Satura

MARDI 15 FEVRIER ; UNE JOURNEE CONSACREE A MACBETH.

Par NIOBE - publié le samedi 26 février 2011 à 11:35 dans Autour de Macbeth
DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267">

Le matin : rencontre avec le metteur en scène.

 The Tuesday's morning, from 9am to 11am , we met the director and his co-director who is also an actress. First, they were presented themselves, Eric Massé and Alix. Then, he divid us into two groups. One with Alix in a soundproof music room and one with Eric in a classroom which has been remodeled to be a little more appropriate to a rehearsal room. Each band played a part of the scene where the Banquo's ghost appears. This scene is very eventful in Shakespeare'play.

  Eric nous à fait faire tout une série d'exercices préparatifs au jeu du théâtre pour s'échauffer les différentes parties du visage et du corps. Des exercices qui exigeaient concentration. Taper sur sa tête tout en caressant son ventre, faire un balancier avec ses épaules mais chacune en sens inverse de l'autre. Après ceci, qui a duré tout de même un bon quart d'heure, le metteur en scène nous a distribué à chacun le texte théâtral. On s'est assigné un rôle, j'ai joué celui de Lady Macbeth, très amusant à mon goût, puisqu'il s'agissait un rôle féminin. Nous avons eu le temps de répéter qu'une seule fois notre scène car Eric nous a repris plusieurs fois pour améliorer nos expressions, notre intonation de la voix et nous donnant des conseils pour rendre le texte vivant et captivant. J'ai pu remarquer qu'il avait maintes idées à la fois. Malgré l'unique répétition, je me sentais plutôt à l'aise pour jouer. Nous sommes allés tout d'abord voir la représentation du second groupe qui avait en charge la première partie. Celle-ci a été très bien réussie, ponctué d'un fond sonore de batterie qui rendait le banquet vivant. A eux ensuite de venir voir la suite dans notre salle. Nous avons pas eu la chance d'avoir un fond instrumental, alors un chœur a été mis en place et s'en est très bien tiré, malgré les paroles anglaises.

 

Les scènes terminées, pour le peu de temps qu'il restait, nous nous sommes regroupés autour du metteur en scène pour une séance de questions et d'approfondissement. C'était la première fois qu'il mettait en scène une pièce de Shakespeare, il a voulu accentué  le côté « bling-bling » de la chose pour aussi la rendre plus moderne. L'intérêt de représenter une telle pièce à notre époque est selon lui pour passer un message moral. Montrer les vices de l'Homme. Il nous a parlé de La compagnie des Lumas, composée de 14 acteurs. On a pu réaliser le temps que prenait une telle pièce à être mise en scène et le travail du metteur en scène.

  J'ai trouvé cette matinée très agréable, plaisante, et intéressante. En effet lorsqu'on joue une pièce on réalise beaucoup mieux le travail que doit fournir les acteurs, un travail très dur, s'immerger totalement dans la peau d'un personnage n'a rien de facile. Cela m'a permis aussi de mieux comprendre la pièce. 

 

Le soir : représentation de « Macbeth » par la compagnie des Lumas.


  20h30, début du spectacle au théâtre de Cusset. La pièce commence par le lever de rideau habituel et on est plongé dans le noir. Petit à petit la lumière s'agrandit et où peut distinguer de nombreux corps ensevelis sous des bâches blanches. On assiste à la scène d'exposition, beaucoup plus convaincante à mon goût à voir qu'à lire. Tout au long de la pièce le metteur en scène joue beaucoup avec les lumières, on est globalement dans l'obscurité. L'éclairage permet sur scène de distinguer plusieurs espaces et lieux en même temps et de jouer aussi sur les ombres. Il permet aussi d'isoler un personnage lorsque celui-ci fait un aparté, comme l'a fait le slameur, s'adressant directement au public. Une grande toile blanche au fond de la scène, pouvait changer de couleur selon la scène créant ainsi une ambiance adéquate. Dans l'ensemble j'ai trouvé le jeu de lumière très bien fait.

Pour le décor, durant les 30 premières minutes du spectacle, j'ai eu du mal à m'habituer avec le « tourniquet » central qui sert à tout… et à rien. En temps normal, la mise en scène est au profit du texte, ici c'est l'inverse. Le texte est à la merci du décor. Le « tourniquet » prend l'apparence de lits, de tiroirs pour corps, de lieux de « crucifixion » à la fin de la pièce. C'est une convention de la part du metteur en scène pour passer d'un décor à un autre en ayant peu à rajouter. Sur la partie gauche de la scène, des murs noirs pivotables sont très utilisés, notamment pour les entrées et sorties des personnages. Lors de plusieurs parties de la pièce, des cordes pendent dans l'air avec au bout des bâtonnets en bois, on ne comprend pas bien ce qu'ils représentent. Parfois des cordages sont attachés au sol, les personnages s'en servent mais cela reste abstrait pour le spectateur, devenant parfois gênant.  Les musiques sont celles de Shakespeare donc datant de son époque et elles sont chantées avec le texte original, mais accompagnées de guitare électrique modernisant la scène. Dans la globalité, les acteurs utilisent plutôt bien l'espace qui leur est attribué, beaucoup de déplacement, de mouvement, de gestes et d'agitation. C'est une pièce vivante.

Les costumes n'étaient pas assez travaillés à mon goût, lors de l'apparition de Macbeth pour la première fois, celui-ci ressemble plutôt à un randonneur qu'à un guerrier. Mais j'ai noté une très bonne idée qu'a eue le metteur en scène: écrire les noms des personnages dans leur dos, pour ainsi ne pas se perdre parmi le nombre conséquent de protagonistes. Les acteurs ont plutôt bien joué leurs textes, le ton était présent. Notamment lorsque Lady Macbeth interrompt son mari qui après l'apparition du spectre de Banquo va révéler les crimes qu'il a commis. La bête noire du spectacle selon moi vient de l'acteur tenant le rôle de Macbeth, étant donné qu'il est le personnage principal il doit savoir normalement, même sans costume, interpréter un roi, alors qu'on en a guère l'impression. Le ton est trop théâtral et pas assez naturel, il ne s'exprime parfois pas clairement. On voit en lui son manque d'assurance. Mais par la suite, lorsque la folie le gagne, il joue mieux son rôle.

 

  Pour conclure, je dirais que ce spectacle est très inégal. Des scènes prenantes mais aussi des incompréhensions dans la mise en scène. Peut-être une erreur de casting pour le personnage principal, ce qui détériore légèrement la pièce. Des éléments sont à retravailler selon moi, surtout pour une pièce aussi dure à comprendre que celle-ci. Mais on remarque que le metteur en scène a beaucoup investi, et a eu beaucoup d'idées, mais à trop vouloir en faire, il a parfois mal fait.


Page précédente | Page 41 sur 236 | Page suivante
Un blog pour les classes de seconde et de première d'Alain Mascaro; lycée de Presles...
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Canal RSS

Abonnement