la poésie à quoi ça rime?
Plus qu'un écrit, un voyage, un message, une évasion, oublier la réalité le temps d'une lecture.
Offrir une part de soi-même, laisser libre court à son imagination, communiquer d'une manière particulière, mettre de beaux sur une idée, embellir,…
Emotions : pleur, rire, colère, prise de conscience, sensibilité, frisson, stupeur, désespoir, envoûtement, émerveillement, bonheur, peur, joie, tristesse,…
Sensibiliser à une cause, faire passer un message, aiguiser la curiosité,…
Isométrie, métaphore, enjambement, alexandrins, prose, rimes plates, rimes croisées, rimes embrassées, assonances, allitération, tercet, quatrain, sonnet, poésie libre, versifications, décasyllabes, pieds, diérèse… Une écriture au service de l'esthétisme.
Et si la poésie n'avait de but réel, et si chaque lecteur trouvait en chaque poème une visée différente, une visée subjective dépendant de la personne qui le lit. Un enfant, un ado, un adulte, un professeur de lettres, un scientifique, vous, moi, en lisant le même poème, trouverions nous la même réponse à cette question : ce poème, à quoi rime-t-il ?
Qu'est-ce que la poésie sinon un art qui comme tout autre fait passer un message ou représente l'idée de l'artiste appelé poète. La fonction de ce dernier est donc de créer, d'inventer, de façonner à sa manière en assemblant les mots de telle ou telle façon pour le rendre le plus beau possible. Mais l'art, a-t-il vraiment un but précis, croyez-vous que les musiques Beethoven ou que les tableaux de Picasso ont un but précis ? Moi je ne crois pas, je pense que chacun ressent quelque chose qui lui est propre. Sinon pourquoi certains poèmes nous marqueraient-ils et d'autres pas du tout. Pourquoi un poème pourrait-il plaire à certain et à d'autres pas du tout ? Parce que chacun est unique, comme chaque poème l'est ou que chaque poète l'est. Après, on peut définir différentes fonctions globales de la poésie. En effet, elle peut être l'expression d'un sentiment, ou engagée ou encore simplement à la recherche « du beau ». Mais ces fonctions, ne sont que générales et plusieurs peuvent être présentes dans un même poème. De plus, le poète est avant tout maitre de son œuvre, de son esprit, il façonne à sa manière son rendu pour qu'il représente le mieux possible son idée pour en dégager une certaine musicalité mais cela ne vit seulement qu'à travers la tête du lecteur comme par exemple dans un roman. En effet, il ne prend vie qu'une fois lu. Pour conclure, je pense que chacun peut apporter à cette question une réponse qui lui est propre comme chacun ressentirait un poème d'une façon qui lui est propre.
Et vous, qu'en pensez-vous ? La poésie à quoi ça rime ?![]()
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J'ai ensuite décidé de vous faire découvrir ou plutôt redécouvrir Le dormeur du val. Ce poème a été écrit par Arthur RIMBAUD, en octobre 1870 comme il est stipulé sur l'écrit et fait partie des 21 autres poèmes constituants le recueil Demeny. Ce recueil a été écrit par le poète lors de ses périodes de fugues alors qu'il n'était encore qu'un adolescent à la recherche d'inspiration et de découverte. Pour écrire ce poème, « L'homme aux semelles de vent », comme on le surnomme souvent, s'est fortement inspiré de la découverte des massacres de la guerre franco-allemande de 1870 et plus précisément de la défaite des français à la bataille de Sedan qui se déroula pas loin d'où il vivait alors.
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J'ai choisi ce poème car il a tout d'abord été écrit par un auteur que j'apprécie beaucoup, Arthur RIMBAUD. Par sa jeunesse, sa vision du monde, sa révolte,… je m'identifie un peu à lui et partage ce qu'il ressent. Ensuite, ce qui a porté mon choix sur ce dernier est le fait que je l'ai étudié de nombreuse fois : pour la première fois au primaire, puis au collège et enfin, l'année dernière, nous avons eu un commentaire composé à faire dessus. Ce poème m'a donc suivi, tout le long de ma scolarité et de ma découverte de la littérature et plus précisément de l'art poétique. Je l'ai donc abordé de manières très variées jusqu'à en étudié les moindres choix de mots, de vers,… De plus, plus je l'étudié et plus je découvrais de nouvelles chose : en effet, on ne voit pas les choses de la manière à 8, à 12 ou à 16ans. Je me rappelle que étant petite, je déteste ce poème, il était triste est bien différent de ce qu'on apprenait alors. Puis, j'ai appris à l'aimer et maintenant je trouve que c'est l'un de plus beaux de tous ceux que j'ai étudiés ou que j'ai lu et cela pour une raison très précise.
Ce que j'apprécie dans ce poème et que je n'ai trouvé dans aucun autre c'est le changement de sentiments que l'on peut ressentir en le lisant. En effet, on passage de la joie, du bonheur, de la féérie à la tristesse voir même la colère. Au début du poème à travers la description du lieu, on s'imagine un lieu féérique, magnifique, un petit coin de paradis avec de la verdure, une rivière, le soleil, la montagne, des fleurs,… en effet, avec le champ lexical de la nature (« rivière », « herbes », « glaïeul », « cresson bleu »,…) Rimbaud nous fait voyager à travers le paysage qu'il nous décrit. De plus avec les personnifications de la nature, avec le verbe « chanter » ou « accrocher » associés à la rivière ou encore le verbe « luire » pour le soleil, ou même le fait que la nature « berce » le soldat ou encore l'adjectif argent, le verbe luire,… nous fait voyager dans un univers magnifique presque fantastique dans lequel la nature est reine. A la lecture de la première strophe, nous ressentons un sentiment de bien-être et de bonheur. Ensuite, nous découvrons la présence d'un homme. Au premier abord, il semble dormir et être en total adéquation avec le lieu: calme et reposé. Puis, plus nous avançons dans la lecture du poème et plus nous sentons que le petit soldat ne fait pas que dormir. En effet, avec l'adjectif « pâle », le « lit », « les glaïeuls », fleurs souvent utilisées pour orner les tombes, la comparaison à « l'enfant malade », le « froid », le fait qu'il ne ressente plus les parfums,… tous ses indices nous amènent à la chute du poème : « il a deux trous rouges au côté droit » qui nous conduit à la conclusion suivante: sa mort. Lors de la lecture de cette phrase, nous sommes comme hébétés, sans voix,… puis vient un sentiment de colère, de révolte comme peut être celui qu'à ressenti Rimbaud, à notre âge en découvrant cela. En découvrant les malheurs de la guerre et de ce que peut faire l'homme.
Nous découvrons le paysage à travers la vision de l'auteur, à travers ses yeux, petit à petit en ne pensant découvrir juste un lieu magnifique avec un petit homme dormant puis nous finissons par nous rendre compte que cette homme est mort et qu'il est en rupture totale avec le lieu. Nous passons bien d'un sentiment heureux à un sentiment de tristesse ou de colère. Mais ces sentiments sont ceux que j'ai aujourd'hui, après l'avoir étudié, après avoir étudié l'auteur ou le contexte historique mais ils étaient totalement différents à l'âge de 8 ans ou même au collège. Je trouve que ce poème montre les fonctions de la poésie car en effet, l'auteur peut avoir en tête une visée précise mais celle-ci n'est pas toujours ressentie par le lecteur. Le dormeur du val est donc une poésie que j'apprécie particulièrement car l'on ressent des sentiments contraires au début et à la fin de celle-ci.