LE PLAISIR DU TEXTE

L'horrible nouvelle de la poupée

Par Elève - publié le jeudi 21 novembre 2013 à 03:26 dans Nouvelles fantastiques 4ème

Comme chaque dimanche soir, dans ce jour nocturne j'étais rentré du dîner de famille ; au moment de dire au revoir à ma s½ur, un frisson glacial me traversa tout le corps.

Je pris à pleine main la poigné de ma porte de chambre ; j'ouvris la porte et elle claqua derrière moi. Je déposai mon chapeau melon, que j'avais eu pour Noël sur un des crochets du porte manteaux. La pièce était éclairée par la lune. La lumière passait par une fente de la fenêtre. Je m'assis sur mon lit. Je ne quittais pas du regard, une poupée, en porcelaine que ma s½ur m'avait dénichée dans une petite brocante à Saint-Brieuc. Mes paupières étaient lourdes, mes yeux se fermaient. J'étais fiévreux, mal en point. Je décidai alors de m'endormir dans un profond sommeil. Je fis alors un rêve atroce :

La poupée en porcelaine s'approcha de moi, pas à pas. Elle avait les cheveux de couleur or, ils scintillaient dans le noir. Ses yeux étaient azur comme la profondeur des mers ; elle avait une peau laiteuse presque diaphane comme l'écume. Elle était vêtue d'une robe de dentelle rouge cintrée à la taille à l'aide d'un petit n½ud bleu roi ; ainsi qu'une capeline noir aux bords larges et ondulés comme les vague. Elle émettait une douce musique semblable au chant des sirènes, elle m'hypnotisait. Nous commençâmes à danser sur son chant. Nous étions main dans la main, j'avais une main sur sa hanche et elle sur la mienne. Je lui faisais une tendre caresse sur la joue, sa peau était douce comme de la soie. Il commença à faire grisâtre ; quelques minutes s'écoulèrent et il pleuvait des cordes, le tonnerre grondait et retentissait dans la maison. Je tressaillais. J'entendais le vent qui soufflait dans les feuilles, il sifflait. La poupée à la beauté parfaite prit alors un air et un regard maléfique :

-          Tu recevras un appel t'annonçant une atroce nouvelle !

Tout à coup, je me réveillais, trempé de sueur, le teint livide.

Mes jambes flageolaient, j'étais horrifié par ce cauchemar. J'entendis vaguement le téléphone sonner, je paniquai, je claquai des dents, je sentais mon c½ur qui battait la chamade .Je décrochai :

-          Allo ! dis-je d'une petite voix tremblotante.

-          Bonjour, c'est la police, j'ai une très mauvaise nouvelle, votre s½ur est morte … noyée, sur la plage Gouzan !  

Je pleurais ; d'énormes sanglots tombaient de mes yeux.Je me retournais et je vis la poupée allongée par terre, les yeux clos, les cheveux mouillés. Je vis alors dans mon miroir ovale de style  Louis XV, une trace lèvres de couleur rose sur ma joue. Ai-je été victime d'une hallucination ? Etais-ce un rêve prémonitoire ? La poupée s'était-elle animée ?  Un frisson de doute me parcourut l'organisme. Je ne savais plus. J'étais désorienté. Je ne respirais plus, mes mains se crispaient, mes yeux se fermaient, je tombais raide sur le plancher

 

Antoine Le GLaunec


Page précédente | Page 308 sur 320 | Page suivante
Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Liens

Derniers commentaires

- je n'aime pas trop car (par Visiteur non enregistré)
- coincidence (par Visiteur non enregistré)
- exellent texte (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement