On February the15th, the company “Lumas” have presented their staging of "Macbeth" by Shakespeare.
In the morning, the director and Alix (assistant director) made us visit. They hosted a "workshop" of theater with heating applicants metrized mental and physical, and part of the banquet scene where Macbeth sees Banquo appear. Each student in both groups had a specific role to play and we repeat this scene. We then pooled the two pieces of stage and made a small representation. It was very entertaining and informative. In the evening we went to the theater of Cusset to see the company happen on stage. Leaving the room, the feeling I felt? Perplexity. Why?
Quoi de plus important dans la représentation d'une pièce que le visuel ? C'est ce que les troupes soignent le plus. Or ici, quelques choses n'allaient pas vraiment.
Tout d'abord, les déplacements. Ils étaient des fois peu et d'autres fois trop nombreux de mon point de vue. En notant la première scène où Macbeth et Banquo rencontrent les sorcières; pendant que Banquo réclamait aux sœurs qu'elles lui indiquent son avenir, le personnage principal était là, ne sachant que faire de ses membres et ne sachant pas comment se mouvoir ou quels gestes adopter. Dès le début, le spectateur se demande si toute la pièce se passera comme ça. C'est gênant car on peu partir sur un mauvais a priori dès les premières scènes ; ce qui ne donne pas vraiment envie de voir la suite si tous les personnages ne savent pas quoi faire d'eux-mêmes !
Néanmoins, pour ce qui est des costumes, le metteur en scène a eu une bonne idée. Coudre le nom des personnages dans le dos des acteurs. Cela permet de mieux s'y retrouver d'autant plus que certains acteurs jouent plusieurs personnages. Ça facilite la compréhension. Sinon les costumes en soi étaient sobres mais allaient bien avec les personnages.
Pour ce qui est des mimiques et autres gestes des acteurs. Ils rejoignent mon idée sur les déplacements. Certains vont bien avec le texte et d'autres sont assez confus.
Ensuite, pour ce qui est du travail du metteur en scène et en particulier du décor, l'impression que j'ai eu, est que la scène est encombrée. L'axe central servant à de multitudes de choses est un élément du décor vraiment intriguant. On a l'impression que c'est la mise en scène qui est au service du texte. Cet objet qui est tantôt un lit, tantôt le lieu de mort de Macbeth, n'est vraiment là que pour permettre aux acteurs (ne sachant que faire d'eux-mêmes ) de faire quelque chose tandis que les autres parlent. Il ne facilite pas les déplacements et des fois est même gênant. Pour ce qui est des câbles tendus, j'ai trouvé cela original ! Même si, à certains moments, leur utilité et leur signification sont peu compréhensibles. Les derniers éléments du décor sont les « blocs » noirs amovibles ; représentant les pièces du château et/ou la porte d'entrée. Ces derniers rendaient vraiment bien. Déjà par leurs couleurs sombres et par ce qu'ils symbolisaient.
Pour finir avec le travail du metteur en scène, il faut quand même parler du jeu de la lumière ! Il y a eu je pense un énorme travail sur la lumière. Le jeu des l'ombres était vraiment époustouflant ! Elle mettait vraiment en valeurs certains traits du visage des acteurs et donnait une autre dimension à la pièce.
Par ailleurs, pour se mettre dans le contexte et pour même se « mettre » dans le texte, ce que le spectateur entend et/ou écoute (le sonore) est primordial.
En premier lieu, les bruitages; mais à plus juste titre, car il y en avait peu, les musiques; sont au cœur de cette interprétation et ce dès le début avec l'entrée en scène du Roi avec une guitare. Au fur et à mesure que la pièce avance, la musique et de plus en plus présente ; elle modernise la pièce et empêche le spectateur de s'ennuyer. Lors de la scène du spectre, le fait de représenter l'ambiance festive par un groupe de trois « So british girls » est un bon choix de mon point de vue car cela dynamise et actualise la pièce. En outre, l'intervention d'un « slameur » correspond bien à cette idée de « rajeunissement de « Macbeth » ». Les musiciens et autres chanteurs vont ensuite participer aux scènes suivantes. La guitare que Duncan avait au début de la représentation, va se balader ici et là et va être utilisée par d'autres personnages ; cependant elle peut symboliser le Roi mort. Enfin, lorsque Macbeth retourne voir les sœurs destin ainsi que presque tout au long de la pièce, les percussions vont jouer un grand rôle dans la musicalité de cette mise en scène. Ils permettent à Macbeth de rentrer en transe et ainsi, savoir les prédictions des sorcières ; et accentuent certains passages importants.
Enfin, en ce qui concerne le travail des acteurs, il y a vraiment beaucoup de très bonnes choses mais il n'y a pas que du positif.
L'actrice qui m'a le plus « plu » est Lady Macbeth. Elle a vraiment su rentrer dans son personnage et exprimer toute l'intensité et toutes les émotions qui sont écrites dans le roman. Aussi performante dans sa témérité que dans sa folie sombre. Elle saisissait les spectateurs et modulait sa voix, en fonction de la situation, presque à la perfection. Elle faisait ressortir tout le côté tragique des scènes où elle se trouvait ; et d'autres éloges mais cela serait un peu pesant. Juste après elle, la personne qui incarnait la « Nounou » joua vraiment très bien son rôle. Pour ce qui est des autres acteurs ainsi que l'enfant, leur éloge n'en est pas moindre. Néanmoins, Cela ne s'applique pas au Macbeth de cette compagnie ! Pour son cas, le blâme est plus approprié ! C'est le seul gros défaut, mais quel défaut, de cette pièce. Erreur de casting ? Il vaudrait mieux ! Car si le choix était bel et bien consciencieux et longuement réfléchi, le metteur en scène doit se remettre en question ! Pourquoi ? Pour commencer, il n'avait pas vraiment le physique pour jouer se rôle. On imagine vraiment Macbeth comme étant un personnage imposant, grand, magnifique ! Et que nous présente-t-on ? Un jeune homme assez frêle et chétif. Comme dirait l'autre « l'habit ne fais pas le moine » certes, mais ici il s'avère qu'il n'avait ni le physique, ni la voix pour jouer ce rôle. Car, en plus qu'il ne soit pas représentatif de l'image donnée par Shakespeare de Macbeth, l'acteur n'avait jamais, ou très rarement, le bon ton. C'était tellement vrai qu'il rendit presque certaine scène extrêmement tragique, comique. Il n'exprimait pas vraiment les bons sentiments. Cependant ces problèmes se sont estompés au bout d'un certain temps. Certes cela a duré presque pendant deux heures mais ils ont finit par se re-stabiliser. En revanche, on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la diction. Du début à la fin de « Macbeth », il y eu une gêne, véritablement, incroyable pour ce qui est de l'intelligibilité de la voix de Macbeth ! Les répliques sont bafouées, les pauses presque massacrées, le souffle de l'acteur coupé. Je n'ai compris, honnêtement, que la moitié des paroles prononcées pas l'acteur ! C'est vraiment très gênant ! En ce qui concerne les émotions exprimées, je fus vraiment déstabilisé car, pour avoir lu la pièce, il jouait vraiment « mal » les émotions importantes telles que la tristesse ou, la colère ! Il les transformait, par son ton, en joie et presque en félicité.
En conclusion, la représentation proposée par la compagnie des « Lumas » est encore pleine d'incertitudes et de défauts qui peuvent être corrigés avec plus de répétions et donc plus de temps de préparation de la pièce ; afin de se concentrer sur le jeu et le ton des acteurs au détriment du décor qui ne devrait pas être l'élément le plus important. Néanmoins, je mentirais si je disais que la représentation en elle-même était totalement dénuée de sens et d'intensité émotionnelle. Ce n'est donc, à mon sens, ni une victoire, ni une défaite pour cette Jeune troupe.