Rien ne sert de courir
Par Elève - publié le vendredi 22 novembre 2013 à 09:13 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Je suis au bord du gouffre, enfin seul, libre… Je me retourne, et la vois. Cette ombre qui me hante. Elle s'approche de moi… Je n'arrive pas à bouger ne serait-ce qu'une partie de mon corps. Elle se rapproche de plus en plus vite : nos corps ne sont plus qu'à un centimètre l'un de l'autre. Elle m'étreint dans ses bras puis me pousse ! Une sensation de liberté parvient dans tout mon corps pendant ma chute puis…plus rien. Noir complet. La sensation de liberté qui m'avait parcourue deux secondes plus tôt s'était envolée. Suis-je mort ? Non, non, non… Ca ne peut pas être possible ! Qui était cette ombre qui m'avait manifesté un geste d'amour, puis un geste de profonde haine ?! Je… J'aperçois de la lumière au loin… Comme si j'étais dans un long tunnel sombre avec la sortie au bout. Est-ce donc la porte du Paradis ? Je m'approche, lentement mais sûrement, plongé dans mes pensées quand tout à coup… Quel choc ! Une porte en métal prise en pleine figure ! J'observe la porte puis je remarque un faisceau de lumière qui s'échappait de l'interstice de la porte. Tiens ! C'est bizarre. A première vue, le chemin jusqu'au rayon de lumière semblait beaucoup plus long. J'ouvrais la porte quand tout à coup… une immense frayeur me parcourut ! Ce n'est pas possible ?! Je… Je dois être en train de rêver ! Pourtant, tout à l'air bien réel. C'est bien moi, allongé dans ce lit d'hôpital, blanc comme un linge… J'observe avec stupéfaction les divers appareils branchés et reliés à mon corps. Soudain, je compris tout. Ma chute, mon réveil, ma mort…Je n'étais plus qu'un vulgaire fantôme ! Mais… Mais alors qui était cette personne devant moi me ressemblant fortement ? Je me retournai puis aperçus une sorte de placard duquel j'étais sorti. J'ouvris la porte en métal et constatai avec stupéfaction que le long couloir avait disparu pour faire place à des vêtements et des blouses blanches. Je refermai la porte et aperçus un petit dossier posé sur une table de chevet. On pouvait y lire l'inscription « Nicolas Bansac ». Mais…c'est moi !!! J'ouvris le document et lus : « Nicolas Bansac. Garçon de 14 ans. A fait une chute de plus de 20 mètres. Plongé dans un coma profond. » Alors…j'étais donc dans le coma… Mais comment se faisait-il que je pouvais voir et entendre ce qui se passait à l'extérieur de mon corps ??? Je me souvins alors que j'avais regardé une émission la veille où des savants expliquaient que c'était possible de sortir de son corps et de se voir dormir : ils appelaient ça le « voyage astral ». Sur le coup, ça m'avait fait rire mais je prenais ça de plus en plus au sérieux… De Nemo Schiffman
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