
LA FEMME MAGAZINE
Journaliste : Nous accueillons aujourd'hui Mademoiselle Cunégonde et une femme dont le nom ne nous a pas été communiqué. Elles nous feront découvrir leur histoire et leur parcours en tant que femme. Tout d'abord, Cunégonde, dites-nous un peu qui vous êtes ?
Cunégonde : Je suis la fille du baron Thunder-ten-tronck. J'ai reçu mon éducation du meilleur philosophe de la région. J'avais tout pour être heureuse, même un amant : Candide.
Journaliste : Vous parlez au passé, qu'est-ce qui a changé ?
Cunégonde : Les soldats bulgares m'ont éventrée, violée et ont fait de moi leur bonne. Ils ont ensuite décidé de me vendre et re-vendre. Je me suis finalement enfuie de chez mon dernier acheteur. Puis j'ai retrouvé mon amant et une femme dans le même cas que moi.
Journaliste : Qu'avez vous retenu de cette expérience assez douloureuse ?
Cunégonde : Je suis très déçue du comportement des hommes envers nous les femmes. Ils nous maltraitent, nous violent, nous utilisent comme des objets et tuent même certaines d'entre nous.
Journaliste : Avez-vous un message à faire passer à nos lectrices ?
Cunégonde : Oui, j'invite toutes les femmes à se rebeller et à prendre leur indépendance pour montrer que nous sommes aussi fortes que les hommes !
Journaliste : Merci pour votre message Cunégonde, on espère qu'il fera réagir toutes celles qui le liront. Je me tourne vers vous Madame, quel a été votre parcours à présent ?
Madame : Je suis la fille du Pape Urbain X et de la Princesse de Palestrine. J'ai été élevée dans un Palais jusqu'à mes quatorze ans. J'étais sans doute plus belle que toutes les reines sur Terre. J'étais fiancée au plus beau des princes. Il est décédé dans de violentes convulsions après une visite chez une vieille femme. Depuis cela, ma vie n'a fait que s'aggraver. Ma mère et moi avons été abordées par des pirates qui nous ont violées et ont tranché la gorge de ma mère devant moi alors que je n'étais âgée que de quinze ans. J'ai ensuite été vendue comme toute femme ayant été capturée. Puis un jour j'ai croisé le chemin de Cunégonde qui m'a donné un but dans la vie : Prendre soin d'elle et l'aider à se reconstruire après ce qu'il lui ait arrivé.
Journaliste :Merci d'avoir accepté de nous apporter vos témoignages.
Cunégonde : Merci à vous de nous en avoir donné l'opportunité.
Le scandale des femmes maltraitées
Cette semaine, notre magazine s'est intéressé au fait de savoir comment sont traitées les femmes et nous n'avons pas entendu les meilleures choses. Nous avons interrogé l'ancienne princesse du royaume de Thunder-ten-tronckh, Cunégonde, et une vieille dame qui n'a pas désiré nous communiquer son nom.
Cunégonde a répondu que lorsque le royaume de Thunder-ten-tronckh a été attaqué, elle a été agressée violemment et violée. Tous les hommes qui s'en s'ont pris à elle ont été impitoyables. A croire que nous sommes dans un monde où le respect envers les femmes n'existe pas du tout.
La vieille femme, quant à elle, nous a répondu qu'elle était une esclave qui a été vendue dans toutes les directions comme un vulgaire objet sans importance. Elle a vraiment voyagé aux quatre coins du monde et elle a souffert tous les jours sans exception.
Nous trouvons tous ces supplices inadmissibles, nous devons réagir et faire beaucoup moins de mal aux femmes. Elles ne le méritent pas et les hommes ne doivent pas se sentir supérieurs face à elles alors qu'elles ont beaucoup de savoir que des hommes n'ont pas. Cet article sert à vous faire réagir, messieurs.


Interview Exclusive
Journaliste: "Bien le bonjour gentes dames. Puisque j'ai l'honneur de vous recevoir, j'ai quelques questions à vous poser. Mais tout d'abord, commençons par une simple présentation."
Cunégonde: Eh bien, je suis Cunégonde, fille du baron Thunder-ten-tronckh. Je vivais la meilleure vie possible jusqu'aux jours où des vulgaires soldats Bulgares ont débarqué dans ma demeure. Ils ont assassiné ma chère famille et ont pris tout mes biens.
La vieille: Quant à moi, je suis la jolie fille du pape Urbain X et de la princesse de Palestrine. Avant d'être aussi vieille, j'ai connu la misère, j'ai vu la mort de mes proches et j'ai sûrement vécu les pires souffrances du monde.
Journaliste: Je vois que vous avez subi beaucoup d'épreuves. Quel était le pire moment de votre vie ? Celui que vous ne pouvez oublier ?
Cunégonde: Difficile à choisir. Pour ma part, je dirai que l'arrivée des Bulgares a été ma pire journée. J'ai vu la mort de mes proches. J'ai vu mon père et mon frère se faire égorger par ces maudits Bulgares. J'ai vu ma mère coupée en morceaux par ces soldats et j'ai vu ce grand Bulgare qui est venu et qui m'a violée. J'ai été horrifiée et je me débattais comme j'ai pu mais ça n'a pas suffit. De plus, il m'a poignardée dans le ventre...
La vieille: Pff, le viol est une chose commune. Moi et mes semblables avons dû sacrifier une de nos fesses pour nourrir des hommes qui nous ont affirmé que c'était la seule et la meilleure chose à faire pour qu'ils restent en vie, alors que nous n'avons rien eu. Comme quoi, on se tue pour les hommes et on n'a rien en échange.
Journaliste: Êtes-vous en train d'insinuer que les hommes sont à l'origine de tout ce mal ?
La vieille: En grande partie. Ce sont des hommes qui nous ont violées et dépouillées. C'est eux qui ont tué nos proches. Ils nous ont réduites à la pauvreté et à l'esclavage. Je n'avais plus de liberté.
Cunégonde: Je suis entièrement d'accord. J'étais la prisonnière de guerre d'un capitaine. Il m'a obligé à blanchir ses chemises et à faire la cuisine. Pour résumer, j'étais son esclave. Par la suite, il m'a vendue à un juif qui m'a partagée avec un grand inquisiteur. Mais ne croyez pas que j'étais mieux traitée. Pour eux, je n'étais qu'un jouet qu'ils se passaient afin de satisfaire leurs plaisirs.
Journaliste: Donc pour finir, selon vous, les hommes voient les femmes comme des objets ?
Cunégonde: Dans mon cas, je peux l'affirmer. Après tout, c'est toujours les femmes qui s'occupent de tout : tâches ménagères, cuisine, etc. À croire que nous leur appartenons...
La vieille: Pourtant, nous ne méritons pas cela. Certains ont une vie paisible alors que d'autres naissent dans la haute société pour tomber dans la pauvreté et l'esclavage, succomber à la famine et se noyer dans la misère.
INTERVIEW du célèbre journaliste Guillaume R:
GR: Comment avez-vous été élevées ?
Cunégonde : J'ai été élevée dans le plus beau et le plus agréable des châteaux . Mon frère et moi avions un précepteur nommé "Pangloss" qui nous enseignait la philosophie. Nous vivions à l'écart et à l'abri du monde et je n'en connaissais pas grand chose .
La vieille : J'ai été élevée dans un palais entouré de personnel à mon service . Seule ma beauté croissante faisait l'objet de l'attention qui m'était portée .
GR: Avez-vous eu le choix de votre mari ?
Cunégonde : Non , j'étais amoureuse d'un pupille plus jeune que moi qui a été chassé du château dès que mes parents ont appris notre attirance . Mes parents souhaitaient que je fasse un mariage avec une personne de leur rang social .
La vieille : Mon mari a été choisi par ma famille après mes 14 ans . J'ai donc été fiancée très jeune , mon mari est mort empoisonné par son ancienne maîtresse .
GR : Disposez-vous de droits civiques ?
Cunégonde : Nous ne disposons d'aucun droit à l'exception de ceux accordés par les familles . Quand la famille disparait , les jeunes filles deviennent des valeurs marchandes , elle s'achètent comme des esclaves . C'est mon histoire ...
La vieille : La mienne également . Ce qui nous a sauvées d'une mort certaine , c'est notre beauté ...
GR: Quels emplois pouvez-vous occuper ?
Cunégonde : Les femmes se contentent d'une activité domestique et s'occupent des enfants souvent nombreux au sein du foyer excepté dans les familles très riches qui disposent de servantes .
La vieille : La femme est née pour servir la communauté familiale et n'existe pas en tant que personne . Dans les familles pauvres , les jeunes filles sont envoyées comme domestique dans des familles plus riches . Elle sont souvent abusées sexuellement.
GR: Quel est alors le rôle de la femme ?
Cunégonde : La femme est destinée au mariage et à l'éducation des enfants .
La vieille : Peu de femmes jouent un rôle important dans notre société . Seuls les femmes très belles , intelligentes et habiles issues de familles nobles peuvent être influentes .
Peoplez
Bonjour à toutes et à tous ! D'abord, la rédaction vous remercie d'être toujours aussi fidèles et nous ne changerons pas nos habitudes : comme chaque jeudi nous interviewons une célébrité que vous avez choisie et aujourd'hui il s'agit de Cunégonde !
Journaliste: Bonjour chère Cunégonde, vous avez accepté de répondre à nos questions. Nous savons que c'est dur pour vous de raconter votre passé qui a été très traumatisant et nous vous en remercions.
Cunégonde: Bonjour, si j'ai accepté de répondre à vos questions c'est pour dénoncer les conditions féminines. En effet j'ai été faite prisonnière de guerre par des Bulgares.
Journaliste: Que vous ont-ils fait subir ?
Cunégonde: J'ai dû faire la cuisine, m'occuper de leurs vêtements et j'ai été violée à maintes reprises.
Journaliste: Je suis désolé, pouvez-vous nous raconter la suite de votre parcours ?
Cunégonde: J'ai été vendue comme un simple objet !
Journaliste: Un mot pour la fin ?
Cunégonde: Oui merci, j'aimerais que les femmes ne soit plus traitées comme des objets mais comme des égales aux hommes, et pour cela il faut que nous nous révoltions !
Journaliste: De grandes ambitions ! Nous espérons le meilleur pour vous. Au revoir et merci.
Cunégonde: Au revoir.
Journaliste: Nous accueillons maintenant notre nouvel invité qui défend elle aussi la cause des femmes, elle a vécu un parcours difficile et souhaite nous le faire partager. Cette femme a préféré rester sous anonymat et nous respectons son choix.
La vieille: Bonjour ! Alors mon histoire s'est passée lors de mon adolescence, j'ai été enlevée avec ma mère par des pirates, ils ont assassiné ma mère sous mes yeux puis j'ai été violée et vendue comme une esclave.
Journaliste: Un parcours extrêmement touchant que nous n'oublierons pas, l'interview touche maintenant à sa fin, je vous remercie.
La vieille: Merci à vous, au revoir.
Journaliste: Au revoir.