Satura

Le désir de réussir.

Par GRANDMOUGIN - publié le mercredi 1 décembre 2010 à 15:00 dans Exercices de style autour de Bel Ami

       Georges Duroy, personnage principal de Bel-Ami, est un personnage très ambitieux, qui, au début du roman n'a aucun avenir, il est seul, pauvre et erre dans les rues de Paris. Puis, une rencontre (ou retrouvaille) avec Charles Forestier, un ancien ami, va bouleverser tout son avenir.
        Celui-ci va le faire entrer dans « La vie Française » ; arrivé dans le monde du travail, Duroy s'épanouit et cherche sans cesse à monter de grade, changer d'échelon à l'aide des femmes qu'il rencontre dans sa nouvelle vie active. Il passe de simple reporter à chroniqueur, puis chef des échos, pour enfin terminer (comme le laisse présumer le roman) comme député.

         Ainsi Georges Duroy a eu la chance de tomber en permanence sur des personnes qui l'ont aidé pour arriver à un niveau social auquel il n'aurait jamais pu accéder seul. 

L'ascension de Bel-Ami, seulement une question de chances et de rencontres?

Publié le dimanche 5 décembre 2010 à 11:00 par LIBERCIER
Bel-Ami a en effet eu la chance de retrouver (M Forestier) et de rencontrer (M Walter, Mme Forestier), des personnes qui ont été pour lui des mentors et l’ont fait rentrer dans le grand monde.

Pourtant, je pense qu’il aurait sûrement réussi à se séparer de son titre de « déclassé » sans l’aide de ces conseillers. Il aurait peut être mis plus de temps et aurait utilisé des manières moins « classes », moins « légales », mais il aurait fini par y arriver. En effet, au début du roman Georges n’a pas l’intention de rester à trainer dans les rues du peuple, il a déjà une attitude hautaine, il bouscule les gens sur son passage. De plus son ancien titre de sous-officier lui donne de l’assurance, il n’était qu’un fils de paysans de la région de Canteleu et pourtant, il a pu accéder à un poste important. Il a, durant tout le récit, gardé une forte ambition, sans laquelle, même avec l’aide de ses mentors, il n’aurait pas pu devenir ce qu’il est dans l’excipit, un homme riche, bien marié et avec une position sociale élevée.

Pour conclure, la première cause de la réussite de Duroy n’est pas sa chance et ses heureuses rencontres, mais plutôt son caractère et son don de jouer un rôle et de pouvoir tromper. Il a ainsi pu se fondre dans la masse de personnes pour qui seule compte l’apparence qu’on l’on se donne, le masque qu’on utilise pour mentir, faire semblant et parfois même corrompre.


Modifié par samsagace63 le dimanche 5 décembre 2010 à 11:01

Opinion partagée

Publié le lundi 6 décembre 2010 à 18:51 par DELMAS
Je suis totalement d’accord avec toi concernant le désir de réussir de Georges Duroy. A l’incipit, il est un simple parisien militaire en retraite avec trois sous en poche pour finir le mois. Il attire déjà le regard des femmes. Tout au long du roman il saisira les opportunités qui lui permettront de gravir les échelons sans aucun obstacle en utilisant son ami, qui lui proposera de le présenter à son patron afin de trouver un travail, mais aussi et surtout «l’aide» des femmes qu’il va rencontrer. Au début ce seront des femmes de condition modeste puis au fur et à mesure de son ascension sociale, il côtoiera des femmes de milieux sociaux aisés qui lui permettront de grimper toujours plus haut.

Modifié par samsagace63 le lundi 6 décembre 2010 à 21:10

Oh que oui!

Publié le dimanche 12 décembre 2010 à 21:06 par BLOIS
Totalement d’accord !!! Duroy a le désir de réussir et a pu réussir SEULEMENT grâce à la chance et aux rencontres. Duroy n’a certes pas «l’intention de rester à trainer dans les rues du peuple» mais entre avoir l’intention de faire quelque chose et y parvenir ; il y a un pas même malgré une ambition démesurée! Aussi je pense aussi que sans sa chance et ses rencontres mais juste avec son désir de réussir, il n’aurait pas pu réussir !

Modifié par samsagace63 le vendredi 21 janvier 2011 à 15:34

Oui mais non ...

Publié le lundi 13 décembre 2010 à 18:33 par CHELBAB
Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que Georges Duroy est un vrai arriviste, mais pour ma part je trouve quand même cette ascension trop facile. Je ne vois pas comment une personne pourrait réussir aussi vite et surtout aussi facilement. Je ne pense pas que de la simple chance puisse le mener aussi haut, il faut forcément autre chose ; sûrement un peu d’intelligence mais je n’en vois pas beaucoup chez ce personnage de Bel-Ami. Moi, je ne trouve pas que ce roman raconte réellement la réalité car je trouve cela impossible de pouvoir réussir de cette façon même en rencontrant les bonnes personnes ; on n’offre pas un très bon poste à une personne juste comme ça !

Modifié par samsagace63 le vendredi 21 janvier 2011 à 15:34

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