreux pour les yeux et une épingle à nourrice pour la bouche. J'eus enfin terminé mon épouvantail, je le regardai avec fierté quand soudain je crus le voir sourire méchamment. Je fis un pas en arrière, je me dis que j'avais eu une hallucination. Je pris l'épouvantail, et, avec l'aide de ma femme, l'installai dans mes vignes. La nuit tomba…Je n'arrivai pas à trouver le sommeil, je me relevai donc pour aller voir le paysage par la fenêtre, soudain mon sang se glaça, je fus pris d'effroi ! L'épouvantail n'était plus dans les vignes, il ne restai plus que le bâton sur lequel il était accroché deux heures plus tôt. Il me sembla entendre un bruit dans la cuisine au rez-de-chaussée, je pris un chandelier et descendis voir d' ou venait le bruit. Je crus sentir quelque chose qui me caressait la jambe, je me retournai d'un coup et je vis par terre le bonnet rouge que j avais mis à mon épouvantail. Ni une, ni deux je montais l'escalier quatre a quatre et retournai me coucher sous ma couverture. Je me posai des milliers de questions : Et si je n'avais pas rêvé ? Et si il montait dans notre chambre pour nous tuer ? Je finis par me rendormir. Le lendemain matin, ma femme me réveilla, j étais en nage dans mes draps comme lorsque l on se réveille après un cauchemar. N'était ce donc qu un cauchemar ? Il fallait que j en sois sur. Je regardais par la fenêtre, l'épouvantail était bien à sa place mais il n avait plus de bonnet… Je descendis dans les vignes pour aller le voir de plus près. En regardant l'épouvantail droit dans les yeux j eus l impression qu il était vivant, qu il me regardait lui aussi d'un air cruel. Ma femme vint me chercher, j étais omnubilé par l épouvantail. Je racontai tout à ma femme, qui, étant très superstitieuse me fit jurer de le faire disparaître avant demain. Je pris donc ma brouette en bois, mis l épouvantail dedans et marchai dans la foret pendant des heures. Etant à bout de force, je m arrêtai et déposai l épouvantail par terre, je retournai chez moi. Hier, comme tous les matins depuis cet événement, je me levais et regardais mes vignes par la fenêtre, une épouvantable angoisse me prit la gorge, une terreur insurmontable s'empara de moi, une sueur froide inonda tous mon corps : l épouvantail était planté au milieu de mon jardin…

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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