Critique sur la pièce de théâtre: "La ferme des concombres".
Pendant près d'une heure au théâtre de Cusset, Patrick Robine nous a fait voyager dans le désert africain à la recherche de « la ferme des concombres », qui est aussi le titre de sa pièce.
L'humoriste se lance dans un monologue impressionnant où l'imaginaire et l'absurde sont omniprésents : essayez d'imaginer des déserts arrosés de pluies abondantes, un troupeau d'hippocampes à tête de chameau, une compagnie de gendarmes qui surgit en plein désert, des personnages aux professions bizarres, comme par exemple cucurbitologue etc…). Tout cela m'a un peu surprise et des fois certains passages m'ont paru flous.
L'acteur est toujours tellement présent qu'il n'a pas besoin de beaucoup d'artifices pour captiver l'attention et faire rire les spectateurs. En effet, il ne dispose que d'une scène sans décor, à part un petit tas de sable et une valise qu'il apporte à son arrivée, puis ouvre comme pour nous emporter dans son voyage; et repart avec à la fin du spectacle. Quelques belles images projetées en arrière plan m'ont aidée à mieux imaginer les lieux.
Patrick Robine arrive à créer une complicité avec le public en s'adressant à lui directement et en se moquant gentiment : par exemple quand il imite un cygne, il prend la pose quelques secondes, ce qui intrigue les spectateurs, alors l'acteur leur dit : « enfin, empaillé ! ».
J'ai bien aimé toutes ses imitations (bruits, animaux, personnages..) et il faut reconnaître qu'il a un certain talent pour imiter le dromadaire, la naissance d'Elvis Presley ou le bruit de l'arrache-clou….
Le seul reproche que je peux faire est qu'il utilise parfois des jeux de mots difficiles à comprendre, ce qui fait que je n'ai pas compris certains passages de la pièce.
Néanmoins, cette pièce de théâtre m'a fait découvrir « l'absurde » et un genre comique différent de celui que je connaissais jusqu'à présent, sous forme de sketches et moins poétique.
Au final, j'ai été contente de découvrir cet artiste et j'ai passé un agréable moment
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