Pensées de Raphaël après l'héritage inattendu...
Tout cet argent...
Je suis troublé.
Il faut me concentrer.
Mais... je suis riche!riche! je suis immensément riche. C'est incroyable! Je peux tout exiger et l'obtenir... la peau! Mais oui! J'allais presque l'oublier.
Ces lingots ne sont qu'un infime aperçu de ce que je peux accomplir désormais. C'est incroyable!
Ma vie restera courte mais toujours plus longue que si je n'avais pas rencontré ce vieil antiquaire.
Aujourd'hui l'argent et demain... bien sûr! Tout est à ma portée désormais. Je peux dorénavant guérir tous mes maux... Foedora! Je peux tout, tout!
Il n'y a pas 24 heures je n'aurais jamais imaginé un tel revirement de situation!
Je vivais dans la privation. Désormais je peux vivre dans l'excès le luxe et le plaisir.
Je m'y vois déjà ! Mes oeuvres en best-sellers, mon nom sur toutes les lèvres.
Je peux enfin pouvoir profiter de la vie.
Hahaha la joie me submerge. Tant de rêves je vais pouvoir réaliser!
Au diable la mort, aujourd'hui la vie me sourit et je compte en profiter!
Il faut me concentrer, ma joie trouble mes pensées. Il faut relativiser, cette peau... il faut que je fasse les bons choix.
Mais là il faut en profiter ! Prenez garde madame la comtesse car aujourd'hui Salomon est de mon côté et je suis plus fort que jamais.
(Rayane)
Je ne m'étais jamais senti aussi mal. J'avais l'impression d'être sale et mauvais, comme si j'avais volé un sac à une vieille dame. Comme si j'avais dérobé une sucrerie à un enfant, je me sentais honteux et malhonnête comme l'un des pires criminels. La mort d'un homme, voilà le prix de ma fortune. Il m'était impossible de me réjouir car oui j'étais riche mais j'étais aussi un meurtrier. J'avais un goût amer dans la bouche, une boule qui me nouait l'estomac et de grosses gouttes de sueurs perlaient sur mon front. J'avais envie de pleurer, pleurer pour mon grave péché, pleurer pour ma stupidité. Mais bon dieu qu'avais-je fait ? Cette peau était porteuse de malheurs ! Pourtant le vieil homme m'avait prévenu ! Un énorme sentiment de culpabilité pesait sur mes épaules, je serrais les poings, serrais les dents avant de tout relâcher pour passer une main dans mes cheveux. Ce qui était fait était fait et je ne pouvais pas le défaire, je devais faire avec et trouver une solution. La mort de cet homme avait déjà eu lieu, et oui c'était ma faute mais je ne pouvais pas la laisser vaine. Je devais tout de même utiliser cet argent même si je savais à présent que la peau que j'avais entre les mains, pouvait offrir des présents magnifiques à un prix plus que morbide.
(Yadieme)