LE PLAISIR DU TEXTE

Le mangeur d'oeil

Par Elève - publié le jeudi 21 novembre 2013 à 03:25 dans Nouvelles fantastiques 4ème

   Mon nom est Harold Whiterfield, biologiste de renommée et professeur dans l'une des plus grandes université de Londres. L'histoire que je vais vous raconter relève tout simplement du surnaturel et pourtant ce que j'ai vu, je l'ai vu de mes propres yeux. Mais ! Comment être sûr que je n'ai pas été victime d'une hallucination ? Cela étant dit je vais vous raconter les faits tel qu'ils se sont passés.

   C'était il y a trente ans, le dix-sept février 1963. J'avais été par un collègue dans son manoir car il voulait me montrer une bête qu'il avait ramenée d'un récent voyage en Inde. Celui-ci était situé dans une banlieue de Londres assez prospère et campagnarde. Le manoir était très grand et, étant arrivé de nuit, le lieu semblait plutôt lugubre et ténébreux. En entrant, je fus informé que le maître des lieux s'était absenté pour la nuit. Le connaissant, cet écart de politesse me surpris surtout pour quelqu'un faisant parti de l'aristocratie. Mais fatigué je montai dans mes appartements. La pièce ou on me conduisit était plutôt sobre mais je fus tiré de mes observations par un cri venant d'une fenêtre… Je l'ouvris et j'aperçus avec effroi une espèce de bête répugnante qui était entrain d'arracher les yeux d'un bébé. Sur le coup je m'évanouis, mon c½ur était glacé de terreur. Le lendemain je me réveillai et je pensai avoir eu une hallucination avec la fatigue. Je descendais donc déjeuner et je lus la dépêche, un article attira mon attention ; un bébé avait été sauvagement tué à coup de stylo. L'agresseur lui avait même arraché les yeux. Je sursautai d'effroi… était-ce possible ? Je courus m'enfermer dans ma chambre quand j'entendis un cri venant de la chambre de mon hôte… J'hésitai avant d'aller voir. En ouvrant la porte, je découvris avec horreur un stylo ensanglanté mais, un souffle froid effleurait mon épaule… Je me retournais doucement et je distinguais une bête monstrueuse. Elle avait la tête aussi poilue qu'un orang-outan, des mains plus grandes que celle d'un géant et des dents encore plus pointues que celle d'un requin. Cependant détail troublant elle portait les lunettes de mon collègue et tenait sa canne dans une main et un ½il dans l'autre ! Pris d'une peur frénétique je voulus m'enfuir mais, voyant que la bête allait me sauter dessus je pris le stylo et avec un élan de courage je lui enfonçai dans l'½il ! Je m'enfuis ensuite et je ne remis jamais les pieds au manoir. Mais qu'étai-ce donc ? Je doutai de ma raison et pourtant je ne pus me persuader que ce que j'avais vu étai absurde. Cependant je ne découvris jamais l'authenticité de cette histoire et aujourd'hui je doute encore… 

 

Gavrilov Martin

 


Page précédente | Page 309 sur 320 | Page suivante
Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Liens

Derniers commentaires

- je n'aime pas trop car (par Visiteur non enregistré)
- coincidence (par Visiteur non enregistré)
- exellent texte (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement